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Je
la vois immédiatement. Elle a posé ostensiblement sur la table,
le magazine féminin qui devait me servir à la reconnaître. Je m’approche.
Arrivé à sa hauteur, je balbutie un timide : “Bonjour, je suis Jérôme”
et elle m’invite d’un geste à m’asseoir. Pendant que nous débitons
à tour de rôle quelques banalités d’usage, je me remémore l’annonce
que j’ai passée sur quelques sites : “Jeune chef d’entreprise cherche
femme soumise pour jeux...” Nous nous étions fixés rendez-vous après
quelques échanges de messages électroniques.
Au bout d’une dizaine de minutes, elle prononce quelques mots qui
me sortent brusquement de ma léthargie : “J’ai scrupuleusement suivi
vos instructions”. Je finis de reprendre contact avec le monde réel
en la dévisageant. Visage banal, cependant mis subtilement en valeur
par un maquillage léger. Yeux d’un marron profond. Cheveux blonds
sagement ordonnés. Je lui demande d’ôter son manteau qu’elle avait
gardé sur elle malgré l’atmosphère chaude et embuée du café. Elle
est habillée d’une veste de tailleur foncée sous laquelle on aperçoit
un chemisier clair. La table cachant ses jambes, je ne peux pas
pousser mes investigations plus avant pour l’instant.
Reprenant enfin totalement la direction de notre rencontre, je lui
ordonne fermement d’ouvrir sa veste et de défaire quelques boutons
de son chemisier afin que je puisse m’assurer par moi-même qu’elle
disait vrai. Ses gestes mal assurés trahissent un trouble intérieur
mais elle ne se défile pas à mon ordre de telle sorte que je découvre
les prémisses d’une lingerie noire. Cette impression première est
tout à fait confirmée quand elle se penche vers moi : un regard
en sa direction aura suffit pour qu’elle anticipe l’ordre qui allait
venir. Par l’entrebâillement ainsi formé, je vois le haut d’un bustier
dont les bonnets contiennent une poitrine que je devine plutôt avantageuse.
M’ayant demandé la permission de me quitter pour quelques instants,
je la regarde s’éloigner. De taille moyenne, elle est par contre
parfaitement proportionnée. Sa jupe lui arrive juste au-dessus du
genou mais le styliste a pris soin d’y adjoindre une fente sur le
côté qui permet à tout à chacun de discerner parfaitement une jambe
longiligne, recouverte ce jour d’un voile noir. Même en me contorsionnant
sur la banquette que j’occupe, je ne peux identifier si cette seconde
peau laisse libre la zone située en haut des cuisses. Aucune marque
ne me permet non plus de savoir ce qu’elle porte sous cette jupe
qui, décidément, cache bien des mystères.
A peine revenue, je l’interroge : “Bas ou collants ?”. Elle m’avoue
sans détour porter des bas auto fixant. Dans toute autre situation,
sa réponse m’aurait tout à fait satisfait mais je m’efforce de la
tancer vertement. Je lui impose ensuite de décrire avec précision
la pièce de lingerie qu’elle porte en complément de son bustier.
Elle s’empresse de détailler une culotte en soie coordonnée, échancrée
mais relativement couvrante, Je lui fais mille reproches encore
pour ce choix, sans me préoccuper que les personnes attablées près
de nous commencent à prêter l’oreille à notre conversation. Elle
tente de se justifier, ce qui ne fait qu’empirer ma colère. Je coupe
court à la discussion en lui lançant : “Venez ! Vous allez être
punie !”.
Nous
sortons. Conscient que le succès de cette rencontre se joue à ce
moment précis, j’avise rapidement une de ces lourdes portes en bois
qui barrent l’accès aux immeubles bourgeois lyonnais. Un couple
de personnes âgées vient de sortir et je bloque discrètement la
porte avant de pénétrer sous le porche. Nous attendons silencieusement
quelques minutes avant de pouvoir accéder à une cage d’escalier
en profitant du va et vient des occupants des lieux. Je repère très
rapidement un local sous l’escalier qui fera parfaitement l’affaire.
Faiblement éclairé par une ouverture grillagée sur la porte, il
sert habituellement à entreposer les poussettes et vélos.
“En position !”
En réponse à cet ordre sans appel, elle se penche en avant, les
mains en appui sur un carton qui traînait par là. Je rectifie la
position en lui écartant légèrement les pieds. Ses fesses, légèrement
plus hautes que son buste, sont maintenant parfaitement mises en
valeur et je ne peux pas m’empêcher de prendre quelques secondes
pour admirer le tableau. Je commence à caresser ce corps qu’elle
m’offre à travers le tissu des vêtements. Elle tréssaille un peu,
par surprise, à la première claque que je lui applique sur la fesse
droite. Puis, sans faiblir, je lui assène des coups réguliers alternant
la cible : fesse droite, fesse gauche, fesse droite... Sous ma main,
je la sens se décontracter progressivement et subir sa correction
avec délectation. Je m’arrête juste pour soulever posément sa jupe
et la relever sur sa taille. Sa culotte est bien tendue à cause
de la position et j’aperçois à l’entrejambe quelques poils volages
aussi blonds que sa chevelure. Je m’applique maintenant à la fesser
plus durement et ma main chauffe à mesure où les zones de peau découvertes
rosissent. Elle commence à réagir à chaque claque par un petit cri,
quelques fois accompagné d’un mouvement de recul qu’elle corrige
aussitôt. Elle se penche encore et s’appuie sur son avant bras,
laissant ainsi son autre main libre. Alors que je pensais qu’elle
allait s’en servir de protection, je la vois la diriger vers son
pubis. Je l’arrête dans son geste. Il n’est pas encore temps. Je
profite de cette interruption pour baisser jusqu’aux genoux le dernier
rempart à son intimité, qu’elle ôte complètement de son propre chef.
Les coups redoublent en intensité et je vois maintenant son postérieur
franchement rougir. Seuls le bruit répétitif des claques troublent
le silence oppressant de l’endroit. A croire que l’immeuble s’est
vidé. De sa main libre, elle a commencé à se caresser avec des mouvements
circulaires de plus en plus rapides. Sa respiration plus saccadée
me laisse penser que son orgasme est proche et je m’efforce de l’accompagner
dans sa quête du plaisir en assénant les dernières claques avec
la plus grande puissance possible. Un spasme très intense vient
secouer son corps et un râle de plaisir ponctue sa masturbation.
Essoufflé, je la regarde reprendre ses esprits.
“Merci” me dit elle, en se redressant et en se tournant vers moi.
Sa jupe reste accrochée à ses hanches et je porte mon regard vers
sa toison soigneusement taillée qui cache à peine son sexe rougi
par les caresses intimes qu’elle s’est prodiguée.
Ma partie de contrat est remplie, je sais qu’elle respectera la
sienne. Elle s’approche de moi et me pousse vers le mur de telle
sorte que je puisse m’y adosser. Elle s’agenouille sur son manteau
qu’elle a posé sur le sol et commence à me masturber à travers le
pantalon de costume que je porte. Mon sexe n’a pas attendu ses caresses
pour être turgescent mais elles renforcent mon érection. Pendant
que sa main gauche continue à me procurer un plaisir grandissant,
elle défait ma ceinture prestement. Mon pantalon tombe rapidement
sur mes chevilles tandis qu’elle ne cesse ses va et vient le long
de ma hampe. Sa main droite s’attaque maintenant à mon boxer qui
rejoint rapidement le bas de mes jambes. Ses mains courent le long
de mon pénis, leurs doigts jouant sur ce clavier sensible une partition
délectable. J’ai l’impression qu’elles s’approprient chaque parcelle
de sexe afin de lui faire prendre des proportions insoupçonnées.
Ma verge se redresse encore lorsqu’elle pose délicatement ses lèvres
sur mes bourses et entreprend de les lécher avec sa langue. Maintenant
mon sexe d’une main, elle accélère ses mouvements avec sa langue
avant de gober entièrement mon dard. Se servant de sa bouche comme
du fourreau vaginal, elle s’amuse à simuler les va et viens de deux
sexes unis. Les sensations ressenties sont extrêmes et je ne peux
pas m’empêcher de soupirer d’aise à chaque fois que mon sexe est
au fond de sa gorge. Tout en continuant ses jeux buccaux, elle a
pris mes fesses à pleines mains et me les malaxe fermement avant
qu’un doigt inquisiteur n’explore le sillon qui sépare mes deux
globes fessiers. Elle ne tarde pas à s’apercevoir que je suis très
réceptif à ce type de caresses car son index droit s’invite sans
ménagement dans mes tréfonds. Sous l’effet conjugué de cette fellation
et de cette sodomie manuelle, mon excitation atteint son paroxysme
et je repousse sa tête des deux mains afin de ne pas lui imposer
ma jouissance dans sa bouche. Loin de s’écarter, elle continue encore
quelques secondes avant que mon sperme ne gicle et ne traduise mon
plaisir.
En se relevant, son regard croise le mien et j’y lis une satisfaction
non feinte. Elle ramasse sa culotte et se tourne étrangement pour
la remettre. Je peux ainsi me rendre compte que son postérieur a
pris une teinte rouge cramoisi et je culpabilise un peu en repensant
à la correction administrée.
“Rassurez- vous, me dit elle en lisant mes pensées, j’ai les onguents
adéquats pour effacer rapidement votre hommage”.
Je me réajuste enfin pendant qu’elle s’essuie les lèvres et en rehausse
la teinte d’un rouge à lèvres d’une couleur très proche de celle
de ses fesses. Est-ce une pure coïncidence ?
En sortant de notre cagibi, j’entraperçois le couple croisé auparavant
qui s’éloigne aussi vite que possible. Je me demande s’il nous a
espionné.
Nous nous rendons compte que le soleil brille maintenant sur Lyon
et nous dirigeons nos pas vers une station de taxis toute proche.
Elle s’engouffre dans une voiture toujours sans mot dire et me fait
un petit signe de la main avant que le véhicule ne démarre.
En rentant chez moi de cet après-midi ludique, j’allais recevoir
un message sur ma boite aux lettres en précisant que cette fois,
c’est elle qui élaborerait le scénario.
amontour44@free.fr
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