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A CHAQUE PULSATION CARDIAQUE le téton réagit, la pression
augmente et je la sens. C'est comme le début de quelque chose,
une nouvelle étape dans ma définition de moi-même,
une porte entrouverte sur une partie de mon être qui jusque
là attendaient un déclic pour s'épanouir. Le
toucher me fait mal, mais la douleur du perçage était
moindre par rapport à ce à quoi je m'étais
préparé. L'aiguille a doucement traversé toutes
les couches de l'épiderme et de ma chair pour ressortir enfin,
sous la pression que j'exerçais dessus de manière
continue. Une traversée lente, mais inéluctable, paraissant
naturelle, comme nécessaire. Puis je l'ai senti sous mon
doigt de l'autre coté, perforer ma peau une seconde fois
et ressortir. Rose me regardait avec beaucoup d'attention de ses
yeux foncés pendant toute l'opération, sans rien dire,
se contentant d'observer. C'est elle qui m'avait suggéré
de tenter cette transformation par moi-même pour cette seconde
fois. Je l'avais rencontré autour d'un concert il y a un
plus d'un an, on avait discuté tard de tout et de rien les
yeux brillants, pleins de promesses. Un peu plus âgée
que moi, brune, un regard superbe, une très belle femme de
25 ans, elle m'avait plu immédiatement avec une évidence
incroyable. Plus tard, nous nous sommes revus. La nuit avait été
sublime, et au matin c'était comme si elle avait été
là depuis toujours. On ne s'était plus quitté
depuis, et au bout de trois mois nous avions pris ensemble un petit
appartement à Paris. Dans le quinzième, au dix-huitième
étage d'une des tours de Beaugrenelle, un quatre pièces
moderne et confortable avec une vue imprenable sur la ville qui
nous plaisait à tous deux.
Notre
relation avait été faite de beaucoup de tendresse,
d'envies, et nous partagions tout, du moins en avais-je alors l'impression.
Jusqu'à ce qu'elle commence à me modeler selon ses
désirs, tant physiquement que psychologiquement, et ne dévoile
réellement ce qu'elle attendait de moi. Depuis nos premiers
ébats elle aimait me masser les seins, et le faisait souvent,
aussi bien lors de nos rapports que dans le métro à
travers mes chemises. Elle me disait trouver injuste pour les hommes
que ceux-ci ne puissent profiter d'autant de sensations à
ce niveau que les femmes, mais qu'elle m'aiderait de son mieux.
Après quelques mois, je me surpris moi même en train
de me les masser, et d'en éprouver des sensations agréables.
Mes mamelons étaient devenus sensibles, et semblaient même
avoir légèrement grossis sous les caresses répétées.
Rose
avait un certain nombre de piercings et je savais qu'elle adorait
cela. Sa langue, son nombril et ses grandes lèvres ainsi
que son clitoris étaient traversés de bijoux. Je comprenais
mal en quoi c'était excitant, mais d'un point de vue esthétique
j'appréciais plutôt de voir cet éclat entre
ses lèvres quand elle parlait. Et l'embrasser était
finalement plus agréable avec le piercing que sans, ce qui
m'avais étonné de prime abord. Elle amena l'idée
doucement, en exprimant son regret d'hésiter de ses faire
percer ses mamelons, pour la douleur et la gêne possible plus tard
pour les enfants qu'elle désirait. Elle semblait aussi inquiète
de savoir si ça me gênerait dans les caresses que je
lui prodiguais toujours avec ardeur qui ne fléchissait pas
tant elle me plaisait, m'excitait. Un jour enfin, elle m'avoua que
l'idée de me voir avec un sein percé lui plairait
énormément, et me parla de la sensibilité accrue
que le piercing pouvait engendrer. Je me renseignais donc sur Internet
à quelle douleur m'attendre, aux risques d'hygiène,
en me demandant si ça pouvait en fin de compte me plaire.
A
son anniversaire, je lui offrais le droit de disposer comme elle
l'entendrait de mon sein droit et la région avoisinante,
pensant ne pas aller plus loin qu'un piercing que je pourrai enlever
dans le cas où cela ne me plairait pas. Pour me remercier
elle m'embrassa doucement, puis me déshabilla et me fit jouir
jusqu'à ce que je n'en puisse plus, toute la nuit jusqu'à
ce que je m'effondre dans le sommeil. Au matin, je vis à
mon réveil un sourire immense, et elle se jeta sur moi une
nouvelle fois, mais n'aborda plus le sujet. Nous étions fin
avril.
Quinze
jours plus tard, un vendredi soir, je la trouvais en rentrant du
boulot en train d'ouvrir un colis postal. Elle en sortait un certain
nombre d'ustensiles que je n'avais jusqu'à présent
connu qu'en photos sur des sites Internet, les étalant sur
la table du salon. Pinces, bijoux divers en métal brillant,
aiguilles de tailles et longueurs diverses peu rassurantes. Elle
n'avait pas besoin de me dire ce qu'elle comptait en faire tellement
c'était évident, même si la quantité
d'anneaux me laissait songeur : comptait-elle se poser elle même
d'autres piercings que ceux ornant déjà son corps
?
Elle me demanda de m'allonger sur notre lit, et de l'attendre, puis
alla dans la salle de bain faire quelques préparatifs. Quand
elle revint, je l'attendait torse nu sur nos draps, et je dois l'avouer
plutôt inquiet. Rose se pencha sur moi, et m'embrassa longuement.
"Je t'aime, mon chéri."
Puis
elle me passa un bandeau noir sur les yeux, m'expliquant de sa voix
douce et pénétrante qu'elle préférait
me laisser imaginer au fur et à mesure ce qui allait se passer.
Nous l'avions souvent utilisé lorsque nous faisions l'amour,
cela ne me gênait donc pas sachant combien pour elle les piercings
pouvaient être érotiques. Elle me demanda, tout en
prenant mes bras dans les mains si elle pouvait les attacher, que
cela ajouterait à son excitation et l'aiderait à opérer.
J'hésitais, ma Rose m'étonnait mais je lui faisait
pleinement confiance depuis cette soirée où son regard
brun brûlant m'avait transpercé et capturé.
J'acquiesçais d'un signe de tête, et je sentis mes
mains liées aux montants du lit. Elle ne me demanda rien
quand elle entrava mes pieds de la même manière. Mais
il s'agissait de Rose, l'amour de ma vie, la femme de mes rêves
et de mes nuits : je pensais à son sourire et attendais la
suite. Je sentis le froid d'un objet en métal glissant sur
mon ventre, remonter doucement jusqu'à mon sein gauche. Une
pince probablement. Elle happa mon mamelon, le serrant fermement,
faisant un peu mal. Je m'attendais ensuite à une douleur
fulgurante, puis que Rose me délie. Au lieu de cela, elle
m'enleva ma ceinture, puis fit glisser mon pantalon le long de mes
jambes, en prennent on temps. La douleur à mon sein devenait
forte, je tentais de lui signaler mais je ne pouvais pas parler
dans l'état où elle m'avait immobilisé. Elle
se mit à caresser mon sexe, tendu à l'extrême
par la situation dans laquelle je me trouvais qui m'excitait singulièrement,
puis y appliqua sa bouche et me lécha en prenant son temps,
sûre d'elle. La douleur, ses lèvres, je me sentais
complètement vulnérable, elle aspirait de moi tout
contrôle, elle aspirait ma volonté et j'explosais dans
sa bouche dans un état d'abandon complet. La douleur qui
suivit fut un pincement fort, suivit d'une énorme chaleur
au niveau du sein, mais cela ne suffit pas à me sortir de
ma torpeur. J'étais vidé, épuisé, il
s'était passé quelque chose et tout avait changé.
Elle ne me libérait pas, je sentais qu'elle me piquait avec
ce qui devait être une aiguille un très grand nombre
de fois tout autour de mon sein déjà très malmené.
Cela dura longtemps, mais j'avais perdu sous ce bandeau toute notion
de temps, et toute volonté de protester dans l'état
d'épuisement dans lequel elle m'avait lentement amené.
Puis je sentis ses mains détacher mes jambes, qu'elle massa
doucement. Elle se glissa ensuite dans nos draps, nue contre mon
corps, me détacha les bras, puis le bandeau.
La pièce était noire, la nuit tombée, Rose
se blottit contre mon dos en murmurant "il est bien tard mon amour,
surtout ne touche à rien je m'occupe de tout. Tu es épuisé,
la semaine a été dure pour tous les deux alors pas
de réveil demain. Fais de beaux rêves..." et m'embrassa
dans le cou.
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