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Mauvaises
pensées que voilà. Est-ce que je serais en train de m'attacher ?
Cela serait un comble. Néanmoins mon envie de la revoir est grande.
Ce qui fait que j'ai décidé d'enfreindre une de mes règles de conduite
: apparaître dans la position du demandeur. Qu'importe, on verra
bien.
Je l'appelle à l'agence où elle travaille. Ce n'est pas elle qui
répond. Au bout du fil, une autre voix féminine : c'est la fameuse
Marie, collègue de travail et meilleure amie de ma soumise. Finalement
quand j'obtiens Flo au téléphone, je la sens troublée. Silences,
hésitation dans la voix, il me semble que mon emprise sur elle est
toujours intacte. Je lui donne rendez-vous à l'issue de son boulot
dans une des brasseries du quartier. Il y a un petit problème. Une
sortie entre filles était prévue ce soir. Le fait qu'elle ose m'en
parler est déjà un signe : éducation incomplète. Dommage mais je
vais devoir jouer un va-tout. Sèchement, je réitère l'heure et l'endroit
du rendez-vous. Sans lui laisser le temps de répondre, je raccroche
le téléphone. Les dés sont jetés. Viendra, viendra pas.
L'heure dite est passée depuis plus de dix minutes et toujours pas
de Flo en vue. J'ai joué, j'ai perdu. J'ai peut-être voulu aller
trop vite. Je suis déçu, très déçu. Mais difficile de faire la part
des choses. Qu'est ce qui m'est le plus pénible ? Mon ego qui vient
d'en prendre un coup ou, plus diffus, le sentiment d'une espèce
de manque. En fait, je refuse d'admettre que ce simple objet de
mon plaisir sexuel me soit si vite devenu nécessaire.
C'est au moment où je fouillais mes poches pour y prendre la monnaie
nécessaire à ma consommation que Flo est entrée dans le restaurant.
Elle a le feu aux joues. Elle a du courir pour franchir les 200
m qui séparent le bistrot de son agence. Son apparition est un soulagement
pour moi. D'un seul coup je me sens plus léger et plus euphorique.
Mais pas question de le laisser paraître.
Flo tente de me faire la bise, mais je la repousse. Le serveur nous
a repérés. Une autre bière pour moi et un café pour ma compagne.
Nos consommations arrivent très vite. Une fois servis, ma voix se
fait cinglante pour lui reprocher son inexactitude. Un client qui
s'éternisait dans son bureau. Je n'ai que faire de ses explications.
Il faut qu'elle apprenne à obéir. Etre à l'heure quand je lui donne
rendez-vous est une des premières règles à respecter. Ne plus me
regarder dans les yeux comme elle le fait maintenant, une autre
. Elle baisse la tête. C'est mieux.
Nous sommes assis l'un à côté de l'autre sur une banquette de moleskine
au fond de la salle. Sans arrêter de parler, je glisse ma main sous
sa jupe. C'est bien ce que je pensais. Encore un manquement : un
slip entrave ma progression. Suffit, tout cela mérite punition.
Pas de restau pour ma soumise comme initialement prévu pour ce soir.
Pour commencer, elle va descendre aux toilettes. Je lui donne trois
minutes pour y ôter ce malheureux bout de dentelle. Je sens une
nouvelle hésitation. Je saisis le bras de Flo d'une main et lui
remonte le menton de l'autre. Je plonge dans ses yeux et l'embrasse.
Je la sens qui se donne. Il est temps qu'elle redescende sur terre.
Brutalement je lui mords la lèvre inférieure. Pas trop fort pour
ne pas la blesser mais assez pour la réveiller. Maintenant, va !
Ces deux mots sont suffisants.
Flo se lève et prend la direction des toilettes. Je n'ai pas chronométré
mais moins de trois minutes se sont écoulées lorsqu'elle reprend
place auprès de moi. Sous la table ma main vérifie que cette fois-ci
les choses ont été correctement faites. La toison de Flo est agréable
au toucher. Mais je préfère les filles complètement épilées. On
y viendra. Pour le moment la caresse de mes doigts sur le clitoris
de Flo se fait de plus en plus précise. Le feu aux joues lui est
revenu. Elle se tortille de plus en plus, d'autant que mon majeur
est rentré en elle.
“Où est le slip ? Je veux le voir”.
A contre coeur, Flo ouvre son mini sac à dos. Le bout de dentelle
blanc orné de petites fleurs bleues trône au fond. Je le prends,
le porte ostensiblement à mes narines. Ma main a quitté la jupe
de Flo. Désolé ma chérie, ton 7e ciel attendra. Le plaisir a fait
maintenant place à la honte surtout lorsque j'entreprends de plier
le bout de tissu sur la table. Je n'ai pas oublié la façon de faire
de ma mère. On défait les plis, on remonte l'entrejambe vers l'élastique
de la ceinture et on ramène les deux côtés vers le centre.
La respiration de Flo s'est accélérée. A deux tables de nous, le
vieux monsieur n'est plus aussi intéressé qu'auparavant par la lecture
de son journal. Les yeux de ma compagne semblent me supplier mais
je n'en ai cure. Je rajoute à son tourment en hélant le garçon pour
lui réclamer l'addition. En déposant la soucoupe, il ne peut avoir
manqué le carré de tissu qui se trouve à côté de mon verre. Le mec
ne fait pas de commentaire mais ses yeux dévorent Flo. En sortant
un gros billet et en l'obligeant à revenir pour la monnaie je lui
offre l'occasion de bien l'apprécier. Pas sûr que l'effet soit identique
pour elle.
Il est temps de lever le camp. Je n'ai pas envie de retraverser
toute la ville. Flo habite à deux rues de là. Nous y sommes en dix
minutes.
Un grand séjour cuisine, une belle chambre avec salle de bain attenante,
son appartement est un beau nid douillet pour célibataire. La résidence
est cossue et chaque appartement possède un balcon donnant sur un
petit parc. Très agréable. Mais ici je ne suis pas chez moi, pas
de matériel ni de poutres au plafond. Il va falloir improviser.
Pour l'instant j'ai ordonné à Flo de se déshabiller entièrement,
de se mettre à genoux sur la moquette, buste relevé et main derrière
la tête. Elle n'a pas protesté et elle s'exécute. Elle est belle
ainsi offerte. Mon érection est déjà conséquente. Je sors mon sexe
et le lui mets devant sa bouche. Ma belle soumise apprend vite.
Elle m'avale. Elle doit déjà avoir pas mal de pratique dans ce genre
de caresse car je suis agréablement surpris de ne pas sentir ses
dents. Son seul geste inconsidéré a été de vouloir se servir de
ses mains. Mais je lui ai très vite fait comprendre qu'elle devait
s'en passer. Ses mouvements sont lents et réguliers. Sa bouche descend
bien comme il le faut et ses lèvres s'attardent à chaque passage
sur mon gland. Très vite je sens le plaisir monter dans mes reins.
Lorsque le point de non-retour est atteint, je prends les cheveux
de Flo à deux mains et plaque sa tête contre mon ventre. Tout mon
sexe est dans sa bouche et je sens mon gland heurte le fond de sa
gorge. Elle a un hoquet suivi d'un mouvement recul mais je la tiens
fermement. L'effet est immédiat. Je décharge en longs jets saccadés.
Mon plaisir est extrême. Je relâche un peu la pression pour la laisser
respirer mais sans me retirer complètement. Elle a quelques secondes
de flottement avant d'accepter finalement de déglutir. Flo vient
de franchir une nouvelle étape dans la soumission. Si une femme
accepte la fellation relativement facilement, elles sont rares celles
qui vont jusqu'au bout de la caresse en avalant votre semence. Flo
vient de la faire et de la façon dont elle s'y est prise, il est
évident qu'elle n'est pas coutumière du fait. Maintenant qu'elle
a fait le plus dur du parcours je n'ai aucune difficulté à l'obliger
à me nettoyer le plus gentiment possible. A ce rythme, je sens que
je serai en mesure de retrouver très vite ma vigueur mais je préfère
attendre un petit peu.
Mon élève a bien travaillé et cela mérite une petite récompense.
Je donne à Flo l'autorisation, tout en restant à genoux, de s'asseoir
sur ses talons et de baisser les bras. Pour compléter le tableau,
j'écarte ses cuisses au maximum. Ainsi je peux me mettre à la caresser
tout à loisir. Son cou, ses seins, son ventre, ses cuisses ou sa
vulve, sous mes doigts son corps devient un piano jouant à la perfection
la partition que j'ai choisie. Comme l'autre jour chez moi, je guette
dans ses yeux la montée du plaisir. Lorsque ma main s'attarde sur
son clitoris, les notes s'enchaînent allegro. Le final n'est plus
très loin. Mais comme tout à l'heure dans le café, je décide d'interrompre
la partition au moment le plus crucial. Plaisir, frustration, le
cocktail doit toujours être le même.
Laissant ma soumise se liquéfier sur place, je me mets à la recherche
de quelques éléments. Je suis venu les mains vides mais avec un
peu d'imagination on peut organiser une séance intéressante. Gant
de toilette, ceintures de peignoir, de pantalon ou de sortie de
bain ainsi que deux ou trois autres petites choses vont m'aider
dans mon entreprise.
Muni de tout cela, je retourne vers Flo et l'invite se mettre debout.
Avec la ceinture d'un peignoir en satin, je lui lie ensemble les
deux mains. L'entrave est assez longue pour fournir une boucle d'environ
50 cm avec un noeud en son milieu. C'est sur ce point que je tire
pour lui faire lever les bras et la diriger vers la porte qui sépare
le living de la chambre. Il me suffit ensuite de l'entrouvrir, de
positionner le noeud sur le haut du chambranle en le faisant passer
de l'autre côté et de refermer la porte. Le blocage est efficace.
Flo se retrouve contre la porte, les bras tirés vers le haut sans
possibilité d'échappatoire.
Pour faire office de bâillon, le gant de toilette et un gros élastique
trouvé dans la cuisine sont parfaits. Ma camarade de jeu n'est pas
au bout de ses surprises. Ce qui suit commence très agréablement.
Mes lèvres descendent au niveau de la pointe d'un de ses mamelons
et entreprennent de le sucer. Dans ma bouche, le petit bouton devient
vite turgescent et double de volume. Largement suffisant pour y
fixer une des pinces à linge récupérée dans la salle de bain. Sous
la morsure, Flo pousse un cri vite étouffé par son bâillon. L'autre
côté subit bientôt le même sort. Ma prisonnière se tortille dans
tous les sens. C'est tout ce qu'elle peut faire. Et pas pour longtemps.
J'ai rapproché une chaise de la porte et je lui ai demandé de s'y
mettre à genoux. Cette position a pour effet de ramener les deux
pieds à l'arrière de son corps. Ils sont pour ainsi dire à la hauteur
de son globe fessier. Les deux dernières ceintures de tissu que
j'ai récupérées dans la garde-robe de Flo devraient suffire à ce
que j'envisage. Ma première tâche est de les nouer ensemble pour
doubler la longueur du lien. Deux tours sur la cheville droite et
je passe la corde dans l'anse qui maintient ma soumise bras tendus.
Je réduis la longueur des ceintures au minimum et attache la deuxième
cheville avec ce qui me reste. Flo est un poids plume. Avec une
autre cela n'aurait peut-être pas été possible. Mais pour parachever
mon oeuvre, il faut que j'y aille doucement. Mes deux mains empoignent
les fesses de mon esclave. Un bon coup de rein et je la soulève
d'une dizaine de centimètres. Suffisamment pour dégager la chaise
à l'aide de mon pied. C'est maintenant l'heure de vérité.
Pour les adeptes du shibari, il n'y a rien de plus ridicule que
de s'échiner à imaginer une prison de cordes qui cède à la première
pression. Aussi c'est avec d'infinie précaution que je relâche mon
étreinte. Le corps de Flo commence à descendre. Petit a petit, les
liens qui la retiennent se tendent. L'ensemble fini par s'immobiliser
et je peux enfin le reculer pour jouir du spectacle. Bras tendus
à l'extrême, pieds croisés et repliés dans le dos, j'ai devant moi
comme un beau papillon punaisé sur un carton.
Pour Flo la position est des plus inconfortable et malgré son bâillon
elle me le fait savoir par de petits grognements roques. Dommage
que je n'ai pas mon appareil photo. Ventre en avant à cause de ses
pieds qui appuient sur la porte, cuisses ouvertes, c'est un souvenir
que j'aurai bien aimé garder d'elle.
Le supplice ne peut durer indéfiniment. Durant les deux minutes
où je l'ai laissée ainsi, je me suis complètement déshabillé. Malgré
notre premier intermède, ma vigueur est revenue. Je me rapproche
de Flo et la soulève à nouveau par les fesses. La tension dans ses
bras et dans ses jambes se fait beaucoup moins forte. L'esclave
m'en sait gré par un soupir de contentement. Je l'attire vers moi
et l'empale d'une seule poussée très lente. Elle n'est que miel.
Mon torse collé au sien a eu pour effet de faire tomber les deux
pinces à linge qui ornaient ses tétons. Le sang qui recommence à
circuler lui provoque de désagréables picotements vite compensés
par le plaisir de l'étreinte. Avec mes dents je la libère du bâillon
qui l'entrave et prend possession de sa bouche. Notre baiser est
passionné. La sueur a coulé à la commissure de ses lèvres et lui
donne un petit goût salé des plus agréable. Je vais et je viens
en elle, régulièrement, doucement, profondément. J'essaye au maximum
de la porter pour soulager son poids. Flo accompagne mes mouvements.
Nos bassins sont synchronisés et vont à la rencontre de l'un et
de l'autre sur le même tempo. Petit à petit, c'est même elle qui
donne le La et j'ai d'un seul coup l'impression fugace que c'est
elle qui me baise. Oui c'est vraiment cela. Ce soir, le jouet c'est
moi. Flo est attachée mais c'est elle qui mène la danse. Son plaisir
approche. Il est là. Elle crie et malgré le peu d'espace que lui
laissent ses liens, ses cuisses me serrent les hanches au maximum.
Je suis au plus profond de son corps et mon plaisir l'inonde. Dix
secondes d'éternité.
Ensuite je l'ai détachée tout doucement. Avec une pommade contre
les contusions, j'ai longuement massé ses poignets et ses chevilles
pour faire disparaître toutes les traces de ma débauche. Puis je
lui ai fait coulé un bain et l'ai lavée comme on laverait un enfant.
Avec douceur et amour. Tout comme, c'est avec douceur et amour que
je l'ai séchée, habillée de son peignoir bleu qui entre temps a
retrouvé sa ceinture et allongée sur le divan. Elle s'est laissée
faire. Un petit baiser sur le front et je l'ai quittée en lui rappelant
notre prochain rendez-vous.
Dehors il pleut. Une bruine pénétrante. Je me sens bizarre. Heureux,
comblé mais bizarre.
Klaus
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