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J'ai
connu K. dans l'agence où je travaille. Il y a bientôt un mois,
il a poussé la porte comme le font tous les clients. Il y a un mois,
une éternité. K. n'est pas spécialement beau. Il est même bien plus
vieux que moi. Mais dès qu'il a ouvert la bouche, sa voix m'a électrisée.
Un verre accepté à la fin de mon travail, une invitation au restaurant
deux jours plus tard et ce qui devait arriver est arrivé. Nous sommes
devenus amants.
C'est un très bon amant mais j'en ai connu d'autres avant lui. A
31 ans, sans attaches, indépendante financièrement, je croque la
vie à pleines dents. Mais avec K, tout est très vite devenu différent.
Les romanciers parlent de coup de foudre. Ici ce n'est pas le cas.
Mais en quelques jours, K. a vampirisé mes pensées au point que
je ne vis plus que pour les instants que nous passons ensemble.
La cassure s'est faite, il y a une semaine. Nous étions sortis,
comme nous le faisions maintenant tous les deux jours. Une pizza
avalée vite fait et nous nous sommes retrouvés chez lui pour faire
l'amour. Après l'effort, K. aime bien prendre un whisky. Moi je
suis plutôt jus de fruit.
Nous étions dans le canapé et K. a mis une cassette dans le magnétoscope.
Histoire d'O, ce film doit bien avoir 25 ans. J'étais un peu gênée
mais je n'ai pas osé protester. Tout au long de la projection K.
est resté silencieux. Lorsque le mot fin s'est inscrit sur l'écran,
K. a éteint le téléviseur et s'est tourné vers moi.
"Je veux que désormais tu sois O pour moi", ont été ses premiers
mots.
J'ai voulu ouvrir la bouche pour exprimer ma révolte mais K. y a
posé son index, m'intimant le silence. Pendant dix minutes, il m'a
expliqué ce qu'étaient ses désirs, ses fantasmes, ce qu'il attendait
de moi. Il m'a dit que j'étais libre d'accepter ou de refuser mais
que dans ce cas, tout était fini entre nous. Abasourdie, il m'a
reconduit à sa porte en me donnant ses premières instructions :
rendez-vous ici dans une semaine, à telle heure, habillée de telle
façon.
J'ai tenu 4 jours entre rage et désespoir. Puis je me suis mise
à la recherche du chemisier blanc et des escarpins plats qui jusqu'à
ce jour ne faisaient pas partie de ma garde robe.
Et maintenant je suis debout devant lui comme il l'a voulu. Il m'inspecte,
tourne autour de moi comme on le ferait d'un objet. Je dois lever
les bras et joindre mes mains derrière ma tête. K. est silencieux
et moi je suis oppressée. Enfin, il me touche. Ses mains dégrafent
mon chemisier. Je ne porte aucun sous-vêtement comme demandé. La
main de K. est sur ma poitrine. Elle est sèche et chaude et rien
que ce contact, sans que je comprenne vraiment pourquoi, me ferait
chavirer.
Les caresses de K. deviennent plus brutales. Mes seins en font les
frais. Un pincement plus fort m'a fait crier et quitter ma position
de statue. Je reçois une gifle. C'est la première fois depuis bien
longtemps que quelqu'un porte la main sur moi. K. m'ordonne de reprendre
ma position. Je m'exécute et K. passe dans mon dos.
Maintenant une de ses mains prend possession de mon ventre. Aucun
tissu n'est là pour l'arrêter. Le traitement dure de longues minutes.
C'est monstrueux. Là debout, les bras relevés, caressée et martyrisée
à la fois, je vais jouir. Je jouis...
Je me suis presque écroulée, balayée par la vague de plaisir. K.
m'a retenue et me fait reprendre ma position. Il n'est pas satisfait
de son élève. Elle ne doit se laisser aller que lorsqu'il l'ordonne
et pour cette incartade je dois être punie.
K. prend un bout de plastique que je reconnais comme étant une vulgaire
tapette à mouche. Il m'en assène quelques coups sur les cuisses.
La douleur n'est pas excessive mais cela pince. Instinctivement,
j'essaie d'échapper à la morsure mais K. veut que je reprenne ma
position. Faisant abstraction de ce semblant de fouet, j'y arrive
sans trop de difficulté. Les coups s'arrêtent et je peux enfin souffler.
K. me laisse ainsi debout quelques minutes. Mon maître profite pleinement
du spectacle puis m'explique qu'il est temps de passer à la suite.
Pour commencer, je dois me déshabiller, ne garder tout simplement
que mes escarpins. Gentille fille, je fais comme on me dit. Ce n'est
pas très difficile. Je n'ai que ma jupe et mon chemisier à enlever.
K. ouvre le tiroir d'une commode et en sort plusieurs objets. Je
lui tourne le dos mais je reconnais aisément un bruit métallique
de chaîne. J'en suis moite. Il n'y a pas que des chaînes. Il y a
aussi 4 bracelets en cuir qui très vite viennent prendre place sur
mes poignets et mes chevilles. Le pire est à venir : un collier
de chien ! Lorsque K. l'installe autour de mon cou, l'odeur du cuir
neuf accentue mon trouble. Chacun de ces objets est doté d'un anneau
métallique. Je ne me fais plus aucun doute de leur l'utilité. Un
cadenas a déjà bloqué mes mains derrière mon dos.
K. me retourne et là j'ai un choc en me voyant, telle que je suis
dans la grande glace d'une armoire. J'en tremble. K. me caresse,
partout. Je sens la sueur couvrir mon corps. Lorsque K. s'en aperçoit,
il se met à me frotter avec une grande serviette. Elle est douce
et c'est une bénédiction. Mais cela ne dure pas.
Une des chaînes dont j'ai entendu le bruit il y a un instant est
attachée au bracelet d'une de mes chevilles, passée dans l'anneau
du collier et attachée à l'autre cheville. K. tire car la chaîne
est courte. Cela m'oblige à prendre une position courbée. Une dernière
chaîne, encore plus courte est aussi installée entre mes chevilles.
Je ne peux plus écarter les jambes que de 30 cm. . Courbée comme
je suis, mes seins sont comme attirés par le vide. J'ai un flash.
Mes parents tenaient une ferme dans la Manche. C'est un peu de cette
façon que mon père obtenait la contention de ses vaches rétives
à la traite. Une vache ! Une vache attachée, voilà ce que je suis
devenue...
La cave ! J'ai entendu prononcer ce mot et la peur s'insinue d'un
seul coup en moi. Je peux encore faire machine arrière. Lors de
notre séance vidéo, K. m'a expliqué qu'il me suffit de dire non
à tout moment pour que tout s'arrête. Je sais que le cadenas qui
retient mes mains n'est que symbolique, sans difficulté j'ai la
possibilité de me libérer des bracelets. Mais la cave dans mon esprit
c'est un endroit froid, humide où la lumière ne doit entrer que
parcimonieusement. J'ai peur.
Mais déjà K. m'en montre la direction. J'essaye d'avancer et bien
sûr, entravée comme je suis, je perds l'équilibre. K. me rattrape,
me remet d'aplomb. Tout d'un coup je sens une brûlure dans mon fondement.
Mon maître vient de me pénétrer d'un doigt. Son exploration ne s'arrête
pas là. Une partie de sa main est entrée par-devant. Je cherche
ma respiration car, non content de m'investir, K. serre les doigts
et me force à avancer à petits pas. L'escalier de la cave est abrupt
et telle que je suis, le franchissement de chaque marche est une
épreuve. La poigne de K. et la pression plus ou moins appuyée de
ses doigts m'empêche de tomber. Petit à petit, la douleur a fait
place à quelque chose d'autre et je me surprends, pour les dernières
marches, à aller moi-même vers le déséquilibre pour mieux sentir
l'étreinte de mon maître.
Nous sommes au sous-sol. K. n'a pas été dupe de mon manège. Je suis
tout humide et K. rajoute à mon tourment en entreprenant de me masturber.
Une minute de ce supplice et une seconde fois je suis au bord de
l'explosion. Puis tout s'arrête. Le salaud ! La frustration que
je ressens est terrible. Finalement je redescends sur terre.
La cave n'est pas si terrible que je le redoutais. Même si l'escalier
est la seule ouverture vers l'extérieur, la pièce est bien éclairée
grâce à de nombreux néons. C'est une grande pièce unique, aux murs
de briques rouges, haute de plafond et aux poutres apparentes. Si
du côté de l'escalier c'est un véritable capharnaüm, le reste est
vide de tout détritus. Il y a même un semblant de moquette sur cette
partie du sol. Il est évident que K. n'a jamais douté de mon acceptation
et qu'il a préparé cet antre pour l'occasion.
Courbée comme je suis, je fatigue. Un moment j'ai pensé que K. s'en
est rendu compte et que c'est pourquoi il me libère. Mais ce n'est
que pour mieux me supplicier. Mes mains qui étaient attachées derrière
mon dos, le sont à nouveau mais par-devant. Je vois flotter devant
moi un grand crochet descendu du plafond. Il s'accroche au cadenas
et d'un seul coup repart vers le haut. Petit à petit mes bras et
l'ensemble de mon corps prennent la même direction. Tout mon poids
repose sur la traction de mes poignets. Tout juste si j'arrive à
me soulager en me tenant sur la pointe des pieds. J'ai mal dans
tous les bras, aux épaules et je grogne. Le plaisir de l'instant
précédent a fait place à la douleur.
K. me soulève une jambe, l'écarte et la pose sur un morceau de bois.
Il fait de même pour l'autre. Cela soulage la tension de mes bras
mais m'oblige à écarter les cuisses au maximum. Puis la traction
vers le haut reprend insensiblement et avec elle la douleur. Etirée
au maximum, je dois me tendre et me contracter au maximum pour ne
pas perdre l'équilibre et rester suspendue à quelques centimètres
du sol. Mes cuisses et le reste de mon corps sont pris de tremblements.
Je ne vois plus K. Il est derrière moi et dans ma position je ne
peux presque pas bouger.
Un parfum d'eucalyptus arrive à mes narines en même temps qu'une
sensation froide sur la pointe de mes seins. Au début c'est plutôt
agréable mais très vite cela me brûle. C'est intenable et j'essaye
de me libérer. Un de mes pieds quitte son morceau de bois et je
me retrouve dans le vide. J'en oublie presque la douleur de mes
seins à tenter de retrouver un point d'appui. Quelques secondes,
une éternité dans ma position, me sont nécessaires pour y arriver.
C'est lorsque j'ai enfin repris la position que K. décide d'enduire
mon bouton rose du même produit qu'il a mis sur mes seins. Trop
c'est trop, la brûlure devient intenable : je hurle ! J'ai à nouveau
perdu l'équilibre mais ce n'est rien pas rapport au feu qui dévore
mon ventre et ma poitrine.
Mes cris s'arrêtent d'un seul coup. K. vient de m'obstruer la bouche
en y introduisant une boule de caoutchouc munie d'une sangle de
cuir qu'il attache derrière ma nuque. Mon tortionnaire a relâché
la corde et je peux enfin poser mes pieds à terre. Mais l’incendie
est toujours en moi et me dévore. Il faudra de longues minutes pour
que cela devienne supportable.
K. parle. Sa voix est dure. Encore tétanisée, je ne comprends pas
tout ce qu'il me dit. Je capte quelques brides : la prochaine fois,
orties, correction, coups, compter jusqu'à 50...
Les coups commencent à s'abattre sur moi de façon régulière. Compter
! Je dois compter jusqu'à cinquante. Je n'ai pas bien compris au
départ. Donc les premières frappes de la badine ne comptent pas.
K. recommence et entravée par ma boule je tente d'articuler les
chiffres. Supportable au début, la correction devient vite torture
lorsque la règle de plastique repasse à plat pour le 3e ou 4e fois
sur une fesse ou un sein. 30, 35, 40, je n'en peux plus. Je ne suis
à bout. Les larmes m'aveuglent et la poire d'angoisse qui comble
ma bouche m'empêche de déglutir. Je bave comme une chienne. Lorsque
enfin la punition s'arrête, je suis rouge de partout et sans force.
K. relâche la corde d'un seul coup et je tombe sur le sol car mes
jambes ne me retiennent plus. C'est à peine si je tente de résister
lorsque K. écarte mes pieds pour y installer une tige en bois. Me
voilà une nouvelle fois écartelée. Cette barre a aussi un anneau
en son centre. Il permet à mon tourmenteur d'y passer le crochet
de sa corde. Il tire et je suis à nouveau soulevée du sol. L'élévation
s'arrête environ à 80 cm. Je flotte soutenue par mes mains et mes
pieds. Le spectacle doit être étonnant. K. recommence à me caresser.
Petit à petit une douce chaleur m'envahit. J'en oublierais presque
ma position précaire. Puis, je sens ses mains qui se mettent à écarter
mes deux globes fessiers. Non ! Il ne va pas oser ! Mais si, il
ose. Je sens la pointe de son sexe qui s'appuie sur mon étroit passage.
La poussée est régulière et mon dernier rempart cède. K. m'a sodomisée.
Ce n'est pas la première fois que je subis un tel assaut mais les
deux ou trois expériences que j'ai tentées en la matière ne m'ont
jamais satisfaite. Mais là tout devient très vite différent. K.
ne bouge pas. C'est moi qu'il fait bouger en me caressant à la fois
les seins et mon bouton doré. La crème qu'il y a mis quelques minutes
plus tôt n'est pas sans effet sur mes sensations. Mais maintenant
les relents du picotement sont plutôt agréables. Tellement agréable
que je finis par me tendre comme un arc emporté par une nouvelle
vague de plaisir. Mon corps entièrement tétanisé est devenu dur
comme un bloc de pierre. Maître K. n'est finalement pas si maître
de lui. Ma réaction a eu raison de lui et malgré mon spasme je l'ai
très bien senti se libérer en moi.
Plus tard
Deux
heures que je suis rentrée. Je savoure la quiétude de mon bain tout
en repensant à ma soirée. Folle, je suis vraiment folle d'avoir
accepté ce que j'ai accepté. Traverser la moitié de la ville, nue
sous ma jupe et mon chemisier, subir ce que j'ai subi. Terminé,
je n'y retournerai pas. K. est aussi fou que moi. Et il veut que
cela continue. Je sais que si j'accepte, nous irons encore plus
loin dans la folie. Jamais. Et il veut que je boive deux litres
d'eau avant notre prochain rendez-vous. Fou, je vous dis qu'il est
fou. Je n'irai pas. Promis, juré ! ... Deux litres d'eau... il va
falloir que je m'entraîne.
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