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CE
SOIR LA, LA MISE EN SCENE ET LES ROLES NE SONT pas distribués
uniquement aux acteurs. D'ailleurs pour nous la pièce est
commencée depuis quelques heures. Je devrais dire que l'acte
est commencé depuis quelques heures car nous jouons notre
pièce déjà depuis longtemps ; depuis des mois
maintenant nous entretenons cette relation particulière qui
nous lie intensément toi et moi et nous ne faisons ici que
partager un aléa nouveau, un épisode inédit
de la montée en jouissance.
Tu
as pris place avant moi. C'est toi qui occupes le siège derrière
le mien. Je t'aperçois mais naturellement rien de visible
ne vient trahir mon trouble. Te savoir si proche de moi sans que
mes yeux parcourent ton corps, sans que mes mains caressent tes
formes, que ma bouche ne baise ta peau, que ma langue s'insinue
en toi est un vrai supplice. Les minutes passent et je ne suis concentré
que sur une chose, l'odeur de ton sexe que je sais si proche de
moi.
Je n'ai pas choisi d'aller voir cette pièce pour elle-même
mais car les rangées de chaises sont resserrées et
qu'elles se surplombent de telle façon que la tête
du spectateur qui est devant vous arrive au niveau de vos cuisses.
Ce n'est pas rare à Paris et je dois bien avouer que l'exiguïté
en d'autres circonstances est parfois pénible.
Tu portes une jupe courte et discrète comme il est convenu.
Assise elle remonte légèrement sur tes cuisses. Je
te souhaitais sans culotte mais tu m'as convaincu de mon erreur.
Je te remercie de cette expertise partagée. Cette culotte
me permet en effet de sentir plus aisément ton stupre que
ta seule chatte même trempée. Elle exhale la mouille
abondante de tes masturbations du jour. Je perçois cette
odeur subtile qui me rend fou.
Peu m'importe en fait le jeu des acteurs, le texte de la pièce,
je ne pense qu'à une chose, tes lèvres ouvertes qui
libèrent ton jus d'amour. Mon sexe est dur et je sens mon
sang battre en lui.
Bientôt
les lumières se rallument. J'ai pour consigne de te succéder
aux toilettes. Des surprises m'y attendent.
Tu as laissé un sac que j'ouvre pour y découvrir un
gode encore humide de ta jouissance. Visiblement il était
fiché en toi quelques secondes auparavant. Un courrier l'accompagne.
"Suce-le", as-tu écrit, "et fais-le disparaître
en toi, je te veux ouvert au deuxième acte."
Mon cul n'est pas préparé à le recevoir et
je ne peux m'attarder sans alerter les personnes qui attendent derrière
la porte. Les centimètres se gagnent un par un et je parviens
à l'introduire peu à peu. La sensation est intense.
Je voudrais me branler pour soulager mon sexe dur depuis trop longtemps
mais le temps m'est compté. J'appréhende le moment
où je vais m'asseoir. Gentiment, pour me consoler sans doute
tu m'as abandonné ta petite culotte.
De retour dans la salle, à mesure que je me rapproche de
ma place je sens la panique m'envahir. J'ai un pieu dans le fondement
et je vais délibérément appuyer de tout mon
poids dessus. Ma démarche est déjà particulière
et je ne peux m'empêcher de serrer les fesses par réflexe.
Réflexe bien inutile car je le sens en moi et il ne risque
pas de s'échapper.
Tu ne me regardes même pas, comme désintéressée
de moi. Pourtant je n'ai aucun doute sur ta jubilation intérieure
et le plaisir salace que tu vas prendre.
Je me pose délicatement en m'appuyant au maximum sur les
accoudoirs puis je me laisse pénétrer encore plus
profondément. Je m'ouvre et la sensation me submerge de façon
inattendue. Une douleur diffuse laisse place à une sensation
de plénitude, un plaisir vif ressenti au fond du ventre.
Je regrette à présent que le diamètre du gode
ne soit pas plus important, de ne pas être rempli. J'ai tort
car alternent les impressions et le trop plein maintenant me submerge.
Je suis fouillé jusqu'à la garde et ne peux me libérer
de cette présence envahissante.
Je profite de la pénombre du second acte pour sortir le tissu
qui protégeait ton intimité et te respirer. Je voudrais
tant être seul avec toi, que tous ces gens qui nous entourent
disparaissent. Je voudrais te susurrer des mots doux à l'oreille,
des perversions aussi, te caresser avec douceur, avec fermeté
aussi. Tu me manques plus que jamais tant ta présence est
latente, impalpable hors de la chaleur de ton regard sur ma nuque.
Tu m'offres du plaisir, le plaisir de jouir de toi, avec toi et
sans même que nos corps se mélangent. Je reconnais
là ta capacité à transformer une situation
banale en une autre transcendée par l'imagination,et, il
faut bien l'avouer dans le cas présent aidée d'un
vit en latex.
Le
second acte est plus court. Peut-être que ma notion du temps
qui passe est très relative et que mon esprit divague taraudé
qu'il est par les respirations de mon corps qui se fait prendre
en silence. Je ne sais plus vraiment.
La lumière qui se rallume constitue un signal. Je me lève
sans doute un peu rapidement et une grimace déforme mon visage.
Je sais à présent que j'aime la situation que tu as
créée ; que je ressens avec un rare intensité
l'osmose, la pleine appartenance de mon corps et de ton esprit.
Je te devance cette fois-là aux toilettes ainsi que nous
en étions convenus. Dans l'absence de directive de ta part
je n'ose prendre d'initiative me concernant. Par contre je dépose
deux élastiques dans une enveloppe. Tu as pour consigne de
les enrouler autour de tes tétons. Je sais que tu vas aimer
se délicieux tourment. Ne les serres pas trop car progressivement
ils vont pénétrer tes chairs et tu ne pourras distraire
ton attention de cette brûlure lente et intense qui dévore
la chair. Tes seins vont gonfler et se tendre. Tes tétons
vont devenir incandescents, le simple contact du tissu va les enflammer.
Alors ton sexe aussi va se réveiller et ouvrir un contre-feu.
Pour cela il est bien équipé et tu vas couler abondamment.
Certes au début ce ne sera qu'une rosée délicate
puis une sécrétion plus abondante et enfin un torrent.
Entre tes cuisses serrées tu vas sentir les lèvres
éclore et ton clitoris s'épanouir. Rien ne te prépare
cependant à la terrible délivrance car ce soir dans
la solitude de ton alcôve tu vas devoir défaire les
liens et le sang en irriguant à nouveau tes bouts de seins
va ravager ton corps, faire ployer tes jambes et te couper le souffle.
Tu vas jouir. Jouir du plaisir que tu m'as donné, jouir de
ton corps offert. Jouir de sentir en toi la marque d'instant trouble
et fort, d'une communion des désirs par l'esprit et dans
les corps.
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Fantasmes
Très ouvert mais ne trouve pas de Maîtresse
à la hauteur.
Profil
Jh 35 ans, BCBG, en recherche.
Fredric
artifice2005@hotmail.com
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