Témoignage

Nuit d'automne

(le 24.02.2004)

 

lle se demandait toujours, en tapant un texte sur son Macintosh, combien de gens pouvaient penser, comme elle, à l'autre signification de ce mot. C'est d'ailleurs cet autre sens qui occupait le plus souvent ses pensées.

ELLE ACHEVAIT D'ECRIRE ses instructions avec l'ordinateur. Sèches, précises, avec un luxe de détails qui la faisait toujours frissonner quand elle écrivait, récréant les situations et les images de son désir. Le scénario était minuté, les gestes répétés souvent, mais elle avait introduit des innovations dont l'audace l'étonnait encore. Ce serait pour vendredi soir. Le soir des sorties parisiennes, où tout est discrètement possible, plus racé que le samedi, trop tapageur. Elle hésitait encore : palace ou bouge. Les deux avaient leur piment.

La dernière fois, elle avait convoqué un admirateur près de la Gare du Nord, dans un hôtel misérable, où un gardien sans âge leur avait tendu une clef crasseuse.
Non, cette fois ce serait le luxe. Elle repassait les lieux en mémoire. Le Georges V, trop cher, le Prince de Galles, trop chic, le Nikko, trop de touristes. Elle opta pour le Méridien de la Porte Maillot. Un hall vaste, des chambres calmes, un décor discret. Elle l'attendrait dans ce grand hall, un peu à l'écart de la conciergerie. Il était convenu qu'elle lirait Vogue, mais elle n'avait rien dit de ses vêtements. Elle imagina un instant le prendre à contre-pied. Se rendre anonyme, une touriste américaine en fichu et paire de tennis, par exemple. Feindre l'incompréhension quand il s'adresserait à elle dans la foule qui se presse dans le hall vers 19h00. Lui répondre en anglais, lever le ton, jouer les offensées pour accroître son embarras, voire même appeler à l'aide. Elle douta qu'il puisse aimer être ridicule.
Elle décida de jouer complètement le jeu. C'est son tailleur en vinyl noir qu'elle mettrait, en vinyl, certes, mais classique et bien coupé, et finalement sage, avec ses chaussures vernies à petits talons et un maquillage léger. Un pull noir dessous. S'il pleuvait, elle porterait son grand ciré noir qui faisait tant d'effet sur les hommes. Et puis, encore dessous, rien. Elle aimait être nue sous ce tailleur, sentir à chacun de ses pas la matière crisser à même la peau. Elle s'étonnait que personne ne la remarquât dans la rue, le métro. Paris est vraiment la ville des folies anonymes.

Elle acheva d'écrire ses instructions puis signa "Madam L". Elle trouvait ce folklore des maîtres et des maîtresses un peu ridicule, stéréotypé. Mais ils y tenaient. Ce qui l'amusait, c'était d'envoyer cette liste d'instructions à son bureau. Certes elle ajoutait sur l'enveloppe la mention "personnelle", mais imaginait que sa secrétaire l'ouvrit, par mégarde, ou par curiosité, ou par jalousie encore car l'écriture et l'enveloppe étaient sans nul doute féminines.

Ce serait vendredi. Il restait trois jours. Il entra un peu en avance sur l'horaire imposé dans le hall. Il avait dû quitter le bureau plus tôt que d'habitude sous le regard soupçonneux de sa secrétaire, reprendre sa voiture au parking pour retrouver le flot des véhicules qui, en ce soir pluvieux de novembre, était encore plus dense que d'habitude. Il n'y avait entre son bureau de Neuilly et la porte Maillot que quelques centaines de mètres, mais il mit plus d'une demi-heure pour les parcourir, craignant d'être en retard et de rater ce rendez-vous.
Il n'avait reçu la lettre que le matin même, mais avait pris la veille la précaution d'entasser son matériel dans un sac lourd et volumineux. Sortir de son appartement n'avait pas été facile avec un tel équipage. Il avait dû ruser, prétexter un bien hypothétique prêt de matériel à un collègue, et justifier au téléphone son absence non prévue du soir. Un séminaire de direction, bien sûr, décidé par le président à la dernière minute. Oui, le patron des Etats-Unis débarquait, il y aurait un dîner ennuyeux, il se débrouillerait à l'hôtel pour les effets de toilette, c'est toujours bien organisé, ces meetings impromptus... Quel scénario compliqué, et tout ceci assené avec le plus parfait aplomb !
Il se demandait déjà comment expliquer le retour prématuré du sac, et craignait un rapprochement entre cet encombrant objet, lourd d'accusations potentielles, et la nuit au dehors. Il trouverait sans nul doute une explication crédible. Il aurait toute la nuit pour y penser.

Il y avait à l'entrée l'inévitable car de touristes japonais, encombrés de valise, une foule bruyante, pressée. Son sac le gênait pour se rapprocher des banquettes dispersées dans l'entrée. Il pleuvait et son imperméable en caoutchouc noir, son macintosh en SBR fabriqué pour lui sur mesure en Angleterre, imposé, ne choquait personne. Il la chercha des yeux parmi les femmes assises. Non, celle-çi ne pouvait faire l'affaire, trop jeune. Celle-ci, visiblement en dehors de tout soupçon de perversion. Encore que...
Soudain, il aperçut une silhouette près des ascenseurs, une femme en ciré noir, ceinturé. Elle, sûrement. Son détecteur de ciré fonctionnait toujours bien, quelque soit l'ampleur de la foule... Il vit la silhouette attractive entrer dans l'ascenseur, happée par le flot des japonais. Il voulut courir, mais le sac le ralentit. Il se rapprocha du desk pour demander s'il n'y avait pas de message pour lui. Mais quel nom utiliser ? Son vrai nom, ou son pseudo habituel, un peu déplacé devant tout ce monde : "Esclave latex" n'est en effet pas très commode à utiliser en public quand on est un cadre supérieur bien sous tous rapports. Il écrivit ces mots au revers d'un plan de Paris, offert par le Printemps, et le glissa au portier, qui sans étonnement ni malaise lui répondit avec la froideur professionnelle requise :
- Oui, monsieur ? Vous êtes attendu dans 15 minutes, chambre 427. La dame a insisté sur le fait que vous deviez lui donner la somme prévue, et payer la chambre d'abord.
Il s'exécuta mais ne se sentait pas enclin à entamer sur ces bases une longue conversation avec le portier et revint vite se mêler aux touristes. Il ressentit l'envie brutale de fuir, par peur de rencontrer un collègue ou un ami dans ce hall fréquenté. Quelle justification pourrait-il donc inventer, en imperméable caoutchouc, un sac à la main, dans ce hall d'hôtel ?
Cette crainte l'occupa quelques instants, puis il alla feuilleter les magazines féminins au stand de presse, toujours à la recherche des photos de mode vinyl ou cuir qui abondent dans la presse féminine à l'automne. Il jetait toutes les dix secondes un coup d'oeil fébrile à sa montre, comptant les quinze minutes fatidiques.

Puis ce fut l'heure, au bout d'une interminable attente. Il se dirigea vers l'ascenseur et se retrouva face à la chambre 427, le coeur battant la chamade. Il frappa discrètement. Pas réponse. Puis plus intensément. Silence. Des pas derrière lui le firent sursauter.
- Ne vous retournez pas, dit une voix féminine.
Il entendit le crissement distinctif du vinyl, puis une main gantée de vinyl noir lui tendit une clef.
- Entrez !, dit sèchement la voix, mais n'allumez pas la lumière !
Il entra, poussant maladroitement son sac.
- Vous êtes "Esclave latex" ? Ne vous retournez pas !
- Euh, oui..., répondit-il, presque distraitement.
- Je suis Madam L, avez vous l'argent ?
Il fouilla dans son portefeuille pour sortir la liasse de billets qu'il avait préparée et lui tendit.
- Merci, maintenant équipez-vous, je me prépare aussi. Attention, je demande que mes exigences vestimentaires soient scrupuleusement respectées. Dépêchez-vous !
Elle se dirigea vers la salle de bains, son long ciré noir brillant dans la nuit. Elle avait aussi un sac en vinyl noir à la main. Sans allumer, il commença à sortir de son sac les vêtements de latex qu'il avait rassemblés : un slip avec gode et un étui pénien, sa combinaison préférée, noire, très serrée, une cagoule intégrale ne laissant qu'un espace minime pour respirer, une paire de gants, le grand sac épais sur lequel elle avait insisté, la cape longue...
Les vêtements s'entassaient sur la moquette de la chambre, les uns après les autres, avec ce bruit mat et liquide à la fois que font les vêtements en latex. L'odeur du latex commençait à se répandre dans la pièce. Il enleva son trench, puis ses vêtements de ville, et fut nu tout de suite. Une érection naissante rendit difficile l'entrée de son pénis dans le slip très étroit. Il parvint non sans difficultés à l'enfiler, puis commença à talquer la combinaison si serrée qu'il fallait toujours beaucoup de précautions et de temps pour éviter de faire des plis et d'emprisonner l'air dans les pieds.
Il lutta quelques instants avec une jambe récalcitrante puis enfin pu fermer la fermeture éclair dans le dos, le vêtement avec la chaleur de son corps prenant rapidement sa place. Il se sentit bien, tout à coup, son appréhension avait disparue. Venaient de la salle de bains des bruits analogues aux siens, mais plus métalliques. Une combinaison en vinyl, pensa-t-il. Il enfila la cagoule sans peine, et fut totalement privé de lumière. Il tâtonna pour chercher ses gants, les enfila à leur tour. Il était prêt.

Il se rendit compte avec horreur qu'il n'avait pas reconnu la pièce avant de s'enfermer dans le noir. Il voulut ôter la cagoule, mais un coup brutal de cravache sur la main l'en empêcha.
- Tends les bras en arrière, ordonna-t-elle, et il sentit qu'elle lui passait une paire de menottes, immédiatement verrouillées, puis elle attacha les deux coudes ensemble par une lanière de cuir. Elle lui mit également un large collier de latex qui le forçait à tenir la tête en arrière et elle attacha à un anneau de ce collier une courte lanière qu'elle réunit avec les menottes. Ainsi il devait tenir les bras très haut en arrière et s'il relâchait son effort, il s'étranglait lui-même avec le collier.
Ayant fini de l'équiper, elle lui intima l'ordre d'avancer. Il comprit immédiatement qu'il ne savait pas où il se trouvait dans la pièce et ne pouvait dans l'obscurité totale repérer les lieux. Privé de ses mains, il devait avancer sans pouvoir prendre aucune précaution. Hésitant à faire un premier pas, il resta immobile, mais un coup de cravache ajusté avec précision sur ses testicules lui fit comprendre qu'il devait se mettre en mouvement. Il avança avec précaution, et ne trouvant aucun obstacle, continua sa progression hésitante. Marchant pas après pas, il butta sur un objet, son sac, qu'il chercha à contourner. Dans son mouvement, il heurta avec le genou une table basse, voulut reculer, et totalement perdu dans l'obscurité, s'immobilisa sans être capable de se repérer.
- Avance ! dit-elle.
Un violent coup de cravache au même endroit le fit se remettre en mouvement, et il heurta avec la poitrine assez brutalement un mur. - Demi tour à gauche.
Toujours les bras tendus vers le haut, la tête rejetée en arrière, il s'exécuta.
- Arrête !
Il l'entendit fouiller dans son sac, perçut un cliquetis métallique. Elle se mit à chercher sous le latex de la combinaison les pointes de seins, puis les ayant trouvées, y accrocha des pinces qui le firent reculer devant la morsure brutale du métal. La surprise passée, la douleur s'atténua, mais il savait que c'est quand elle les enlèverait que la douleur serait vive et que la sensation persisterait plusieurs jours.
Elle attacha également à ses chevilles et à ses genoux des bracelets de cuir réunis par une chaîne, elle-même reliée à son collier et tirant cette fois la tête vers l'avant. Il était ainsi déstabilisé, luttant pour trouver son équilibre.
Elle sortit du tas de vêtements la longue cape de latex noir, et elle lui posa sur les épaules, prenant soin de mettre la capuche sur le visage, et de l'attacher par derrière. Ainsi, l'air lui faisait défaut, et la vaste cape rendait ses mouvements encore plus précaires.
- Avance encore, fainéant !
Il se remit en marche, d'une démarche instable, luttant à chaque centimètre pour ne pas tomber, prenant soin de lever les pieds pour ne pas trébucher, craignant de tomber sans pouvoir en aucun cas se retenir, ou de s'assommer contre un mur.
- Tourne sur toi-même, comme un derviche tourneur !
Il se mit à tourner, et les coups de cravache distribués sur tout le corps l'incitaient à ne pas hésiter. le mouvement s'accélérait, il sentait perdre le contrôle, étourdi, suffoquant sous la cape, il allait immanquablement tomber, se fracasser le crâne contre un coin de table. Il sentait s'ouvrir sous ses pas un gouffre noir qui l'attirait inexorablement, et les coups de cravache s'accéléraient.
Soudain, il abandonna toute lutte, peu lui importait... Il continua à tourner, recherchant lui-même l'issue finale que serait sa chute.
- Plus vite ! dit-elle.
Il accéléra encore, et soudain se prit les pieds dans la cape, perdit l'équilibre et sentit son corps s'affaisser. Mais dans cette chute qui lui parut infinie, il fut brutalement propulsé d'un violent coup de pied et atterrit sur une surface molle, tête première. Le lit. A la fois déçu et rassuré, il chercha à reprendre son souffle, mais il lui était impossible de trouver un rythme de respiration normal. Le latex lui collait sur la bouche, et chaque aspiration le faisait suffoquer. C'était là la vraie punition. Elle ne l'aiderait pas, le laisserait s'étouffer sous ses couches de latex, pantin désarticulé luttant de façon stupide sur un lit d'hôtel...

Avec brutalité, elle arracha la capuche au moment où il sentait que ses forces l'abandonnaient.
Il mit quelques minutes, dans sa position inconfortable, pour retrouver sa respiration. Elle l'aida à se relever, à se tenir debout, un équilibre instable mais presque reposant. Cette lutte l'avait épuisé, il ne sentait plus la douleur des seins, ni des coups, mais la sueur dégoulinait dans sa combinaison bouillante. Alors il sentit qu'elle se collait contre lui, et apprécia la fraîcheur de la combinaison de vinyl qu'il devinait. Il avait envie de la prendre dans les bras, de l'embraser. Au moment où il se sentit en confiance, elle tira sur les deux pinces des seins simultanément, les lui arrachant. La douleur fut fulgurante, imprévue, et il ne pouvait se masser les seins pour faire revenir la circulation.
- Bien cette entrée en matière me parait intéressante. Je vais devoir te rafraîchir.
Elle le libéra de tous ses liens, enleva la cape, et le prit par la main pour l'entraîner dans la salle de bains.
- Monte dans la baignoire !
Guidant ses gestes, elle l'aida à pénétrer dans la grande baignoire. Elle le suivit, et commença à lui enfiler le grand sac intégral. Elle y fit entrer avec difficulté les jambes, puis les bras dans les manchons intérieurs qui les immobilisaient, enfin la tête dans la cagoule du sac. Vérifiant que les trous pratiqués dans la cagoule étaient bien en face de ses narines, et lui permettaient de respirer convenablement, elle remonta la fermeture éclair fermant totalement le sac. Puis elle attacha le collier autour du cou, et inséra dans les ouvertures des narines deux petits tuyaux en caoutchouc, attachés eux-mêmes au collier.
Ces préparatifs achevés, elle l'aida à se coucher dans la baignoire, ce qui ne fut pas aisé. Lorsqu'il fut enfin installé, elle commença à faire couler l'eau pour remplir la baignoire. Totalement immobilisé dans le sac, mais ayant trouvé un rythme de respiration presque agréable, il n'était pas inquiet de sentir le niveau de l'eau monter lentement. Elle lui massait le sexe à travers la double épaisseur de latex, et lui caressait les seins endoloris. L'eau continuait à monter, jusqu'au cou, puis à la poitrine... Il se sentit progressivement submergé par cette masse liquide qu'il ne voyait pas. Puis l'eau atteint le niveau du nez. A sa grande surprise, elle n'arrêta pas le flux qui continuait à monter. mais le tuyau était solidement fixé, et suffisamment long pour être au dessus du niveau de l'eau. Il continuait à respirer sans problème, contenant bien le rythme de sa respiration. L'eau montait encore, le submergeant totalement. Il était bien dans ce milieu liquide et chaud, abandonné à ses sensations.
L'eau s'arrêta de couler. Puis plus rien. Il perçut l'écho lointain de la fermeture de la porte, et soudain se mit à paniquer. Non, elle ne pouvait l'abandonner comme ça, dans cette baignoire, sans surveillance, contrairement au strict code de sécurité du SM. Mais il ne percevait plus aucun mouvement dans la pièce. Il chercha à se calmer, retrouvant sa respiration. Il y parvint assez vite, se raisonnant et calmant son rythme cardiaque.
Mais tout à coup, l'air ne lui parvenait plus. Pourquoi ? Que se passait-il ? Les tuyaux seraient-ils tombés dans l'eau ? Il ne trouvait pas d'explication, mais lutta contre le sentiment de panique qui l'envahissait. Ne pas bouger, contrôler la respiration, ne pas se retourner ce qui serait fatal. Mais cette bonne résolution ne tint pas. Il donna un brutal coup de rein pour sortir la tête de l'eau, mais glissa et retomba violemment au fond de la baignoire. Mais l'air était revenu par magie.
Puis il entendit le bruit de l'eau s'écoulant de la baignoire et sentit le niveau baisser. Il avait la tête hors de l'eau. Il respirait librement. Elle était probablement restée à ses côtés, lui faisant croire qu'il était abandonné seul, et c'était elle qui avait interrompu délibérément l'arrivée d'air.
- Alors, ce séminaire de direction se passe dans de curieuses conditions, "Esclave latex" ? Le boss des USA a raté son avion ??
Cette voix familière, depuis le début... C'était elle. Sa femme, bien sûr. Mais comment, elle, ici, pour faire ça, et avec autant de maîtrise ?
- Surpris, non ? On se cherche une maîtresse latex, esclave ? Et bien je suis là... Mais il a fallu que je remonte la piste du minitel, et que je me livre avec intérêt à ce genre d'exercice avec trois de tes semblables avant de te retrouver. Tu comprends, les cadres cherchant une maîtresse latex sont légion dans les CV des messageries, mais j'ai eu finalement la main heureuse. Tes trois confrères m'ont laissé un petit pécule qui va me permettre de m'habiller comme tu aimes ! Le drame pour toi, c'est que j'y ai pris goût. Pour te punir, je vais te laisser là toute la nuit et je reviendrais te chercher demain matin, si je n'oublie pas. Bonne nuit, esclave !
Elle mit le chauffage au maximum et, cette fois, sortit vraiment de la chambre en refermant ostensiblement la porte.

rubberjohn@rubberist.org

 
   
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