Témoignage
Pris sur le fait

(le 01.08.2005)

 

e m'appelle Jean, 1m75, 62 Kg, 44 ans. Ma conjointe, Sylvie, a une amie d'enfance, Emmanuelle, qui est inspecteur de police. Fréquemment nous passons des soirées ensemble. Emmanuelle est célibataire, la trentaine sportive, 1m75, très mignonne et très féminine.

IL Y A QUELQUE TEMPS, APRES UNE DE CES SOIREES, Sylvie avait oublié son blouson chez Emmanuelle. Sylvie, devant s'absenter 2 jours pour des raisons professionnelles, me demande de bien vouloir le récupérer.
Un après-midi, n'ayant pas trop de travail, j'appelle Emmanuelle et lui demande si je peux passer pour le prendre. Enchantée, elle me répond que cela tombe bien car elle ne travaille pas aujourd'hui et que je peux venir quand je veux. Je lui dis que je serai chez elle dans une demi-heure.

Lorsque j'arrive elle me demande des nouvelles de Sylvie, je lui explique son absence pour aujourd'hui et demain.
- Si j'ai bien compris tu es
tout seul ce soir ?
- Oui et en plus comme tu le vois pour une fois j'ai réussi à quitter de bonne heure.
- Si tu restais à dîner ce soir ! Je n'ai rien de prévu non plus ce sera l'occasion de discuter un peu.
- Bonne idée, je n'aime pas trop rester seul !
C'est à ce moment que le téléphone sonna. Emmanuelle va décrocher et après avoir reconnu son interlocuteur dit :
- C'est vrai ! J'avais complètement oublié !
- Ne t'inquiète pas, j'arrive de suite.
Puis elle raccroche.
J'allais me lever et lui dire que je partais et que notre dîner serait pour une autre fois.
- Non pas de problème, je pars une quarantaine de minutes, je dois juste récupérer mon neveu à la sortie de l'école car ma soeur a un problème de voiture. Prends-toi une bière dans le réfrigérateur, et attrape le blouson de Sylvie car tu risques de l'oublier, il est dans ma chambre sur une chaise.

Je n'ai pas eu le temps de réagir qu'elle était déjà partie. Je me dirige donc vers sa chambre avant d'oublier l'objet de ma visite. C'est alors qu'en entrant, je vois bien le blouson, mais à côté, posée sur une chaise, se trouve également une très jolie jupe en cuir noir ultra courte.
Et là subitement, il se passe comme un déclic, je n'ai qu'une envie, c'est d'essayer cette superbe mini jupe qui me nargue.
Je ne pense pas vous l'avoir dit, mais de temps à autre, j'éprouve un besoin irrésistible de me travestir. Il m'arrive de chiper une jupe, un chemisier, une robe à Sylvie et de les porter lorsque je suis seul.
Là, l'occasion était trop belle, surtout que je suis très attiré par je cuir et toutes les matières similaires.
Comme Emmanuelle m'a dit qu'elle s'absentait pour 40 mn, ça me laisse le temps d'un petit essai rapide. Prestement, je quitte mes chaussures, mon pantalon et enfile cette jupe qui me va comme un gant, il est vrai que je suis très mince, je fais à peine un 38. Pressé de me voir dans cette tenue, je me dirige vers le miroir de la penderie. Venant de quitter le travail, je porte encore une chemise blanche, une cravate, un veston et en bas cette superbe mini jupe qui dépasse à peine de ma veste : le tableau est tout à fait saisissant.

C'est à ce moment que j'entends la porte d'entrée claquer et la voix d'Emmanuelle qui appelle : Jean ?, Jean.
J'ai le sang qui se glace dans les veines, je tente de quitter la jupe, mais le zip est coincé, je ne sais pas si c'est parce que j'ai les mains qui tremblent mais je suis incapable de descendre cette fermeture.
J'entends Emmanuelle qui explique qu'on l'a appelée lorsqu'elle était en route pour lui dire qu'il n'était pas nécessaire qu'elle aille chercher son neveu, alors elle est rentrée directement.
Je l'entends également ouvrir et refermer des portes car elle est à ma recherche, ce qui ne me rassure pas, je suis paniqué, incapable de quitter cette jupe.
C'est alors que la porte de la chambre s'ouvre. Emmanuelle entre, me regarde de la tête aux pieds et pousse un cri de stupéfaction. Elle est totalement stupéfaite, tandis que moi je bredouille des explications qui ne sont guère crédibles du genre : "Je voulais voir si tu faisais la même taille que moi."
Tout d'un coup elle se mit à rire et me dit :
- Je comprends maintenant.
Puis :
- Ne bouge pas je reviens !
Elle quitta la pièce et revint 30 secondes plus tard munie d'un appareil photo numérique et commença à me mitrailler sous tous les angles. J'étais pétrifié.
- Il faut vraiment que j'aie des preuves car quand je vais raconter ça à Sylvie, elle ne voudra pas me croire.
Puis elle ajouta :
-Une fois elle m'a dit que fréquemment elle trouvait ses vêtements déplacé
s, et même une fois des traces de fond de teint sur le revers d'un col de chemisier qu'elle avait lavé la veille. Je me souviens lui avoir dit que c'était toi qui te déguisais en cachette pour plaisanter !
Consterné, je lui dis :
- Je t'en supplie, ne lui en parle pas, je ne veux pas la perdre.
- Il fallait y réfléchir avant, me dit elle.
C'est alors qu'en désespoir de cause je lui dis :
- Je ferais tout ce que tu voudras si tu ne lui dis pas !
Elle réfléchit un instant et me dit :
- Vraiment tout ?
- Tout sauf si tu me demandes de la tromper car ça je ne le ferais jamais.
Tout d'un coup un sourire illumina son visage et elle me dit :
- D'accord mais à partir de maintenant quelque soit ce que je te demande tu le fais sans récriminer.
Tout penaud, j'acquiesçais silencieusement.
- Je veux que tu me dises que tu es d'accord sans quoi dès son retour je montre ces photos à Sylvie.
- D'accord je ferais tout ce que tu me demandes.
- Je crois que je vais bien m'amuser ce soir ! dit-elle avec un peu de malice au coin de l'oeil.
En voyant son regard je me demandais ce qu'elle allait me demander et lui dit :
- Tu peux m'aider à décoincer la fermeture de ta jupe pour que je puisse remettre mon pantalon ?
- Pourquoi remettre ton pantalon, tu n'es pas bien comme ça ?!
- Si mais je ne suis pas très à l'aise devant toi dans cette tenue. - Je pense qu'au lieu de te laisser remettre ton pantalon, je vais t'aider à terminer le travail !
- Qu'est ce que tu veux dire ?
- C'est simple on va achever de te travestir, j'ai hâte de te voir en femme.
Puis elle me donne l'ordre suivant :
- Enlève ta veste, ta cravate et ta chemise.
Ne me voyant pas obtempérer immédiatement :
- Tu es d'accord pour faire tout ce que je te demande ? N'est-ce pas ?
- Oui !
- Alors déshabille-toi sans quoi, les jolies photos que je viens de faire je les montre à Sylvie ! dit-elle en fouillant dans un tiroir d'une commode.
Sans plus attendre je quitte mes vêtements.
- Tiens, essaie ça, j'ai remarqué que tu aimais le cuir, dit-elle en me tendant un soutien-gorge en cuir noir.
Très emprunté, je commence à m'exécuter. Au moment où je tentais de l'agrafer... :
- Laisse tomber, c'est vraiment trop moche avec tes poils, on va t'épiler !
-Qu'est-ce que va dire Sylvie si je n'ai plus de poils ?
- C
a, c'est ton problème !
Puis elle passe derrière moi et dégrafe la jupe en cuir avec une facilité déconcertante.
- Suis-moi dans la salle de bain ! Non ? Mais ? Tu ne vas pas ronchonner à chaque fois que je vais te demander quelque chose. On a passé un accord, tu le respectes, sans quoi moi non plus je ne le respecterai pas. D'ailleurs comme tu n'y mets pas de bonne volonté j'irai plus loin dans la démarche !

Une fois dans la salle de bain, elle ouvre un placard, en sort deux tubes de crème dépilatoire et me dit :
- Tu en mets une bonne couche partout où tu as des poils, tu attends 15 mn et tu rinces. Je ne veux plus voir un seul poil sur ton corps autre que tes cheveux, tes cils et sourcils. Et comme tu as ronchonné, n'oublie pas ton sexe, là non plus je ne veux plus de poils. Dès que tu as fini rejoins-moi au salon, je vais préparer tes vêtements. On a de la chance que tu fasses la même taille que moi, c'est rare pour un homme.
Puis elle poursuit :
- Tu chausses du combien ?
- 40-41.
- Vraiment, c'est une aubaine je fais la même pointure !
Sur ce elle quitte la salle de bain.
Pendant que j'accomplis mon tartinage, j'entends Emmanuelle, ouvrir, fermer des portes, des tiroirs, des bruits de cintres qui glissent dans des penderies, et ce, pendant presque tout le temps de mon épilation.
Je finis
après un quart d'heure par me rincer et là, tout d'un coup, je me suis senti nu comme je ne l'avais jamais été. Je n'avais plus aucun poil, et même mon sexe me faisait penser à celui d'un adolescent.
- Tu n'as pas encore fini ?
- Si mais je suis à poil !
- Tu ne vas pas commencer à faire ta précieuse, viens comme ça tes vêtements t'attendent ici.
Une seconde j'imaginais par cette remarque qu'elle me trouvait suffisamment puni comme ça et que j'allais retrouver mes fringues.

En arrivant dans le salon je compris tout de suite que je n'étais pas au bout de mes peines.
- J'ai décidé de te faire porter le style de vêtements dont les hommes rêvent de voir leur compagne vêtue, me dit-elle en me montrant les vêtements qu'elle m'a préparés. Tu as assez chipé les fringues de Sylvie, je ne vais tout de même pas t'expliquer comment tu dois t'y prendre.
Je commence donc à m'exécuter. Je passe donc le string qu'elle m'a préparé, en cuir, comme le soutien-gorge qu'elle m'aide à agrafer. Une fois dans cette tenue, elle glisse une bonne dose de coton dans les bonnets, ce qui me donne l'impression d'avoir une poitrine généreuse. J'allais continuer avec les bas résilles, lorsqu'elle m'arrêta.
- Attends une seconde, je vais filmer ta transformation, histoire d'avoir un joli souvenir, dit-elle, caméscope en main.
- Allez, bouge, tourne-toi que l'on te voie bien. C'est toi la vedette ! Une fois terminé, elle s'arrêta tout net, puis quelques secondes plus tard :
- Ca a plutôt l'air de te plaire ! N'est-ce pas une érection naissante que je vois sous ton string.
- Euh...
J'étais très gêné, il est vrai que je ne pouvais pas dire le contraire. Je voyais Emmanuelle en pleine réflexion et brusquement :
- C'est vraiment pas très féminin, je crois que j'ai trouvé une solution provisoire, pour le long terme on en reparlera plus tard. Ne bouge pas !
Elle quitte le salon et file vers la salle de bain. Un instant plus tard, je la vois revenir avec un rouleau d'élastoplaste de 10cm de large à la main.
- Baisse ton string et mets-toi la queue entre les jambes et pas de jérémiade, dit-elle avec un grand sourire.
Là, Emmanuelle découpe une bande de 25 cm de long, pendant que je me tiens le pénis entre les jambes et à l'aide du sparadrap me le plaque en arrière, puis d'un mouvement remet mon string en place. Elle se recule pour admirer le travail, puis satisfaite me dit : - Regarde, on croirait un sexe de femme ! Qu'est-ce-que tu en penses ?
- C'est vrai
que l'on ne voit plus rien, mais ça n'est pas confortable. - Il faut souffrir pour être belle ! Tu aimes ça alors ne dis rien ! Allez, continue.
J'enfilais les bas résilles pendant qu'elle me filmait par petites séquences, de temps à autres je l'entendais manoeuvrer le zoom pour faire des gros plans.
- Remonte les DIM-UP plus haut sans quoi ça ne sera pas joli avec ta jupe, elle est très très courte tu sais !
Je ne fis pas de commentaire, Emmanuelle me passa ensuite le chemisier qu'elle avait préparé. Il était tout blanc et sans manche avec un col à large revers. Puis ce fut le tour de la fameuse mini-jupe en cuir noir pour laquelle je me retrouvais dans cette posture. - Rentre le chemisier dans la jupe, il faut vraiment que je t'apprenne à te fringuer.
Joignant le geste à la parole, elle commença à me refagoter. Puis en déboutonnant les deux boutons du chemisier :
- Si je t'ai donné un soutif en cuir, c'est pour le montrer. Les mecs adorent ça lorsque les femmes font un peu pute, n'est-ce-pas ?
- Oui mais je vais passer pour quoi si quelqu'un me voit ?
- Tiens je n'y avais pas pensé, mais tu me donnes une idée ! Au fait je ne t'ai pas préparé de chaussures, je reviens !
Une minute plus tard...
- Tiens, essaies ces bottes, je t'en ai choisi une paire avec un talon pas très haut, ils font seulement 9 cm, car si je me souviens, Sylvie chausse du 38, tu n'as donc pas pu lui en emprunter une paire pour apprendre à marcher avec des talons hauts.
- 9 cm, c'est déjà pas mal ! Qu'est-ce-qu'ils sont fins !
Ce sont de très jolies bottes noires avec des talons aiguille très fins. Je les chausse, elle me vont très bien, alors Emmanuelle me dit :
- Marche un peu avec que je vois comment tu te débrouilles.
Je me lève et marche de long en large dans le salon. Emmanuelle me regarde attentive :
-Allez, continue !
Puis après 2 à 3 minutes :
- Tu n'es pas à ton coup d'essai toi, tu marches avec une facilité qui dénote un long entraînement, tu aurais pu me le dire. Pour la peine je vais en choisir une autre paire et là tu ne vas pas être déçu. Enlève-les moi.
Elle quitta la pièce. Quand elle revint elle me tendit une autre paire et là, c'était pas du tout la même affaire. Elles étaient noires comme les précédentes, mais les talons faisaient au moins 14cm, ils étaient d'une finesse incroyable. Elles étaient fermées par un laçage du bas en haut et c'était pas du factice, je pensais que j'en aurais pour 10 bonnes minutes pour les fermer.
- Allez, vas-y ! Qu'est-ce-que tu attends ? Avec ces bottes là, il va te falloir réapprendre à marcher !
Je me mis en devoir de m'exécuter et ce fut très long.
- Tu as fait comment pour t'entraîner à marcher avec des hauts talons ?
- Je ne me suis jamais entraîné !
- Appelle-moi idiote tant que tu y es ! Dis-moi la vérité sans quoi tu risques bien de le regretter !
Moi bredouillant très gêné :
- Je suis allé dans un magasin et je me suis acheté une paire d'escarpins et je les porte de temps en temps !
- Quelle hauteur de talons ?
- 10 cm, ils sont très fins.
- Qu'est-ce-que tu as bien pu raconter à la vendeuse pour ne pas paraître trop ridicule ?
- Je lui ai dit que j'allais à une soirée costumée.
- Tu crois qu'elle t'a cru ?
- Non je ne pense pas.
- Et tu n'as pas eu honte ?
- Si terriblement, elle a insisté pour que je les essaye dans le magasin. Je ne voulais pas mais elle a tellement insisté que je n'ai pu me dérober. Elle m'a même prêté une paire de mi-bas pour que je les essaye. Je voulais juste en essayer une seule, mais elle m'a dit qu'il fallait absolument mettre les deux. Une fois chaussé, elle m'a quasiment obligé à marcher dans le magasin et a appelé ses collègues pour leur demander ce qu'elles en pensaient. Je ne te dis pas la honte !
- Ca ne t'a pas dissuadé de te travestir ?
Je ne réponds pas...
- Je t'ordonne de répondre !
Et moi, dans un souffle :
- Non, c'est ça que j'aime !
- Plus fort je n'ai pas entendu !
J'étais persuadé qu'elle avait bien entendu :
- Non, c'est ça qui me plaît, c'est d'avoir honte et d'être humilié.
- Ca n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, tu ne seras pas déçu.
Enfin, je terminais le laçage de mes bottes.
- Allez, marche un peu.
Je me lève et fais quelques pas plutôt hésitant. Il faut dire que les talons de mes bottes sont vraiment très très hauts.
- Si tu veux un conseil, fais des petits pas ce sera plus facile. En tout cas, tu as vraiment l'air d'une pute qui se prépare pour le trottoir.
- Tu exagères, c'est vrai que c'est provocant mais ce sont tes vêtements et je ne trouve pas que tu fasses pute toi.
- Tes mains sont trop masculines, je vais arranger ça !
Fouillant dans un tiroir, elle sortit une paire de gants et me les tendis :
- Tiens enfile ça !
Je lui obéis. Ils étaient en cuir noir et montaient presque jusqu'aux aisselles.
- Tu sais, ces bottes j'hésite à les porter car dans la rue tout le monde se retourne sur mon passage. Maintenant, plus que le maquillage et je te ferais admirer le travail.
Avant de partir à la salle de bain chercher son maquillage, elle fit quelques photos et un petit morceau de film. Quand elle revint :
- Assieds-toi !
Puis commença le travail. En 2 temps 3 mouvements, elle m'avait posé du fond de teint, du fard à paupières, du mascara, et du rouge à lèvres sans avoir oublié de me dessiner le contour des lèvres au crayon.
- Viens avec moi voir à quoi tu ressembles dans la glace de ma chambre.
Lorsque je fus devant le miroir, j'étais stupéfait. Elle avait raison, tout dans ma tenue exprimait un appel au sexe. L'image que me renvoyait le miroir eu pour effet de m'exciter, je sentais une énorme érection monter en moi, chose rendue impossible par l'élastoplaste qui me tenait le sexe entre les jambes.

Pendant que je me regardais sous toutes les coutures, je ne m'étais pas rendu compte qu'Emmanuelle avait quitté la chambre. C'est quand elle revint, que je m'en aperçu. Là, elle passa derrière moi et en une seconde m'attacha les mains dans le dos avec une paire de menottes qu'elle était allée chercher sans que je la vois.
- Qu'est-ce-que tu fais ? Pourquoi est-ce-que tu m'attaches ?
- Tu m'as dit que tu aimais être humilié, alors tu vas être servi. Nous allons rendre visite à Monsieur Raymond, c'est le patron de l'animalerie qui est au pied de l'immeuble. Il est un peu excessif mais il n'est pas méchant. Je voudrais voir ce qu'il pense de ta tenue. En plus ça tombe bien je n'ai plus rien à donner à manger à mon chat.
Je me mis à protester très énergiquement.
- Non, je ne veux pas sortir comme ça ! N'importe qui pourrait me reconnaître et en parler à Sylvie. Je ne me laisserais pas faire !
- Tu me fais rire, dans mon métier, j'en ai maté de plus dure que toi et en plus, avec les mains menottées dans le dos, des hauts talons de 14 cm, tu risques juste de te rendre ridicule. Si tu continues comme ça, je t'emmène au commissariat et là : photos face, profil... Je raconte à mes collègues que je t'ai arrêté au bois pour racolage. J'aimerais voir la tête de Sylvie lorsqu'elle viendra te récupérer dans la cage en travelo !
- Tu ne ferais quand même pas cela ?
- Je me gênerais peut-être !
J'avais la nette impression qu'elle ne plaisantait pas du tout, alors je me tus.
Elle m'attrapa par le bras et m'emmena vers la porte d'entrée. Dès que nous sommes arrivés dans le couloir, je suis surpris pas le martèlement de mes talons sur le carrelage du sol.
- Au moins tu ne passera pas inaperçu, c'est aussi pour ça que j'ai choisi ces bottes, ce sont les seules qui ont des talons en métal, tu sait que les hommes adorent ça les claquements de hauts talons sur du carrelage.

En arrivant dans la boutique :
- Bonjour Monsieur Raymond, je n'avais plus rien pour mon chat alors je suis passée en vitesse avant d'aller au commissariat.
- Bonjour Madame l'inspecteur ! dit Raymond avec un ton respectueux;
- J'ai raflé un travelo au bois et je l'emmène au commissariat.
- Vous dîtes que c'est un homme ? Eh bien même ma femme ne s'est jamais habillée comme ça !!!
- Il fait le tapin au bois, et se fait mettre toute la journée, je suis sûre qu'elle adore ça cette salope.
C'en était trop pour moi, je pris la fuite en courant comme je pouvais, le bruit de mes talons claquait sur le sol de la boutique.
- Eh ne t'échappe pas !
Emmanuelle m'avait rejoint en trois pas. Elle me ramenait au comptoir et me dit :
- Cette fois je ne rigole plus, la prochaine fois, qui tu sais viendra te récupérer au poste.
Monsieur Raymond prit la parole :
- Je crois que j'ai ce qu'il vous faut, Madame l'inspecteur. Il y quelque temps, un client m'a commandé pour son chimpanzé un collier en cuir avec une fermeture spéciale et il n'est jamais venu le chercher.
Il part
it dans son arrière boutique et revint avec un collier en cuir noir clouté muni d'une plaque d'identité encore vierge. La fermeture se faisait par un petit cadenas qui se verrouillait sur l'arrière.
-Vous voyez avec un chien il n'y a pas besoin de cadenas mais avec un singe... Qu'est-ce-que je vous grave sur la plaque ?
- Ce que vous voulez !
Il repartit 3 minutes et revint avec le collier en dissimulant l'inscription. Il passa derrière moi et le ferma autour de mon cou. Ensuite il donna à Emmanuelle une laisse en acier d'un bon mètre qu'elle attacha à l'anneau du collier.
J'étais rouge de honte, mais je ne pouvais rien dire sous peine de me retrouver fiché comme travelo.
- Très bien l'inscription, dit Emmanuelle en pouffant de rire. Après tout ce n'est que la vérité !
Monsieur Raymond lui aussi riait. Je ne sais pas ce qu'il avait marqué sur la plaque mais cela ne devait pas être triste. Emmanuelle empoigna la laisse et me dit :
- On y va maintenant, là au moins tu ne pourras plus te sauver !
Nous sommes donc repartis en direction de l'appartement d'Emmanuelle.

Dans l'ascenseur, une dame me regardait complètement outragée.
Une fois rentrés, Emmanuelle attrapa le caméscope, brancha le cordon sur la télévision et commença à filmer. Je pouvais voir les images en direct sur le poste de télé. Elle commença par faire des plans larges, puis de plus en plus serrés. Je pus me rendre compte combien tous les regards devaient être dirigés sur moi. Elle fit un plan sur les bottes et là, la hauteur des talons, le laçage sur le devant étaient très provocant. Puis ce fut le tour de ma mini jupe, des bas résille, du soutien-gorge en cuir que l'on voyait dans l'ouverture du chemisier, les longs gants en cuir qui montaient jusqu'aux aisselles avec les menottes en acier qui enserraient les poignets. Ensuite un gros plan sur le visage maquillé très sophistiqué. On devinait que j'étais un homme mais c'était un homme très efféminé. Enfin gros plan sur le collier en cuir clouté de trois centimètres de large, et sur la plaque d'identité était gravé en caractères de 2 cm : "JE SUIS UNE SALOPE".
- Tu ne peux pas me faire cela ? dis-je avec une grosse boule sur l'estomac.
- Si, si !! Et ça n'est qu'un début...

 

Fantasmes
Ce scénario est un de mes rêves les plus fou, mais ne doit il pas rester un rêve !!!

Le cuir à fleur de peau
lecuir.danslapeau@caramail.com

 
   
Tous droits réservés © laika-factory.net