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Muscles
tendus, tête droite regardant un horizon invisible, elle attend
que son amant, son maître comme elle aime à l’appeler maintenant
veuille bien s’occuper d’elle.
Depuis combien de temps, est elle là, dans cette posture qui pour
de nombreuses femmes paraîtrait dégradante : dix minutes, un quart
d’heure, elle a perdu la notion du temps. Surtout ne pas bouger.
Garder la pose : reins cambrés, cuisses ouvertes.
L’humiliation du début a laissé la place à un certain plaisir, même
si elle a encore du mal à l’admettre. Maintenant, elle se sent délicieusement
offerte et prête à tout accepter... enfin presque tout. Elle se
sent de moins en moins femme et de plus en plus femelle avec un
grand F comme son Maître aime à le lui murmurer à l’oreille. Où
est passée la pudique jeune femme brune d’il y a six mois ?
Tous ses sens sont en éveil. Elle peut sentir le moindre changement
de température dans la pièce, le moindre souffle d’air. Chaque centimètre
carré de sa peau nue est devenu un capteur hypersensible. Mais l’attente
lui semble interminable, ses bras commencent à s’ankyloser.
Lui est là,
impassible, à quelques pas, assis dans le grand fauteuil. Dans la
pénombre, il la scrute dans ses moindres détails. Ces cuisses longues
et fuselées, ce cul superbe, bien fendu aux fesses rondes, cette
taille fine, ces seins menus qui pendent délicieusement... il ne
se lasse pas du spectacle offert. Fier de lui, de son " oeuvre ",
il allume une seconde cigarette. L’air embaume maintenant le tabac
blond.
Orane, c’est son oeuvre. C’est ainsi qu’il a rebaptisé son amante,
Patricia. Orane est désormais son pseudonyme quand la belle Patricia
se métamorphose en femelle soumise. Nom qu’il a emprunté à l’héroïne
d’un roman érotique de son adolescence. A chaque séance, il fait
durer un peu plus l’attente. Cela a le don d’énerver davantage la
jeune femme. Il le sait et cela l’amuse.
Quand elle lui avait dit qu’elle trouvait cette attente insupportable,
Marc lui avait répondu qu’elle devait mettre à profit cette attente
pour méditer sur son nouvel état de femelle soumise, sur ce qu’elle
avait déjà subi et essayer d’imaginer ce qu’elle allait devoir encore
accepter... Il avait dit ça avec un grand sourire amusé et l’avait
embrassé dans le cou. Patricia avait eu un frisson, c’était de cela
il y a quelques mois.
En effet, que
de chemin parcouru en même pas six mois, que de tabous jetés aux
orties. Surtout avec quelle facilité, si peu de scrupules. Cela
inquiète Patricia. Jusqu’où ira t-elle. Où cela va-il conduire leur
couple ?
Au début de leur rencontre, Marc lui avait fait part de ses envies.
Ils en avaient longuement discuté ensemble, bien que ni lui, ni
elle n’avaient osé aborder les détails. Lui par peur de la choquer
et de tout gâcher et elle par pudeur. Mais Patricia savait où son
ami voulait en venir. Elle avait déjà vu dans son appartement des
dessins, des photos représentant toujours des jeunes filles ou femmes
nues attachées ou dans des tenues très sexy. Dans sa bibliothèque,
plusieurs rayonnages étaient alloués aux romans érotiques. Sans
compter les miniatures ou objets à caractère fétichiste.
Marc ne faisait pas mystère de son goût pour un érotisme "moins
conventionnel". Sa collection d’ouvrages érotiques en tout genre,
et les magazines porno qu’il ne prenait même pas la peine de cacher
en étaient la preuve.
Au début de leur rencontre, Marc lui avait fait lire Histoire d’O
de Pauline Réage et Le lien de Vanessa Duriès, qui, à ses yeux,
étaient les références dans le genre. Elle avait accepté de les
lire, sans enthousiasme. Elle avait trouvé ça bien sans plus. Et
les choses en étaient restées là.
Marc était revenu à la charge à plusieurs reprises. Il y avait eu
de longues discussions, des cris, des larmes.... Elle avait fini
par faire quelques concessions : comme ne plus mettre de jeans ou
de pantalon quand elle venait à l’appartement. Puis peu à peu, la
règle fut étendue à quand ils étaient ensemble à l’intérieur comme
à l’extérieur et quelles que soient les circonstances ou le temps.
Curieusement, Patricia qui était très pantalon céda assez facilement
à cette demande et accepta même le principe de sanctions en cas
de non-respect de sa part : cinq coup de martinet sur les fesses
nues. Marc était aux anges après cette première victoire.
Un des grand fantasme de Marc était les talons hauts, voir très
hauts. Fort du changement d’attitude de la jeune femme, il lui offrit
une paire de sandales à plateau et hauts talons aiguilles. Sur le
moment Patricia fit la moue, très déçue par le cadeau de son ami.
Elle s’attendait à tout autre chose mais pas à des chaussures et
en plus des chaussures immettables. Il faut savoir que dans sa penderie
d’étudiante, le talon le plus haut ne devait pas excéder six centimètres,
alors onze ! Mais par politesse, elle les mit une ou deux fois lors
de soirée en tête-à-tête chez lui. Mais elle fit tout pour les oublier
très vite au fond placard. Même si sa démarche était un peu gauche,
avec une robe noire Marc la trouva merveilleuse et délicieusement
bandante. Son rêve était de la voir ainsi chaussée dans la rue à
ses côtés. Pour l’instant, Patricia ne partageait pas du tout le
point de vue de Marc et trouvait à ces pompes mille défauts et surtout
qu’elles faisaient très pute. Après une âpre négociation dont il
avait maintenant l’habitude, Patricia se fit une raison et accepta
de remettre les fameuses sandales à condition que Marc ne lui demande
pas de les mettre pour sortir. C’était un peu ridicule de se fâcher
pour si peu et elle avait fini par céder. Au début, elle les a portées
uniquement pour lui faire plaisir, car elles lui faisaient mal et
elle se tordait les chevilles à chaque pas. Mais peu à peu pour
elle aussi. Elle du reconnaître que porter ces chaussures, qui l’oblige
à marcher sur la pointe des pieds, mais la grandit de douze bons
centimètres, quelques heures, cela était tout à fait supportable.
Patricia se sentait même séduisante, attirante, un peu pute ...
et cela lui ne déplaisait pas totalement.
Elle aimait
sincèrement Marc et aurait aimé lui dire " oui ". Mais lui faire
un chèque en blanc, elle se disait ne pas encore être prête pour
ça et que s’il l’aimait, il devait se montrer patient. Et le jour
où elle accepterait, ce serait de toute façon sous certaines conditions...
Marc voulait qu’elle soit à lui totalement, intégralement à lui.
Que chaque fibre de ce corps qu’il aimait, chaque neurone, chaque
synapse de cet esprit si brillant, demain lui appartiennent.
Orane s’était déjà donnée à lui puisque cela faisait déjà bientôt
six mois qu’ils vivaient ensemble ou plutôt côte à côte chacun chez
soi. Mais l’Amour physique "classique", à la " papa " cela lui ne
suffisait pas. Il se sentait frustré. Il voulait plus, il voulait
être le maître de ce corps, de cette bouche, de ce ventre. Il voulait
donner une autre dimension à leur sexualité. Pour lui c’était une
affaire de confiance réciproque entre la soumise et son maître.
Après l’abandon du pantalon, qui se fit sans trop de problème, le
port progressif de chaussures à talons hauts qui se normalise, la
prochaine étape sera l’abolition de la petite culotte partout et
tout le temps. Et Marc sait que ce n’est pas gagné…
Fantasmes :
Devenir une bonne soumise pour mon mari et maître. Lutter contre
ma pudeur ridicule et ma jalousie maladive.
Votre profil
: Brune, cheveux longs, épilée, 1m69 pour 51 kg, sportive - Mariée,
2 enfants.
Orane
orane.marc@tiscali.fr
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