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JE L'AI RECU
CHEZ MOI, J'AI OUVERT LA PORTE en baissant les yeux. J'ai vu ses
chaussures, le bas de son pantalon noir, je mourrais d'envie de
voir son visage que j'avais presque oublié... tant de semaines
avaient passé ! Mais je me souvenais de ses yeux in(can)décents
! Il s'est arrêté à l'entrée, me laissant
lui retirer son blouson que je pliais soigneusement avant de le
ranger. Il m'a regardée me mettre le front au sol en signe
de soumission, puis j'ai commencé à retirer doucement
ses lacets avec mes dents. J'aime l'odeur du cuir et j'aime l'odeur
qui se dŽgage de ses chaussures, si corporelle, si propre à
lui que je la reconnaîtrais entre mille. Je pris dŽlicatement
ses chaussures, puis ses chaussettes humides de la sueur que j'aime
tant voir couler de son corps puissant...
Je me suis redressée, toujours sans lever les yeux, j'ai
pris son pull et son t-shirt, il avait les bras en croix et il devait
me regarder... Mes joues brûlaient ! Je rougissais d'angoisse
de lui faire mal, de lui déplaire et je savourais chaque
instant de ma docilité. Je pliais encore une fois ses affaires,
puis me mis à genoux pour retirer sa ceinture. Sans les mains,
sans les lèvres, délicatement avec les dents...
J'ai retiré ses sous-vêtements avec mes mains, et il
s'est emparé de l'une d'elle pour me la poser sur son émotion,
chaque instant plus grande. Je rougissais et me plaignais de ce
traitement avilissant par des murmures de honte et des hoquets discrets
de consternation. Il daigna me l‰cher et je me mis face ˆ lui.
Ma tête penchée vers le sol, je lui laissais le temps
de me contempler : j'avais mis les parures qu'il m'avait offertes,
une boucle de nez reliée ˆ l'oreille par une chaîne
dorée, un bijou dans les cheveux comme les jeunes mariées
indiennes... Il ne me manquait que les bracelets aux poignets et
aux chevilles. Mes pas Žtaient naturellement entravés, sans
aucune chaîne ni menotte, je ressentais pleinement ma soumission
et la force de sa domination.
Je le guidais vers la salle de bain. J'avais fait coulé de
l'eau chaude que j'avais parfumée et la mousse sentait trs
bon. Je le laissais s'installer dans l'eau brûlante en le
tenant par la main pour qu'il garde son équilibre. Il posa
sa tête contre le rebord de la baignoire, le visage détendu
et souriant. Je le sais, j'ai eu l'audace de le regarder sans qu'il
ne s'en aperoive...
Je suis allée dans la pièce à côté.
J'ai retiré mon kimono, j'ai laissé apparaître
ma guêpière noire et mes jarretelles noires. Je sais
qu'il préfère me voir en blanc, mais je ne peux mettre
mon corset toute seule et je n'avais pas osé lui demander
cette intimité.
Je m'assis sur le lit, juste sur le bord, et je pris l'exemplaire
de la Pléiade consacré à La philosophie dans
le Boudoir de Sade, un auteur que j'affectionnais particulièrement
et que je souhaitais faire découvrir à mon maître
qui n'aime pas trop lire et qui n'en a jamais le temps. Je lisais
et rougissais des passages indécents.
Je l'entendis soudainement crier : Plus fort ! Et je fis ce que
je pus pour le contenter.
Après de longs instants, je l'entendis m'appeler : Viens
ici ! J'en ai assez, je veux sortir.
Je posais le livre prŽcieux sur une tablette, me précipitais
pour le rejoindre : je découvris son corps se redressant
parmi l'écume et les vagues, je crus dŽfaillir en observant
cette puissance, cette force masculine et ce pouvoir de fascination
qu'il a sur moi. Je croyais me trouver devant Poséidon sorti
des eaux.
Je le rinais doucement, avec une eau bien chaude comme il l'aime,
je le sèchais et l'aidais ˆ sortir du bain. Je le guidais
vers la chambre où il s'allongea d'un bloc, comme une masse,
épuisé de sa journée.
Il plaa son bras sur ses yeux, je baissais la lumière et
me réfugiais dans la salle de bain pour mettre un peu d'ordre
et prendre un flacon de crème (il n'aime pas l'huile) pour
le corps afin de le masser. Je profitais de ce massage des pieds
à la tête pour observer les différentes parties
de son corps : des mollets noueux et gonflés, des articulations
fines, des cuisses puissantes pour soutenir son corps, temple de
mes plaisirs, ses bras musclés et velus, son torse au poil
abondant comme celui d'un fauve violeur de jeunes filles égarées
dans la forêt, son sexe... dont je ne dirai rien d'autre que
le fait qu'il me donne beaucoup de plaisir en me donnant une sensation
d'écartèlement quand il est en moi, comme si j'étais
une bûche fendue en deux.
Il prit ma tête et sans un mot la posa sur son sexe que je
pris entre mes lèvres, l'avalant péniblement. Ma bouhe
n'est pas petite, elle est confortable, mais pour un tel sexe, elle
est presque trop petite... Je le remis en forme. Il ne dit plus
un mot, me laissa m'échapper et éteindre la lumière
pour le laisser dormir. Je me mis sur le sol, à genoux, le
visage sur les bras croisés, comme un musulman faisant sa
prière, mais les bras repliés sous ma tête.
Après quelques minutes, je le croyais endormi et je commenais
moi aussi à tomber de sommeil dans cette position inconfortable
lorsqu'il m'intima l'ordre de rallumer. Il me fit mettre debout,
lui toujours allongé, et il m'observa. Il me dit de retirer
ma culotte, ce que je ne pouvais faire sans retirer les jarretelles...
Je me dépêchais, mais je ne réussis pas à
les remettre assez vite et il me fessa en me traitant de noms humiliant.
Passée en travers de ses genoux, moi si grande, beaucoup
plus grande que lui, je me sentais si minuscule... Il entreprit
de fouiller dans mon sexe et entre mes fesses pour me couvrir de
honte. Je me laissais faire en suppliant mentalement. il me fit
encore avaler son sexe, profondément, si loin que j'en avais
des hauts le coeur. Puis il me dit de me mettre à quatre
pattes. Non pas sur le lit, il est ˆ lui, mais sur le sol, c'était
déjà beaucoup de mériter le sol. Il colla un
instrument dont je tairais le nom, un objet en caoutchouc ressemblant
à un sexe en érection, entre mes fesses et l'introduisit
avec violence. Je crus dŽfaillir ! Quand il eut effectué
de longs va et vient dans cet endroit intime qu'aucune femme ne
devrait montrer, il se posta lui-même devant mon sexe, y pénétra
avec la même violence, et colla cet instrument contre son
aine, afin d'avoir deux sexes pour me pénétrer doublement...
Humiliée, ravalée au rang de simple objet sexuel,
je maudissais ma faiblesse et je tremblais de ce qu'il pouvait voir
de là-haut, et surtout penser de moi, qui me laissais faire,
sans protester, et surtout qui y prenais plaisir, comme malgré
moi.
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Fantasmes
Je voudrais que la force de mon maître ne me permette
jamais de douter de sa toute puissance. Son omnipotence
me réduit à l'impuissance. Je ne suis rien
sans son regard, je n'existe que sous ses doigts experts.
Je baise vos pieds, mein Meister.
Profil
Je suis grande et blanche. J'ai un regard terrible,
surtout quand je baisse les yeux.
Leila
K
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