Témoignage

Marc, mon maître

(le 25.12.02)

Aveuglée par un bandeau, à quatre pattes sur la table base du salon, bras tendus et cuisses ouvertes, elle attend. Patricia est totalement nue, hormis ses sandales noires à talons démesurés, ses bas à couture gris souris tendus par un porte-jarretelles noir, sans oublier le très symbolique collier de chien en cuir noir passé à son cou.

Muscles tendus, tête droite regardant un horizon invisible, elle attend que son amant, son maître comme elle aime à l’appeler maintenant veuille bien s’occuper d’elle.
Depuis combien de temps, est elle là, dans cette posture qui pour de nombreuses femmes paraîtrait dégradante : dix minutes, un quart d’heure, elle a perdu la notion du temps. Surtout ne pas bouger. Garder la pose : reins cambrés, cuisses ouvertes.
L’humiliation du début a laissé la place à un certain plaisir, même si elle a encore du mal à l’admettre. Maintenant, elle se sent délicieusement offerte et prête à tout accepter... enfin presque tout. Elle se sent de moins en moins femme et de plus en plus femelle avec un grand F comme son Maître aime à le lui murmurer à l’oreille. Où est passée la pudique jeune femme brune d’il y a six mois ?
Tous ses sens sont en éveil. Elle peut sentir le moindre changement de température dans la pièce, le moindre souffle d’air. Chaque centimètre carré de sa peau nue est devenu un capteur hypersensible. Mais l’attente lui semble interminable, ses bras commencent à s’ankyloser.

Lui est là, impassible, à quelques pas, assis dans le grand fauteuil. Dans la pénombre, il la scrute dans ses moindres détails. Ces cuisses longues et fuselées, ce cul superbe, bien fendu aux fesses rondes, cette taille fine, ces seins menus qui pendent délicieusement... il ne se lasse pas du spectacle offert. Fier de lui, de son " oeuvre ", il allume une seconde cigarette. L’air embaume maintenant le tabac blond.
Orane, c’est son oeuvre. C’est ainsi qu’il a rebaptisé son amante, Patricia. Orane est désormais son pseudonyme quand la belle Patricia se métamorphose en femelle soumise. Nom qu’il a emprunté à l’héroïne d’un roman érotique de son adolescence. A chaque séance, il fait durer un peu plus l’attente. Cela a le don d’énerver davantage la jeune femme. Il le sait et cela l’amuse.
Quand elle lui avait dit qu’elle trouvait cette attente insupportable, Marc lui avait répondu qu’elle devait mettre à profit cette attente pour méditer sur son nouvel état de femelle soumise, sur ce qu’elle avait déjà subi et essayer d’imaginer ce qu’elle allait devoir encore accepter... Il avait dit ça avec un grand sourire amusé et l’avait embrassé dans le cou. Patricia avait eu un frisson, c’était de cela il y a quelques mois.

En effet, que de chemin parcouru en même pas six mois, que de tabous jetés aux orties. Surtout avec quelle facilité, si peu de scrupules. Cela inquiète Patricia. Jusqu’où ira t-elle. Où cela va-il conduire leur couple ?
Au début de leur rencontre, Marc lui avait fait part de ses envies. Ils en avaient longuement discuté ensemble, bien que ni lui, ni elle n’avaient osé aborder les détails. Lui par peur de la choquer et de tout gâcher et elle par pudeur. Mais Patricia savait où son ami voulait en venir. Elle avait déjà vu dans son appartement des dessins, des photos représentant toujours des jeunes filles ou femmes nues attachées ou dans des tenues très sexy. Dans sa bibliothèque, plusieurs rayonnages étaient alloués aux romans érotiques. Sans compter les miniatures ou objets à caractère fétichiste.
Marc ne faisait pas mystère de son goût pour un érotisme "moins conventionnel". Sa collection d’ouvrages érotiques en tout genre, et les magazines porno qu’il ne prenait même pas la peine de cacher en étaient la preuve.
Au début de leur rencontre, Marc lui avait fait lire Histoire d’O de Pauline Réage et Le lien de Vanessa Duriès, qui, à ses yeux, étaient les références dans le genre. Elle avait accepté de les lire, sans enthousiasme. Elle avait trouvé ça bien sans plus. Et les choses en étaient restées là.
Marc était revenu à la charge à plusieurs reprises. Il y avait eu de longues discussions, des cris, des larmes.... Elle avait fini par faire quelques concessions : comme ne plus mettre de jeans ou de pantalon quand elle venait à l’appartement. Puis peu à peu, la règle fut étendue à quand ils étaient ensemble à l’intérieur comme à l’extérieur et quelles que soient les circonstances ou le temps. Curieusement, Patricia qui était très pantalon céda assez facilement à cette demande et accepta même le principe de sanctions en cas de non-respect de sa part : cinq coup de martinet sur les fesses nues. Marc était aux anges après cette première victoire.
Un des grand fantasme de Marc était les talons hauts, voir très hauts. Fort du changement d’attitude de la jeune femme, il lui offrit une paire de sandales à plateau et hauts talons aiguilles. Sur le moment Patricia fit la moue, très déçue par le cadeau de son ami. Elle s’attendait à tout autre chose mais pas à des chaussures et en plus des chaussures immettables. Il faut savoir que dans sa penderie d’étudiante, le talon le plus haut ne devait pas excéder six centimètres, alors onze ! Mais par politesse, elle les mit une ou deux fois lors de soirée en tête-à-tête chez lui. Mais elle fit tout pour les oublier très vite au fond placard. Même si sa démarche était un peu gauche, avec une robe noire Marc la trouva merveilleuse et délicieusement bandante. Son rêve était de la voir ainsi chaussée dans la rue à ses côtés. Pour l’instant, Patricia ne partageait pas du tout le point de vue de Marc et trouvait à ces pompes mille défauts et surtout qu’elles faisaient très pute. Après une âpre négociation dont il avait maintenant l’habitude, Patricia se fit une raison et accepta de remettre les fameuses sandales à condition que Marc ne lui demande pas de les mettre pour sortir. C’était un peu ridicule de se fâcher pour si peu et elle avait fini par céder. Au début, elle les a portées uniquement pour lui faire plaisir, car elles lui faisaient mal et elle se tordait les chevilles à chaque pas. Mais peu à peu pour elle aussi. Elle du reconnaître que porter ces chaussures, qui l’oblige à marcher sur la pointe des pieds, mais la grandit de douze bons centimètres, quelques heures, cela était tout à fait supportable. Patricia se sentait même séduisante, attirante, un peu pute ... et cela lui ne déplaisait pas totalement.

Elle aimait sincèrement Marc et aurait aimé lui dire " oui ". Mais lui faire un chèque en blanc, elle se disait ne pas encore être prête pour ça et que s’il l’aimait, il devait se montrer patient. Et le jour où elle accepterait, ce serait de toute façon sous certaines conditions...
Marc voulait qu’elle soit à lui totalement, intégralement à lui. Que chaque fibre de ce corps qu’il aimait, chaque neurone, chaque synapse de cet esprit si brillant, demain lui appartiennent.
Orane s’était déjà donnée à lui puisque cela faisait déjà bientôt six mois qu’ils vivaient ensemble ou plutôt côte à côte chacun chez soi. Mais l’Amour physique "classique", à la " papa " cela lui ne suffisait pas. Il se sentait frustré. Il voulait plus, il voulait être le maître de ce corps, de cette bouche, de ce ventre. Il voulait donner une autre dimension à leur sexualité. Pour lui c’était une affaire de confiance réciproque entre la soumise et son maître.
Après l’abandon du pantalon, qui se fit sans trop de problème, le port progressif de chaussures à talons hauts qui se normalise, la prochaine étape sera l’abolition de la petite culotte partout et tout le temps. Et Marc sait que ce n’est pas gagné…

Fantasmes : Devenir une bonne soumise pour mon mari et maître. Lutter contre ma pudeur ridicule et ma jalousie maladive.

Votre profil : Brune, cheveux longs, épilée, 1m69 pour 51 kg, sportive - Mariée, 2 enfants.

Orane

orane.marc@tiscali.fr

 
   
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