Témoignage

Une délicieuse petite femelle aux cheveux bleus

(le 08.04.2005)

 

e suis retournée en Avignon. Besoin, désir, envie de mon maître que je me refusais spontanément en petite soumise docile. Je repoussais sans cesse l'idée d'un rendez-vous, sachant pertinemment que je ne pourrais pas résister à l'envie d'y aller, je me mettais des barrières psychologiques pour ressentir encore plus le besoin, l'envie, le désir inassouvi... Le manque de mon maître.

JE SUIS ARRIVEE DANS LA GARE ET J'AURAIS VOULU baiser ses pieds mais il m'interdit toute démonstration dans les lieux publics. Peur d'être fier de moi ? D'être jaloux ? Il m'offre une rose. Epines et velouté des pétales. Il me conduit jusqu'au lieu qu'il avait choisi : après une ascension sur un escalier des plus étonnants, nous arrivons dans un appartement déserté et abandonné depuis des mois, peut-être des années. Je joue pour lui, je veux l'exciter, lui plaire, qu'il ne me résiste pas.... Hélas, il est plus fort que moi. Je grimpe sur une table basse s'ouvrant en deux, je joue avec mes cuisses, ouverte, fermée... Rien n'y fait, il reste de marbre mais je sens l'émotion poindre dans son regard et grimper dans son pantalon. Je me penche sur un fauteuil club et reste les fesses en l'air, tendue, désireuse de lui plaire et de subir ses foudres. Il me résiste, comme toujours. Je me détends, prends possession de l'endroit, visite la salle de bains terne et une petite pièce où un canapé miteux s'oppose à une banquette tout aussi désastreuse. J'oublie mes envies de domination. Mon maître, lui, s'est échauffé.
Il m'intime, à froid, l'ordre de me pencher et de lui présenter mon plus beau profil... Il me fesse avec brutalité, de sa main puissante et concentrée. Au début, j'aime la sensation, la chaleur, le contact. Il s'occupe de moi. Un manque affectif vite comblé. Mais la douleur arrive, puissante, virulente, brûlante. Et là, ma bouche s'ouvre malgré moi, les cris se font de plus en plus forts et il m'aggrippe d'une main ferme et m'enserre dans son bras pour me maintenir malgré mes cris. Il rejette ma main qui tente vainement de me protéger... Finalement, au bord des larmes et de l'évanouissement, il me relâche.
Il embrasse mes poignets, caresse mes fesses brûlantes. Je n'aime pas quand il se rabaisse à embrasser mon fessier rougi mais j'aime qu'il le fasse sur mes poignets, parties plus nobles que mon postérieur, même fêté de la sorte.

Toute l'après-midi, il jouera de la cravache, préférant le rouge de la chaleur aux bleus pour une semaine, me poussant à bout, car je suis douillette malgré la provocation dans mes yeux que je regrette toujours... mais j'aime ça, et j'y retourne.
Il m'attache, m'abandonne sur le canapé, menottée, baillonnée, les pieds liés. J'ai beaucoup pleuré, les coups appliqués sur les mêmes endroits me brûlent et me déchirent, même sans marque. Je trouve une parade et réussis à me détacher tandis qu'il travaille, le dos à moi. Je me libère, tranquille, pensant que la leçon était terminée. Il revient furieux, me gifle violemment (je hais les gifles) et la chevauchée commence. Je me débats, furieuse, je me défends, je le repousse, tente de le griffer, de le mordre, implore sa pitié et aussitôt après tente de me dégager de lui... Mais il n'est pas mon maître pour rien. La girafe cède sous les griffes du lion. Il me retient, m'attache, me fouette, me gifle. Jamais je n'ai été aussi humiliée, jamais je n'ai tant souffert physiquement pour un homme. Je pleure et inonde littéralement le sol de mes larmes, je le lave de mes larmes et je sais qu'il n'aime pas quand je pleure mais ça me fait tellement de bien...
Il m'abandonne. Il me quitte. Mon coeur s'emballe, j'entends la porte claquer, je suis à moitié nue sur le sol glacé, attachée et surtout, surtout, sans mon maître... Je me sens morte, vidée de toute espérance de vie, de sensation, de souffle. Je pleure, je crie, j'implore. Puis je claque des doigts, notre signal de fin de jeu.
Il sort de la pièce d'à côté, me libère, m'embrasse... Je l'aime.

Le lendemain, domptée par mon maître, je me laisse aller à ses caprices toujours plus loin de ce que je peux donner. Je suis soumise mais novice...
Il m'emmène dans un lieu désert, nous passons une après-midi formidable aux Sainte-Marie de la Mer, en amants, simplement. Mais au retour, un petit chemin caché par les arbres de la route le pousse à s'arrêter. Il me fait passer à l'arrière, m'attache, me cravache, me fesse en me jetant la tête au sol, la portière ouverte, pour avoir mes fesses à loisirs à portée de main et de regard... Je souffre un martyr indescriptible, la position est intolérable et pourtant je suis là, je souris presque.
Je le pompe avec ardeur, la douleur décuple ma sensation et mon plaisir. Je suce mieux quand j'ai reçu une correction, me dit-il. Je sais, j'aime ça aussi... Après quelques amusements, il me fait monter dans le coffre de la voiture. Seule contre la chaleur du moteur, enfermée et presque protégée, je n'ai pas peur. C'est ma niche de chienne.
Après plusieurs kilomètres, il me sort de là par les cheveux, m'installe à ses côtés et m'intime l'ordre de me déshabiller. J'ouvre mon chemisier et il caresse mes seins à loisirs, les titillant ou les martyrisant selon sa volonté. Il m'ordonne de baisser mon pantalon, caresse mes fesses et finalement passe un doigt dans ma toison intime réduite au minimum pour lui plaire et me dit : "Jouis. Maintenant !"
Je m'efforce de répondre à ses attentes, me donne corps et âme et il arrête au moment de l'extase, juste avant. Ce petit jeu se répète, il fouille mon intimité avec violence, m'ordonne de jouir, s'arrête avant. Des camions nous croisent, des voitures, je suis nue et exposée, selon les phares et leur puissance... Je pourrais sortir nue sur un parking de supermarché sans avoir honte, car je suis l'objet d'art de mon maître, je suis là pour lui plaire, lui faire honneur et être une décoration. Une plante d'intérieur, un animal rare et précieux, une panthère à dompter. Une femelle à réduire sous sa coupe.

 

Fantasmes
Des séances tous les samedis comme les couples ordinaires... Ou bien des séances de plusieurs jours comme les amants extraordinaires... Je suis les volontés de mon maître, de toute façon, je n'ai qu'à obéir.

Profil
Girafe au crin bleu, le regard vert et finalement bien sensible.

Pinksugar
lovepinksugar@hotmail.com

 
   
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