Témoignage

Une douche offerte
par Karine avec amour

(14.02.2004)

 

a nuit s'étire doucement et commence à recouvrir cette si paisible ville, alors que de discrets nuages menacent de se rompre, une si belle nuit, où chaque rafraîchissement est un bienfait espéré de tous. La fenêtre est mi-close et ce spectacle trouve son écho dans nos tendres moments, éternels et universels.

ELLE S'APPROCHE, AERIENNE ET CERTAINE, de mon souffle, de mon âme. Les premières gouttes qui tombent... Je sais qu'elle est en avance ce soir sur la pluie, alors que je commence à sentir et à subir ses premiers épanchements dorés, ma si jolie bouche, fine, éduquée, délicate et animée s'ouvre et s'apprête à avaler le nuage présent entre ses cuisses. Son regard est un sourire, son silence est la preuve de mon laissez-aller. Elle sent avec un plaisir sans cesse prouvé que ma bouche s'ouvre comme un sexe prêt à se faire prendre, disposé à se faire remplir de foutre.

Notre fin d'après-midi me revient à l'esprit... Un si joli salon de thé... Elle et moi... Ceylan et brioches dorées, sans même insister je savais qu'un tel moment était pour elle pure allégresse, heureuse à l'idée de partager nos silences et de savoir aussi se remplir sa vessie... Fabuleuse de la savoir être si disposée à ainsi m'abuser et être si naturellement amenée à se recharger, tel un homme, pour mieux s'épancher. Le jet se fait insistant, bouillant et sans retenue. J'avale avec peine, prisonnier de ses cuisses et honteux, réduit à une simple bouche née pour avaler, de préférence dans l'embarras le plus total et en toute circonstance bien sûr... puis sa source se tarit et je sens à son regard que je me dois de garder, sans avaler, bouche-fontaine ouverte à son regard inquisiteur, dans l'attente d'un ordre qui souvent tarde à venir, celui de naturellement avaler. Et cet ordre tarde à venir, son regard, acte de possession sans équivoque aucune, est pur amour, sans retenue ni concession, disposé à un don total, à une fusion ambigüe, à un renversement de situation si conforme à nos natures profondes...

Mes fesses me font mal et portent sur elles et en elles les sévices subis le matin même. Ses hanches si fines pourtant sont de redoutable compagnie, elle, si féminine, si fine, est si masculine, sans égards, sans compréhension, habituée à me prendre avec un manque absolu de sentiments, est mon homme, mon amant, mon mec, ma crainte, un mal au cul constant, portée à jouer par pur égoïsme, à me dilater et me défoncer sans aucune tendresse. Et j'en retire un bonheur total, un plaisir infini, je me sens garce, pute, soumise, humiliée, défoncée et cela m'est de plus en plus naturel. Moi, un homme, je me sens être moins que sa femme et cette osmose est un signe évident des équivoques et autres ambigüités qui nous hantent...

L'avantage de boire entre ses cuisses réside déjà dans l'absence de douleur. De coller ainsi ma bouche sans en perdre une goutte contre sa chatte et de faire le plein d'urine est devenu un moment d'amour, de tendresse, car aucune douleur ne voit le jour. Moi qui ai tellement pris et subi, sans pouvoir m'y soustraire ni refuser, meurtri, explosé, frappé, exposé, l'idée d'un tel moment est devenu très curieusement un moment de tendresse équivalent à un couple qui s'embrasse en s'enlaçant, les yeux chargés de tendres promesses amoureuses. Et ce moment pour moi est identique, quand nos yeux se croisent, de telles promesses voient le jour, mais, en guise de tendresse, je sais que son âme et ses sens sont tout occupés à pervertir et rabaisser tout ce qui est noble en moi. Les derniers jets de pisse se font attendre, leur venue est signe de chagrin...

Elle se relève, après s'être accroupie sur mon visage, plaquant son sexe de tout son poids sur ce qu'elle aime appeler ses toilettes. Elle marche, contente d'elle même. Mon amour tu as le beau rôle, c'est si facile pour toi, tu n'as aucun scrupules ni pudeur.
A quelques mètres, elle s'arrête et une dernière pluie frappe le sol à ma grande surprise. Je vois une flaque se former à ses pieds et un sourire à ses lèvres se dessiner... Une évidence me gagne et, de la voir s'asseoir sur son fauteuil, devant cet épanchement, un sourire si ironique et si moqueur à ses lèvres, me donne une idée précise de ce qui m'attends. Je sais que je vais attendre... Boire tiède est agréable, et elle aime souvent me refuser ce plaisir. Me voilà allongé, à ses pieds, dans l'attente d'un ordre, celui de laper, en prenant mon temps, le regard relevé vers elle, à quatre pattes, disposé à nettoyer son sol immaculé.

Les minutes s'égrainent, ses yeux sont clos, elle a pris du plaisir à se vider dans ma bouche, moi faisant office de wc, n'importe quand, n'importe et de préférence tout le temps.
Elle ne compte plus depuis longtemps mais je retiens sans lui avouer le nombre approximatif de fois où j'ai été ainsi forcé à me comporter comme aucune pute ou aucune soubrette ne l'a été. Des litres entiers en une journée, des journées répétées, des mois d'affilée, des centaines de litres et je sais que ce n'est qu'un début, pour notre plus grand plaisir à nous deux.
Ce couple qui s'enlace et s'embrasse tendrement en toute circonstance, preuve de leur union me revient à l'esprit. Qui pourrait comprendre que, pour elle et moi, de lui servir de toilette revient à la même chose ? Une demi-heure passe et elle se lève déjà et me dit avec amour qu'elle va se préparer un thé, charge à moi de faire office de serpillière, sans même m'offrir à son regard. Elle me donne 10 minutes pour laisser place nette, l'odeur de l'urine froide me dégoûte et ses yeux arrivent à lire cette répulsion en moi, créant en elle une vague d'excitation légitime.

Pendant qu'elle prépare son thé, sa voix se libère de la cuisine et me dit, d'un ton complice et compréhensif à mon amour, avant de t'incliner, fais moi le plaisir de jouir au même endroit et de tout lâcher après. Dépêches-toi mon ange car j'ai une amie qui arrive dans 15 minutes et cela ferait désordre. Je sens mes couilles pleines de sperme, abondantes et prêtes à délivrer un flot de foutre gras et odorant. Une journée sans jouir, régime habituel, au même titre que d'être le seul habilité à servir de vide-couilles, entraîné à aimer ou non le goût du sperme, avalant à sa place, à l'inverse de tout couple normal ou Madame subit les abondants caprices de Monsieur, notre couple aime inverser et naturellement me donner l'occasion et l'habitude de tout lâcher, tout boire, tout déguster, tout avaler.

Mes fesses me font encore mal, après avoir été si longuement et habilement enculé. Peu de couples acceptent la sodomie comme acte sexuel courant, notre chance à nous est de la savoir être douée et destinée à enculer... A chaque fois que je me fais prendre, je me retiens d'en jouir, sans y arriver tout le temps mais ce jour-ci, l'excitation était telle et la retenue si forte que je pressens mes couilles si grasses, gluantes et renfermant pour peu de temps un sperme salé et plein de grumeaux, fait pour être exhibé sur mes lèvres, ma langue et pour être avalé sans modération. Les minutes passent et méthodiquement ma langue et ma bouche font disparaître toute trace suspecte, la honte se faisant de plus en plus forte au fur et à mesure que l'urine froide et le sperme chaud trouvent un refuge naturel dans ce qui me sert de bouche.

Une tasse de thé à la main, elle me regarde, narquoise, je la sens prête à en rire, se retenant d'un fou rire justifiable à un tel spectacle. A t-on idée de forcer sa femme de ménage à pareille humiliation par pure gratuité ? Scène surréaliste, si perverse et si vulgaire, étant de moi toute trace d'humanité, donc de compassion, créant en elle une cruauté et une perversion sans limites. Je me dépêche de finir mon oeuvre et, à son sourire, je file m'habiller pour laisser paraître une normalité trompeuse en présence d'ami(e)s proches. S'ils savaient !

J'enfile un jeans et un caleçon moulant, mes petites fesses lisses se sentent habillées puis une chemise d'un pourpre profond, faisant de moi l'homme que nous avons décidé de souvent oublier. Sa tête dépasse de la porte, sa voix, douce et convaincue résonne dans la piéce.
- Au fait, j'avais encore envie, donc je t'ai laissé un verre plein à ras bord sur la terrasse. Quand elle sera là, je te ferais signe de monter et de le boire sans que cela se devine. Cela me ferait très plaisir mon amour et en plus, cela te va si bien !

Et elle part, indépendante, naturelle, sans méchanceté, bien au contraire, l'idée est si folle mais tout est signe de complicité et d'osmose, de respect et d'écoute, malgré de telles apparences....
On frappe à la porte, j'ouvre et voici Isabelle, je la connais à peine, elle est si naïve, si lisse et tellement gentille... Elle apporte des croissants, quelle attention délicate, nous la recevons dans le salon, le thé délivre son empreinte et se libère dans nos tasses... Isabelle demande :
- Vous avez faim ? Ils sont extra ces croissants !!!
Je m'incline et réponds :
- Non, c'est gentil tu sais, j'ai pris un gros petit-déjeuner, j'ai le ventre plein !
M a gourmandise fait sourire tout le monde, sûrement pour des raisons très contraires ! Les filles commencent à discuter, un thé à la main, doux présage en ce qui me concerne quand Isabelle partira ! Quel don de la nature de pouvoir pisser aussi souvent et aussi abondamment ! Nous étions faits pour nous entendre !!
- Les filles, je m'absente une seconde, je dois appeler mon boss, je vous laisse une minute, je reviens de suite !

Et je monte en direction de la terrasse où je trouve en évidence un verre à bière à la couleur trompeuse ! Je le prends entre mes mains, il est encore tiède, super ! Je le porte à mes lèvres et, cul sec, comme il m'en fut intimé d'en prendre l'habitude, je le vide sans réfléchir... Petite pute que tu es ! me dis-je.
Au moment où je redescends, je croise son regard. Il devient si rude et sans aucune pitié, heureuse de me savoir m'être laissé porter par une de ses idées. Cette fraction de seconde, invisible pour Isabelle, me laisse seul face à ma décadence et je vois en Elle un sentiment de triomphe si masculin, si vicieux. Pire qu'une pute me dis-je, je n'ai aucun mot pour définir la manière dont elle me perçoit et m'espère. Cette fille sans sel disparaît dans les limbes, nos apparences, intactes, scellent notre désir commun et laisse place à son côté espiègle et réservée, elle qui sait être si ingénue, si innocente, si surprise, si innocente. L'évocation de mes troubles les plus intenses alors que tout n'est que mise en scène destinée à masquer sa nature, sa préméditation, son obscurité.

De bonne humeur nous nous décidons à concrétiser un jeu qui fut longtemps évoqué sans jamais avoir été. Epistole, un si précieux complice ! La table est couverte de petits carrés de papier, tous vierges, dans l'attente d'une inscription de nature à flatter notre sensualité.

 

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Couple la trentaine, ambigus l'un comme l'autre et très attirants...

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