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Après
une semaine de concertation et de mise au point de certains détails,
notamment de limites à ne pas dépasser, je signais mon accord pour
96 heures de « mutation animale » avec une possibilité de stopper
tout à tout moment, mot de passe « Popcorn ». Je précise dès maintenant
que j’ai craqué au bout de 87 heures. Si vous rigolez là, ben tentez
l’expérience, je vous assure que question humiliation faut avoir
une sacrée dose de maîtrise de soi pour garder un moral intact et
pour ne pas craquer.
Les 96 heures avaient commencé un vendredi à 18 heures après le
départ des enfants. Après avoir fait l’amour entre homme et femme
encore une fois tendrement, il décida que je n’existais plus en
tant que femme et qu’il venait de récupérer à la SPA une petite
chienne, un peu sauvage, à éduquer, à flatter, à nourrir et plus
comme nous le verrons plus loin.
Quelques détails si une femme veut être une chienne. Toujours être
nue (faute d’avoir des poils), j’avais tout de même un bandana autour
du cou, cela faisait joli. Le collier et la laisse ne serviront
qu’à la promenade à l’intérieur de l’appartement. Toujours être
à 4 pattes ou roulée en boule ou encore couchée sur le ventre (position
du chien avec les jambes à plat) ou encore couchée sur le dos mais
pas les bras le long du corps pour se laisser gratter le ventre
ou encore accroupie en levant les pattes avant (la plus proche de
la position assise). Je précise que nous étions en hiver et que
nous avions installé un chauffage d’appoint électrique pour garder
une température à 27° dans l’appartement (bonjour la facture d’électricité).
Je précise également que pour dormir mon maître me recouvrait d’une
couverture que je lui amenais le soir avant de me coucher en la
portant dans ma gueule (une des seules entorses au scénario, le
but n’étant pas de faire une pneumonie non plus).
18h
à 8h le lendemain : les premières 14 heures
Après que je me sois mise à 4 pattes, mon maître s’agenouilla devant
moi et m’expliqua qu’à 20 heures j’aurais mon repas, qu’après s’ensuivrait
la promenade pour faire les besoins et ensuite le dodo. A partir
de ce moment j’oubliais qui j’étais et je m’imprégnais de mon rôle
en essayant de l’agrémenter de petites surprises, comme vous le
lirez dans les lignes suivantes (le problème de communication était
le plus difficile à résoudre).
Je suivais mon maître dans toutes les pièces, lui vaquait à ses
occupations (lecture, vaisselle, préparer le repas, jouer à l’ordinateur,
prendre sa douche, se coucher, dormir, etc.) et moi je le suivais
à 4 pattes partout.
A 20 heures précises mon maître posa dans la cuisine une écuelle
remplie d’un mélange de steak haché, de purée de pomme de terre
et de salade verte. Je m’efforçais de manger avec la bouche, évidemment
sans les mains, cette pâtée et je lapais ensuite un peu d’eau dans
l’écuelle voisine. J’avais intérêt à me rassasier car une fois terminé,
mon maître rangeait la gamelle jusqu’au lendemain (attention 2 repas
par jour avec une petite gâterie que je quémandais à table lorsqu’il
mangeait). Je m’essuyais la bouche avec un bras et j’attendais que
mon maître termine ce nettoyage avec une serviette humide. Puis
je le suivais dans le salon.
La partie la plus dure à vivre dans tout ce scénario fut toujours
pour moi la séance « besoins ». Mon maître enfilait le collier et
la laisse puis me faisait faire le tour de l’appartement (les 85m2)
puis il m’amenait dans la salle de bains où il avait déposé une
pile de journaux sur lesquels je pouvais faire mes besoins.
Le premier soir j’ai à peine réussi à pisser. Il était à côté et
cela m’était insoutenable presque impossible mais je n’avais pas
le choix car sinon c’était attendre le lendemain pour la prochaine
promenade. Puis mon maître me ramena au salon en me demandant d’aller
me coucher dans un coin pendant que lui prenait son repas. Le premier
soir il s’était fait griller un poulet au four avec de la purée
de pomme de terre et de la salade. Je me hissais dans un fauteuil
pour m’y vautrer mais apparemment mon maître avait décidé que je
n’avais pas le droit de monter sur les fauteuils. Il se leva, me
prit par le cou et me fit descendre du fauteuil en me répétant plusieurs
fois « non ». Je cédais et m’installais sur une couverture disposée
dans un coin libre de la pièce. Je fermais les yeux et essayais
d’assumer ce début de soirée. Je n’allais pas craquer déjà au bout
de 2 heures.
Au bout d’un moment qui me parut interminable mon maître m’appela
par mon nom de circonstance « Popcorn ». Je me levais enfin si on
peut appeler se lever que de se déplacer à 4 pattes et m’aventurais
jusqu’à sa chaise, je le regardais. Il me dit « assis » et « donne
la patte ». Là encore une fois j’ai failli craquer, la situation
était complètement folle mais je reprenais le dessus et lui tendais
une de mes mains. Il me glissa un os de poulet entre les dents et
me pria d’aller ronger cet os dans le couloir sur un petit tapis
prévu à cet effet. (Avant de continuer je fois préciser que nous
avions mis en place une série de points d’erreur, une attitude non
correspondante au profil générait 1 point d’erreur et 5 points d’erreur
occasionnaient une sanction. On y reviendra un peu plus tard.)
Je commettais la première erreur instinctive : je pris l’os dans
la main, plus précisément entre le pouce et l’index et non entre
les mains. Mon Maître enregistra 1 point après m’avoir fait la remarque
mais j’en fis une deuxième dans la foulée en secouant la tête pour
dire oui. 2ème point. Lorsque j’eus terminé de ronger les deux bouts
ronds de cet os je revins m’allonger sur la couverture et je commis
la troisième erreur, je me couchais sur le dos mais au lieu de ramener
mes bras sur ma poitrine, je les laissais pendre le long du corps.
Je commençais à avoir des courbatures à force d’adopter des positions
pas naturelles et j’encaissais un 3ème point. Mon maître débarrassa
la table, je restais pour une fois sur ma couverture et m’installais
du mieux que je pouvais. Il revint me voir et me caressa les joues
et la croupe puis il me donna un petit biscuit. Je suçais le biscuit
et me léchais (les babines) pour enlever les quelques miettes qui
traînaient.
Mon maître s’installa dans un fauteuil et se mit à lire pendant
au moins 2 heures. J’en profitais pour essayer de dormir un peu,
bercée par le bruit des pages qu’il tournaient.
Lorsqu’enfin mon maître se décida à aller se coucher, je crus un
instant que le moment était venu pour moi de pouvoir grimper sur
le lit et me lover contre lui. J’attendais qu’il soit couché et
me glissais jusqu’au bas du lit puis je m’efforçais de m’y hisser
de la manière la plus chienne possible. L’accueil fut brutal. Il
me repoussa et je m’affalais par terre, je roulais sur le côté pour
reprendre rapidement une position adaptée, je ne voulais pas risquer
déjà ce soir un 4ème point, surtout lorsqu’on sait ce que valait
la punition. Il me lança un oreiller à la tronche avec « Va te coucher
sur ta couverture ! ». Comment lui expliquer qu’en fait malgré les
27° j’avais froid dès que je m’assoupissais. Je retournais à 4 pattes
dans le salon, j’eus une idée de génie, je passais à côté du radiateur
électrique et le renversais d’un coup de tête. Cela fit un bruit
épouvantable dans le calme de la nuit. Mon maître alluma sa lumière
de chevet et vint voir ce qui se passait. Je le regardais lui puis
le radiateur renversé, je faisais aller mon regard de l’un à l’autre
en espérant lui faire comprendre. Mais il n’a pas compris, il sourit
et ramassa le radiateur en me ré ordonnant d’aller me coucher, puis
il alla se recoucher. Que pouvais-je faire d’autre ? Je réfléchis
(ça réfléchit un animal quand même) et eus une autre idée. Je retournais
à ma couverture et la pris dans la bouche puis je retournais dans
la chambre à coucher en la traînant et m’efforçais de lui glisser
la couverture sur le lit, puis me mettais en position accroupie
et lui tendais … la patte en couchant la tête de côté. Il ralluma
la lumière et observa le spectacle puis il me dit « non tu ne peux
pas dormir avec moi ce soir, qu’est-ce que tu veux ? ». Heureusement
mon maître n’est pas un idiot et il finit par faire le lien entre
le radiateur et la couverture et il me dit « Tu as froid ? ». J’imitais
un jappement de joie en espérant qu’il était suffisamment ressemblant
et ne me vaudrait pas un point d’erreur. Mon maître se releva, prit
la couverture, la remit à sa place et alla en chercher une autre.
Je me couchais en boule et j’attendais qu’il me recouvre de la couverture.
Il me caressa la joue, me fit un baiser sur le front en rajoutant
« Dodo maintenant ! ». J’attendais qu’il fut couché pour m’installer
le plus en boule possible, recroquevillée sur moi-même et me dis,
tout ce que je vais dormir, je n’aurais pas besoin de réfléchir
à l’absurdité de cette histoire.
Je mis beaucoup de temps à m’endormir et j’étais en train de rêver
que j’étais un être humain et non un animal lorsqu’une lumière crue
me réveilla. Il était 4 heures du matin, le plafonnier était allumé
et il se tenait devant moi. Le temps que j’émerge car il m’avait
secouée, je mis un certain temps à comprendre ce qui n’allait pas.
Dans mon sommeil je m’étais retrouvée couchée sur le dos, les bras
en croix. 4ème point sur l’ardoise qu’il avait accrochée au mur.
Il retourna se coucher. Je n’osais plus m’endormir de peur de me
retrouver à nouveau dans cette position alors je fis défiler des
tonnes d’histoires dans ma tête en attendant 8 heures du mat, heure
à laquelle il allait sans doute réapparaître. Il n’y avait pas d’indication
d’heure dans le salon mais je me référais à mon ouïe pour écouter
les bruits extérieurs. Je savais que le boulanger ambulant passait
à 7h et son carillon me réveillait habituellement dans ma vie de
femme.
Samedi
8 heures
Quelques temps après le passage du boulanger, je me glissais hors
de la chaleur de la couverture et m’aventurais dans la chambre à
coucher, je recommençais l’opération, me hisser sur le lit et restais
toutefois au pied de la couette car il semblait encore dormir.
Au bout d’un temps qui me parut interminable il ouvrit enfin les
yeux, s’étira, alluma la lampe de chevet et me regarda. Aie avais-je
bien fait ? Mal fait ? Je m’aventurais un peu plus vers lui et vins
me blottir contre lui. J’eus de la chance ce matin-là il était bien
luné, il se mit à me caresser la tête, le dos, les fesses. Là je
me lançais et lui balançais un grand coup de langue dans la figure,
ce qu’il apprécia modérément car il m’envoya une tape sur le nez
et disant « Pouah, pas dans la figure Popcorn ». Puis il me tendit
la main pour que je la lèche. Là mon moral reprit un coup dans l’aile
mais je m’exécutais. Lorsque mon maître se leva, je descendais du
lit et le suivais dans la cuisine, j’avais faim et soif. Lorsqu’il
fit couler son café, je crus que j’allais défaillir, je doutais
fort qu’il allait m’offrir un café mais j’espérais bien un bout
de croissant. J’avais également envie de pisser mais fallait attendre
la promenade.
Il s’installa à la table basse du salon, le café fumant devant lui
accompagné d’un croissant. Il retourna dans la cuisine chercher
le miel. Là je craquais et piquais le croissant en mettant les deux
pattes avant sur la table et en le happant avec ma bouche. Je partais
avec me réfugier sur ma couverture. Lorsqu’il revint le croissant
avait disparu. Je m’étais empressée d’en engloutir une bonne moitié
et je m’étouffais à moitié avec. Il s’approcha de moi et je baissais
la tête, m’étais quand même difficile de faire les oreilles de cocker
mais je ne savais pas du tout comment il allait réagir. Il commença
par éclater de rire. Du coup j’en oubliais ma position et me retrouvais
assise par terre. 5ème point.
Maintenant qu’on y vient il faut savoir que 5 points était égal
à la punition et la punition c’était recevoir 20 coups de cravache.
Malgré la rapidité à laquelle je me remettais à 4 pattes, le 5ème
point fut marqué sur l’ardoise. J’avais à ce moment la possibilité
de tout arrêter mais je ne cédais pas. J’allais me rouler en boule
sur ma couverture et le laissais ramasser le reste de croissant
qu’il jeta à la poubelle. Il se rassit et but tranquillement son
café. Puis il alla ranger son bol dans le lave-vaisselle.
Il partit dans la salle de bains et revint avec la cravache. J’essayais
un truc de chien, je montrais les dents et grognais. Mais bon faute
d’expérience probablement je ne réussis pas à l’impressionner. Je
faisais tout de même face. J’étais toujours à 4 pattes. Il me montra
l’ardoise du bout de la cravache où apparaissait les 5 bâtonnets
et me demanda de lui lécher la main si j’étais d’accord sur ce qui
était écrit. Je n’avais que 2 solutions, accepter ou balancer le
mot de passe. Je déglutis pendant quelques instants et lui léchais
la main. Il me fit « je suis désolé mais c’est convenu ainsi, courage… »
et il frappa. Le premier coup n’était pas violent, je fermais les
yeux et encaissais. Il frappa la 2ème fois au même endroit. Là je
serrais les dents. Au troisième coup, un peu plus haut, une larme
vint couler sur ma joue. Au quatrième coup je roulais sur le côté,
position non réglementaire qui me valut un nouveau point. Puis la
rage me prit, je me remis à 4 pattes et le regardais droit dans
les yeux. Le cinquième coup s’abattit sur les reins. Je lançais
un regard d’avertissement (limites à ne pas dépasser atteintes)
et il en prit apparemment note et s’excusa. Les trois coups suivants
furent plutôt une caresse, le contrat devait être respecté. Avec
le 9ème coup il reprit plus d’assurance et je serrais à nouveau
les dents. Au 10ème coup une nouvelle larme s’écoula d’un œil. Je
fermais les yeux et pensais à autre chose. Je projetais mon esprit
ailleurs de mon corps. Le 11ème coup laissa une trace rouge sur
le haut de mes fesses. Le 12ème coup je me couchais sur le ventre,
la tête sur le côté. Au 13ème coup des larmes coulèrent le long
de mes joues mais aucun son ne sortait de ma bouche. Au 14ème coup
je me redressais à 4 pattes et fonçais dans ses jambes. Puis je
lui fis face en me mettant en position assise une patte levée. Le
15ème coup partit sur la patte levée. Le 16ème coup partit sur mon
épaule. Plus que 3 et après il me restait 4 points de rab. Je l’implorais
du regard pour qu’il me fasse un cadeau. Il s’arrêta au 19ème, les
larmes coulaient le long de mes joues, il attendait le mot de passe.
Je n’ai pas craqué. Il me fit cadeau du 20ème où il effleura simplement
ma joue sans frapper. Il me laissa tranquille.
Au bout d’une heure ou deux, j’avais une telle envie de pisser que
je filais dans la cuisine et lui tournais autour. Aurait-il oublié
la promenade ? J’insistais en me glissant entre ses jambes. Il finit
par comprendre et alla chercher le collier et la laisse. On refit
pendant peut-être 10 minutes le tour des pièces puis il m’emmena
dans la salle de bains et là comme la veille, je faillis crier le
mot de passe. Après ce que je venais de subir, il détacha la laisse
et me laissa seule 5 minutes dans la salle de bain. Je fis de mon
mieux pour ne pas déborder du journal. Je finis par y vider tout
ce que je pus. J’ai pleuré un peu et j’ai profité de son absence
pour m’essuyer les yeux. Il revint me chercher et on refit un tour
dans l’appartement. Soit il avait oublié la pâtée du matin, soit
il pensait qu’avec mon demi croissant j’avais suffisamment mangé.
En tout cas il ne fut pas question de repas. Je repartis m’allonger
sur ma couverture.
Il passa 2 heures à lire quelques revues puis il bricola encore
1 heure sur son ordinateur. Au moins j’avais quelque chose à regarder.
Puis il se leva et alla chercher une balle de tennis. Ah non il
n’allait tout de même pas me faire jouer à la balle. Il lança la
balle dans la chambre à coucher à côté et me lança un « va chercher ».
Je levais la tête et le regardais stupidement. Non mais ça va pas
non pensais-je. Il relança un « va chercher » plus insistant. Je
me déplaçais vers la balle, la pris entre les dents et la lui ramenait.
Il la relança dans le couloir. Il s’amusa ainsi au moins pendant
une demi-heure. Mais quand allait-il cesser ? J’en avais marre et
j’étais à nouveau prête à craquer. J’avais faim, soif et j’avais
envie de me laver. Je finis par ramasser une dernière fois la balle
et la laissais glisser sous le lit. Je crois qu’il avait compris
qu’il fallait pas pousser le bouchon trop loin.
Il se leva et alla chercher une brosse à chien. Ah non, il est fou
j’ai pas un poil sur le caillou, il veut faire quoi avec cette brosse ?
Il me fit coucher sur le dos, les mains sur la poitrine et se mit
à brosser ma chatte et mes cheveux, seul endroit où il y avait quelques
poils. Il me caressait le ventre, les cuisses, le visage. Je fermais
les yeux et imaginais que cela pouvait être les prémices d’une relation
sexuelle. Mais ses gestes restaient ceux qu’il aurait fait avec
une vraie chienne. Je balbutiais un timide « Popcorn » mais il secoua
la tête en me rappelant le contrat « 3 fois et à haute et intelligible
voix ». Je cédais encore une fois en secouant la tête d’un non énergique.
2ème nouveau point.
Samedi 13 heures
Puis il se rendit compte qu’il était l’heure de déjeuner. Il alla
se préparer un bol de riz et une fricassée de dinde au curry. Mes
narines humèrent l’odeur de la bouffe et mon ventre se mit à grogner.
Il se retourna et me regarda assise dans la cuisine. Ah non pas
un 3ème point, je n’y peux rien si mon ventre grogne. Il me jeta
un morceau de dinde pas encore cuit. Je boudais le morceau par terre,
il y avait quand même de la poussière. Il me dit « ben c’est que
tu n’as pas faim alors ». Je ne voulais surtout pas qu’il oublie
mon repas tout à l’heure alors je ramassais et avalais le morceau
de dinde cru. Il se pencha pour me caresser la tête.
Lorsque son repas fut prêt il alla le porter sur la table du salon
mais il avait emmené tout le plateau d’un coup. Pas question de
piocher quelque chose dans l’assiette. Je tentais un assis, donne
la patte. Il me regarda et me fit non de la tête. Je filais me réfugier
dans la chambre à coucher, dans un recoin à côté du lit. Même les
chiennes savent bouder. J’entendais le bruit des couverts dans la
pièce à côté mais pouvais difficilement me boucher les oreilles,
il pouvait me surprendre à tout moment. Jamais vu un chien se boucher
les oreilles. Le temps ne passait pas vite.
Au bout d’environ 10 minutes il vint m’appela. « Popcorn viens ici ! ».
Il dut appeler au moins 4 fois avant que je ne daigne rappliquer
dans le salon. Il posa l’assiette vide par terre en me disant « tiens
tu peux lécher l’assiette ». Je vins jeter un coup d’œil dans l’assiette,
j’avais plus soif que faim en fait. Il me dit encore « si tu ne
lèches pas l’assiette, pas de biscuit et pas d’eau ». Pas d’eau ?
Mais il est fou ? Il appelle cela l’éducation d’une chienne ? Cela
se voyait tant que ça que j’avais soif ? Il laissa l’assiette posée
par terre et s’en alla chercher une écuelle d’eau qu’il posa inaccessible
sur son bureau. Il se rassit et attendit. J’avais trop soif, je
léchais consciencieusement l’assiette pendant qu’il me caressait
la tête. Là encore j’ai failli craquer et je reportais pourtant
à plus tard le mot de passe magique qui pouvait arrêter ce délire.
J’ai oublié de préciser qu’à chaque fois que je me soumettais à
ses désirs et qu’il me caressait, il bandait comme un cochon. Je
le voyais bien à travers l’étoffe de son short. Il est évident qu’avec
27° dans l’appartement, il ne portait qu’un tee-shirt et un short.
Je lui en voulais à mort de pouvoir avoir une telle réaction. Et
je fis une erreur, je lui tendais l’assiette terminée, avec la main
au lieu de la bouche. 3ème point. Il alla chercher l’écuelle d’eau
et la posa par terre. Je mis un temps fou à boire en lapant, j’essayais
de faire un creux avec ma langue pour y déposer le maximum d’eau.
Elle était fraîche et délicieuse.
En début d’après-midi il alla s’installer pour programmer un peu
sur son ordinateur. Il m’ordonna de me coucher à ses pieds sous
le bureau. Je m’etais mise en boule sous le bureau et il jouait
avec moi avec le bout de ses orteils. Il me vint à l’esprit de mordre
un bon coup, je n’ai peut-être pas de crocs mais ça peut faire mal
quand même. Je ne l’ai pas fait. Il a programmé pendant environ
3 heures.
La nuit était tombée lorsqu’il éteignit l’ordinateur et alla s’installer
dans le fauteuil. J’en profitais pour quitter également ma position
et vins me coucher sur ma couverture. En trichant un peu je pouvais
lorgner sur son journal et cela me permit de lire les articles avec
lui. Mais au bout d’un moment je ne fis pas attention et lorsqu’il
se retourna, il vit que je lisais le journal. 4ème point. Je protestais
en gémissant légèrement, comment pouvait-il prouver que je lisais
le journal ? Mais il secoua la tête et inscrit le 4ème point sur
l’ardoise. Je ne me sentais pas du tout capable de supporter un
5ème point et surtout ses conséquences dans cette même journée,
je devrais donc faire terriblement attention à chacune de mes réactions.
Je me tournais côté mur pour être sûre qu’il ne puisse pas douter.
Il continua de lire pendant au moins 2 heures.
Samedi
19h20
A 19h20 il alluma la télé pour voir les informations régionales,
cela signifiait pour moi plus que 40 minutes avant le repas, enfin
j’espérais. Juste avant les infos de 20h il alla dans la cuisine,
je le suivis. Il sortit l’écuelle de la veille qu’il rinça. Il sortit
du frigo un reste du fricassé de midi, rajouta quelques flocons
d’avoine, un peu d’eau et me posa la gamelle. Tu parles d’un repas
et froid de surcroît. Je n’osais quand même pas rater l’aubaine
et engloutissais ce modeste repas. Lui sortit une pizza du congélateur
et la mit au four, elle serait prête dans 20 minutes. J’avais envie
de pisser mais quand allait-il faire la séance promenade ? Lorsque
l’écuelle fut vide, il me flatta en me caressant la tête et mit
l’écuelle dans le lave-vaisselle. J’essayais un truc, j’allais dans
le couloir et essayais d’attraper la laisse et le collier sur le
petit meuble. Je suis certaine qu’il avait la tête hors de la cuisine
et qu’il m’observait. Je ne devais pas risquer un mauvais geste.
Je posais les deux pattes avant sur le meuble et tirais avec la
bouche sur la laisse qui tomba par terre. Je la ramassais et la
lui rapportais. Il me prit la laisse en souriant et la remit à sa
place en disant « Après la promenade Popcorn, je veux d’abord voir
les infos, tu peux attendre un peu non ? ». Non évidemment que je
ne pouvais pas attendre mais que pouvais-je faire. Je prenais un
risque énorme, je m’aventurais dans la salle de bain, je poussais
la porte qui heureusement n’était pas fermée et j’allais me soulager
sur le journal. J’avais à peine fini que mon maître surgit dans
la salle de bains et se mit à gueuler : « Non, non, non, tu n’as
pas attendu la promenade, donc pour moi c’est comme si tu avais
pissé dans l’appartement et tu sais ce qu’on fait avec les petites
chiennes qui ne sont pas propres ? ». Oui je le savais en tant qu’humain
mais il n’allait tout de même pas. Eh bien si, il me prit par les
cheveux et me colla le nez sur le journal en me secouant comme un
prunier. J’en eu un haut le cœur et je remontais mon repas dans
la foulée. Je me retrouvais le ventre vide et lui tout de même obligé
de nettoyer tout cela (c’est probablement pour cela qu’il a remplacé
la même erreur par la suite par un point). Je filais dans le salon
et me cachais derrière un fauteuil. J’ai pleuré un peu mais bon
il ne pouvait tout de même pas m’empêcher de pleurer. Il revint
et dit simplement « Mot de passe ? ». Je détournais la tête et fermais
les yeux. Mon maître alla chercher sa pizza et s’installa devant
les infos. Il eut pitié car il découpa une part et me la lança.
Evidemment je ne réussis pas à la rattraper et elle atterrit sur
mes mains. Je mangeais ma part de pizza et j’en eus plein les moustaches
(façon de parler).
Il me regarda et dit « tu es sale, je vais te faire prendre un bain
tout à l’heure ». L’idée de bain ne me déplaisait pas tant que ça
mais je me demandais si j’allais en profiter pour éclabousser mon
maître aussi ou si j’allais juste me laisser faire. J’attendais
donc patiemment qu’il termine la pizza et les infos. Il alla dans
la salle de bains et fit couler un bain. Je le suivis. Il mis dans
le bain une bonne giclée de mousse, tâta l’eau et me pria d’entrer
dans l’eau. Je dus réfléchir quelques instants à la manière dont
je pouvais entrer dans l’eau en imitant le chien. Cela me parut
impossible à moins de sauter dedans et là je risquais de m’étaler
et de me faire mal. Je m’approchais du bord, mis deux pattes sur
le bord et regardais l’eau. Heureusement il réalisa assez vite le
problème et me souleva par les fesses pour m’aider à me glisser
dans l’eau à 4 pattes évidemment. Je m’étouffais à moitié avec la
mousse qui arrivait au-dessus de mon nez. Il dégagea la mousse en
s’excusant. Lorsqu’il se pencha sur moi je lui balançais un coup
de langue sur les mains. J’ai pas osé le visage. Il me lava tout
le corps, ce fut probablement le meilleur moment de la journée.
Puis il fit partir l’eau et me rinça à l’eau tiède. Il m’aida à
sortir de la baignoire et j’en profitais pour me secouer. Il se
prit une bonne giclée de flotte dans la figure et sur son tee-shirt
déjà bien mouillé. Et j’éclatais de rire. 5ème point. Lorsque je
réalisais qu’un chien n’éclatait pas de rire, j’arrêtais de suite
mais c’était évidemment trop tard. Il me regarda d’un air navré
et me dit « mot de passe ? ». Je mis bien 5 minutes à prendre ma
décision et il eut la patience d’attendre puis je lui léchais la
main. Il était 21 heures passées.
Samedi
21 heures
Il sortit une serviette éponge et m’essuya gentiment puis il termina
au séchoir à cheveux. La chaleur me réconforta provisoirement. Je
ne savais pas encore comment j’allais me tirer de la séance suivante
mais j’essayais de ne pas y penser. Je le suivis hors de la salle
de bains et allais me coucher sur ma couverture. Peut-être qu’il
reporterait la séance. Mais un contrat est un contrat et il revint
avec la cravache. Je poussais un hurlement digne d’une louve à qui
on vient de voler ses petits pour essayer de l’amadouer. Il me fit
non de la tête. La seule concession qu’il m’accorda c’est qu’il
ne frapperait pas deux fois au même endroit et sans donner toute
la force de son bras. Piètre consolation.
Le 1er coup partit sur mon épaule droite et le 2ème suivit sur l’épaule
gauche. Il prévenait et décomptait 3,2,1 avant chaque coup. Le 3ème
passa entre mes omoplates. Ne pas crier, cela m’aurait valu un nouveau
point. Je serrais les dents et je me mordais les lèvres. Au 15ème
coup je saignais des lèvres mais je n’avais pas sorti un son. Il
s’arrêta quelques instants et me dit « mot de passe ? ». Je profitais
de ce répit pour reprendre mon souffle et me concentrais sur un
bateau navigant sur les eaux calmes d’un lac. Il répéta « mot de
passe ? Je continue ? ». Je lui devais une réponse. Comment gagner
du temps ? Je finis par lui lécher la main qui tenait la cravache
et qu’il me tendait. Le 16ème coup me fit rouler par terre sur moi-même
comme quelqu’un qui veut éteindre un feu qui vient de prendre sur
ses vêtements mais j’étais nue. Il ne releva pas l’erreur et attendit
que je reprenne ma position à 4 pattes. Je me dis le plus dur est
passé, plus que trois. Les 3 derniers coups je les ai vécus comme
un cauchemar et j’attendais le réveil qui m’en sortirait. Au 20ème
coup je fondais en larmes et me recroquevillais derrière le fauteuil.
Il alla ranger la cravache et revint me voir, il avait les larmes
aux yeux et me dit « désolé c’est le contrat, toi seule peut l’arrêter,
ce n’est pas ma faute, fais attention la prochaine fois ». Il s’installa
sur le canapé et je vins me blottir près de lui. Il m’accorda une
autre concession, je pouvais m’allonger un quart d’heure dans la
position que je voulais pour reprendre des forces. La douleur s’estompa
lentement. Je transpirais et je grelottais en même temps. Il alla
chercher une couverture et me recouvrit puis il me caressa pendant
tout ce quart d’heure. Au bout d’un moment je lui léchais à nouveau
la main pour lui dire OK c’est bon on continue le contrat. J’étais
fatiguée, je voulais dormir maintenant, je fermais les yeux en le
regardant. J’avais soif aussi, comment lui faire comprendre ? J’eus
une idée, je me dirigeais vers le ficus qui ornait le salon et essayais
de lapper l’eau du réservoir à eau. Ce qui est naturellement impossible
mais j’espérais qu’il comprendrait. Il comprit et chercha une écuelle
d’eau. Il avait encore fait une entorse, il avait fait fondre un
sucre dans l’eau. Cette eau sucrée me fit du bien. Je retournais
me coucher sur ma couverture dans le coin de la pièce. il me recouvrit
de la couverture, me caressa le visage et retourna dans son fauteuil
pour lire un peu.
Je m’étais résolue à dormir malgré le risque de changer de position,
tant pis il valait mieux dormir même si cela devait coûter un point.
Je m’assoupissais déjà lorsque je l’entendais se lever, passer dans
la salle de bain, les W-C puis il revint, me regarda, me dit bonne
nuit et éteignit la lumière. Il alla se coucher. Devais-je tenter
de retourner le voir et grimper sur le lit ? J’en avais envie mais
j’ avais aussi très sommeil. Je finis par m’endormir. Je me réveillais
une fois au milieu de la nuit, je m’étais découverte et me retrouvais
naturellement couchée sur le dos. Heureusement il dormait. Je craquais
et changeais de pièce pour aller le rejoindre sur le lit. La couverture
entre les dents, je grimpais par le bas du lit et vint me glisser
du mieux que je pouvais sous la couette. Il dormait toujours. Tant
pis on verrait bien. J’eus de la chance, lorsqu’il se réveilla,
le jour pointait, on devait approcher des 8 heures du matin.
Dimanche
8 heures
Je prenais une position sur le ventre assez difficile à tenir mais
cela changeait un peu et laissait mon dos endolori respirer un peu.
Il me caressa longuement le corps et je sentis une douce torpeur
m’envahir puis il se leva. Je le suivis. A nouveau cette odeur de
café et j’espérais que cette fois il penserait à mon petit déjeuner.
Envie de pisser. Il sortit une nouvelle écuelle du placard et la
remplit avec des flocons d’avoine et du lait. J’engloutis ce petit
déjeuner avec beaucoup de reconnaissance. Lui prit son temps, croissant,
café et miel. J’avais envie de pisser, devais-je risquer un nouveau
point et aller me soulager discrètement sur le journal de la salle
de bain ? C’est ce que je fis. Il me dit juste « si tu n’attends
pas cela vaudra 1 point ! ». Ben tant pis c’était trop urgent et
au moins il ne regardait pas. Heureusement la veille il avait mis
du journal tout neuf et en grosse quantité, probablement que l’idée
de devoir nettoyer la salle de bains ne le ravissait pas, ce que
je comprends. Lorsque je revins après avoir attendu que toutes les
gouttes que je ne pouvais pas essuyer soient tombées, je vins m’asseoir
auprès du canapé à la recherche d’un petit câlin. Mais il me dit
« non désolé, tu n’as pas attendu, pas de câlin, je ne te punis
pas mais je te mets 1 point». Je retournais me réfugier dans la
chambre à coucher quand il me rappela « Ici au pied, tu ne vas dans
cette pièce ». Je revenais me coucher sur ma couverture dans le
salon. Il m’envoya la balle pour que je joue avec mais je n’en avais
pas envie. Il me balança un « Tant pis » et s’installa derrière
son ordinateur où il programma jusque vers 13 heures de l’après-midi.
Je m’ennuyais mortellement. Pour passer le temps, je comptais les
clous au mur, les couleurs sur les tableaux, le nombre de lignes
qu’il écrivait. Ma position devenait désagréable, je commençais
à avoir des courbatures partout, j’avais envie de m’habiller, bref
j’avais le blues. Il a du ressentir mon désarroi car il se retourna
et me dit « Mot de passe ? ». Je le regardais longuement et je vins
lui lécher la main. Il me répondit « Ok alors laisse-moi travailler
s’il te plaît, nous irons faire une longue promenade après le déjeuner ».
Dimanche
13 heures
Son déjeuner bien sûr. Aujourd’hui, c’est-à-dire dimanche, il avait
fait des pâtes et du steak haché. Mon estomac se remit à grogner.
J’aurais peut-être droit à quelques pâtes. Je le suivais donc dans
la cuisine et passais entre ses jambes pour lui faire signe que
j’avais faim. Il avait laissé l’écuelle d’eau pleine dans la cuisine
mais je m’efforçais de ne pas trop boire car cela donne envie de
pisser. Je le suivis lui et son assiette pleine dans le salon et
me couchais à côté de lui. J’espérais un bout de steak ou quelques
pâtes. Mais il vida son assiette tout seul. Puis il prit un dessert
et un café. Je vins vers lui et lui posais une patte sur un genou.
Il finit par me donner un biscuit qu’il lança au loin. Je me précipitais
et mangeais goulûment ce biscuit. Puis il alla chercher la laisse
et le collier et me dit « je vais t’apprendre à marcher au pas,
puis assis, couché et on recommence ». Oh non pas ça pensais-je.
Il déplaça quelques meubles dans le salon pour créer une piste au
milieu et nous fîmes le tour de cette pièce pendant une éternité
(en fait cela a duré presque 2 heures). « Assis, debout, au pied,
couché, assis debout, au pied, couché, pas bouger ». Une larme coula
sur ma joue, il la vit et dit « Mot de passe ? ». Je dis un timide
« Popcorn ». Il me répondit « Non tu connais la règle, 3 fois et
bien distinctement ». Je lui léchais la main. Il détacha la laisse
et le collier et je retournais me coucher sur la couverture épuisée
moralement surtout. Je m’assoupissais pendant qu’il retourna à ses
lignes informatiques. Le cliquetis sur le clavier me permit de m’évader
quelques temps. Je n’avais encore fait qu’un point d’erreur, cela
présageait une soirée calme. Hélas il m’avait réservé une surprise.
Dimanche
20 heures
Vers 20 heures, il me prépara un repas un peu plus copieux, un reste
de pâtes, un peu de viande hachée crue, le tout arrosé de lait.
Je mangeais tout jusqu’à la dernière miette. Je dois préciser que
depuis la veille je n’avais que fait pipi et une autre envie se
faisait cruellement sentir mais là j’avais si honte que je bloquais
tout. J’avais donc mal au ventre mais c’était encore supportable.
La promenade du soir fut écourtée, probablement la balade de l’après-midi
l’avait-elle également épuisé. Je ne me servais pas du journal,
je préférais attendre pour avoir plus d’intimité et tant pis pour
les conséquences. Puis il se déshabilla et me fit signe de le suivre
dans la chambre à coucher. Non il n’allait quand même pas faire
l’amour à une chienne quoique. Il bandait encore ce cochon. Avait-il
d’ailleurs débandé depuis le début de cette journée ? Je ne sais
plus. Je me disais que tout compte fait faire l’amour avec lui n’avait
rien que de très normal. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me prenne
comme une chienne et pourtant c’est ce qu’il fit. Il grimpa sur
le lit et me fit signe de grimper aussi. Puis il me dit « debout «
ce qui veut bien sûr dire à 4 pattes. Il se plaça derrière et me
viola, brutalement, sans caresses, sans préparation. Je ne mouillais
pas spécialement juste à ce moment et je poussais un cri de douleur.
Il murmura dans un souffle 2ème point. Il continua sans tenir compte
de mon état et finit par se vider en moi, puis il se retourna en
nage sur le dos et me caressa la tête. Je n’avais pas eu le temps
d’avoir le moindre plaisir, il ne m’avait quasiment pas touchée
et je me sentais terriblement frustrée.
Il me dit « va te coucher maintenant, j’aimerais lire un peu en
paix ». Je descendais du lit et allais me rouler en boule sur ma
couverture. Au bout d’un temps interminable pendant lequel je commençais
à avoir froid, il vint me couvrir pour la nuit en me souhaitant
« t’es une bonne chienne, fais un gros dodo ». C’est vrai qu’il
bossait le lendemain de 6h à 14h, (il n’avait pu avoir que le mardi
de congé) je me demandais avec un soupçon d’angoisse comment il
allait pouvoir me surveiller pendant qu’il serait absent.
Lundi
5 heures
Ce qu’il fit fut pire que tout ce que j’avais pu imaginer. Il se
leva vers 5h, passa devant moi sans m’adresser la parole, alla dans
la salle de bains prendre une douche rapide, se fit couler le traditionnel
café mais cette fois sans le croissant. Enfin il se souvint de moi,
je ne l’avais même pas suivi dans la salle de bains, ni même dans
la cuisine, je lui en voulais pour la veille au soir. Il m’appela
en me disant « écoute j’ai peu de temps, je te conseille de manger
les flocons d’avoine que je t’ai préparé, d’aller pisser un coup
pendant que je termine de me préparer parce qu’après tu ne pourras
plus rien faire avant mon retour ». Comment voulait-il m’en empêcher ?
Par prudence je fis ce qu’il me demandait. Il rajouta encore « je
dois partir à 5h30, dépêches-toi ». A 5h20 il m’ordonna d’entrer
dans les toilettes, je précise que les toilettes font environ 1m50
de large sur 1m20 de long ou quelque chose d’approchant. Il ferma
le couvercle des toilettes et me fit me mettre à 4 pattes devant,
la tête sur le couvercle des toilettes. Il chercha un bout de chaîne
qu’il ajusta à mon cou et qu’il ferma avec un cadenas et il fit
tourner le reste de la chaîne autour de la cuvette et rattacha le
tout avec un autre cadenas. Je pouvais ni me lever, tout juste m’asseoir
mais en tirant sur la chaîne. Il me dit « mot de passe ? ». Je ne
lui léchais pas la main mais comme je n’avais pas réagi, j’étais
trop étonnée en fait, il me dit « OK, tu vois ton contrat tu vas
le respecter au moins jusqu’à 14h30, à mon retour ». Il me dit encore
“je laisse la porte entrouverte” et me glissa le téléphone à côté.
« Si il se passe quelque chose de grave tu appelles les secours ».
Il me restait à peine 2 minutes pour tout arrêter avant son départ
mais je n’ai rien dit et il est parti travailler.
A son départ nous étions à la 60ème heure du contrat. Il en restait
36. Je ne tiendrais jamais 36 heures. J’essayais de me détendre
et de laisser partir mon imagination vers des choses plus agréables.
Au bout de quelques temps j’essayais de faire passer la chaîne par
dessus le tout mais cela s’est vite avéré impossible. La chaîne
passait sous le réservoir donc impossible de la passer par-dessus.
J’essayais de grimper sur le couvercle mais là, la chaîne était
trop courte. Je me mis à genoux, mais même à genoux pendant 8 heures
je peux vous dire que ce n’est pas une mince affaire. Alors je jouais
avec mes doigts, je me tournais les pouces, je comptais les lignes
de ma main, bref j’essayais de passer le temps. Puis je craquais
et je me mis à pleurer. Les larmes coulaient entre mes seins et
allaient se perdre plus bas sur ma nudité. Le temps finit par passer
et je m’étais jurée que dès son retour j’allais lui dire « popcorn
popcorn popcorn ». Je me mis à chanter tous les refrains que je
connaissais. Occuper l’esprit devenait ma seule activité.
Lundi
environ 15 heures
Enfin j’entendais la clef dans la porte. D’après les bruits que
j’avais entendus dans le couloir, je savais qu’il était tard, les
gens qui rentrent à midi du travail et qui repartent. Le bruit de
l’ascenseur notamment donnait de bonnes indications. Il entra. Je
l’entendais ranger sa veste, les clefs, enlever ses chaussures et
mettre ses pantoufles. Mon cœur battait la chamade. Enfin il vint
me voir. Il me dit « tiens Popcorn t’es toujours là ? Ca va ? Mot
de passe ? ». Aie il n’allait quand même pas me laisser là. Il entra
du mieux qu’il pouvait et je me poussais du mieux que je pouvais,
j’avais des fourmis partout, j’avais faim, soif et je voulais dormir.
Il détacha la chaîne de la cuvette, puis le collier de mon cou et
me dit « va te coucher un peu ». Je voulus repartir à 4 pattes et
je sortis en marche arrière des toilettes mais j’étais toute engourdie
et je me cassais la gueule et roulais dans le couloir en poussant
un cri. 3ème et 4ème points. Merde c’était mal barré pour la suite
de la journée. De plus j’avais envie de pisser mais si j’y allais
seule cela me vaudrait le 5ème point et ça je n’y étais absolument
pas prête.
Il vint dans le salon et alluma la radio. C’était la première fois
qu’il allumait la radio depuis vendredi soir. Ecouter la musique
me fit du bien. Il fallait absolument que j’aille pisser, comment
lui faire comprendre ? Ah oui la laisse, j’allais la chercher avec
ma bouche et la lui tendais. Il me regarda et me dit « Tiens tu
n’y vas pas toute seule cette fois-ci ? Ah les points, ben alors
tu attends un peu on ira vers 17h, j’ai des trucs à faire, enfin
de toute façon tu comprends pas, t’es une chienne, allez va te coucher,
après la promenade ». Je lâchais la laisse et partis me réfugier
derrière un fauteuil, j’entendais l’heure à la radio 15h30. Oh non
encore une heure et demie, je ne tiendrais pas, une douleur me prenait
due à la pression sur la vessie. Je serrais les dents, je ne pouvais
pas me permettre un 5ème point.
Aux infos de 17h il pianotait toujours sur son clavier. C’est pas
vrai il m’a oubliée, je pensais si la SPA savait comment il me traite,
on lui prendrait sûrement la garde. Je repartais à l’attaque, allais
ramasser la laisse et lui reglissais sur les genoux. Il me regarda
« C’est bon, j’arrive ». Je dus le couper dans son inspiration vu
le ton sur lequel il me parla. Il finit par céder, mis le collier
et la laisse et me fit faire au moins 3 fois le tour de l’appartement
avant de m’amener dans la salle de bains. De nouveau la même gêne
et je m’étais tant retenue que je n’y arrivais plus surtout avec
lui à l’autre bout de la laisse. « Bon alors j’ai pas que ça à faire
moi ! » me dit-il. Toujours rien, à part une immense brûlure à l’intérieur
de mon corps, pas une goutte ne sortait. Il tira sur la laisse pour
me faire sortir de la salle de bains, puis détacha la laisse et
le collier et retourna derrière son clavier. A peine étais-je revenue
dans le salon que l’envie revenait, j’allais devoir grignoter mon
5ème point. Tant pis je n’en pouvais plus, je filais à la salle
de bain, je repoussais la porte avec ma tête et je pissais pendant
une éternité. Un soulagement incroyable s’en suivit.
Je revins dans le salon pour entendre le verdict. 5ème point. Et
en plus il était de mauvaise humeur, cela allait être dur de négocier.
Il poussa un soupir, il se faisait encore une fois interrompre dans
son programme et ça ce n’était pas le truc à faire. Je restais en
boule sur ma couverture.
Il alla chercher la cravache. Il m’appela « Viens ici et assis ».
Je vins m’exécuter puisque je n’avais pas le choix et m’accroupis.
L’équilibre allait être dur à tenir. Pour l’amadouer je lui tendais
une patte. Il fit non de la tête. Je penchais la tête à gauche puis
à droite et il fit encore non de la tête. Il compta 3, 2, 1, le
1er coup partir sur le dos. Je ne dis rien. Le 2ème coup partit
sur mes jambes, je serrais les dents. Les 3ème et 4ème coups partirent
sur mes fesses. Il se plaça devant moi et le 5ème coup partit sur
mes bras. Comme je ne réagissais pas il recommença avec le 6ème
coup au même endroit. Je retirais instinctivement mes bras qui brûlaient.
Il secoua la tête d’un non-non énergique. Il attendit quelques instants,
le temps que je remette mes mains par terre. Il tourna autour de
moi, il se demandait où il pourrait placer le 7ème coup, les zones
interdites étant les reins, et toutes parties sexuelles, seins y
compris. Il l’envoya sur les flancs, ce sont les côtes qui prirent.
Les 8ème, 9ème et 10ème coups vinrent se placer au même endroit.
Un voile noir passa devant mes yeux, je vacillais, j’allais tomber
sur le côté, encore 10, non impossible. Il me dit « mot de passe ? ».
Je ne répondais pas. Il me dit « je suis désolé » et frappa à nouveau
entre les épaules. Le 11ème coup frôla une oreille. Je le regardais
méchamment. Il me dit « pardon c’est une erreur, je viserai mieux
au prochain ». Trop aimable pensais-je. Jusqu’au 15ème coup, c’est
le bas du dos qui prit. Les larmes que j’avais essayé de retenir
finirent par couler sur mes joues. « Désolé, mot de passe ? ». Je
ne répondais pas, je l’ignorais et je le haïssais. Les 5 derniers
coups se répartirent entre mes fesses, mon dos, mes jambes et le
dernier sur mes bras. A peine terminé je filais me réfugier dans
la chambre à coucher. Il alla ranger la cravache en soupirant et
retourna pianoter un peu.
A la radio passèrent les infos de 19 heures. 73 heures étaient passées.
Plus que 23 heures. C’est long 23 heures. Seule consolation, mon
compteur de points était retombé à zéro. « Popcorn viens ici ! ».
Qu’est-ce qu’il y avait encore ? Je me déplaçais péniblement, j’avais
mal partout et je grimaçais suivant les mouvements que je faisais
et venais voir ce qu’il voulait. « Je ne veux pas que tu ailles
dans la chambre à coucher quand je n’y suis pas, tu restes ici ».
J’allais me réfugier sur ma couverture. « Non ici sous le bureau ».
Je me coinçais du mieux que je pus entre l’unité centrale et la
partie tiroirs. Il se remit à jouer avec moi avec ses pieds. D’habitude
les chiens aiment bien ça mais moi je n’aimais pas du tout, je craquais.
Je murmurais un vague « Popcorn » et il me répondit « Tu peux répéter
s’il te plaît ? ». Je n’ai pas répété, tout compte fait il restait
moins de 23 heures. Enfin il se leva, éteignit l’ordinateur et se
dirigea vers la cuisine. J’allais boire un peu d’eau. Je n’ai pas
mangé et bu beaucoup pendant ces 4 jours et j’ai effectivement perdu
presque 2 kilos. Il me prépara un steak cru avec quelques pâtes
(toujours le reste de la dernière fois) auquel il rajouta un œuf
cru. J’avalais le tout même si j’avais plus mal que faim. Il se
refit une pizza. Après le repas je retournais m’allonger sur ma
couverture et essayais de dormir un peu. Cela fait toujours passer
le temps.
Il mangea tranquillement, bu 2 verres de vin et après avoir débarrassé
la table, revint s’installer dans un fauteuil pour lire un peu.
J’avais froid et attirais son attention en poussant un gémissement.
Il me regarda « Qu’y a t-il Popcorn ? ». Je regardais la couverture
posée à côté et le regardais lui, bon sang il réagit ou quoi. « Ah
tu as froid ? ». Il me recouvrit avec la couverture.
23
heures
Il posa sa lecture de côté, s’étira et me dit « je vais me coucher
et tu vas venir avec moi ». Mince, c’est pas vrai il va me refaire
le coup du viol et moi je voulais juste dormir. Il alla prendre
une douche et revint à poil, il bandait encore, il éteignit la radio.
Je n’ai jamais compris ce qui dans toute cette histoire le faisait
tout le temps bander, lui non plus d’ailleurs. L’homme enfin l’être
humain est vraiment un animal. Il alla grimper sur le lit et m’appela
« Viens ici tout de suite Oasis, faut que je vide mes couilles ! ».
Sur le coup je pensais que s’il me parlait comme ça tous les jours,
je ne trouverais pas cela très sexuel, mais il s’adressait à une
chienne qui théoriquement ne pouvait comprendre que le viens ici.
Je grimpais sur le lit en grimaçant, j’avais mal partout. Mais j’avais
été plus prudente que la première fois, j’avais profité du temps
de sa douche pour me stimuler sexuellement parlant, mentalement
uniquement, car depuis la douche il voyait exactement ce que je
faisais. Pas question de tenter une masturbation ou alors il aurait
fallu que je le fasse avec ma bouche et ça évidemment c’était impossible.
Je n’étais donc pas complètement sèche. Il me prit exactement de
la même manière que la première fois mais plus longtemps. Puis il
s’essuya, j’espérais qu’il essuie aussi un peu ce qui dégoulinait
le long de mes jambes mais il n’en fit rien, il me dit « merci sale
chienne, va te coucher maintenant ». Mon moral en prit un coup mais
je filais en vitesse. Allait-il se lever pour me couvrir ? En fait
il s’endormit presque toute de suite, la lumière de chevet allumée.
Et moi j’avais froid alors je trichais et me couvrais moi-même.
Je dormais mal, courbatures, douleurs, honte mais une certaine fierté
tout de même et l’idée qu’il ne restait plus que quelques heures
avant la fin du contrat.
Mardi
environ 8 heures
Il se leva vers 8h et se prépara le petit déjeuner. Il oublia encore
que j’avais faim aussi et de nouveau envie de pisser. Encore 10
heures et je recouvrirais ma parole, mes vêtements, ma vie quoi,
ma vie de femme. Le téléphone sonna, il décrocha. Je l’entendais
dire « Merde, et personne d’autre peut se déplacer ? Je ne suis
pas d’astreinte moi ! » ou quelque chose comme ça. Puis il dit encore
« OK c’est bon je passe voir ce qui se passe, je serais là dans
une heure environ ». En fait il avait pris une journée de congé
mais son collègue direct n’était pas venu travailler (malade) et
les techniciens sur place n’arrivaient pas à trouver la panne. Une
partie du personnel ne pouvait pas travailler (pour la petite histoire,
la personne avait utilisé la veille un mauvais disque de sauvegarde,
les sauvegardes tournaient la nuit et le système n’avait pas redémarré
correctement dans tous les services à cause de cette erreur). Je
me dis qu’il n’allait tout de même pas aller travailler maintenant.
Il me regarda et me dit « désolé il faut que je parte, je pense
être de retour en début d’après-midi, peut-être avant si on trouve
rapidement ». Il prit son petit déjeuner, oublia le mien, s’habilla
et revint me voir avec les chaînes et m’indiqua les toilettes. Il
était environ 9 heures. Je soupirais et entrais dans les toilettes
et là je craquais. Et si la panne durait plus longtemps ? Je sentis
les murs des toilettes se refermer sur moi, je paniquais et commençais
à transpirer. Il avait commencé à poser les cadenas et me dit « ça
n’a pas l’air d’aller, mot de passe ? ». Je ne répondais pas tout
de suite. Je l’entendais mettre ses chaussures, enfiler sa veste
et prendre les clefs.
Un vent de panique me parcouru et je hurlais « Popcorn ! popcorn !
popcorn ! ». Je ne l’entendais pas tout de suite revenir mais je
ne l’avais pas entendu sortir non plus. Il était là, dites-moi qu’il
était là et qu’il avait entendu. Enfin il entrouvrit la porte et
me dit « tu me le répètes encore une fois car j’étais dans la chambre
à coucher et je ne suis pas sûr d’avoir bien entendu et je te libères,
dépêches-toi ». La mort dans l’âme je répétais « Popcorn ! Popcorn !
Popcorn ». Il s’exécuta tout de suite. Il me libéra, m’aida à me
relever et me reteins car je tombais à la renverse, m’amena dans
le salon, m’embrassa et alla me chercher un peignoir. « Je te laisse,
on se voit tout à l’heure, j’espère que ce n’est pas grave la panne,
va te reposer un peu ». Je lui répondais « Vas-y ça va aller, désolée
pour les 9 heures manquantes ». Parler, parler enfin comme cela
faisait du bien. Il partit. j’allais aux toilettes pour pisser,
je me fis un bon café bien chaud avec un croissant trouvé dans le
congélateur, je m’installais sur le canapé et m’endormais. Lorsqu’il
est revenu vers 13 heures, nous avons fait comme si de rien était,
nous n’en avons pas parlé tout de suite mais bien une semaine après.
Je n’ai pas de conclusion à cette expérience mais je ne sais pas
si je serais capable de la refaire. J’ai mis quelques heures à pouvoir
regarder mon ami dans les yeux, mais pourquoi devrais-je avoir honte ?
Je pense que dans ce cas lui aussi a pendant longtemps du se poser
des questions.
oasis_charente@hotmail.com
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