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La
femme condamnée à la mise encroix aura entre 30 et 50 ans. Elle
sera plutôt grande, massive, solidement charpentée, la croupe large,
les cuisses pleines, les mamelles lourdes et charnues. On la choisira
de préférence blonde, les cheveux longs, belle de visage, mais d'une
beauté ordinaire n'inspirant pas de pitié excessive.
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Elle
sera vêtue d'un soutien-gorge, d'un slip, de bas maintenus par un
porte-jarretelles, d'une combinaison, d'une robe décolletée, longue
jusqu'aux dessus des genoux et les pieds seront chaussés de souliers
à hauts. On ne la rasera pas sous les bras et on ne lui rasera pas
non plus la touffe frisée du pubis. Ainsi préparée elle sera conduite
sur la grand place de la ville et dépouillée de force de ses vêtements
devant la populace.Le soutien-gorge, le slip, la combinaison, le
porte-jarretelles et les bas seront vendus aux enchères au profit
des bonnes oeuvres de la paroisse.
La condamnée mise complètement nue sera d'abord fouettée par deux
hommes solides et musclés. Pour la flagellation elle sera attachée
par les poignets soit à une potence basse l'obligeant à se courber
en offrant le dos au fouet, les mamelles pendantes, la croupe dressée,
soit à une potence haute, le dos contre la potence, les bras tirés
au dessus de la tête. Dans ce cas les chevilles ne seront pas entravées
pour permettre aux cuisses de s'ébattre librement sous les coups
et par dérision on lui laissera aux pieds ses souliers à hauts talons.
Après la flagellation, elle sera détachée et on la fera asseoir
sur un billot hérissé de pointes. Selon une très ancienne coutume
encore en usage et remontant à l'époque de Jésus Christ on lui posera
sur la tête une couronne d'épines, on lui mettra une cape rouge
sur le dos et en guise de sceptre on lui passera un bâton noueux
entre les mains ligotées. Ainsi affublée elle subira les railleries
et les outrages des soldats de la garde. Cette parodie obcène d'hommage
royal étant toujours fort appréciée par la foule des spectateurs
qui ne s'en lasse pas.
La
crucifixion ayant lieu d'ordinaire sur un plateau escarpé bien en
vue à l'extérieur de la ville, la condamnée débarrassée de sa cape
royale et revêtue de sa robe décolletée sera ensuite chargée de
sa croix qu'elle portera sans aide jusqu'au lieu du supplice. On
suspendra à son cou un écriteau de bois mentionnant les motifs de
sa condamnation.
Les délits très graves qui justifient un tel châtiment sont toujours
exprimés en termes identiques: "libertinage, dévergondage, masturbation,
luxure, débauche, fornication, adultère".
Pour favoriser les chutes sur le parcours on entravera également
les chevilles avec une lourde chaîne. A l'arrivée sur le lieu du
supplice, la croix sera jetée à terre. On fera boire à la condamnée
une potion aphrodisiaque préparée avec de la semence de crapaud
délayée dans de l'huile de ricin et destinée à mettre en éveil sa
libido pour l'aider à endurer ses tortures.
Puis un des trois sbires de la gard e désignés pour la crucifixion
se postera derrière elle, la saisira aux épaules et lui arrachera
brutalement sa robe collée aux plaies de la flagellation afin qu'en
signe de déchéance elle apparaisse de nouveau nue d'un coup à la
foule qui ne manquera pas de se délecter à cet ultime outrage.
Ainsi nue comme un vers, elle sera étendue sur la croix. Un des
sbires à genoux lui maintiendra les bras écartés sur la traverse.
L'usage des clous plantés dans les poignets et dans les pieds autrefois
très efficace ayant été interdit malheureusement suite à la réclamation
de gens à la sensiblerie maladive et déplacée pour cette circonstance,
la crucifixion se fera de la manière suivante: les bras seront attachés
par les poignets à l'aide de sangles de cuir ou de chaines. Pour
les pieds on procèdera autrement : on ligotera le gros orteil et
l'index de chacun d'entre eux avec de la ficelle puis les deux pieds
ramenés l'un sur l'autre seront fixés à l'aide d'un gros clou planté
à coups de marteau dans l'espace ainsi constitué entre les orteils
ligotés. Pour terminer on placera sur les poignets et sur les pieds
des pinces de serrage afin de rendre la douleur plus intolérable.
Le support sous les pieds ou entre les fesses qui fait partie de
l'imagerie d'Epinal est inutile car il ne sert qu'à adoucir le supplice
sans que rien ne le justifie.
La croix dressée, la condamnée n'aura d'autre choix pour échapper
à l'asphyxie comme pour soulager la tension ainsi que la douleur
des bras et des poignets que de se soulever constamment par des
efforts répétés en avivant la douleur des pieds sur le clou desquels
portera tout le poids du corps. A chaque fois, épuisée elle lâchera
prise au bout d'un moment pour se retrouver suspendue par les bras,
les cuisses entr'ouvertes, la tête couronnée d'épines tombée entre
les mamelles frémissantes. Evidemment ces différentes postures plus
lascives, plus équivoques et plus obcènes les unes que les autres
feront le régal des spectateurs des deux sexes ainsi royalement
mis en appétit.Pour finir, après avoir dréssé la croix, on n'oubliera
pas pour l'exemple de fixer au dessus de la tête de la condamnée
l'écriteau comportant les motifs de sa condamnation ce qui aura
pour effet immédiat de déclencher dans la populace des injures'
des insultes et des cris d'indignation au milieu de l'hilarité générale.
La durée de la mise en croix qui peut varier comme le prévoit le
code pénal entre deux et six heures aura été fixée à l'issue du
procès et selon la loi par un vote à mains levées effectué par le
comité féminin de salut public, de défense de la morale, de la vertu
et des bonnes moeurs. Généralement, au vu de la gravité des fautes
commises c'est la peine maximale qui est réclamée et appliquée.Après
avoie enduré son châtiment le corps nu de la suppliciée sera détaché,
descendu de la croix et remis aux mains de la soldatesque pour la
remercier de son précieux concours avant d'être rendu à la famille
venue le récupérer contre une caution de mille dollars.
Fantasmes
: l'histoire en vidéo ou en bandes dessinées, j'achète.
Candice
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