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SANS
UN MOT, JE TE LIE LES MAINS L'UNE A L'AUTRE par une corde qui enserre
les poignets en des huits qui sont une entrave caressante, puis
te retournes, te retiens par le solde de la corde, te présente
à un lui, masqué lui aussi, qui tient à la
main un bâillon qui te fait craindre une souffrance prochaine.
Plac sous ton regard, il préfigure ton tourment, annonce
que tes cris prendront la forme de tes larmes silencieuses tandis
que tes dents s'y enfonceront, peut-être de toute la force
de ta mâchoire.
Sur tes reins, je place un corset de cuir, en passe et repasse le
lacet, enferme ton ventre, fait saillir tes fesses, et lis dans
tes yeux l'espoir d'une caresse qui te tranquilliserait, tandis
que d'oeillet en oeillet ton ventre s'enferme et le corset te cambre.
Tu te sais belle ainsi saillante, corset noir qui contraste avec
ta poitrine blanche, je t'admire, nous t'admirons dans le silence
que tu partages.
Tu sais à notre long regard combien nous aimons ton corps,
combien nous en avons joui, avec quel soin nous l'avons traité,
avec quelle attention permanente nous l'avons maltraité.
Dans une boîte de satin, deux godemichés de belle taille,
faits de cuir noir au contour trs suggestif. A leur extrémité
passe un petit anneau de fer. Il se saisit du premier, je t'offre
mon corps pour te maintenir en équilibre tandis que tu te
mets sur la pointe des pieds, fléchis les genoux et exposes
les lèvres de ton ventre. Je le sais qu'il te caresse et
ne suis pas jalouse, je devine ses doigts sur les anneaux de tes
petites lèvres puis sens à mesure que tu t'appuies
sur moi la pénétration de ce membre de cuir qui prend
possession de ton ventre autant que ton accueil qui est un merci.
Alors de ma main sur ta nuque, je te cambre, te voilà à
l'équerre et je vois déjà l'anneau de fer qui
émerge de ton ventre.
De l'autre main, je redresse tes poignets liés, tu tombes
à genoux, alors il se saisit de la corde qui a enfermé
tes mains, l'amène à lui, jusqu'à ce que ton
visage touche le sol et que tu m'exposes tes reins. La pénétration
est lente, je te laisse repousser ce godemiché, je te force
ce qu'il faut pour deviner plus que voir tes premières larmes,
te laisse le repousser encore. J'ai toujours aimé tes fesses,
en étais-je jalouse, c'est toujours moi qui les ai tendues
vers les hommes qui aspiraient à te sodomiser. Si souvent
je t'y ai préparée de ma langue, et quand un homme
peinait à s'y frayer son chemin, c'est moi qui, placée
derrière lui, te prenais par les hanches et te donnais à
lui en une seule traction qui te faisais hurler et me faisais croire
que c'était moi qui était dardée en toi.
J'aime
tes fesses plus que tes seins, j'aime que par là tu sois
prise. Pourtant tu repousses ce godemiché que j'y insinue,
sans doute une caresse t'aiderait, mais il n'est pas temps, il n'est
plus le temps, alors je te pénètre, je l'envoie te
sonder les reins malgré l'opposition de ton anus, c'est ta
faute si je te fais souffrir, je n'essuierai plus tes larmes.
Tous deux sont maintenant leur place, émergeant de quelques
centimètres, qui de la vulve, qui de l'anus, tu es tendue
sur le sol, immobile, craintive de les avaler tout à fait,
craintive non moins des tourments qui se joindraient à tes
mouvements. Une fine corde est nouée à un passant
d'acier de ton corset qui domine la fente de tes fesses, puis, ainsi
qu'une couturière passe le fil dans le chas, il passe la
corde à l'intérieur du premier plug puis du second,
puis l'insinue à l'intérieur des lèvres, le
tend tandis que je les vois qui envahissent davantage ton ventre,
tes reins. La corde ramenée à un autre passant de
ton corset en dessus de ton pubis, il tend la corde cette fois-ci
jusqu'à ce que des godemichés, seuls soient visibles
les anneaux puis la noue fermement. Te voilà prise ainsi
que tu l'aimes, doublement, et la corde insinuée entre tes
fesses, tes lèvres s'en font la gardienne.
Je
t'aide à te redresser, naturellement tu sers tes jambes,
évidement il les écarte un peu, de son pied, puis
de son genou. Je suis derrière toi, te tiens les avant-bras,
les tire à moi, tu t'arrondis. A mesure que tes seins s'éloignent
de lui, ton ventre s'en approche. Un genou terre, il se saisit
des deux anneaux des petites lèvres, les joint, y glisse
un cadenas, les enferment, vérifie la fermeture, se redresse.
Il ne t'a plus touchée, pas même effleurée,
tu as guetté ses doigts, espéré une caresse
qui aurait été un partage, mais n'as reçu qu'un
froid cadenas qui ferme ton ventre et te glace.
Alors que je relâche l'étreinte de tes bras, te redresse
tu lui fais face, il te sourit, tu devines qu'il t'aime plus et
tu le lui hurlerais si tu n'en étais pas entravée.
Il pose chacune de ses mains sur tes avant-bras, les ramène
dans le dos, j'entends ton paule qui craque quand tes coudes se
touchent. Le solde de la corde qui entrave tes poignets est passé
autour de tes coudes, six fois puis fermée d'un solide noeud.
Il admire sans un mot ta poitrine qui saille tout à fait,
de son regard te félicite pour ta taille qui sait se faire
si frêle dans le corset. Avec lui je tourne autour de toi,
il vérifie la tension des cordes, je m'assure de la rigueur
des noeuds. Tes mains sont sur tes fesses et te permettrais une
caresse que je réprime d'une pression sur tes paules qui
te fait comprendre qu'il te faut te mettre à genoux, malgré
les godemichés qui t'entravent les mouvements des hanches.
Tu sais ne pas pouvoir espérer une fellation imposée
qui te libérerait de ton bâillon, quoique ta bouche
soit à la hauteur de son pnis dont le goût t'est si
familier, et tandis qu'il immobilise ta tête à la hauteur
de son désir tandis que je renouvelle à tes chevilles
les noeuds qui s'appliquent déjà à tes poignets.
A deux cordes plus étroites a été fait à
l'un des bouts une boucle pareille celle d'un pendu. Chacune d'elle
est placée au pouce de tes pieds, joins ainsi l'un à
l'autre, puis passée tour tour autour de la plante des
pieds, du coup de pied, du bas de la cheville, comme une sandalette
si étroite qu'elle ne te fais qu'un seul pied, gauche et
droit confondus. Equilibre précaire, il te soulève
une épaule, tu as perdu l'appui de tes doigts, vacilles,
ton visage tombe contre mes chaussures, ta poitrine te dit le froid
du carrelage. Tu sers les genoux, mais d'une corde, je peux les
serrer davantage, les coller l'un à l'autre, tout à
fait, corde passée et repassée, juste au dessus, juste
au dessous de ton articulation ; puis tes cuisses, là la
chair permet une attache si forte qu'il me prend la corde des mains
et dès le premier passage autour de tes cuisses je devine
aux mouvements de tes fesses qu'il en maîtrise la tension
bien mieux que moi. La corde sur tes cuisses, emballement, est enfoncée
profondément dans la chair, le noeud fait solide ; ton immobilisation
est enfin totale. Soumise, l'es-tu assez ? Le peux-tu davantage
?
Voilà
une heure à peine que nous te tourmentons. Je ne refrains
pas ma tentation de lui montrer le désir que tu nous donnes,
alors je dénude ce pénis dont tu as été
si souvent et malgré moi le vainqueur, le prends dans ma
main, l'amène à ma bouche, l'avale au plus profond
de ma gorge, l'y garde autant que mon souffle le permet ; je le
sais qu'il te regarde, toi, je sais qu'à mesure qu'il bande
dans ma bouche vos regards se confondent, et ses mains dans mes
cheveux me prédisent mes prochains tourments.
Te voilà couchée sur le ventre, à tes mains,
tes bras j'enfile un harnais de cuir, le noir te va si bien, une
bride le serre à tes poignets, une seconde, plus longue s'entoure
autour de ton corset et l'y maintient. Il me faut te retourner,
il prend la bride la plus longue, je tiens l'anneau dans lequel
il la passe et à nouveau il serre, tu y es insensible, le
corset te protège, futilement, il ne sert la bride autour
de toi que plus fermement, le cuir est solide, tu le ressens dans
tes coudes collés à ton dos, ta cambrure s'accentue,
ta poitrine se dresse encore. Il te devient une seconde peau. Un
même harnais est enfilé à tes jambes, emballe
tes pieds, tes genoux, tes cuisses pour ne laisser nues que tes
fesses, harnais fermement lié qui devient gangue étroite
qui t'enferme. A l'anneau qui pend du harnais au bout de tes mains
enfermées, je passe une corde solide qui rejoint l'anneau
fixé à la hauteur de tes talons, les relie, je la
tend, force une impossible flexion de tes genoux, tes épaules
s'immobilisent totalement, tu es tendue comme un arc, je te laisse
souffler et tire à nouveau pour obtenir de toi une immobilisation
paradoxale, droite comme un i, les articulations de ton corps sont
forcées, tes épaules brûlent et te cambrent,
tes coudes repoussent ton ventre et accentuent la cambrure de tes
reins. Tes hanches rendues superbes par le corset ne s'articulent
qu'au risque de la déchirure des plugs qui te possdent,
tes genoux ne fléchissent qu'au prix de la déchirure
de la peau prisonnière sous les cordes. Nous faisons le tour
silencieux et tu vois, tandis que tu es sur le dos combien tu lui
donnes du plaisir et je sais, tandis que tu es couchée sur
le ventre combien je te dsire.
La
corde passe dans la raie de tes fesses, tu ne m'en offres que la
rondeur, je n'en vois que la douceur et je me prends à désirer
les cravacher de la même main lourde que celle utilisée
pour t'immobiliser. Mais il en veut à ta poitrine, alors
je te soulève comme un lourd paquet, te place sur la pointe
de tes pieds, t'appuie à un mur et t'y retiens tandis qu'il
applique à chacun de tes seins une lourde pince d'acier qu'un
vis ferme à la manire d'un étau et en allonge démesurément
la pointe, dans la douleur d'une morsure de fauve. Il fallait un
bijou à ta poitrine nue, cet tau qui s'ajuste lui convient.
Je l'ai laissé serrer chacune des vis, ton bâillon
est devenu à toi-même nécessaire tandis que
je découvre combien la pointe de tes seins s'allonge au-delà
de ce que tu nous as jamais montré. Sur ta tête je
passe une cagoule et ferme la fermeture éclair qui à
l'arrière la retient, puis l'immobilise. Je scelle la fermeture
d'un cadenas d'acier qui repose contre ta nuque tandis qu'il en
ajuste les yeux, la bouche et le nez. Puis il tire les deux parties
de la fermeture éclair qui ferment la fente de la bouche
au pied de ton nez puis y passe un cadenas. Tes oreilles masquées
n'entendent pas le déclic de la fermeture, mais tu sais ta
bouche close, tes lèvres silencieuses. Il tire la fermeture
éclair sur ton oeil droit, puis sur ton oeil gauche et à
nouveau, un cadenas lie entre elles les deux attaches de la fermeture.
Je n'ai pas vu ton regard tandis qu'il a masqué tes yeux,
j'ai vu qu'il le fit doucement, mais résolument, et j'ai
vu son désir s'enorgueillir. J'ai vu son gland rougir quand
il en a fermé le cadenas et j'ai vu sa main se glisser vers
l'autre cadenas, celui qui ferme les lèvres de ton ventre
et les caresser délicatement dans le secret de ta chambre
noire. Puis il te soulève les pieds, je glisse en dessous
de toi un sac harnais qui t'enveloppe jusqu'au cou et que ferme
une dizaine de sangles de cuir réparties le long de ton corps.
Fesses, poitrine,
paules, disparues, tu n'es plus qu'une ombre noire et le plus visible
de toi sont les deux cadenas sur la cagoule qui bannissent tes sens.
Alors
une très longue corde dessine sur ton corps en mille figures
géomètriques la femme enfermée et désirable
que tu es et met en valeur tes hanches larges, tes seins ronds,
la finesse de ta taille, la longueur de tes jambes. Momie au terme
de cette embaumement, tu es alors enfermée dans le sarcophage
de pierre sur lequel est peinte une princesse défunte, jeune
et désirable, vêtue de blanc, corps souligné
de bandelettes noires qui affirment sa poitrine et fait saillir,
pareillement que toi, tes hanches. Tu es elle devenue, tu lui ressembles
déjà, tu as dans le silence du sarcophage ses grands
yeux noirs qui disent le désir au-delà de la vie,
au-delà des limites, au-delà de toi.
La porte du sarcophage fermée, je laisse tomber mon vêtement,
m'applique face contre la pierre froide, il m'écrase les
épaules d'une main dure et me fait saillir les fesses, je
me laisse faire, impatiente, son sexe s'enfonce en moi, tandis que
je l'implore de me battre, il m'encule; alors que j'appelle de toute
ma voix le fouet, enserre de mes bras, de mes mains, de mes ongles
ce cercueil de pierre, que mon corps se confond avec la pierre,
il me martèle de son sexe, me désarticule de son désir,
je crie mon bonheur, je crie pour toi m'entends-tu ? Que je jouisse
de toi, le peux-tu ?
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Fantasmes
Devenir lui, qu'il devienne moi, confusion des corps,
confusion des sexes... On ne peut pas le réaliser,
mais le chercher...
Profil
Bien sous tous rapports.
Sibylline
sibylline1@hotmail.com
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