Témoignage
Il theatro

(le 23.04.2005)

 

ous sommes tous deux présents à la représentation. La salle est vaste mais nos places se trouvent à proximité l'une de l'autre. Très précisément l'une derrière l'autre aux onzième et douzième rangs. Cette disposition ne doit rien au hasard.

CE SOIR LA, LA MISE EN SCENE ET LES ROLES NE SONT pas distribués uniquement aux acteurs. D'ailleurs pour nous la pièce est commencée depuis quelques heures. Je devrais dire que l'acte est commencé depuis quelques heures car nous jouons notre pièce déjà depuis longtemps ; depuis des mois maintenant nous entretenons cette relation particulière qui nous lie intensément toi et moi et nous ne faisons ici que partager un aléa nouveau, un épisode inédit de la montée en jouissance.

Tu as pris place avant moi. C'est toi qui occupes le siège derrière le mien. Je t'aperçois mais naturellement rien de visible ne vient trahir mon trouble. Te savoir si proche de moi sans que mes yeux parcourent ton corps, sans que mes mains caressent tes formes, que ma bouche ne baise ta peau, que ma langue s'insinue en toi est un vrai supplice. Les minutes passent et je ne suis concentré que sur une chose, l'odeur de ton sexe que je sais si proche de moi.
Je n'ai pas choisi d'aller voir cette pièce pour elle-même mais car les rangées de chaises sont resserrées et qu'elles se surplombent de telle façon que la tête du spectateur qui est devant vous arrive au niveau de vos cuisses. Ce n'est pas rare à Paris et je dois bien avouer que l'exiguïté en d'autres circonstances est parfois pénible.
Tu portes une jupe courte et discrète comme il est convenu. Assise elle remonte légèrement sur tes cuisses. Je te souhaitais sans culotte mais tu m'as convaincu de mon erreur. Je te remercie de cette expertise partagée. Cette culotte me permet en effet de sentir plus aisément ton stupre que ta seule chatte même trempée. Elle exhale la mouille abondante de tes masturbations du jour. Je perçois cette odeur subtile qui me rend fou.
Peu m'importe en fait le jeu des acteurs, le texte de la pièce, je ne pense qu'à une chose, tes lèvres ouvertes qui libèrent ton jus d'amour. Mon sexe est dur et je sens mon sang battre en lui.

Bientôt les lumières se rallument. J'ai pour consigne de te succéder aux toilettes. Des surprises m'y attendent.
Tu as laissé un sac que j'ouvre pour y découvrir un gode encore humide de ta jouissance. Visiblement il était fiché en toi quelques secondes auparavant. Un courrier l'accompagne. "Suce-le", as-tu écrit, "et fais-le disparaître en toi, je te veux ouvert au deuxième acte."
Mon cul n'est pas préparé à le recevoir et je ne peux m'attarder sans alerter les personnes qui attendent derrière la porte. Les centimètres se gagnent un par un et je parviens à l'introduire peu à peu. La sensation est intense. Je voudrais me branler pour soulager mon sexe dur depuis trop longtemps mais le temps m'est compté. J'appréhende le moment où je vais m'asseoir. Gentiment, pour me consoler sans doute tu m'as abandonné ta petite culotte.
De retour dans la salle, à mesure que je me rapproche de ma place je sens la panique m'envahir. J'ai un pieu dans le fondement et je vais délibérément appuyer de tout mon poids dessus. Ma démarche est déjà particulière et je ne peux m'empêcher de serrer les fesses par réflexe. Réflexe bien inutile car je le sens en moi et il ne risque pas de s'échapper.
Tu ne me regardes même pas, comme désintéressée de moi. Pourtant je n'ai aucun doute sur ta jubilation intérieure et le plaisir salace que tu vas prendre.
Je me pose délicatement en m'appuyant au maximum sur les accoudoirs puis je me laisse pénétrer encore plus profondément. Je m'ouvre et la sensation me submerge de façon inattendue. Une douleur diffuse laisse place à une sensation de plénitude, un plaisir vif ressenti au fond du ventre. Je regrette à présent que le diamètre du gode ne soit pas plus important, de ne pas être rempli. J'ai tort car alternent les impressions et le trop plein maintenant me submerge. Je suis fouillé jusqu'à la garde et ne peux me libérer de cette présence envahissante.
Je profite de la pénombre du second acte pour sortir le tissu qui protégeait ton intimité et te respirer. Je voudrais tant être seul avec toi, que tous ces gens qui nous entourent disparaissent. Je voudrais te susurrer des mots doux à l'oreille, des perversions aussi, te caresser avec douceur, avec fermeté aussi. Tu me manques plus que jamais tant ta présence est latente, impalpable hors de la chaleur de ton regard sur ma nuque. Tu m'offres du plaisir, le plaisir de jouir de toi, avec toi et sans même que nos corps se mélangent. Je reconnais là ta capacité à transformer une situation banale en une autre transcendée par l'imagination,et, il faut bien l'avouer dans le cas présent aidée d'un vit en latex.

Le second acte est plus court. Peut-être que ma notion du temps qui passe est très relative et que mon esprit divague taraudé qu'il est par les respirations de mon corps qui se fait prendre en silence. Je ne sais plus vraiment.
La lumière qui se rallume constitue un signal. Je me lève sans doute un peu rapidement et une grimace déforme mon visage. Je sais à présent que j'aime la situation que tu as créée ; que je ressens avec un rare intensité l'osmose, la pleine appartenance de mon corps et de ton esprit.
Je te devance cette fois-là aux toilettes ainsi que nous en étions convenus. Dans l'absence de directive de ta part je n'ose prendre d'initiative me concernant. Par contre je dépose deux élastiques dans une enveloppe. Tu as pour consigne de les enrouler autour de tes tétons. Je sais que tu vas aimer se délicieux tourment. Ne les serres pas trop car progressivement ils vont pénétrer tes chairs et tu ne pourras distraire ton attention de cette brûlure lente et intense qui dévore la chair. Tes seins vont gonfler et se tendre. Tes tétons vont devenir incandescents, le simple contact du tissu va les enflammer. Alors ton sexe aussi va se réveiller et ouvrir un contre-feu. Pour cela il est bien équipé et tu vas couler abondamment. Certes au début ce ne sera qu'une rosée délicate puis une sécrétion plus abondante et enfin un torrent. Entre tes cuisses serrées tu vas sentir les lèvres éclore et ton clitoris s'épanouir. Rien ne te prépare cependant à la terrible délivrance car ce soir dans la solitude de ton alcôve tu vas devoir défaire les liens et le sang en irriguant à nouveau tes bouts de seins va ravager ton corps, faire ployer tes jambes et te couper le souffle. Tu vas jouir. Jouir du plaisir que tu m'as donné, jouir de ton corps offert. Jouir de sentir en toi la marque d'instant trouble et fort, d'une communion des désirs par l'esprit et dans les corps.

 

Fantasmes
Très ouvert mais ne trouve pas de Maîtresse à la hauteur.

Profil
Jh 35 ans, BCBG, en recherche
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Fredric
artifice2005@hotmail.com

 
   
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