Témoignage

Rose, mon amour, ma maîtresse

(le 24.02.2004)

 

e viens de me percer le sein. Mon mamelon gauche est maintenant traversé par une aiguille, d'une épaisseur d'un bon millimètre. Et cela m'excite ˆ mon plus grand étonnement. Cela m'étonne encore, mais sentir cette tige de métal en moi me fait bander, comme quoi les choses ont bien changé.

A CHAQUE PULSATION CARDIAQUE le téton réagit, la pression augmente et je la sens. C'est comme le début de quelque chose, une nouvelle étape dans ma définition de moi-même, une porte entrouverte sur une partie de mon être qui jusque là attendaient un déclic pour s'épanouir. Le toucher me fait mal, mais la douleur du perçage était moindre par rapport à ce à quoi je m'étais préparé. L'aiguille a doucement traversé toutes les couches de l'épiderme et de ma chair pour ressortir enfin, sous la pression que j'exerçais dessus de manière continue. Une traversée lente, mais inéluctable, paraissant naturelle, comme nécessaire. Puis je l'ai senti sous mon doigt de l'autre coté, perforer ma peau une seconde fois et ressortir. Rose me regardait avec beaucoup d'attention de ses yeux foncés pendant toute l'opération, sans rien dire, se contentant d'observer. C'est elle qui m'avait suggéré de tenter cette transformation par moi-même pour cette seconde fois. Je l'avais rencontré autour d'un concert il y a un plus d'un an, on avait discuté tard de tout et de rien les yeux brillants, pleins de promesses. Un peu plus âgée que moi, brune, un regard superbe, une très belle femme de 25 ans, elle m'avait plu immédiatement avec une évidence incroyable. Plus tard, nous nous sommes revus. La nuit avait été sublime, et au matin c'était comme si elle avait été là depuis toujours. On ne s'était plus quitté depuis, et au bout de trois mois nous avions pris ensemble un petit appartement à Paris. Dans le quinzième, au dix-huitième étage d'une des tours de Beaugrenelle, un quatre pièces moderne et confortable avec une vue imprenable sur la ville qui nous plaisait à tous deux.

Notre relation avait été faite de beaucoup de tendresse, d'envies, et nous partagions tout, du moins en avais-je alors l'impression. Jusqu'à ce qu'elle commence à me modeler selon ses désirs, tant physiquement que psychologiquement, et ne dévoile réellement ce qu'elle attendait de moi. Depuis nos premiers ébats elle aimait me masser les seins, et le faisait souvent, aussi bien lors de nos rapports que dans le métro à travers mes chemises. Elle me disait trouver injuste pour les hommes que ceux-ci ne puissent profiter d'autant de sensations à ce niveau que les femmes, mais qu'elle m'aiderait de son mieux. Après quelques mois, je me surpris moi même en train de me les masser, et d'en éprouver des sensations agréables. Mes mamelons étaient devenus sensibles, et semblaient même avoir légèrement grossis sous les caresses répétées.

Rose avait un certain nombre de piercings et je savais qu'elle adorait cela. Sa langue, son nombril et ses grandes lèvres ainsi que son clitoris étaient traversés de bijoux. Je comprenais mal en quoi c'était excitant, mais d'un point de vue esthétique j'appréciais plutôt de voir cet éclat entre ses lèvres quand elle parlait. Et l'embrasser était finalement plus agréable avec le piercing que sans, ce qui m'avais étonné de prime abord. Elle amena l'idée doucement, en exprimant son regret d'hésiter de ses faire percer ses mamelons, pour la douleur et la gêne possible plus tard pour les enfants qu'elle désirait. Elle semblait aussi inquiète de savoir si ça me gênerait dans les caresses que je lui prodiguais toujours avec ardeur qui ne fléchissait pas tant elle me plaisait, m'excitait. Un jour enfin, elle m'avoua que l'idée de me voir avec un sein percé lui plairait énormément, et me parla de la sensibilité accrue que le piercing pouvait engendrer. Je me renseignais donc sur Internet à quelle douleur m'attendre, aux risques d'hygiène, en me demandant si ça pouvait en fin de compte me plaire.

A son anniversaire, je lui offrais le droit de disposer comme elle l'entendrait de mon sein droit et la région avoisinante, pensant ne pas aller plus loin qu'un piercing que je pourrai enlever dans le cas où cela ne me plairait pas. Pour me remercier elle m'embrassa doucement, puis me déshabilla et me fit jouir jusqu'à ce que je n'en puisse plus, toute la nuit jusqu'à ce que je m'effondre dans le sommeil. Au matin, je vis à mon réveil un sourire immense, et elle se jeta sur moi une nouvelle fois, mais n'aborda plus le sujet. Nous étions fin avril.

Quinze jours plus tard, un vendredi soir, je la trouvais en rentrant du boulot en train d'ouvrir un colis postal. Elle en sortait un certain nombre d'ustensiles que je n'avais jusqu'à présent connu qu'en photos sur des sites Internet, les étalant sur la table du salon. Pinces, bijoux divers en métal brillant, aiguilles de tailles et longueurs diverses peu rassurantes. Elle n'avait pas besoin de me dire ce qu'elle comptait en faire tellement c'était évident, même si la quantité d'anneaux me laissait songeur : comptait-elle se poser elle même d'autres piercings que ceux ornant déjà son corps ?
Elle me demanda de m'allonger sur notre lit, et de l'attendre, puis alla dans la salle de bain faire quelques préparatifs. Quand elle revint, je l'attendait torse nu sur nos draps, et je dois l'avouer plutôt inquiet. Rose se pencha sur moi, et m'embrassa longuement.
"Je t'aime, mon chéri."

Puis elle me passa un bandeau noir sur les yeux, m'expliquant de sa voix douce et pénétrante qu'elle préférait me laisser imaginer au fur et à mesure ce qui allait se passer. Nous l'avions souvent utilisé lorsque nous faisions l'amour, cela ne me gênait donc pas sachant combien pour elle les piercings pouvaient être érotiques. Elle me demanda, tout en prenant mes bras dans les mains si elle pouvait les attacher, que cela ajouterait à son excitation et l'aiderait à opérer. J'hésitais, ma Rose m'étonnait mais je lui faisait pleinement confiance depuis cette soirée où son regard brun brûlant m'avait transpercé et capturé. J'acquiesçais d'un signe de tête, et je sentis mes mains liées aux montants du lit. Elle ne me demanda rien quand elle entrava mes pieds de la même manière. Mais il s'agissait de Rose, l'amour de ma vie, la femme de mes rêves et de mes nuits : je pensais à son sourire et attendais la suite. Je sentis le froid d'un objet en métal glissant sur mon ventre, remonter doucement jusqu'à mon sein gauche. Une pince probablement. Elle happa mon mamelon, le serrant fermement, faisant un peu mal. Je m'attendais ensuite à une douleur fulgurante, puis que Rose me délie. Au lieu de cela, elle m'enleva ma ceinture, puis fit glisser mon pantalon le long de mes jambes, en prennent on temps. La douleur à mon sein devenait forte, je tentais de lui signaler mais je ne pouvais pas parler dans l'état où elle m'avait immobilisé. Elle se mit à caresser mon sexe, tendu à l'extrême par la situation dans laquelle je me trouvais qui m'excitait singulièrement, puis y appliqua sa bouche et me lécha en prenant son temps, sûre d'elle. La douleur, ses lèvres, je me sentais complètement vulnérable, elle aspirait de moi tout contrôle, elle aspirait ma volonté et j'explosais dans sa bouche dans un état d'abandon complet. La douleur qui suivit fut un pincement fort, suivit d'une énorme chaleur au niveau du sein, mais cela ne suffit pas à me sortir de ma torpeur. J'étais vidé, épuisé, il s'était passé quelque chose et tout avait changé. Elle ne me libérait pas, je sentais qu'elle me piquait avec ce qui devait être une aiguille un très grand nombre de fois tout autour de mon sein déjà très malmené. Cela dura longtemps, mais j'avais perdu sous ce bandeau toute notion de temps, et toute volonté de protester dans l'état d'épuisement dans lequel elle m'avait lentement amené. Puis je sentis ses mains détacher mes jambes, qu'elle massa doucement. Elle se glissa ensuite dans nos draps, nue contre mon corps, me détacha les bras, puis le bandeau.
La pièce était noire, la nuit tombée, Rose se blottit contre mon dos en murmurant "il est bien tard mon amour, surtout ne touche à rien je m'occupe de tout. Tu es épuisé, la semaine a été dure pour tous les deux alors pas de réveil demain. Fais de beaux rêves..." et m'embrassa dans le cou.

 

Fantasmes
Rencontrer une femme partageant les mêmes fantasmes, et les vivre, mais d'une manière plus réaliste que ce qui se prépare dans cette nouvelle toutefois.

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23 ans, grand, brun, à peine arrivé aux portes de l'univers SM

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