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JE
SUIS ARRIVEE DANS LA GARE ET J'AURAIS VOULU baiser ses pieds mais
il m'interdit toute démonstration dans les lieux publics.
Peur d'être fier de moi ? D'être jaloux ? Il m'offre
une rose. Epines et velouté des pétales. Il me conduit
jusqu'au lieu qu'il avait choisi : après une ascension sur
un escalier des plus étonnants, nous arrivons dans un appartement
déserté et abandonné depuis des mois, peut-être
des années. Je joue pour lui, je veux l'exciter, lui plaire,
qu'il ne me résiste pas.... Hélas, il est plus fort
que moi. Je grimpe sur une table basse s'ouvrant en deux, je joue
avec mes cuisses, ouverte, fermée... Rien n'y fait, il reste
de marbre mais je sens l'émotion poindre dans son regard
et grimper dans son pantalon. Je me penche sur un fauteuil club
et reste les fesses en l'air, tendue, désireuse de lui plaire
et de subir ses foudres. Il me résiste, comme toujours. Je
me détends, prends possession de l'endroit, visite la salle
de bains terne et une petite pièce où un canapé
miteux s'oppose à une banquette tout aussi désastreuse.
J'oublie mes envies de domination. Mon maître, lui, s'est
échauffé.
Il m'intime, à froid, l'ordre de me pencher et de lui présenter
mon plus beau profil... Il me fesse avec brutalité, de sa
main puissante et concentrée. Au début, j'aime la
sensation, la chaleur, le contact. Il s'occupe de moi. Un manque
affectif vite comblé. Mais la douleur arrive, puissante,
virulente, brûlante. Et là, ma bouche s'ouvre malgré
moi, les cris se font de plus en plus forts et il m'aggrippe d'une
main ferme et m'enserre dans son bras pour me maintenir malgré
mes cris. Il rejette ma main qui tente vainement de me protéger...
Finalement, au bord des larmes et de l'évanouissement, il
me relâche.
Il embrasse mes poignets, caresse mes fesses brûlantes. Je
n'aime pas quand il se rabaisse à embrasser mon fessier rougi
mais j'aime qu'il le fasse sur mes poignets, parties plus nobles
que mon postérieur, même fêté de la sorte.
Toute
l'après-midi, il jouera de la cravache, préférant
le rouge de la chaleur aux bleus pour une semaine, me poussant à
bout, car je suis douillette malgré la provocation dans mes
yeux que je regrette toujours... mais j'aime ça, et j'y retourne.
Il m'attache, m'abandonne sur le canapé, menottée,
baillonnée, les pieds liés. J'ai beaucoup pleuré,
les coups appliqués sur les mêmes endroits me brûlent
et me déchirent, même sans marque. Je trouve une parade
et réussis à me détacher tandis qu'il travaille,
le dos à moi. Je me libère, tranquille, pensant que
la leçon était terminée. Il revient furieux,
me gifle violemment (je hais les gifles) et la chevauchée
commence. Je me débats, furieuse, je me défends, je
le repousse, tente de le griffer, de le mordre, implore sa pitié
et aussitôt après tente de me dégager de lui...
Mais il n'est pas mon maître pour rien. La girafe cède
sous les griffes du lion. Il me retient, m'attache, me fouette,
me gifle. Jamais je n'ai été aussi humiliée,
jamais je n'ai tant souffert physiquement pour un homme. Je pleure
et inonde littéralement le sol de mes larmes, je le lave
de mes larmes et je sais qu'il n'aime pas quand je pleure mais ça
me fait tellement de bien...
Il m'abandonne. Il me quitte. Mon coeur s'emballe, j'entends la
porte claquer, je suis à moitié nue sur le sol glacé,
attachée et surtout, surtout, sans mon maître... Je
me sens morte, vidée de toute espérance de vie, de
sensation, de souffle. Je pleure, je crie, j'implore. Puis je claque
des doigts, notre signal de fin de jeu.
Il sort de la pièce d'à côté, me libère,
m'embrasse... Je l'aime.
Le
lendemain, domptée par mon maître, je me laisse aller
à ses caprices toujours plus loin de ce que je peux donner.
Je suis soumise mais novice...
Il m'emmène dans un lieu désert, nous passons une
après-midi formidable aux Sainte-Marie de la Mer, en amants,
simplement. Mais au retour, un petit chemin caché par les
arbres de la route le pousse à s'arrêter. Il me fait
passer à l'arrière, m'attache, me cravache, me fesse
en me jetant la tête au sol, la portière ouverte, pour
avoir mes fesses à loisirs à portée de main
et de regard... Je souffre un martyr indescriptible, la position
est intolérable et pourtant je suis là, je souris
presque.
Je le pompe avec ardeur, la douleur décuple ma sensation
et mon plaisir. Je suce mieux quand j'ai reçu une correction,
me dit-il. Je sais, j'aime ça aussi... Après quelques
amusements, il me fait monter dans le coffre de la voiture. Seule
contre la chaleur du moteur, enfermée et presque protégée,
je n'ai pas peur. C'est ma niche de chienne.
Après plusieurs kilomètres, il me sort de là
par les cheveux, m'installe à ses côtés et m'intime
l'ordre de me déshabiller. J'ouvre mon chemisier et il caresse
mes seins à loisirs, les titillant ou les martyrisant selon
sa volonté. Il m'ordonne de baisser mon pantalon, caresse
mes fesses et finalement passe un doigt dans ma toison intime réduite
au minimum pour lui plaire et me dit : "Jouis. Maintenant !"
Je m'efforce de répondre à ses attentes, me donne
corps et âme et il arrête au moment de l'extase, juste
avant. Ce petit jeu se répète, il fouille mon intimité
avec violence, m'ordonne de jouir, s'arrête avant. Des camions
nous croisent, des voitures, je suis nue et exposée, selon
les phares et leur puissance... Je pourrais sortir nue sur un parking
de supermarché sans avoir honte, car je suis l'objet d'art
de mon maître, je suis là pour lui plaire, lui faire
honneur et être une décoration. Une plante d'intérieur,
un animal rare et précieux, une panthère à
dompter. Une femelle à réduire sous sa coupe.
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Fantasmes
Des séances tous les samedis comme les couples
ordinaires... Ou bien des séances de plusieurs jours
comme les amants extraordinaires... Je suis les volontés
de mon maître, de toute façon, je n'ai qu'à
obéir.
Profil
Girafe au crin bleu, le regard vert et finalement bien
sensible.
Pinksugar
lovepinksugar@hotmail.com
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