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A
19 ANS, J'AI EU UNE HISTOIRE DOULOUREUSE avec un homme qui avait
dix ans de plus que moi. J'avais aimé la manière franche
dont il m'avait abordée, son assurance, et sa délicatesse
: ça changeait des étudiants que je côtoyais,
rouges de confusion quand ils parlaient à une fille, mais
qui voulaient ensuite coucher dès le premier soir.
Lui, il a attendu que je sois en confiance, et c'est lui qui m'a
fait découvrir le plaisir physique. J'avais eu quatre amants
avant lui, mais sans jamais connaître l'orgasme. J'ai immédiatement
cassé avec mon petit copain de l'époque. Pour la première
fois, j'avais l'impression de vivre une histoire adulte. Il m'a
appris à m'habiller en femme, à mettre mon corps en
valeur, il me parlait comme à une femme. Il m'emmenait dîner
au restaurant, ou le week-end dans des hôtels en Normandie.
Il m'a appris aussi le sexe : mon premier orgasme, ma première
pipe, ma première sodomie, mes premières photos nue.
Il me disait que je devais progressivement vaincre mes tabous pour
éprouver encore plus de plaisir. Et moi, j'avais peur de
passer pour une gourde par rapport aux femmes de son âge qu'il
avait l'habitude de fréquenter. Alors, je le suivais dans
ses jeux sexuels : les liens, le godemichet, les dessous sexy, les
mots crus pendant l'amour, un peu d'exhibition aussi, avec des tenues
provocantes. D'une part, j'avais confiance en lui, alors je me laissais
guider. Et c'est vrai que j'éprouvais de plus en plus de
plaisir.
Du coup, j'ai tout confondu, le plaisir et les sentiments. Je lui
ai dit que je l'aimais. Cette histoire a fini par provoquer un clash
avec mes parents, car je dormais de plus en plus souvent chez lui.
Un jour, j'ai eu une grosse engueulade avec mon père, j'ai
fait ma valise et suis partie vivre chez lui. C'est là où
nos rapports ont commencé à changer, sans que j'en
prenne conscience sur le moment. Il est devenu de plus en plus dominateur.
Et moi j'acceptais ce qu'il me demandait, parce que j'y trouvais
du plaisir, mais aussi parce que je me retrouvais dans une sorte
de dépendance vis-à-vis de lui. Une dépendance
physique, affective, financière. Je vivais chez lui. J'avais
rompu les ponts avec ma famille, et aussi avec mes amis de fac,
que je trouvais puérils comparés à lui. Comme
il sortait souvent et voulait que je l'accompagne, j'ai aussi perdu
pieds avec mes études. J'ai raté mes examens de deuxième
année. Je ne me suis même pas présentée
à la session de septembre. Ce n'était pas la peine
: nous étions partis en vacances ensemble en août.
Et je ne me suis pas réinscrite en fac à la rentrée.
Il préférait que je travaille. Je suis devenue vendeuse
dans une boutique de vêtements. Nous avons commencé
à pratiquer l'échangisme. Il me disait qu'il fallait
que j'apprenne à avoir du plaisir avec d'autres hommes, pour
être totalement libérée. Je savais aussi qu'il
me trompait.
Un
jour, il m'a demandé de partir en week-end avec un de ses
copains. Jusque là, j'avais tout accepté de lui, tous
ses jeux sexuels. Là, j'ai dit non. J'avais l'impression
de glisser sur la pente d'une forme de prostitution. Il m'a dit
que j'étais une bourgeoise coincée, une gamine, et
m'a mise dehors. J'ai passé dix jours dans un hôtel
minable, avec mes valises. Puis, je suis revenue le voir en lui
disant que j'étais d'accord pour faire tout ce qu'il me demanderait.
Je pleurais. Je l'ai même supplié de me reprendre.
Il m'a dit que c'était fini entre nous. J'ai appris après
qu'il y avait une autre femme derrière tout ça.
J'ai
mis longtemps à m'en remettre. Je sortais beaucoup, avec
beaucoup d'hommes. Mais j'étais incapable d'avoir une relation
suivie. Dès qu'un homme me plaisait vraiment, ou me donnait
du plaisir, je m'en allais de peur de retomber dans la même
dépendance qu'avec ce type qui avait profité de moi.
A la boutique, j'ai sympathisé avec une vendeuse, une vietnamienne,
qui avait du succès avec les hommes et se faisait un peu
entretenir par eux. Elle m'a expliqué que c'était
facile d'avoir un homme, que la plupart des femmes étaient
passives au lit alors que les hommes aimaient au contraire les femmes
actives. Elle me disait qu'un homme, ça se tient par le sexe,
que les hommes étaient plus vulnérables physiquement
que les femmes avec leur sexe qui pend, qui est facile à
prendre et sensible aux caresses. Elle m'a appris à ouvrir
les jambes des hommes, à leur caresser l’anus, à faire
des fellations particulières, à m'entraîner
sur un godemichet, à contracter les muscles de mon vagin
pour faire jouir un homme sans bouger.
A partir de ce moment, je me suis sentie plus forte dans mes relations
avec les hommes. Quand un homme me plaisait, je prenais le contrôle
de nos relations sexuelles, c'était moi qui lui faisait l’amour,
à genoux sur lui. Et ça marchait !
J'ai vécu avec deux hommes. Le second travaillait dans l'informatique,
qui était alors en plein boum. Il m'a payé une formation
d'un an, et je suis devenue commerciale dans une société
qui informatisait des PME. Ce travail me plaisait. Je gagnais bien
ma vie. Et je m’offrais de temps en temps de courtes aventures où
j'aimais changer de rôle : là, je n'étais plus
active, mais au contraire complètement passive. Ca me plaisait.
J'ai rencontré mon futur mari en équipant la société
dans laquelle il travaillait. J'ai compris tout de suite que c'était
l'homme que j'attendais, même s'il était plus âgé
que moi et marié. Je l'ai voulu et je l'ai eu, par le sexe,
comme ma copine me l'avait appris.
Six mois plus tard, on vivait ensemble. Encore un an, et on se mariait.
Je l'aimais, je l'aime encore. Et comme je ne voulais pas le perdre,
j'ai vraiment tout fait pour lui donner plus de plaisir au lit qu'il
n'en avait jamais eu. Ca me rassurait de le sentir dépendant
de moi physiquement. Là, c'est moi qui lui ai appris à
ouvrir les jambes, à se laisser caresser, à se laisser
pénétrer l'anus, à ne pratiquer qu'une position
en amour : lui dessous, moi dessus. Pendant l'amour, je lui faisais
dire qu'il m'appartenait, qu'il était à moi.
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