Nouvelle

L'escalier
(la première marche)

(le 19.08.02)

Flo a accepté. Je ne sais pas vraiment pourquoi. La curiosité, le trouble, allez savoir.
Elle est là ce soir devant moi pour notre premier rendez-vous.
Jupe, chemisier, escarpin plat, elle s'est habillée comme je lui ai ordonné. Je lui demande de lever les bras et de joindre ses mains derrière la nuque. Elle s'exécute avec célérité. On en fera une bonne esclave.

Ma main s'avance vers son chemisier et en dégrafe trois boutons. Elle n'a pas mis de soutien-gorge et des seins d'un volume respectable palpitent à mon contact. Je les flatte, les tourne, les triture, en étire les pointes. La respiration de Flo s'accélère. Un pincement plus prononcé et elle a un petit cri. Un instant ses mains se détachent et quitte sa nuque comme pour se protéger. Une gifle à peine appuyée et un ordre bref lui font comprendre qu'il faut reprendre la position. Je continue mon exploration en passant dans son dos. Une de mes mains reste au niveau de sa poitrine, l'autre descend vers ses cuisses. Là aussi elle a été obéissante. Sous sa jupe aucun rempart ne vient entraver mon exploration. Mon genou entre ses cuisses lui fait comprendre qu'elle doit écarter les jambes. Flo est une fausse blonde. Le duvet soyeux que j'ai déjà eu le loisir d'explorer me l'a prouvé. Si notre histoire continue, je l'épilerai entièrement. Mais nous n'en sommes pas encore là.
J'ai décapuchonné son clitoris et l'agace avec mon majeur droit tout en continuant à martyriser sa poitrine. Quelques minutes de ce traitement et le résultat ne se fait pas attendre. Le corps de ma soumise est pris de tremblements et le cri de son premier orgasme vrille mes tympans.
Contrairement à certains maîtres, je suis pour le plaisir de l'esclave. Il permet de prendre un ascendant sur la victime qui petit à petit comme un drogué ne peut plus s'en passer et accepte d'aller toujours un peu plus loin avec vous.
Mais dans la tourmente Flo n'a pas pu tenir la position. Ceci mérite une punition.
Les ustensiles les plus simples sont les meilleurs. Je ramasse sur la table basse la tapette à insecte en plastique que j'y avais posé pour l'occasion. Tout doit se faire graduellement. Le fouet, les badines et autres cannes, ce sera pour plus tard.
Sa jupe s'est relevée et m'offre ainsi sa croupe. La tapette n'est qu'un simple morceau de plastique mais appliquée avec force sur une peau laiteuse elle a vite fait de remettre Flo dans le droit chemin et de lui faire reprendre sa position, bras levés, mains derrière la tête. J'y vais de mon petit numéro pour lui expliquer que je ne suis pas content, qu'elle ne doit jouir que lorsque je lui ordonne et que tout cela mérite une punition.
Il est temps pour elle de se mettre nue. Je lui demande de ne garder que ses escarpins et de mettre ses mains derrière son dos. Lorsqu'elle est comme je l'entends je lui passe deux poignets de force tenus chacun par deux petites sangles et auxquels j'ai rajouté un solide anneau. L'avantage des poignets de force est que contrairement aux menottes, ils laissent moins de traces et il est très facile d'en ajuster le serrage. Ils permettent aussi à la soumise de se détacher si elle le désire. Mais dans ce cas, cela prouve que l'on s'est trompé sur sa victime et qu'il n'y a plus de jeu.
Un cadenas passé dans les deux anneaux et Flo est désormais attachée. Je complète son harnachement par deux autres poignets de force, cette fois-ci sur ses chevilles et un large collier de chien autour de son cou. Les uns comme les autres sont également pourvus d'un anneau. Je la fais se retourner. Sur ce mur, il y a un grand miroir qui lui permet d'admirer le spectacle. Nue, jambes écartées, bras attachés dans le dos : elle est très belle.
Mes mains caressent ce corps offert. Il ne fait pas si chaud mais sa peau dégage une sueur dont l'odeur m'est très agréable. Avec une serviette je la sèche autant que je peux. Tout à l'heure lorsque nous serons dans la cave, il fera beaucoup plus frais et il n'est pas question pour moi que mon esclave tombe malade. Nous avons tant de chose encore à vivre.
Il est temps de passer à la suite. J'ai fait l'acquisition d'une chaîne d'acier complétée à chaque extrémité par un mousqueton. Le premier est placé sur l'anneau de sa cheville droite et le second sur la gauche tout en faisant passer la chaîne par son collier. J'ai calculé le lien d'acier pour qu'il ne permette pas à l'esclave de se tenir droite. Elle est désormais courbée vers l'avant, les seins ballottant au gré de ses mouvements. Une dernière chaîne beaucoup plus courte est placée entre ses deux chevilles. Flo ne pourra plus faire que des petits pas. Courbée, entravée dans sa démarche, j'ai obtenu le résultat que je désirais.
Je lui explique que maintenant nous allons aller à la cave et lui montre la direction. Comme prévu, elle perd l'équilibre au premier pas et ne doit qu'à ma poigne de ne pas tomber sur le carrelage. Ma pauvre Flo, il va falloir que je t'aide. Placé dans son dos, je la retiens de ma main gauche. Mon pouce droit trace un trait sur son échine et descend jusqu'au creux de ses reins. J'y suis, une poussé et mon doigt investit son anus. Flo ne peut s'empêcher de crier. L'intrusion a été brutale. Je la complète par un index et un majeur au plus profond de sa vulve. Il ne reste plus qu'à serrer pour assurer la prise.
Sa descente dans la cave fut un véritable calvaire. Je tiens cette maison de ma mère. C'est une ancienne construction vieillotte mais très solide. L'escalier du sous-sol en est très étroit et fait de pierres irrégulières. A chaque marche l'esclave manque de tomber et je suis obligé de la retenir en serrant un peu plus. Ce qui a pour effet de lui arracher un cri. Nous avons bien du mettre cinq minutes pour descendre et lorsque enfin nous arrivons à bon port mes doigts sont tout visqueux.
Plutôt que de relâcher mon étreinte, j'entame un massage du petit bouton d'or. L'effet ne se fait pas attendre. Les cris de douleur font place à une lente mélopée. Mon pouce n'a pas quitté sa prison mais je sens comme un relâchement et c’est sans effort qu'au bout d'un moment je suis en mesure de lui faire entamer un mouvement de va et vient. Il est évident que si je continue, Flo va repartir une seconde fois. Mais je n'y tiens pas, enfin pas tout de suite.
Pour ce premier rendez-vous, j'ai voulu faire simple. Je me suis contenté d'installer un palan à une des poutres maîtresses du plafond et d'en faire descendre une corde munie d'un crochet.
Je libère l'esclave des deux chaînes qui entravent ses pieds et modifie la ligature de ses mains, les passant de derrière son dos à devant. L'anse du cadenas est assez large. J'y passe le crochet du palan et réduis la corde. Flo se retrouve étirée par le haut, les bras au-dessus de la tête. Le palan est un bel outil qui démultiplie le mouvement et permet de calculer la traction nécessaire au plus juste. Petit à petit, Flo se tend comme un arc. Bientôt c'est sur la pointe des pieds qu'elle est obligée de se tenir si elle ne veut pas flotter dans le vide. Ses râles de plaisir de tout à l'heure sont remplacés par des grognements de douleur. Bon prince, je lui installe deux grandes cales de bois espacées de 70 cm. Elle peut enfin prendre appui et ainsi reposer la traction sur ses bras.
Je réduis encore la corde. L'équilibre devient précaire. Si par malheur ma victime glisse, elle se retrouvera pendue comme un vulgaire saucisson. Le spectacle de Flo ainsi contrainte provoque en moi une érection. Bras étirés à l'extrême, seins remontés par la traction, ventre rentré, cuisses prises d'un léger tremblement, cette fille est un morceau de choix.
Cela mérite une petite récompense. J'ouvre un petit pot bleu et la pièce s'emplit d'une bonne odeur d’eucalyptus. Cela ressemble à un produit très commun vendu en pharmacie pour dégager les bronches. Mais dans cette préparation la concentration du produit actif est multipliée par dix. J'en prélève une noisette dont j'enduis les tétons de la soumise. Le premier contact est froid mais la réaction ne se fait pas attendre. De petits picotements de plus en plus forts de mettent à irradier dans les pointes turgescentes. Flo essaie de se libérer de cette emprise mais sa tentative est vouée à l'échec. Elle n'a pour effet que de lui faire perdre l'équilibre et de la faire se retrouver dans le vide. Au prix d’un grand effort, elle réussit à reprendre pied sur une cale puis sur une autre. La position que j'attendais pour faire subir à son clitoris le même traitement qu'à la pointe de ses seins. S'en est trop et je suis obligé de la bâillonner avec une poire d'angoisse pour ne pas ameuter tout le voisinage.
Flo doit comprendre que cela n'est rien. Que j'aurai pu utiliser une poignée d'orties plutôt que cet onguent. Que j'y songerai la prochaine fois mais qu'elle m'a déçu et que cela mérite une petite punition .
La tapette est descendue avec moi. Elle fera l'affaire et 50 coups ne seront pas de trop. Flo doit compter. Difficile avec son bâillon, mais tant pis. Les premiers coups sont supportés avec aisance mais quand ma badine revient pour la 3e ou 4e fois sur le même sein, les fesses, le dos ou les cuisses, la douleur devient cuisante. Tant bien que mal, Flo compte et bave de plus en plus. Lorsque enfin nous arrivons à cinquante, son corps a pris une belle couleur rougeâtre. Des larmes ont coulé sur ses joues. Je détache la corde et ma soumise s'effondre sur le sol. Mais je n'en ai pas fini.
J'ai fabriqué une barre d'écartement que je lui installe entre les deux pieds. Elle doit bien faire 90 cm et je dois m'y reprendre à deux fois pour la lui mettre. En son milieu, il y a un anneau dans lequel je fais passer le crochet du palan. Flo est désormais liée à ce crochet à la fois par les mains et la barre d'étirement. Il ne me reste plus qu'à tirer sur la corde. Tout doucement, Flo quitte le sol comme un vulgaire sac de blé. Mon érection est à son comble. L'esclave est désormais à la bonne hauteur. Je me mets à la caresser. Les picotements de la pommade se sont estompés mais la pointe de ses seins comme son clitoris sont devenus des piles électriques. Je libère Flo de son bâillon. Mes caresses ont un effet dévastateur. Ses yeux chavirent. Plaisir du massage et douleur de la suspension se mêlent et ses veines charrient un torrent de feu. Je me libère et lui écarte les fesses au maximum avec mes deux mains. Sous mes yeux son anus palpite. Je pose mon sexe à l'entrée et l'encule d'une poussée lente mais irrémédiable. Je suis au plus profond de ce qu'elle a de plus intime. Mes doigts reprennent possession de la pointe de ses tétons. Il me suffit de tirer un peu dessus pour provoquer un léger balancement de mon esclave suspendue dans le vide. Je n'ai aucun mouvement à faire pour aller et venir en elle. C'est elle qui coulisse sur moi au rythme que je lui impose. Je suis son maître, maître de mon plaisir et du sien. C'est bon. Je vois la jouissance qui monte dans ses yeux. Moi aussi je suis au bord de l'explosion. Ca y est, elle crie, son corps se tend en un spasme et ses sphincters se contractent sur ma verge. Cela en est de trop, je me lâche en longs spasmes qui me semblent durer une éternité.
Plus tard, repus, douché, un verre d'alcool à la main, j'écoute Mozart. Flo est rentrée chez elle. Je lui ai donné rendez-vous dans une semaine. Elle est libre de venir ou de ne pas venir. Mais si elle accepte, elle doit boire deux litres d'eau avant de sonner à ma porte. Il n'y a qu'à cette condition que je lui ferai descendre la seconde marche.

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