Fantasme

Le supplice de la croix

(le 02.10.02)

La femme condamnée à la mise encroix aura entre 30 et 50 ans. Elle sera plutôt grande, massive, solidement charpentée, la croupe large, les cuisses pleines, les mamelles lourdes et charnues. On la choisira de préférence blonde, les cheveux longs, belle de visage, mais d'une beauté ordinaire n'inspirant pas de pitié excessive.

Elle sera vêtue d'un soutien-gorge, d'un slip, de bas maintenus par un porte-jarretelles, d'une combinaison, d'une robe décolletée, longue jusqu'aux dessus des genoux et les pieds seront chaussés de souliers à hauts. On ne la rasera pas sous les bras et on ne lui rasera pas non plus la touffe frisée du pubis. Ainsi préparée elle sera conduite sur la grand place de la ville et dépouillée de force de ses vêtements devant la populace.Le soutien-gorge, le slip, la combinaison, le porte-jarretelles et les bas seront vendus aux enchères au profit des bonnes oeuvres de la paroisse.
La condamnée mise complètement nue sera d'abord fouettée par deux hommes solides et musclés. Pour la flagellation elle sera attachée par les poignets soit à une potence basse l'obligeant à se courber en offrant le dos au fouet, les mamelles pendantes, la croupe dressée, soit à une potence haute, le dos contre la potence, les bras tirés au dessus de la tête. Dans ce cas les chevilles ne seront pas entravées pour permettre aux cuisses de s'ébattre librement sous les coups et par dérision on lui laissera aux pieds ses souliers à hauts talons.
Après la flagellation, elle sera détachée et on la fera asseoir sur un billot hérissé de pointes. Selon une très ancienne coutume encore en usage et remontant à l'époque de Jésus Christ on lui posera sur la tête une couronne d'épines, on lui mettra une cape rouge sur le dos et en guise de sceptre on lui passera un bâton noueux entre les mains ligotées. Ainsi affublée elle subira les railleries et les outrages des soldats de la garde. Cette parodie obcène d'hommage royal étant toujours fort appréciée par la foule des spectateurs qui ne s'en lasse pas.

La crucifixion ayant lieu d'ordinaire sur un plateau escarpé bien en vue à l'extérieur de la ville, la condamnée débarrassée de sa cape royale et revêtue de sa robe décolletée sera ensuite chargée de sa croix qu'elle portera sans aide jusqu'au lieu du supplice. On suspendra à son cou un écriteau de bois mentionnant les motifs de sa condamnation.
Les délits très graves qui justifient un tel châtiment sont toujours exprimés en termes identiques: "libertinage, dévergondage, masturbation, luxure, débauche, fornication, adultère".
Pour favoriser les chutes sur le parcours on entravera également les chevilles avec une lourde chaîne. A l'arrivée sur le lieu du supplice, la croix sera jetée à terre. On fera boire à la condamnée une potion aphrodisiaque préparée avec de la semence de crapaud délayée dans de l'huile de ricin et destinée à mettre en éveil sa libido pour l'aider à endurer ses tortures.
Puis un des trois sbires de la gard e désignés pour la crucifixion se postera derrière elle, la saisira aux épaules et lui arrachera brutalement sa robe collée aux plaies de la flagellation afin qu'en signe de déchéance elle apparaisse de nouveau nue d'un coup à la foule qui ne manquera pas de se délecter à cet ultime outrage.
Ainsi nue comme un vers, elle sera étendue sur la croix. Un des sbires à genoux lui maintiendra les bras écartés sur la traverse. L'usage des clous plantés dans les poignets et dans les pieds autrefois très efficace ayant été interdit malheureusement suite à la réclamation de gens à la sensiblerie maladive et déplacée pour cette circonstance, la crucifixion se fera de la manière suivante: les bras seront attachés par les poignets à l'aide de sangles de cuir ou de chaines. Pour les pieds on procèdera autrement : on ligotera le gros orteil et l'index de chacun d'entre eux avec de la ficelle puis les deux pieds ramenés l'un sur l'autre seront fixés à l'aide d'un gros clou planté à coups de marteau dans l'espace ainsi constitué entre les orteils ligotés. Pour terminer on placera sur les poignets et sur les pieds des pinces de serrage afin de rendre la douleur plus intolérable. Le support sous les pieds ou entre les fesses qui fait partie de l'imagerie d'Epinal est inutile car il ne sert qu'à adoucir le supplice sans que rien ne le justifie.
La croix dressée, la condamnée n'aura d'autre choix pour échapper à l'asphyxie comme pour soulager la tension ainsi que la douleur des bras et des poignets que de se soulever constamment par des efforts répétés en avivant la douleur des pieds sur le clou desquels portera tout le poids du corps. A chaque fois, épuisée elle lâchera prise au bout d'un moment pour se retrouver suspendue par les bras, les cuisses entr'ouvertes, la tête couronnée d'épines tombée entre les mamelles frémissantes. Evidemment ces différentes postures plus lascives, plus équivoques et plus obcènes les unes que les autres feront le régal des spectateurs des deux sexes ainsi royalement mis en appétit.Pour finir, après avoir dréssé la croix, on n'oubliera pas pour l'exemple de fixer au dessus de la tête de la condamnée l'écriteau comportant les motifs de sa condamnation ce qui aura pour effet immédiat de déclencher dans la populace des injures' des insultes et des cris d'indignation au milieu de l'hilarité générale.
La durée de la mise en croix qui peut varier comme le prévoit le code pénal entre deux et six heures aura été fixée à l'issue du procès et selon la loi par un vote à mains levées effectué par le comité féminin de salut public, de défense de la morale, de la vertu et des bonnes moeurs. Généralement, au vu de la gravité des fautes commises c'est la peine maximale qui est réclamée et appliquée.Après avoie enduré son châtiment le corps nu de la suppliciée sera détaché, descendu de la croix et remis aux mains de la soldatesque pour la remercier de son précieux concours avant d'être rendu à la famille venue le récupérer contre une caution de mille dollars.

Fantasmes : l'histoire en vidéo ou en bandes dessinées, j'achète.

Candice

 
   
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