Témoignage

Histoire d'une rencontre

(le 24.02.2004)

 

e me prénomme Philippe, j'ai 47ans. Je vis dans une grande ville du sud de la France. Je suis célibataire et gay. Représentant pour une grande marque de cosmétique, mon entreprise a organisé une grande soirée promotionnelle destinée aux grossistes et détaillants en parfumerie du Grand Sud.

MES PATRONS M'AVAIENT PREPOSE à l'accueil des invités que je devais guider jusqu'à leur table après avoir remis à leurs épouses un petit cadeau de bienvenue. La rencontre que je devais faire ce soir là allait modifier le cours de ma vie.

La plupart des invités étaient déjà installés quand un homme seul sortit d'une voiture de luxe dont il remit les clés au voiturier du grand hôtel où se déroulait la manifestation.
Je m'avançais vers lui en souriant pour lui souhaiter la bienvenue. C'était un quadra, athlétique, à l'allure très virile, très élégant dans son costume sombre. Lui tendant la main, il me donna une poignée de main très ferme. Aussitôt quand nos regards se croisèrent, je fus frappé par l'acuité du sien. J'eus l'impression d'être fouillé de l'intérieur ce qui me mit mal à l'aise. Je crois avoir bafouillé quelques mots. Il me donna son carton d'invitation et je vis qu'il s'agissait d'un important grossiste d'une ville voisine, dépendant d'un autre secteur commercial et que de fait je n'avais jamais rencontré.
Des quelques mots qu'il prononça, je retins son ton ferme, autoritaire. Tout en lui respirait le Chef. Je le conduisis à sa place, en le précédant. Je ressentis une étrange impression qui ne me quitta pas. Tout au long du spectacle de présentation des produits j'eus l'impression d'être observé et je n'osais pas regarder dans sa direction...
A la fin du spectacle de présentation, un grand repas devait réunir l'ensemble des invités par petites tables de 20 personnes, chacun s'installant au gré de ses connaissances. Alors que j'avais pris place, je vis arriver le quadra que j'avais accueilli.
- Vous permettez ? dit-il en s'asseyant à côté de moi, à la place restée libre.
Il se présenta :
- Je me présente. Richard T., directeur régional.
-
Philippe B. agent commercial.
Il débuta la discussion de manière très agréable et nous échangeâmes des propos sur nos fonctions respectives, les résultats commerciaux, les perspectives de développements des secteurs puis insidieusement la discussion prit un tour plus personnel.
- Notre métier comporte beaucoup de sujétions qui le rend parfois difficilement compatible avec une vie de famille. Vous êtes marié Philippe ?
Je répondis :
- Non.
- Des attaches sentimentales ?
- Pas davantage.
- C'est bien. Vous êtes encore jeune. Votre carrière n'aura pas à en souffrir. Une grande disponibilité peut vous valoir des promotions flatteuses. j'ai pu voir à l'excellence de votre accueil tout à l'heure que vous avez des potentialités intéressantes qui méritent d'être développées !
En disant ces mots, Richard vrilla son regard dans le mien, me faisant rougir malgré moi.

Le service commença. On apporta des assiettes de salade composée où je découvris avec horreur des pois chiches. J'écartais discrètement ceux-ci au bord de l'assiette. Mon voisin me dit alors :
- Vous devriez manger ces pois chiches. Essayez de vaincre cette répulsion. Allez-y !!
Cette répulsion ? Comment pouvait-il savoir que je détestais les pois chiches alors que je n'avais pas terminé mon assiette et que je m'étais comporté de manière aussi discrète que possible pour ne pas les manger ? Comme j'hésitais je l'entendis :
- Alors vas-y qu'est ce que tu attends ?
Le ton de sa voix, ce tutoiement surprenant et soudain me troublèrent profondément. C'était un ordre prononcé avec autorité. Comme mécaniquement, sans même véritablement réfléchir, je commençais à obtempérer.
- Eh bien ! Tu vois ce n'est pas si difficile. Tu arrives à te dépasser. Il suffit de savoir te commander !
Je n'osais rien répondre, étant de plus en plus mal à l'aise, craignant au surplus que notre conversation soit perçue des convives voisins bien que ceux-ci soient absorbés dans des discussions animées.
Sa main se posa fermement sur mon avant-bras.
- Tu sais dans la vie, il y a des hommes faits pour commander et d'autres pour obéir. Dans quelle catégorie te classes-tu ?
Je restais un moment silencieux et rougissant. Je me demandais comment cet inconnu avait pu en de si courts instants et après quelques paroles banales découvrir ma véritable nature. Tout cela se bousculait dans ma tête et je sentis dans mon slip un début d'érection, me félicitant d'être assis à table. Sa pression sur mon bras se fit plus forte à la limite de la douleur, il avait une poigne très puissante. Je finis par lâcher dans un murmure :
- Obéir.
- C'est bien de se connaître. C'est la première étape. A toi de progresser. L'obéissance n'est pas une fin en soi c'est un moteur qui aide à s'accomplir. Mais il faut être guidé et... bien guidé...
Son regard plongea dans le mien m'obligeant à baisser les yeux.
- Je crois qu'il faut qu'on parle tous les deux. Le lieu n'est pas très indiqué. Tu te souviens de Master R. ?
En entendant ces mots, des souvenirs me revinrent aussitôt en mémoire. Une rencontre sur Internet quelques mois auparavant avec un Maître, de longs échanges... Je frissonnais. Comment connaissait-il ces détails de ma vie ?
- Je suis ton Maître.
Je restais comme pétrifié. Le ton se fit dur.
- Tu as oublié tes ordres de base ? Alors ?
Je compris et pris sa main pour y poser un baiser, rougissant et coeur battant devant le risque de voir ce geste surpris par les invités.
- Que portes-tu sous ton pantalon ?
- Un slip, Maître.
Spontanément, je retrouvais mes réflexes face à mon MAITRE.
- Tu vas aller aux toilettes, enlever ça et me le donner, allez file !

Je quittais la table, traversant la salle, mon coeur battait la chamade et mes jambes flageolaient. Dans une cabine je quittais mon slip, je bandais et dus résister au désir de me branler pour me calmer. Je mis le slip dans ma poche et regagnais ma place. Maître R. me dit :
- Donne le moi !
J'étais super gêné de devoir lui tendre mon slip à table mais je savais que je n'avais pas le choix. Je le lui tendis de la façon la plus discrète. Il examina soigneusement le slip qu'il étendit sur ses genoux, relevant quelques traces de liquide séminal.
- Bon ce repas s'éternise. Il est temps de rentrer. Je t'emmène. On a un long week-end devant nous.

On quitta la salle. Je prétextais auprès de mon chef de secteur un léger malaise du à la chaleur pour justifier mon départ. Je retrouvais Master R. à l'extérieur où le voiturier avait amené sa B.M.W.
- Monte. On va dans ma maison de campagne.
Je risquais une demande :
- Puis-je passer prendre quelques affaires chez moi Maître ?
- Tu n'en auras pas besoin.
Un peu plus loin, Il arrête la voiture et m'ordonne de lever la main droite. Il m'attache un lacet de cuir au poignet et il me dit :
- Tu es maintenant mon valet-chauffeur. Conduis -nous à Ma propriété en suivant scrupuleusement le code de la route et Mes Instructions. Tu apprendras d'autres codes avec Moi.
Il sortit et prit place à l'arrière. Son regard me vrillait la nuque.

On roula longtemps avant de parvenir vers 3 heures du matin devant le portail d'une grande propriété discrètement dissimulée derrière de hauts murs où je remarquais une grande piscine éclairée.

 

Mon profil
Je suis un homme de 47 ans, gay et soumis, de tempérament très cérébral qui apprécie beaucoup les échanges épistolaires avec des Maîtres expérimentés qui partagent le même goût. J'aime élaborer avec le conseil éclairé de Maîtres et dans le cadre de jeux de rôle, des récits qui me permettent de donner libre cours à mes fantasmes les plus secrets et de révéler ma personnalité. Je me permets de vous livrer l'une de ces oeuvres de fiction dont l'écriture a été supervisée et contrôlée par un Maître qui a accepté de me prendre à son service à distance, me préparant ainsi à mettre en pratique certains de mes fantasmes dans une relation où la composante MAITRE/esclave aurait une grande part.

Votre valet
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