Témoignage

Geisha

(le 23.01.2005)

 

on ma”tre est un homme exigeant qui demande beaucoup et donne peu. Je suis une soumise un peu rebelle qui supporte mal l'autoritŽ qui manque de naturel. Mais mon ma”tre est naturellement dominateur. Sans aucun doute.

JE L'AI RECU CHEZ MOI, J'AI OUVERT LA PORTE en baissant les yeux. J'ai vu ses chaussures, le bas de son pantalon noir, je mourrais d'envie de voir son visage que j'avais presque oublié... tant de semaines avaient passé ! Mais je me souvenais de ses yeux in(can)décents ! Il s'est arrêté à l'entrée, me laissant lui retirer son blouson que je pliais soigneusement avant de le ranger. Il m'a regardée me mettre le front au sol en signe de soumission, puis j'ai commencé à retirer doucement ses lacets avec mes dents. J'aime l'odeur du cuir et j'aime l'odeur qui se dŽgage de ses chaussures, si corporelle, si propre à lui que je la reconnaîtrais entre mille. Je pris dŽlicatement ses chaussures, puis ses chaussettes humides de la sueur que j'aime tant voir couler de son corps puissant...
Je me suis redressée, toujours sans lever les yeux, j'ai pris son pull et son t-shirt, il avait les bras en croix et il devait me regarder... Mes joues brûlaient ! Je rougissais d'angoisse de lui faire mal, de lui déplaire et je savourais chaque instant de ma docilité. Je pliais encore une fois ses affaires, puis me mis à genoux pour retirer sa ceinture. Sans les mains, sans les lèvres, délicatement avec les dents...
J'ai retiré ses sous-vêtements avec mes mains, et il s'est emparé de l'une d'elle pour me la poser sur son émotion, chaque instant plus grande. Je rougissais et me plaignais de ce traitement avilissant par des murmures de honte et des hoquets discrets de consternation. Il daigna me l‰cher et je me mis face ˆ lui.
Ma tête penchée vers le sol, je lui laissais le temps de me contempler : j'avais mis les parures qu'il m'avait offertes, une boucle de nez reliée ˆ l'oreille par une chaîne dorée, un bijou dans les cheveux comme les jeunes mariées indiennes... Il ne me manquait que les bracelets aux poignets et aux chevilles. Mes pas Žtaient naturellement entravés, sans aucune chaîne ni menotte, je ressentais pleinement ma soumission et la force de sa domination.
Je le guidais vers la salle de bain. J'avais fait coulé de l'eau chaude que j'avais parfumée et la mousse sentait trs bon. Je le laissais s'installer dans l'eau brûlante en le tenant par la main pour qu'il garde son équilibre. Il posa sa tête contre le rebord de la baignoire, le visage détendu et souriant. Je le sais, j'ai eu l'audace de le regarder sans qu'il ne s'en aperoive...
Je suis allée dans la pièce à côté. J'ai retiré mon kimono, j'ai laissé apparaître ma guêpière noire et mes jarretelles noires. Je sais qu'il préfère me voir en blanc, mais je ne peux mettre mon corset toute seule et je n'avais pas osé lui demander cette intimité.
Je m'assis sur le lit, juste sur le bord, et je pris l'exemplaire de la Pléiade consacré à La philosophie dans le Boudoir de Sade, un auteur que j'affectionnais particulièrement et que je souhaitais faire découvrir à mon maître qui n'aime pas trop lire et qui n'en a jamais le temps. Je lisais et rougissais des passages indécents.
Je l'entendis soudainement crier : Plus fort ! Et je fis ce que je pus pour le contenter.
Après de longs instants, je l'entendis m'appeler : Viens ici ! J'en ai assez, je veux sortir.
Je posais le livre prŽcieux sur une tablette, me précipitais pour le rejoindre : je découvris son corps se redressant parmi l'écume et les vagues, je crus dŽfaillir en observant cette puissance, cette force masculine et ce pouvoir de fascination qu'il a sur moi. Je croyais me trouver devant Poséidon sorti des eaux.
Je le rinais doucement, avec une eau bien chaude comme il l'aime, je le sèchais et l'aidais ˆ sortir du bain. Je le guidais vers la chambre où il s'allongea d'un bloc, comme une masse, épuisé de sa journée.
Il plaa son bras sur ses yeux, je baissais la lumière et me réfugiais dans la salle de bain pour mettre un peu d'ordre et prendre un flacon de crème (il n'aime pas l'huile) pour le corps afin de le masser. Je profitais de ce massage des pieds à la tête pour observer les différentes parties de son corps : des mollets noueux et gonflés, des articulations fines, des cuisses puissantes pour soutenir son corps, temple de mes plaisirs, ses bras musclés et velus, son torse au poil abondant comme celui d'un fauve violeur de jeunes filles éga
rées dans la forêt, son sexe... dont je ne dirai rien d'autre que le fait qu'il me donne beaucoup de plaisir en me donnant une sensation d'écartèlement quand il est en moi, comme si j'étais une bûche fendue en deux.
Il prit ma tête et sans un mot la posa sur son sexe que je pris entre mes lèvres, l'avalant péniblement. Ma bouhe n'est pas petite, elle est confortable, mais pour un tel sexe, elle est presque trop petite... Je le remis en forme. Il ne dit plus un mot, me laissa m'échapper et éteindre la lumière pour le laisser dormir. Je me mis sur le sol, à genoux, le visage sur les bras croisés, comme un musulman faisant sa prière, mais les bras repliés sous ma tête.
Après quelques minutes, je le croyais endormi et je commenais moi aussi à tomber de sommeil dans cette position inconfortable lorsqu'il m'intima l'ordre de rallumer. Il me fit mettre debout, lui toujours allongé, et il m'observa. Il me dit de retirer ma culotte, ce que je ne pouvais faire sans retirer les jarretelles... Je me dépêchais, mais je ne réussis pas à les remettre assez vite et il me fessa en me traitant de noms humiliant. Passée en travers de ses genoux, moi si grande, beaucoup plus grande que lui, je me sentais si minuscule... Il entreprit de fouiller dans mon sexe et entre mes fesses pour me couvrir de honte. Je me laissais faire en suppliant mentalement. il me fit encore avaler son sexe, profondément, si loin que j'en avais des hauts le coeur. Puis il me dit de me mettre à quatre pattes. Non pas sur le lit, il est ˆ lui, mais sur le sol, c'était déjà beaucoup de mériter le sol. Il colla un instrument dont je tairais le nom, un objet en caoutchouc ressemblant à un sexe en érection, entre mes fesses et l'introduisit avec violence. Je crus dŽfaillir ! Quand il eut effectué de longs va et vient dans cet endroit intime qu'aucune femme ne devrait montrer, il se posta lui-même devant mon sexe, y pénétra avec la même violence, et colla cet instrument contre son aine, afin d'avoir deux sexes pour me pénétrer doublement... Humiliée, ravalée au rang de simple objet sexuel, je maudissais ma faiblesse et je tremblais de ce qu'il pouvait voir de là-haut, et surtout penser de moi, qui me laissais faire, sans protester, et surtout qui y prenais plaisir, comme malgré moi.

 

Fantasmes
Je voudrais que la force de mon maître ne me permette jamais de douter de sa toute puissance. Son omnipotence me réduit à l'impuissance. Je ne suis rien sans son regard, je n'existe que sous ses doigts experts. Je baise vos pieds, mein Meister.

Profil
Je suis grande et blanche. J'ai un regard terrible, surtout quand je baisse les yeux.

Leila K

 
   
Tous droits réservés © laika-factory.net