Témoignage

Un maître doit aussi savoir
se dépasser...

(le 01.10.2004)

 

e suis dominateur et voulais vous conter une petite histoire qui m'est arrivée. J'espère qu'elle vous touchera ... Suite à une annonce, je recois une réponse d'une personne souhaitant que nous commencions une relation D/S. Malheusement, m'écrit-elle :
- Je ne rentre pas dans vos critères, je mesure 1.58 m, je suis ronde (85 kg) et j'ai 50 ans. Mais je suis très motivée.

J'AI 38 ANS, BIEN FAIT SANS ETRE MANNEQUIN, du charme sans être sur les affiches. Nous échangeons quelques mails qui, très rapidement, témoignent de sa palpitante motivation. Je pousse toujours plus loin, et toujours elle me répond, avec une émotion qui me touche.
"M" aime l'exhibition, l'humiliation, adore plus que tout obéir aux ordres, et a déjà goûté des pinces à seins et du fouet. Assez légèrement, pour celui-là. Elle a déjà eu un premier maître, progressivement abandonné suite à une mutation. Etant assez cérébral, ces mails m'avaient donné envie d'aller plus loin, ce que je lui confirmais.
Nous prîmes rendez-vous dans une chambre d'hôtel. J'ai dû me retenir toute la semaine de ne pas demander leur poids aux femmes rondes que je croisais dans la rue. J'avais beau me livrer à de savantes extrapolations, je ne me représentais pas une femme de 1,58 m pour 85 kg. Je passais sur les 50 ans.

Le jour de la rencontre, j'ouvris la porte à une femme aux cheveux très courts, au visage un peu masculin barré par d'imposantes et épaisses lunettes. En lieu et place du tailleur/jupe/talons que je lui avais demandé, elle portait une veste beige désuète imprimée d'étonnants motifs de rameaux, et une jupe noire de grosse toile.
Son angoisse de l'instant est palpable, je la rassure par quelques mots d'accueil et de détente.
- On commence, vous êtes prête ?
- Oui, a-elle juste la force de prononcer dans un souffle.
A cet instant, il faut la guider, ne pas l'écraser, lui demander peu de choses qui sont déjà beaucoup. Je prends le temps de l'observer. Oui, 85 kg, c'est très gros. Je n'en ai pas l'habitude. Que pourrai-je ordonner ? Comment me comporter avec elle, comment la guider ? Non, c'est trop, beaucoup trop. Mais quand on joue à ce jeu on ne peut pas abandonner si facilement, on ne s'arrête pas à ces détails : ne pouvoir dominer que de belles femmes, c'est trop facile, ça perd une partie de son sens.
La séance commence. Face tournée contre le mur, bras le long du corps, M. attend les ordres. Pour la faire s'oublier un peu, je décide de commencer par une inspection physique et verbale. Humiliation légère liée à un choix de vocabulaire au final assez vulgaire. Succession de positions d'inspections. Bras derrière la tête, dans le dos, cuisses écartées, à quatre pattes, cuisses repliées, quelques pas, stop, ne plus bouger, bras en croix, tout contre le mur, cambrée, plus cambrée encore, plus bas les bras, le dos à l'horizontale, la tête tout en bas. Ne plus bouger. Puis les commentaires, les mots qui blessent, les mots chirurgiens qui scalpent la fierté et la réduisent en fines lanières. Ce seront les fouets de son plaisir. Sa respiration se fait haletante, elle me suit, elle est là, avec moi. Je n'ose la déshabiller tout de suite, j'ai peur de ce que je vais découvrir. Moi aussi, il faut que je m'oublie et descende les premières marches des enfers.

La veste tombe. 85 kilos de chair blanche émergent, surmontés d'une petite poitrine tombante. Je découvre la jupe, roule la culotte sur les cuisses écartées. Les 85 kgs se tiennent devant moi. Je n'ai jamais vu ça : large, pendant en couches multiples, et au bout, tout en bas, deux petites chairs qui oscillent, les fesses. Elle se tient de dos, elle ne voit pas mon expression. Le moment est difficile pour les deux. Elle veut se faire humilier ? Ce sera ma porte de sortie ! Je l'insulte, la traite de tous les noms, je n'ose pas encore la toucher. De toute façon, je ne pourrai pas la pénétrer - ce n'était de toute façon pas au programme.
Une sorte de colère me monte. Bien, j'utiliserai l'énergie de cette colère pour continuer. La séance se déroule, chacun commence à décoller et à pénétrer dans cette sphère si fascinante où tout peut devenir possible. Je marque plusieurs poses, lui permettant de récupérer. Nous allons loin pour une première rencontre.
Allongée sur le lit, (c'est le seul moment où je lui autorise le lit), je la recouvre avec douceur d'un linge et lui apporte à boire. Je la regarde différemment.
Nous reprenons, plus durement, plus intensément, je suis très calme, très concentré et pourtant, je sue à grosses gouttes. Elle est agenouillée au coin. Mains dans le dos, puis mains écartant les fesses, je lui écrase les seins contre l'angle, elle lèche le mur. Je la fouette, durement. Je sens qu'elle s'abandonne. Je lui passe une corde autour du cou et l'attache à une chaise. Sur le dos, je lui lie les poignets aux chevilles, lui passe une barre d'écartement entre les cuisses. La corde prend le milieu de la barre, lui passe devant le visage, je l'attache à un pied du lit, en prenant soin de bien tirer pour exposer au maximum ses orifices et son humiliation. Je lui plante un plug dans l'anus, suivi d'un gros gode dans la bouche. Elle suce l'objet avec avidité. Je la fouette sur tout le corps, visage inclus. Tout son corps tremble et se secoue, j'ai l'impression qu'elle sort d'elle-même.

Elle est exposée dans un état d'humiliation terrible. J'ouvre la porte de la chambre, au vu de tous ceux qui pourraient passer. C'est le coup de grâce. Elle m'avait pourtant dit qu'elle ne pouvait s'exhiber en lieu public. Je maintiens la porte ouverte suffisamment longtemps pour lui permettre de jouir de cette horrible et perverse confusion des sentiments.
Elle a franchi ce cap pour elle, on continue donc encore plus loin : dans ces moments-là, il faut pousser le jeu un peu trop loin, la personne soumise est véritablement prête à tout. Dans un moment d'excitation, je remplis un verre d'eau et lui jette brutalement sur le visage. Elle est dos à terre, immobilisée, le sexe et l'anus largement exposés aux yeux de tous, engodée, fouettée, sucant un gode, et je viens de lui jeter un verre d'eau au visage comme si elle n'était qu'une vulgaire tâche sur le sol.
Il y a toujours un équilibre fragile à maintenir, fragile et subtil. Si le verre avait été rempli d'un autre liquide, c'aurait peut-être été trop. Je la récompense, elle vient de se surpasser.

On se détend, je la félicite, l'accompagne sur le lit et prend soin d'elle. Elle reprend son souffle. Je lui dit des mots qui font du bien, qui donnent un sens à ce qu'elle fait. Elle ferme les yeux. Ca y est, elle est totalement détendue, pleinement libérée. Elle me dit être fière d'elle, d'être envahie d'un sentiment de plénitude.
Elle sourit, je lui souris. On revient lentement à la réalité, on remonte à la surface...
Je la regarde. Aucune trace de perversité. Je me demande alors si le D/S est un moyen d'approcher les dieux ? Les orientaux disent bien qu'il faut s'oublier pour atteindre les hauts degrés du nirvana. Etrange pourtant de chercher le nirvana dans une chambre d'hôtel anonyme, intégralement pénétrée de godes en guise de cierges...

Je n'ai pas continué cette relation. Sans doute étaient-ce là mes limites.

 

Fantasmes
Je souhaite rencontrer une femme de tendance soumise dans ma région (Sud-Est) pour relation suivie ou éphémère. Vous ne pouvez vous empêcher de frémir quand vous entendez parler de soumission ? Echangeons quelques mails...

Profil
Homme dominateur, 38 ans, sophistiqué mais sachant être rude. Réside dans le Sud-est de la France. Aime les jeux de domination-soumission. Respect de l'autre. Pas de violence. Aime les femmes cérébrales. Peut recevoir.

Gentle Dominis
gentledominis@yahoo.fr

 
   
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