Nouvelle

L'éducation d'une soubrette

Chapitre 5 : préparatifs pour la nuit

Nous sommes à peine arrivés que Martia nous mène à la baguette, Caroline et moi.
- Bon les filles, il va falloir vous mettre en tenue rapidement, nous avons besoin de deux soubrettes dignes de ce nom, et le plus rapidement possible. Suivez-moi que je vous donne vos tenues !

Nous la suivons jusqu'à sa chambre. Je me déhanche sur mes bottes et ma jupe trop serrée, mais je me fais tout de même distancer. Martia me passe un savon en me disant que les talons hauts seront de moins en moins une excuse pour moi. J'ai intérêt, dit-elle, à m'entraîner sérieusement et à progresser si je ne veux pas abuser de sa patience.
Elle nous sort de son armoire deux tenues absolument identiques, parfaites pour faire de nous deux servantes latexées. Nous nous déshabillons rapidement et passons ces nouvelles tenues. D'abord, et ajusté au plus près du corps, nous avons droit à un corset, des bas, des gants, une culotte et une cagoule. Toutes ces pièces sont taillées dans un latex noir et brillant, et nous nous serrons mutuellement notre corset, encouragés par Martia à serrer le plus possible. Nous avons ensuite une petite robe de latex à manches bouffantes, très serrée au niveau des cuisses et s’arrêtant au-dessus du genou. Comme elle est moulée dans un latex assez épais, elle maintient fermement nos cuisses déjà gainée, nous procurant une sensation mêlée d'excitation et de vulnérabilité. Notre tenue est complétée par un petit tablier noir bordé de rouge et serré à la taille et au bas des cuisses par des courroies. Evidemment il n'est pas question de porter des chaussures plates avec une aussi belle tenue, et nous devons chausser des bottines vernies noires aux talons démesurés, fermées par des lacets et assurées à la cheville par des courroies.

Nous suivons Martia dans la salle de séjour où Malvina nous attendait, assise sur le canapé. Martia nous dit qu'elles ont été toutes deux bien patientes en attendant que nous soyons prêtes, et qu'il était maintenant temps que nous nous occupions d'elles. Caroline va se mettre au service de Malvina, et donc Martia compte sur moi. J'ai vraiment l'impression qu'elle veut s'assurer elle-même de mon éducation. En tout cas, elle fait tout pour ça.
Nous accompagnons nos maîtresses dans une pièce de l'appartement que je n'ai pas encore visité jusque là, et qui ressemble beaucoup à une loge de théâtre, en plus luxueux et beaucoup plus cosy. Canapés, coiffeuses, tout est là pour nous permettre de faire notre travail.
Nous aidons les deux femmes à se dévêtir, et les accompagnons à la douche l'une après l'autre. Bien sûr, j'avoue que j'ai pas mal de plaisir à sécher le corps de Martia avec une serviette à la sortie de la douche, car elle est vraiment magnifique, et tout autant à lui passer le sèche-cheveux. Elle est assise devant la coiffeuse, et pendant que je la brosse le plus délicatement possible, elle me parle tranquillement de sujets légers, laissant s'installer entre nous une douce intimité. Toujours attentive à souffler le chaud et le froid, elle me reprend sur un ton cinglant quand j'oublie de l'appeler maîtresse, pour reprendre ensuite un ton plus complice. Elle ne me laissera pas oublier où est ma vraie place et comment je dois me comporter en sa présence... De mon côté, je me surveille et je m'applique, mais je suis aux anges de cette nouvelle tournure des choses.
Une fois ses cheveux secs, je finis de coiffer Martia qui me demande de lui faire une queue de cheval assez lâche et tenue par un nœud papillon en velours noir. Elle me montre ensuite où sont les accessoires et je dois lui démaquiller le visage. Même si la douche a fait une partie du travail, il s'agit de prendre soin de sa peau et après avoir passé une lotion, je lui masse le visage avec un lait. Mes gants en latex, très serrés, ne me gênent pas du tout pour ça, tant ils sont ajustés à mes mains. Bien au contraire, enduits de lait ils glissent très bien sur la peau de Martia, et je pense que le contact en est même plus doux que celui d'une main nue.
Ensuite, elle me demande de lui enlever son peignoir et de lui talquer le corps. Elle m'explique que le fait d'avoir porter aujourd'hui du latex et du vinyle lui a chauffé la peau et qu'elle a besoin que cette chaleur soit un peu apaisée. Elle m'ordonne de ne négliger aucun centimètre carré et de toute évidence apprécie la manière dont je lui talque les seins puis les fesses. En voyant comment ma respiration s'accélère, elle se rend vite compte à quel point ces opérations m'excitent et ça la fait rire :
- Allons mademoiselle, un peu de tenue devant ta maîtresse, je ne risque pas de t'enlever ta cagoule si tu continues à saliver comme ça ! Calme-toi un peu et tiens-toi correctement si tu ne veux pas que je m'occupe moi-même de te calmer...
Je lui passe ensuite un superbe déshabillé en latex, ce qui me fait sourire un peu (et ça, elle ne peut pas le voir). Je crois que le talc, c'était entre autre pour ça car j'ai l'impression que sa peau aurait encore l'occasion de chauffer d'ici qu'elle se mette au lit. Mais ces réflexions-là, j'avais vraiment intérêt à les garder pour moi. Le déshabillé est vraiment superbe et lui va très bien. Il descend jusqu'à ses chevilles, et une ceinture marque sa taille. Il est échancré pour laisser deviner sa poitrine, et est fait d'un latex très lisse et très fin qui donne un très beau drapé. Elle me demande ensuite de lui chausser les bottes qu'elle a envie de porter maintenant, qui montent jusque sous le genou et sont faites aussi de latex. Elles sont lacées sur le devant, et je dois m'agenouiller devant elle pour les attacher. Les lacets me donnent pas mal de travail, car ils ont tendance à faire plisser le latex de la tige que je dois tendre et lisser régulièrement. Après pas mal d'efforts, je m'estime satisfait du résultat et l'absence de remontrance me le confirme. Les talons des bottes sont vraiment très hauts, bien plus que ceux de mes bottines, mais Martia marche vraiment avec la plus grande aisance. elle m'explique qu'elle escompte bien me voir faire aussi bien, voire mieux et assez rapidement. Charge à moi de travailler ma démarche et mon maintien !

Nous retournons au salon, où se trouvent déjà Malviana et Caroline, qui sont habillées respectivement comme nous le sommes. Martia nous fait déplacer la table basse, pour dégager un grand espace devant le canapé et nous fait porter et poser à cet endroit un grand matelas de mousse qui se trouve dans un placard du couloir.
- Voilà votre couche, les soubrettes, nous allons vous aider à vous préparer pour une bonne nuit. Nous devons ensuite tendre sur le matelas un grand drap housse de latex que Martia ramène de la chambre avec quelques accessoires. Après nous avoir fait enlever nos bottines, elle nous fait coucher sur le matelas et demande à Malvina de s'occuper de Caroline de la même manière qu'elle s'occupe de moi.
Elle commence donc par emprisonner mes bras derrière mon dos dans un monogant. Après me l'avoir passé et fixé par des boucles se croisant au niveau de mes épaules, elle le lace vigoureusement. Des mains jusqu'aux coudes, mes deux bras sont serrés l'un contre l'autre. Elle glisse ensuite mes jambes dans une sorte de corset équivalent, qui va des chevilles jusqu'au haut des cuisses, serré lui aussi par des lacets et fait de latex comme le reste de nos tenues, et je suis maintenant totalement à sa merci. J'ai droit ensuite à un bâillon plat qui m'interdit de protester, si j'en avais envie, puis elle enferme ma tête dans une cagoule de latex, et à partir de là je ne vois plus rien. En effet, il s'agit d'une cagoule intégrale serrée qui ne comporte pour seule ouverture qu'un trou au niveau de mon nez pour me permettre de respirer. Je sens enfin qu'elle attache mes chevilles avec une courroie, et qu’elle boucle une sorte de collier large autour de mon cou, qui m'oblige à redresser la tête, et qui d'après le bruit qu'il fait doit comporter quelques boucles d'accrochage.
Elles ont toutes les deux terminé leurs préparatifs en même temps, et le silence s'installe d'un seul coup. On n'entend que nos respirations précipitées à Caroline et moi, et les bruits que nos corps entravés arrachent au latex alors que nous essayons de bouger, autant que possible, pour trouver une position confortable. Je m'aperçois pour ma part que mes liens sont tellement serrés que mes possibilités de mouvement sont vraiment très limités. A chaque tentative de mouvement, je sens davantage les couches de latex se presser sur mon corps que mes membres bouger. Au bruit qu'elle fait, j'imagine que Caroline teste la situation dans laquelle elle se trouve maintenant et connaît le mêmes sensations, un peu effrayantes mais surtout délicieuses.
Je sens maintenant Martia qui me pousse doucement sur la couche jusqu'à ce que j'arrive au contact de Caroline. D'être ainsi aveuglé m'oblige à essayer d'imaginer la scène pour comprendre ce qui se passe, et mon imagination me rend tout ça encore plus excitant. Martia et Malvina passent autour de nos corps ce qui me semble être des courroies, quelles serrent sans ménagement. Il y en a suffisamment pour que Caroline et moi soyons littéralement plaqués l'un contre l'autre, mais en nous trouvant tête-bêche. Je m'aperçois qu'elles ont réglé tout ça de manière à ce que le sexe de l'un se trouve exactement au niveau du visage de l'autre.
Les premières sensations que je ressens sont la chaleur provoquée par les couches de latex et l'abandon dû à tous ces liens. Martia se penche vers moi et je sens maintenant sa bouche tout près de mon oreille. Elle me parle en me caressant doucement :
- Alors, ça te plait d'être attaché comme ça, tu a assez de liens ? Tu sais que vous composez maintenant toutes les deux un tableau très excitant ? J'ai rarement eu quelque chose d'aussi plaisant dans mon salon... Tu n'as pas mal ? Pas de problème pour respirer ?
A chaque question qu'elle me pose, ponctuée de quelques caresses, je ne peux bien sûr pas répondre par des mots, ma bouche serait bien en peine d'articuler quelque chose ! Je lui réponds donc en bougeant la tête. A la première fois, je ne réalise pas l'effet que ça doit faire à Caroline, mais je le réalise rapidement... Mon visage pris dans le latex qui vient se frotter à son sexe, ça lui plait et elle réagit en gémissant et en se trémoussant autant que le lui permettent ses entraves. Moi aussi maintenant, je commence à sentir ses mouvement contre ma queue, et ça commence à m'exciter sérieusement. Au fur et à mesure que je m'échauffe, des sensations puissantes viennent s'entrechoquer dans ma tête avec des idées et des désirs contradictoires. Mon envie de jouir est violente, et pourtant j’aimerais sortir de mon carcan pour sentir le contact de sa peau... En même temps, le contact du latex me semble délicieux et m'excite encore plus, comme le fait d'être attaché aussi sévèrement me rend presque fou de plaisir. Confusément, mais surtout de la manière la plus concrète possible, je ressens vraiment à ce moment complètement la nature de mon plaisir, fait d'un mélange au goût incomparable de jouissance et de frustration, de la recherche de la jouissance à travers les entraves, et de jouissance des entraves elle-même. Je ne sais pas comment Caroline vit ce moment, mais je sens bien sûr qu'elle le vit avec la même intensité à la mesure de l'énergie qu'elle jette dans la bataille !
Je ne sais plus à combien d'orgasme nous succombons l'un et l'autre, mais je sais que je continue à jouir même sans bander, tant l'excitation est grande, et au bout d'un moment qui m'a paru durer des jours, nous finissons tous les deux terrassés, nos mouvements se calment, et il ne reste plus dans la pièce que le bruit de nos respirations.

Au bout de quelques minutes, Malvina m'enlève ma cagoule et aussi celle de Caroline, ainsi que nos baillons.
- Bien, je crois que vous vous êtes assez amusés pour aujourd'hui, et il serait bien que vous passiez une bonne nuit. D'ailleurs, il n'est pas prudent de vous laisser comme ça sans surveillance. Vous pouvez maintenant respirer tout à fait à votre aise. Par contre, je crois qu'il vous plaira de dormir dans votre cocon de latex !
Elle détache ensuite les courroies qui nous serraient, mais nous laisse entravés et bâillonnés. Elle nous allonge cote à cote sur la couche de latex et nous souhaite une bonne nuit. Elle sort de la pièce et éteint la lumière, me laissant sur l'image superbe de son corps vêtu de latex qui se balance sur les talons hauts de ses bottes.

Fantasmes : Je voudrait connaître l'occident.

Votre profil : Femme, 30 ans, vit dans le tiers-monde, aime les expériences et le sexe, les fantasmes sans contrainte. Education supérieure dans tous les domaines

Iilva Aljina

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