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LES PREMIERES SENSATIONS ont commencé avec mon coup de sonnette.
En patientant quelques instants devant la porte, je me suis concentrée
sur mon sexe nu. Je conserve dans la mémoire de mon corps
cette pénétration de ton doigt dans ma vulve, de la
surprise de mon immédiate humidité et de cette prise
de possession qui fait monter la chaleur de la peau.
Ensuite,
il y a eu l'attente de tes instruments, je n'ai pas réfléchi
à ce que tu me faisais, j'ai écouté tes mots
et me suis laissée faire, douleur et plaisir confondus. J'ai
adoré ta cravache, tes mots humiliants, les pénétrations
répétées de tous mes orifices, les coups de
martinet pour me dresser à être plus chienne encore
! J'ai peut-être franchi encore une étape dans l'acceptation
de ta douce tyrannie. Le corps rempli, sans essayer de te plaire
charnellement dans l'instant, je profite des orgasmes et des basculements
de tête. Les images sont en général très
crues et très extrêmes, elles sont le reflet des sensations
vécues. En triple pénétration, j'ai songé
à ce que tu retires tout cela et que tu me fouilles littéralement
avec ta main, dans le souhait d'une pénétration profonde
sans la médiation d'un objet. Aller au bout de quoi, d'un
don de moi et de mes résistances.
Je
reprends cette narration de mes sensations après quelques
jours. Lorsque je te l'ai écrite, elle a provoqué
en moi une humidité forte comme toutes nos interactions téléphoniques
depuis lors. Je suis repartie de chez toi le sexe douloureux, le
corps lourd et satisfait, la tête un peu tourneboulée
en me disant, t'es complètement dingue, Valérie, et
contente de moi par dessus le marché. Dans les jours suivants,
j'ai bien senti que je me maintenais dans une érotisation
plus consciente de mon corps et de mes pensées, qui n'est
pas sans produire des effets sur les messieurs que je côtoie.
Je ne sais pas si cela les émoustille ou si je passe pour
une probable chaude lapine (ou les deux), en tout cas, cela provoque
leurs attentions et ce n'est pas désagréable du tout.
Il me faut préserver une distance qui crée le mystère
et je ne sais pas toujours le faire, emportée par mon élan.
J'ai
effectivement dormi avec mon collier de chienne et ai retiré
mon string tout au long du mercredi. Je ne suis pas à l'aise
avec cela. Il est amusant de constater que pour fêter aujourd'hui
nos 12 années de vie commune, F m'a emmenée au restaurant
avec cette même exigence, ne pas porter de slip. Je souhaiterais
connaître la sensation exacte que cela provoque chez vous.
J'aimerais que nous allions faire les courses sur Paris ou sur Lille
que nous décalons sans cesse. Je reste sur une envie dont
je t'ai déjà parlé : un moment intense de un
ou plusieurs jours où je serais ta chose et entièrement
tournée vers ta satisfaction. Voilà quelques sensations
esquissées. Je ne prends pas encore tout à fait conscience
que mon corps se sent plus libre dans l'espace et que je le laisse
dégager plus de choses.
Pour
le moment, je suis obligée de faire passer cela par des objets
érotiques, j'espère y parvenir sans cela grâce
à ton aide, par mon simple positionnement. Je me suis éveillée
tout humide de songes érotiques, je ne me souviens pas très
bien de ce qui s'est passé, engourdie par un réveil
brumeux. Il y avait des hommes et des femmes autour de moi et chacun
d'entre eux plongeait un doigt ou un objet fin dans mon sexe. J'ai
immédiatement relayé cette pensée en faisant
de même. Mais là cela ne suffisait plus, il me fallait
plus et plus fort. J'aime que tu me prennes comme une petite salope.
J'embrasse mon Maître et espère ses attentions.
Ton
esclave
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