Témoignage

Confortable abîme

(le 28.02.03)

Il est 19 heures 02. Tout est flou dans ma tête. Je suis à quatre pattes, habillé de ma seule cagoule et de ma laisse et j’attends. Comme hier, comme demain… Est-ce que je commençais à aimer cette situation ou le lavage de cerveau dont j’étais l’objet commençait-il à porter ces fruits ? En tous les cas, tout sentiment de révolte m’avait abandonné. Et dire que beaucoup doivent envier ma vie.

Mes études réussies, mon mariage avec Eva, une si jolie femme, ma société fructueuse, mon confort matériel. Mais, ceux qui m’envient sont à cent lieues de se douter de ce qu’est ma vie quotidienne lorsque je rentre. Et pourtant tout cela, c’est moi qui l’ai provoqué. Si j’étais resté bien sagement chez moi au lieu d’aller voir ailleurs.
Elle s’appelait Véronique. Pour moi, c’était une aventure sans lendemain mais j’ai appris très tôt que ce n’était pas son intention. Après les remords, j’ai décidé lâchement de lui cacher mon mariage. Chaque semaine, je m’enfonçais un peu plus dans les abîmes du mensonge. Le jour où elle apprit la vérité, sa réaction fût à la hauteur de mes mensonges. Et ma femme ne mit pas longtemps à être au courant.
Après 4 semaines de « froid », elle décida de me donner une seconde chance. Disons que nous n’avons pas la même conception de la chance. Elle acceptait de me « reprendre » à la condition que je ne lui refuse rien. J’acceptais avec joie, trop content de m’en sortir à si bon compte. Mais, je dus vite déchanter.

Alors que jusqu’ici, nous effectuions les tâches ménagères ensemble, je dus les prendre entièrement à ma charge. Nos rapports sexuels se firent de plus en plus rares. De plus, elle ne perdait aucune occasion pour me rabaisser. Et puis un beau jour, notre relation prit un tournant.
C’était un vendredi. Je rentrais de mon travail et aperçus ma femme en grande discussion avec une autre femme que je n'avais jamais vue. Cette dernière était très jolie et était habillée de cuir. Ma femme me dit alors qu’elle en avait assez et que désormais elle serait ma maîtresse et moi son esclave. Je ne compris pas tout de suite ce que cela voulait dire. Je passai le week-end nu et entravé devant ma femme et cette étrangère. Cette dernière apprenait à ma femme à me « diriger ». Ce sont mes fesses qui furent les premières à rougir, bientôt suivies par toutes les autres parties de mon corps. J’appris comment me tenir, comment me comporter. Je trouvais cela ridicule mais je n'avais pas vraiment le choix. De plus, je tenais beaucoup à ma femme et si elle était heureuse, après tout, c’était le principal, étant bien conscient que c’est moi qui avait provoqué tout cela.

Le lundi, je retournai travailler comme si de rien n’était. Mais ma femme, qui devint donc ma Maîtresse, m’en demandait toujours plus, et à tous les niveaux. C'est ainsi qu’elle me posa une ceinture de chasteté. Puis, elle exigea que j’aille au travail à vélo. Elle disait que c’était bon pour ma forme. Elle me priva peu à peu de toutes relations sociales avec mes amis. Heureusement, les quelques fois où nous sortions ensemble avec des amis ou avec la famille, elle savait être très discrète quant à notre relation.
Il lui arrivait de partir en vacances dans des palaces, sans moi. Peut-être avec une copine. Je devais alors faire un maximum d’heures supplémentaires afin de gagner plus d’argent pour elle ou d’être plus disponible lorsqu’elle reviendrait. Les règles étaient de plus en plus nombreuses et de plus en plus strictes.

Aujourd’hui mon quotidien est ainsi fait. Un réveil sonne à 7 heures. La porte de ma cage s’ouvre automatiquement. Je quitte alors précipitamment la cave pour préparer le petit déjeuner de ma Maîtresse que je lui amène à l’étage. Je l’aide ensuite à prendre son bain. Je vais ensuite me doucher. Ma Maîtresse m’accompagne alors jusqu’à la porte. Notre maison comporte un sas. C’est à l’intérieur de celui-ci que j’enlève ma tenue d’esclave pour mettre celle de patron. Lorsque je reviens, j’ouvre la porte. Je me change et me tiens à genoux, tête baissée. Je n’ai pas les clés de la deuxième porte. Ma Maîtresse l’ouvre vers 19 heures et gare à moi si je ne suis pas derrière et en position. Ma Maîtresse dispose ensuite de moi pour différentes corvées ou défoulements. Parfois elle fait appel à moi pour lui donner du plaisir. Ma langue est d’ailleurs la dernière chose autorisée à être en contact avec Elle. Puis ma Maîtresse me raccompagne à la cave pour m’enfermer dans la cage.
Cette vie fût très dure au début. J’ai d’ailleurs souvent voulu abandonner. Mais je dois dire que j’y ai trouvé un nouveau terrain où éprouver ma volonté. J’ai donc décidé de devenir le meilleur des esclaves. A moins que ce ne soit les photos de moi prises en situation compromettante qui m’y obligeaient.
Peu à peu, mon manque de liberté fût compensé par le bonheur de ne plus avoir aucune responsabilité et de m’en remettre uniquement à ma Maîtresse. Au fait que chaque jour, je ne sais pas ce qui m’attend.
Je sais que désormais mon seul but est de satisfaire ma Maîtresse et cela quoi que je fasse.

La porte s’ouvre enfin. Ma Maîtresse m’accueille avec une cravache. Elle se saisit de ma laisse et je la suis… Comme hier, comme demain …

Fantasmes : Malheureusement, cette histoire n’est que pure fiction. J’aimerais néanmoins beaucoup avoir la chance et l’honneur de rencontrer une Femme qui aurait des aspirations réciproques aux miennes.

Votre profil : En ce qui me concerne, j’ai 23 ans, 1m85, 70kg, et je vis en Suisse. Je Vous en supplie, laisser moi une chance…

esclavem@caramail.com

 
   
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