Témoignage

L'histoire vraie

(le 24.03.03)

Ce récit est totalement réel. Je rapporte tous les faits tels qu’ils se sont passés. J’ai longtemps hésité à écrire mon histoire, encore plus à la diffuser. Je suis à la fois honteux et fier de ce qui m’est arrivé. J’appréhendais de le faire savoir, mais je voulais aussi le faire, car c’est la suite logique de ma soumission et de mon goût pour l’exhibition. J’ai donc pris cette décision sans doute lourde de conséquences car je signe de mon vrai nom.

J’ai aujourd’hui 48ans. De taille moyenne, je suis mince et assez musclé, les cheveux très courts. J’ai toujours été soumis, et j’ai eu de multiples expériences assez banales et répétitives. J’ai des habitués, qui viennent se soulager chez moi lorsqu’ils en ont envie, après un petit coup de fil pour s’assurer de ma présence et de ma disponibilité. C’est en général très bref, car ils viennent lorsqu’ils sont en manque. Je reçois nu, totalement rasé, immédiatement disponible pour fellation et sodomie. Parfois aussi, je me rends dans des saunas, bars ou même au bois de Vincennes en été, car j’aime être vu et pris par plusieurs. Comme vous le voyez, rien d’extraordinaire.

Il y deux ans cependant, j’ai vécu une expérience très différente et pour tout dire extrême. Je vais vous la raconter ici. Mon seul souci est de la rapporter avec le plus d’honnêteté, sans rien omettre ni rien rajouter. Je vous rappelle que cette histoire est totalement véridique.
C’était un vendredi soir. Nous étions fin juin et pour une fois il faisait beau et chaud à Paris. Je pianote sur mon Minitel, comme je le fais parfois. Un dialogue prometteur s’engage avec un connecté qui cherche un soumis. Après quelques minutes de présentation, je lui donne mon numéro de téléphone comme je le fais toujours. Je n’aime pas passer des heures sur le Minitel. C’est trop impersonnel et très cher ! A peine ai-je déconnecté que mon téléphone sonne. Une voix grave me redemande les détails anatomiques déjà donnés sur le Minitel, puis des précisions sur mes parties génitales. Je détaille mon sexe et mes testicules. Mon interlocuteur est intéressé d’apprendre que je suis rasé. Mes fesses lisses et rebondies semblent aussi lui plaire. Il me demande de préciser les capacités de dilatation de mon anus, et mon endurance aux pénétrations multiples. Je lui expose mon CV et il paraît satisfait. Il me fixe alors rendez-vous pour le soir même, dans un petit bar de Belleville.
Je procède à ma toilette intime, vérifie l’absence de pilosité de mon sexe et me rends au rendez vous fixé.
Comme convenu, je porte un pantalon et un blouson de cuir, sous lesquels je suis nu.

J’entre dans le bar. Une clientèle de quelques habitués me suit du regard lorsque je me dirige vers le bar en essayant de reconnaître mon contact. Je ne le vois pas et je commence déjà à craindre d’être venu pour rien. Je décide d’attendre quelques minutes et je commande une bière, debout au comptoir. Il fait chaud, et j’ouvre mon blouson, révélant au serveur que je ne porte rien dessous. Il me sert ma bière avec un sourire narquois. Il m’a déjà étiqueté. Je prétends ne pas entendre les quelques mots qu’il échange avec deux clients au bout du bar, mais les regards qu’ils me jettent ne laissent aucun doute sur ce qu’il leur a dit. Je décide de boire ma bière et de m’en aller. Je n’ai pas le temps de la finir que mon contact arrive. Je ne le connais bien sûr pas, mais lui m’a reconnu à mes vêtements de cuir.
C’est un homme d’une trentaine d’années, très mince et les cheveux courts. Sans un mot, il vient s’accouder à côté de moi et commande lui aussi une bière. Plusieurs minutes s’écoulent. Il boit sa bière à petites gorgées, sans reposer son verre. Je me demande ce qu’il attend pour me parler. Soudain, il fait signe au serveur de s’approcher, et lui annonce à voix haute que je suis sa putain, et que si des clients veulent en profiter, il peut arranger l’affaire.
Le serveur n’a pas l’air très surpris, et se tourne aussitôt vers les deux hommes toujours accoudés au bout du comptoir. Il n’a pas besoin de leur expliquer la situation, car ils ont entendu la déclaration de mon voisin.
Verre à la main, ils se rapprochent de nous. Me prenant aux épaules, mon contact me tourne vers eux et ouvre largement mon blouson. L’un des deux hommes passe une main sur ma poitrine, puis descend pour jauger mon sexe au travers du pantalon. Visiblement, satisfait, il indique du menton une porte à l’arrière du bar, et s’y dirige avec son acolyte.
Nous les suivons sous les regards des autres clients et pénétrons dans une petite pièce encombrée de cartons et bouteilles. En son centre se trouve une petite table qu’ils débarrassent rapidement des objets divers l’encombrant.
« A poil ! » m’ordonne l’un d’entre eux.
Je retire mon blouson, mes chaussures et mon pantalon. Je garde mes chaussettes car le sol est vraiment trop sale. Je suis poussé vers la table, et mis à genoux. Les deux hommes sortent leur sexe et l’un à côté de l’autre les présentent devant mon visage. Je prends l’une des verges dans ma bouche. Elle est encore flasque et très odorante. Je la suce avec vigueur, à la fois pour la faire durcir, et pour diluer son goût avec ma salive. Très rapidement la verge prend une belle proportion et je peux la sucer sur toute sa longueur, du gland jusqu’aux bourses. C’est alors que l’autre réclame sa part, et je laisse la première verge pour engloutir la seconde. Elle est déjà bien dure, mais beaucoup plus petite que l’autre, avec un gland pointu très particulier. Pendant que je suce l’une, je caresse l’autre sur toute sa longueur pour maintenir sa rigidité. Je sens rapidement à l’accélération de sa respiration que celui que je suce est sur le point de jouir. J’hésite entre poursuivre ma fellation, pour découvrir le goût de son sperme, et l’interrompre afin de lui donner une chance de m’enculer. Je n’ai pas le temps de me décider qu’avec un râle violent, il répand son sperme dans ma bouche, à coups de reins vigoureux. Il a beaucoup de sperme, que je trouve très épais, mais assez fade. Je le garde un moment sur la langue pour bien le goûter, puis je l’avale, et achève de le sucer pour bien le vider et nettoyer son gland. Il se retire enfin, et je m’apprête à reprendre ma fellation sur l’autre sexe lorsque l’homme me relève et me pousse à plat ventre sur la table. Je n’ai pas besoin d’un dessin. Je plaque mon torse sur le plateau, écarte les jambes et cambre bien mes reins. Je l’entends déchirer l’enveloppe d’un préservatif. Il me saisit aux hanches et je sens le gland qui glisse entre mes fesses jusqu’à trouver mon anus. Il exerce une pression, et je m’ouvre facilement, bien que ce soit la première sodomie de la soirée. Je m’étais cependant préparé, enduisant mon anus d’un peu de gel après ma toilette. Il me pénètre rapidement et après un bref arrêt totalement enfoncé en moi, il me sodomise à grands coups qui font presque ressortir son sexe de mon cul. Je le sens cogner tout au fond de moi, et le mélange de douleur et de plaisir que j’aime tant commence à m’envahir. Il me prend ainsi pendant de longues minutes. Il est très endurant. Le bord de la table commence cependant à me faire mal, et j’aimerais qu’il jouisse. Il se retire enfin, et rapidement fait le tour de la table. D’un mouvement sec il retire le préservatif et plonge son sexe dans ma bouche. Avant même que je commence à le sucer il éjacule violemment. Je le bois comme j’ai bu son collègue, mais son sperme est très différent. Je le sens très fluide sur ma langue et avec un goût très amer. Je l’avale rapidement.
Les deux hommes referment leur braguette et sortent. Je me relève. J’ai sur le bassin la marque du bord de la table. Je remets mon pantalon et mon blouson, et sors moi aussi, précédé de celui qui est désormais mon maître, et qui n’a pas dit un seul mot pendant que je me faisais prendre. Il semble cependant satisfait de ma prestation.
Nous sortons du bar, sous les regards, les rires gras et les commentaires des clients. Je devrais être mort de honte, mais je ne le suis pas. Je suis une vraie putain.

Nous marchons sur le trottoir. Je le suis docilement. Qu’a-t-il en tête pour moi maintenant ? Après quelques dizaines de mètres, il s’arrête et se retourne. Lorsque je suis à sa hauteur il m’annonce vouloir m’offrir dans un club SM, et me demande si je l’accepte. Sans réfléchir je réponds affirmativement. Il se remet en route avec un sourire satisfait. Je lui emboîte le pas. Nous marchons assez longtemps. Il n’hésite pas et connaît bien le quartier. Quant à moi, je suis perdu, mais n’ai-je pas accepté de l’être ?
Enfin nous arrivons devant un immeuble moderne très banal, dans une rue calme. A gauche de l’immeuble, quelques marches descendent vers une porte fermée. Il s’y présente sans hésiter et sonne. La porte s’ouvre sur un homme de mine patibulaire qui nous examine quelques instants puis s’efface pour nous laisser entrer. Au bout d’un couloir sombre nous poussons une autre porte, et entrons dans un bar enfumé.
Quelques hommes sont au comptoir. D’autres assis autour de tables basses. Certains sont enlacés et s’embrassent. Mon maître me pousse vers le bar et commande deux whiskies. Il boit le sien comme il a bu sa bière, à petites gorgées.
« Enlèves ton blouson » me dit-il.
Je m’exécute et le pose sur le tabouret voisin. Torse nu, je m’accoude à nouveau au bar. Rapidement, je vois dans le miroir que deux hommes, puis un troisième se lèvent et viennent vers moi. Sans un mot, ils me touchent. Leurs mains palpent mes épaules, mes bras, mon dos. Elles s’attardent sur mes seins, dont la pointe dressée semble leur plaire. Ils pincent mes mamelons, et je frémis sous cette caresse. J’ai toujours été très sensible des tétons. Me voyant docile, l’un d’entre eux commence de me palper les fesses au travers du cuir de mon pantalon. Sa main glisse entre mes jambes que j’écarte instinctivement. Il tâte mes testicules. Je frissonne. Je sais alors que mon abandon sera total. Je ne pourrai pas résister. Son autre main se pose sur ma braguette, et descend la fermeture Eclair. Elle se glisse dans mon pantalon. Il caresse doucement mon sexe glabre qui commence à durcir sous la caresse. C’est alors que mon maître leur dit qu’ils pourront disposer de moi sans aucune retenue, mais qu’il vaut mieux passer dans la « back-room ».
Joignant le geste à la parole, il me pousse doucement. Je prends mon blouson et suis le groupe. Nous descendons un petit escalier et pénétrons dans une pièce très sombre où flotte une forte odeur de sueur. Lorsque mes yeux s’habituent à la pénombre, je distingue dans un coin un groupe de trois hommes. L’un est à genoux, totalement nu, et suce alternativement les deux sexes qui s’offrent à lui. Je découvre aussi que le long d’un mur est dressée une croix de Saint-André, et que des cordes pendent d’anneaux fixés au plafond. J’ai soudain peur. Dans quel guêpier me suis-je fourré ?
Mon maître me pousse vers une banquette que je devine crasseuse et m’ordonne de retirer mon pantalon. Cette fois, il me veut totalement nu et me demande de retirer mes chaussettes. Je me redresse devant les quatre hommes, totalement nu, les bras ballants. Ma nudité est exacerbée par mon absence totale de pilosité. Mon sexe totalement épilé et en semi érection semble les exciter.
Ils m’entourent et reprennent leurs attouchements, plus particulièrement sur mes fesses et mon sexe qui grossit rapidement. Des mains écartent mes fesses. Je me cambre pour faciliter l’exploration de mon intimité. Un doigt me pénètre, comme pour jauger le passage. Je me laisse peloter en frissonnant de plaisir. J’aime être ainsi examiné par plusieurs, comme si je n’étais qu’une marchandise.
Je me rappelle une nuit au bois de Vincennes, totalement nu au centre d’une clairière éclairée par la Lune, une dizaine d’hommes m’avaient ainsi peloté et sodomisé.
Un deuxième doigt se joint au premier dans mon anus qui s'ouvre docilement. Je joins mes mains sur ma tête pour mieux donner accès à mon corps et me cambre encore plus. Mes jambes s’écartent et fléchissent légèrement. Tout mon corps crie ma totale soumission. Des mains posées sur mes épaulent me font mettre à genoux, et sans surprise les verges sortent des pantalons et s’offrent à ma bouche. J’ai devant les yeux trois belles verges déjà bien dressées, et je ne sais par laquelle commencer. L’une d’elles met fin à mes hésitations en pressant son gland contre mes lèvres qui s’ouvrent pour l’accueillir. Ma langue tourne autour de la hampe et je l’engloutis au plus profond de ma gorge. Tenant les hanches de mon partenaire, je commence à le sucer, rythmant ma respiration sur mes mouvements pour ne pas perdre mon souffle. Il semble satisfait et gémit de plaisir. Je l’abandonne alors pour ne pas faire de jaloux et entreprends de sucer une autre verge. Celle ci est beaucoup plus petite et plutôt molle. Je suis déçu, et même si je m’applique à bien la lécher, elle ne durcit pas vraiment. Je la laisse alors pour goûter la troisième, qui se révèle beaucoup plus intéressante. Elle est longue et fine, mais très dure, et je sens les veines gonflées sous ma langue. J’aimerais bien l’amener à la jouissance car sa force me laisse présager un sperme abondant, mais je sens que le groupe a d’autres projets pour moi, car la verge se retire de ma bouche.
On me fait signe de me relever, et le groupe m’entraîne vers la partie de la salle où se trouvent la croix et les cordes. Bien que je sois très excité et sur ma faim par cette fellation interrompue, je prends peur et m’arrête.
Me prenant chacun par un bras, deux des hommes me tirent alors et m’amènent près d’une corde pendant du plafond. La corde passe par un anneau dans le plafond. Elle est longue et traîne au sol. Saisissant son extrémité, l’un d’entre eux me lie ensemble les poignets. Il passe plusieurs fois la corde autour d’eux, puis entre eux, de façon à solidement les lier. Je me laisse faire. L’excitation a vaincu la peur. Saisissant l’autre extrémité de la corde, ils tirent. Mes bras se tendent au-dessus de moi. Ils tirent encore. Je suis sur la pointe des pieds. Ils attachent alors la corde à un anneau fixé dans un mur proche. Mes bras tendus me font déjà souffrir, et l’appui que je peux prendre sur mes orteils ne les soulage guère. Mais je suis dans le même temps très fier de mon exhibition et de ma soumission. Je ne me contente plus de rêver. Je sens que cette nuit je vais enfin vivre mes fantasmes.
On braque un projecteur sur moi. Violemment éclairé, je me sens encore plus nu et plus offert. Ebloui par la lumière, je distingue à peine les hommes autour de moi. Je constate cependant qu’il y en a plus qu’auparavant. La nouvelle a dû se propager, et des clients viennent profiter du spectacle. Je suis heureux que mon exhibition soit ainsi publique. J’ai toujours aimé me montrer nu, sachant que l’on me regarde. Chez moi, je n’ai pas de rideaux, et suis toujours nu. Il m’est même arrivé de descendre nu chercher mon courrier.
Enfin un homme s’avance. Il tient une cravache à la main. Il tourne autour de moi, promenant le bout de la cravache sur mon corps. Mon excitation est à son comble. Mon sexe se dresse. Je ferme les yeux et gémis doucement. Soudain un violent coup sur mes fesses m’arrache un cri. En une fraction de seconde la douleur a remplacé le plaisir. La cravache reprend alors sa promenade sur ma peau. Elle passe doucement sur mon dos, mon torse, mes cuisses, et soudain s’abat à nouveau sur moi. Cette fois, c’est mon sein droit qui a été visé. L’homme est habile, car le bout de la cravache a exactement frappé mon mamelon. La douleur est cuisante. Aussitôt un second coup frappe à l’identique mon sein gauche, puis un autre sur le sein droit, puis encore un autre. Avec méthode, il frappe alternativement mes deux mamelons. Mes mouvements l’empêchent d’ajuster ses coups avec précision, mais à presque chaque coup, c’est la pointe du sein qui est atteinte. Mes seins sont en feu. Il ne semble pas vouloir s’arrêter. Il va me déchirer. Je crie et me débats, mais cela ne semble que l’exciter davantage.
Enfin il s’arrête. Des larmes coulent sur mes joues. Je sens un liquide chaud sur mon torse et mon ventre. Baissant les yeux, je constate que mes deux mamelons saignent. L'un d'entre eux est largement entaillé, et un filet écarlate s’en échappe sous la lumière crue.
On relâche la corde. Je tombe à genoux, les mains toujours liées. On me pousse le visage au sol. Malgré la douleur, je coopère et me cambre pour redresser mes fesses. J’écarte même les genoux, car je sais que c’est mon cul qui les intéresse maintenant.
En effet, deux mains se posent sur ma croupe, et je sens un sexe chercher mon anus. Soudain je réalise que l’on va m’enculer sans capote. Je crie que je ne veux pas, mais des mains m’immobilisent. J’ai peur, mais qu’y faire ? Il est désormais trop tard, car la verge pénètre mon anus. Je la sens écarter mes chairs au fur et à mesure qu’elle s’introduit en moi. Elle est grosse. Je me cambre davantage pour faciliter son passage. Me sentant docile, les mains qui me maintenaient me libèrent. Je sens enfin les testicules contre moi. Il est entièrement entré dans mon cul. Il ne bouge pas pendant quelques secondes, puis entreprend lentement le mouvement familier. Sa cadence s’accélère progressivement. C’est très bon. J’imagine son sexe gonflé et nu dans mon anus, et j’en suis très excité. J’oublie le risque de cette pénétration non protégée. J’essaye de me cambrer encore plus et relève la tête.
Devant moi, plusieurs verges sont dressées. Je les invite du regard à me les faire goûter. Deux s’approchent et je happe goulûment la première. Je la suce avec ardeur, avec des mouvements de succion synchronisés avec ceux de la verge dans mon cul. Je n’ai pas le temps de bien faire connaissance avec ce membre qu’il se vide dans ma bouche. Je suis déçu, mais son sperme est bon, et je sais que ce n’est pas le seul que je goûterai cette nuit. Avant même que j’aie fini de déglutir, une autre verge se présente à moi. C’est un noir, et son sexe est d’ébène. Je n’ai jamais sucé un noir, et je suis curieux de le faire. J’entreprends ma fellation éducative. Son sexe est bon. La peau n’a pas le même grain que celle d’un blanc. Elle me paraît plus rugueuse. Le gland lui-même est bien moins lisse, mais dans son cas la grosseur remplace largement la douceur. Je m'applique à bien le sucer. Je veux qu’il soit content de moi. Ma langue tourne autour de son gland. Je lèche avec conviction.
C’est alors que je sens les mains sur mes hanches durcir leur prise. Je comprends que mon cul sera bientôt rempli. Une dernière pénétration et le sexe entièrement englouti dans mes entrailles déverse sa semence. J’imagine les flots s’échappant du méat par giclées successives et me remplissant de cette liqueur que j’aime tant. Quel dommage que l’on ne puisse goûter du cul comme on le fait de la bouche !
Les mains abandonnent mes fesses et le sexe se retire. Je sais que mon sexe reste ouvert, et je sens un peu de liquide s’en échapper. Cette éjaculation m’a déconcentré, et le noir me rappelle à mes devoirs. Je reprends ma fellation, alors que derrière moi, je sens que l’on prend à nouveau possession de mon cul. Je suis bien dilaté, et cette seconde pénétration est facile et directe, d’autant que la verge me paraît moins volumineuse que la première. Mais n’est ce pas qu’une impression causée par la dilatation de mes sphincters ? Je lui abandonne mon cul et me concentre sur la verge dans ma bouche, d’autant qu’elle semble encore avoir pris du volume. J’entreprends de longs mouvements, essayant à chaque fois de l’engloutir plus profondément. Quelle est longue ! Malgré mes efforts pour ajuster ma respiration à mon rythme, je manque de m’étouffer, et me recule pour reprendre mon souffle. Une violente gifle me rappelle à mon devoir. Les larmes aux yeux, je reprends ma besogne. Je voudrais qu’il jouisse maintenant. Je m’applique pour lui arracher son jus, alors que dans mon cul l’autre se déchaîne. Enfin le noir éjacule dans ma bouche, et presque simultanément l’autre verge se vide dans mon cul. J’ai la bouche remplie de sperme. J’avale rapidement pour ne pas m’étouffer, d’autant qu’il ne se retire pas. Je le suce à nouveau pour bien le nettoyer, mais il reste dans ma bouche. Je sens la raideur s’estomper alors qu’un autre sexe prend possession de mon cul. Je suce mollement le sexe du noir qui ne paraît pas vouloir abandonner ma bouche. La verge perd encore de sa rigidité. Soudain, un flot amer envahit ma bouche. Il pisse ! Surpris, je tente de m’échapper, mais deux mains fermes me maintiennent. Je n’ai d’autre solution que de déglutir le plus rapidement possible pour ne pas étouffer. Pendant des instants qui me paraissent une éternité, il vide sa vessie dans ma bouche. Enfin il se retire. J’ai des hauts le cœur ! Je suis fatigué, mais je sais que tous ne sont pas encore satisfaits. J’ai encore le cul pris. Je repose mon visage souillé sur le sol et subis la sodomie avec résignation plus qu’avec plaisir. Mon anus est dilaté, et je sens à peine la pénétration. Enfin, mon enculeur se vide lui aussi. Je dois avoir le cul plein, et j’imagine les flots mélangés de sperme dans mes entrailles. Cette vision me redonne du courage. Je suis vraiment une putain et je suis très fier de moi. Je ne pense plus à la possible contamination que ces spermes risquent de causer. De toutes façons, il est trop tard.

On se désintéresse soudain de moi. Je reste à genoux, le visage au sol, les bras allongés devant moi et le cul relevé, en pleine lumière. Je sens que le sperme s’échappe maintenant de mon anus toujours dilaté. La douleur de mes mamelons se réveille. Que se passe-t-il ? Je sais que tous n’ont pas joui de moi. Je fais mentalement le calcul. Trois m’ont pris le cul, et deux ont joui dans ma bouche. Il y avait bien plus de cinq hommes autour de moi. Les autres n’ont peut-être pas envie de moi. J’en suis vexé. Je n’ose pas bouger. Le visage au sol, je ne peux pas voir ce qui se passe autour de moi. J’entends des voix, mais je ne comprends pas ce qu’elles disent.
Je reste de longues minutes dans cette position. J’ai des crampes à l’arrière des cuisses et mes seins me brûlent atrocement.
Soudain une douleur cinglante m’arrache à ma torpeur : un violent coup de cravache sur mes fesses offertes. Je redresse mon torse et découvre que quelques hommes sont à nouveau près de moi. Un second coup me fait rouler au sol. Ce geste découvre mon entrejambe et le troisième coup frappe directement ma verge. Une onde fulgurante me traverse. Je me recroqueville et hurle de douleur. Mes mains toujours entravées tentent de protéger mon sexe, mais on tire sur la corde et je me retrouve sur le dos. Un second coup s’abat entre mes jambes. Cette fois, les testicules sont atteints. La douleur est insoutenable. Je relève les genoux dans l’espoir de me protéger, mais dévoile ainsi mon postérieur qui est aussitôt frappé. Instinctivement, je repose les pieds au sol, et c’est à nouveau mon bas ventre qui est atteint. Les coups pleuvent. Je roule sur le sol, offrant ainsi toutes les parties de mon corps. Je ne crie même plus. Des larmes inondent mon visage.
Enfin, on arrête de me battre. Tout mon corps est en feu. Je n’ose pas ouvrir les yeux, effrayé à l’avance de constater les dégâts. Je reste au sol, recroquevillé et gémissant. J’entends des rires autour de moi et des commentaires satisfaits de mon état. Lorsque j’ouvre enfin les yeux, je constate que tout mon corps est strié de balafres sanguinolentes. La douleur lancinante entre mes jambes me fait craindre le pire. Je découvre en effet que ma verge saigne et qu’un lambeau de la peau de l’un de mes testicules est arraché. J’ai à nouveau très peur. Ces gars sont fous. Ils vont me tuer. J’essaye de me relever dans un réflexe de fuite, mais on me repousse violemment au sol. Je n’ai pas la force de résister. Ils pourront faire ce qu’ils veulent de moi. Je suis perdu. Je reste sanglotant sur le sol. Tout mon corps me brûle. Des élancements de douleur continus naissent de mes testicules et inondent mon bas ventre. Mes mains toujours liées sont bleues et insensibles. On me laisse à nouveau plusieurs minutes à geindre sur le sol.
J’entends des voix commenter le spectacle, et discuter de la suite à y donner. Enfin on détache mes mains. Le sang qui y afflue me fait soudain très mal. Je les frotte l’une contre l’autre pour activer la circulation et peu à peu elles retrouvent leurs sensations.
L’ordre m’est donné de me remettre debout. Je l’exécute avec peine. Je suis chancelant sous la lumière crue, les épaules voûtées et les bras ballants. Je ne dois pas être bien beau à voir. Un homme s’approche. Avec un linge mouillé, il nettoie mes plaies. C’est à la fois douloureux et réconfortant. Prenant ma verge molle entre deux doigts, il éponge doucement les plaies. Je me sens un peu mieux, même si mon testicule écorché me fait encore très mal. Pourquoi fait-il cela ? Peut-être ont-ils eu peur d’être allés trop loin.
Cette toilette réparatrice achevée, je suis invité à aller m’asseoir sur l’un des canapés. J’essaye de poser mes fesses meurtries le plus doucement possible. On m’apporte un verre d’eau fraîche, que je bois d’un trait. Je suis déshydraté. Je commence à frissonner. On jette une serviette douteuse sur mes épaules. Je reste ainsi un temps incertain. Mes forces reviennent. Je relève la tête et regarde mes tortionnaires. Ils ne sont plus que quatre, dont mon maître. Le noir n’est plus là. Lesquels m’ont possédé ? Lequel m’a battu ? Je suis incapable de le dire. Ils n’ont pas l’air bien méchants. Sans doute sont-ils un peu gênés et honteux du traitement qu’ils m’ont fait subir.
Je fais alors une chose incroyable. Rejetant la serviette qui couvre mes épaules, je me lève, fais un pas vers eux, et m’agenouillant avec un sourire, je leur dis : « Merci. Je suis votre serviteur ». Ils semblent estomaqués par cette affirmation. Ils se regardent, incrédules. Comment après un tel traitement puis-je les remercier ? Ils ne comprennent pas que j’affirme ainsi mon statut d’esclave, et que cette phrase s’adresse autant à moi qu’à eux. Je démontre ainsi que c’est avec mon consentement et pour mon plaisir qu’ils m’ont pris et torturé. C’est parce que je l’ai bien voulu que leurs spermes se sont mélangés dans mon corps. Ce ne sont plus des tortionnaires, mais les acteurs de la réalisation de mon fantasme.
« Rhabilles toi » jette mon maître dans un murmure.
Je remets avec difficultés mes vêtements de cuir. Il me raccompagne jusqu’à la porte qu’il referme derrière moi. Je suis seul dans la rue. Le jour commence à se lever. Je prends avec hésitation une destination au hasard. Je ne connais pas ce quartier. Il me faudra deux heures pour regagner mon domicile, épuisé mais tellement heureux d’être allé aussi loin dans mon fantasme.

 

berniebarth@yahoo.fr

 
   
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