|
Une
partie de la nuit nous a empêché de dormir tant il y a eu in orage
violent. De notre sous-sol, nous entendions la pluie tomber violemment
sur les toitures.
Le
lendemain matin, je me lève comme d’habitude à six heures, pour
aller chercher les croissants. J’attends Laetitia qui a reçu ordre
de m’accompagner. Mon Maître a laissé une lettre sur le guéridon
près de la sortie du donjon en notant « j’ai commandé un gâteau
dans le piétonnier de Saumur. Inutile de chercher après les clefs
de la voiture, le petit déjeuner est à 08 heures trente ». J’ai
compris, nous allons devoir nous taper 5 km aller et 5 km retour.
Il est six heures trente, il va falloir courir pour faire ça en
1 heure et demie. Laetitia n’est pas prête, tant pis, Maître Vincent
l’a peut-être conservée.
Je sors et me trouve devant Laetitia, pieds et poignets menottés
dans le dos. Un gros collier d’acier fermé avec un cadenas autour
de cou, et relié au sapin du jardin. Elle est trempée et grelotte
de froid, elle a visiblement passé l’orage dehors. Je m’approche
d’elle pour m’apercevoir qu’elle a les deux lèvres fendues, un œil
au beurre noir, elle a saigné du nez. Je redescends et réveille
Mon Maître :
- Viens voir, vite.
Il
a compris à mon ton de voix que la chose était grave ! Il me suit
en vitesse. En arrivant devant Laetitia, il fonce dans l’atelier
et revient avec une énorme cisaille et d’un coup sec sectionne le
cadenas qui verrouille le collier.
- Va faire couler un bain très chaud dans la baignoire du donjon.
Je file immédiatement, mon Maître me suit en portant Laetitia qu’il
dépose délicatement sur le lit, va chercher des clefs pour ôter
les menottes et dépose Laetitia dans l’eau fumante.
Réchauffée, nous sortons Laetitia de la baignoire pour constater
les dégâts. Elle a de multiples grosses brûlures de cigarettes sur
le dos et sur les seins, ainsi que d’étranges petits points sanguinolents
autour des chevilles, des poignets, des seins et du cou. Laetitia
qui reprend ses esprits raconte.
- Il avait décidé de me torturer à la dure, comme il disait. Il
m’a liée avec du fil barbelé et tout le temps disait « avoue, avoue ».
Comme je ne savais pas parler à cause d’un chiffon dans la bouche,
et qu’en plus je ne savais pas quoi lui avouer, l’absence de réponse
se traduisait par un cigare écrasé sur moi ou un coup de poing dans
le ventre, sur la figure. C’était intenable, j’ai perdu connaissance
à deux reprises. Il me réveillait à coups de pieds. Quand il en
a eu assez, il a décidé de dormir, mais comme je gémissais il m’a
mis dans le jardin, juste avant l’orage.
Pendant
que Laetitia se confiait, mon Maître, mon merveilleux Maître, soignait
les plaies de Laetitia avec d’infinies précautions, de la douceur.
- Ressens-tu un risque de fracture ? Faut-il t'emmener à l’hôpital ?
Laetitia fait un signe non de la tête.
Mon Maître s’adresse alors à moi :
- Appelles un taxi ! Qu’il vienne au plus vite !
Il monte ensuite et revient quelques minutes après, pâle comme
la mort.
- Il est au bord de la route en train de s’habiller et de faire
sa valise.
Le rire satisfait de Laetitia a détendu l’atmosphère.
- Installe Laetitia dans notre lit, là haut, elle doit se
reposer, n’ouvrez à personne, je vais chercher le petit-déjeuner.
Mon Maître à servi le petit déjeuner à Laetitia au lit, puis nous
nous sommes installés dans le divan pour prendre le nôtre.
Après
le repas, je demande à mon Maître :
- Mon Maître ?
- Oui ?
- J’ai envie d’être àtoi entièrement !
- Mais tu l’es, entièrement, vraiment entièrement !
- Pas vraiment !
- C’est à dire ?
- Je voudrais que tu me marques !
- Maintenant ?
- Quand tu le voudras, mais je voudrais que ce soit vite.
- Viens !
Mon
Maître m’a attachée solidement sur son appareil à barre, par les
bras, les avants bras, les poignets, les chevilles, les jambes et
les cuisses. Puis par le bassin sur une barre transversale que j’avais
sous le bassin. Seule ma tête était mobile. Il m’a, ensuite mis
un chiffon dans la bouche qu’il a maintenu avec un bâillon. Mon
Maître a ensuite installé un grand miroir sur pied devant moi pour
que je puisse voir ma fesse gauche et contempler le travail.
Pendant que le chalumeau chauffe la marque, mon Maître mesure et
fait deux marques au crayon pour repérer l’endroit exact à marquer.
Il approche alors le marqueur, me regarde d’un air interrogateur
dans le miroir, je fais signe oui de la tête. La brûlure à été terrible,
je crois avoir perdu connaissance un instant pendant que je mordais
le chiffon au point de le sectionner.
Quand j’ai repris mes esprits, une odeur de chair brûlée flottait
dans le donjon, mon Maître terminait un pansement sur le marquage.
Après m’avoir détachée, mon Maître m’a prise dans ses bras en me
caressant sur tout le corps.
- Tu es merveilleuse !
Maintenant, je suis à lui
Epilogue
Je viens encore de découvrir une nouvelle chose, la grande différence
entre la complicité d’un Maître et sa soumise et celle de personnages
violents défoulant en toute impunité leur violence.
FIN
|