Témoignage

96 heures dans
la peau d'une chienne

(remis à jour le 27.07.02)

Avec mon copain, nous avions décidé un jour de mettre au point un scénario SM un peu particulier basé sur l’humiliation extrême même si je ne pense pas qu’un chien se sente humilié d’être l’ami de l’homme. Mais dans le cas inverse, ce n’est pas aussi simple.

Après une semaine de concertation et de mise au point de certains détails, notamment de limites à ne pas dépasser, je signais mon accord pour 96 heures de « mutation animale » avec une possibilité de stopper tout à tout moment, mot de passe « Popcorn ». Je précise dès maintenant que j’ai craqué au bout de 87 heures. Si vous rigolez là, ben tentez l’expérience, je vous assure que question humiliation faut avoir une sacrée dose de maîtrise de soi pour garder un moral intact et pour ne pas craquer.
Les 96 heures avaient commencé un vendredi à 18 heures après le départ des enfants. Après avoir fait l’amour entre homme et femme encore une fois tendrement, il décida que je n’existais plus en tant que femme et qu’il venait de récupérer à la SPA une petite chienne, un peu sauvage, à éduquer, à flatter, à nourrir et plus comme nous le verrons plus loin.
Quelques détails si une femme veut être une chienne. Toujours être nue (faute d’avoir des poils), j’avais tout de même un bandana autour du cou, cela faisait joli. Le collier et la laisse ne serviront qu’à la promenade à l’intérieur de l’appartement. Toujours être à 4 pattes ou roulée en boule ou encore couchée sur le ventre (position du chien avec les jambes à plat) ou encore couchée sur le dos mais pas les bras le long du corps pour se laisser gratter le ventre ou encore accroupie en levant les pattes avant (la plus proche de la position assise). Je précise que nous étions en hiver et que nous avions installé un chauffage d’appoint électrique pour garder une température à 27° dans l’appartement (bonjour la facture d’électricité). Je précise également que pour dormir mon maître me recouvrait d’une couverture que je lui amenais le soir avant de me coucher en la portant dans ma gueule (une des seules entorses au scénario, le but n’étant pas de faire une pneumonie non plus).

18h à 8h le lendemain : les premières 14 heures
Après que je me sois mise à 4 pattes, mon maître s’agenouilla devant moi et m’expliqua qu’à 20 heures j’aurais mon repas, qu’après s’ensuivrait la promenade pour faire les besoins et ensuite le dodo. A partir de ce moment j’oubliais qui j’étais et je m’imprégnais de mon rôle en essayant de l’agrémenter de petites surprises, comme vous le lirez dans les lignes suivantes (le problème de communication était le plus difficile à résoudre).
Je suivais mon maître dans toutes les pièces, lui vaquait à ses occupations (lecture, vaisselle, préparer le repas, jouer à l’ordinateur, prendre sa douche, se coucher, dormir, etc.) et moi je le suivais à 4 pattes partout.
A 20 heures précises mon maître posa dans la cuisine une écuelle remplie d’un mélange de steak haché, de purée de pomme de terre et de salade verte. Je m’efforçais de manger avec la bouche, évidemment sans les mains, cette pâtée et je lapais ensuite un peu d’eau dans l’écuelle voisine. J’avais intérêt à me rassasier car une fois terminé, mon maître rangeait la gamelle jusqu’au lendemain (attention 2 repas par jour avec une petite gâterie que je quémandais à table lorsqu’il mangeait). Je m’essuyais la bouche avec un bras et j’attendais que mon maître termine ce nettoyage avec une serviette humide. Puis je le suivais dans le salon.
La partie la plus dure à vivre dans tout ce scénario fut toujours pour moi la séance « besoins ». Mon maître enfilait le collier et la laisse puis me faisait faire le tour de l’appartement (les 85m2) puis il m’amenait dans la salle de bains où il avait déposé une pile de journaux sur lesquels je pouvais faire mes besoins.
Le premier soir j’ai à peine réussi à pisser. Il était à côté et cela m’était insoutenable presque impossible mais je n’avais pas le choix car sinon c’était attendre le lendemain pour la prochaine promenade. Puis mon maître me ramena au salon en me demandant d’aller me coucher dans un coin pendant que lui prenait son repas. Le premier soir il s’était fait griller un poulet au four avec de la purée de pomme de terre et de la salade. Je me hissais dans un fauteuil pour m’y vautrer mais apparemment mon maître avait décidé que je n’avais pas le droit de monter sur les fauteuils. Il se leva, me prit par le cou et me fit descendre du fauteuil en me répétant plusieurs fois « non ». Je cédais et m’installais sur une couverture disposée dans un coin libre de la pièce. Je fermais les yeux et essayais d’assumer ce début de soirée. Je n’allais pas craquer déjà au bout de 2 heures.
Au bout d’un moment qui me parut interminable mon maître m’appela par mon nom de circonstance « Popcorn ». Je me levais enfin si on peut appeler se lever que de se déplacer à 4 pattes et m’aventurais jusqu’à sa chaise, je le regardais. Il me dit « assis » et « donne la patte ». Là encore une fois j’ai failli craquer, la situation était complètement folle mais je reprenais le dessus et lui tendais une de mes mains. Il me glissa un os de poulet entre les dents et me pria d’aller ronger cet os dans le couloir sur un petit tapis prévu à cet effet. (Avant de continuer je fois préciser que nous avions mis en place une série de points d’erreur, une attitude non correspondante au profil générait 1 point d’erreur et 5 points d’erreur occasionnaient une sanction. On y reviendra un peu plus tard.)
Je commettais la première erreur instinctive : je pris l’os dans la main, plus précisément entre le pouce et l’index et non entre les mains. Mon Maître enregistra 1 point après m’avoir fait la remarque mais j’en fis une deuxième dans la foulée en secouant la tête pour dire oui. 2ème point. Lorsque j’eus terminé de ronger les deux bouts ronds de cet os je revins m’allonger sur la couverture et je commis la troisième erreur, je me couchais sur le dos mais au lieu de ramener mes bras sur ma poitrine, je les laissais pendre le long du corps. Je commençais à avoir des courbatures à force d’adopter des positions pas naturelles et j’encaissais un 3ème point. Mon maître débarrassa la table, je restais pour une fois sur ma couverture et m’installais du mieux que je pouvais. Il revint me voir et me caressa les joues et la croupe puis il me donna un petit biscuit. Je suçais le biscuit et me léchais (les babines) pour enlever les quelques miettes qui traînaient.
Mon maître s’installa dans un fauteuil et se mit à lire pendant au moins 2 heures. J’en profitais pour essayer de dormir un peu, bercée par le bruit des pages qu’il tournaient.
Lorsqu’enfin mon maître se décida à aller se coucher, je crus un instant que le moment était venu pour moi de pouvoir grimper sur le lit et me lover contre lui. J’attendais qu’il soit couché et me glissais jusqu’au bas du lit puis je m’efforçais de m’y hisser de la manière la plus chienne possible. L’accueil fut brutal. Il me repoussa et je m’affalais par terre, je roulais sur le côté pour reprendre rapidement une position adaptée, je ne voulais pas risquer déjà ce soir un 4ème point, surtout lorsqu’on sait ce que valait la punition. Il me lança un oreiller à la tronche avec « Va te coucher sur ta couverture ! ». Comment lui expliquer qu’en fait malgré les 27° j’avais froid dès que je m’assoupissais. Je retournais à 4 pattes dans le salon, j’eus une idée de génie, je passais à côté du radiateur électrique et le renversais d’un coup de tête. Cela fit un bruit épouvantable dans le calme de la nuit. Mon maître alluma sa lumière de chevet et vint voir ce qui se passait. Je le regardais lui puis le radiateur renversé, je faisais aller mon regard de l’un à l’autre en espérant lui faire comprendre. Mais il n’a pas compris, il sourit et ramassa le radiateur en me ré ordonnant d’aller me coucher, puis il alla se recoucher. Que pouvais-je faire d’autre ? Je réfléchis (ça réfléchit un animal quand même) et eus une autre idée. Je retournais à ma couverture et la pris dans la bouche puis je retournais dans la chambre à coucher en la traînant et m’efforçais de lui glisser la couverture sur le lit, puis me mettais en position accroupie et lui tendais … la patte en couchant la tête de côté. Il ralluma la lumière et observa le spectacle puis il me dit « non tu ne peux pas dormir avec moi ce soir, qu’est-ce que tu veux ? ». Heureusement mon maître n’est pas un idiot et il finit par faire le lien entre le radiateur et la couverture et il me dit « Tu as froid ? ». J’imitais un jappement de joie en espérant qu’il était suffisamment ressemblant et ne me vaudrait pas un point d’erreur. Mon maître se releva, prit la couverture, la remit à sa place et alla en chercher une autre. Je me couchais en boule et j’attendais qu’il me recouvre de la couverture. Il me caressa la joue, me fit un baiser sur le front en rajoutant « Dodo maintenant ! ». J’attendais qu’il fut couché pour m’installer le plus en boule possible, recroquevillée sur moi-même et me dis, tout ce que je vais dormir, je n’aurais pas besoin de réfléchir à l’absurdité de cette histoire.
Je mis beaucoup de temps à m’endormir et j’étais en train de rêver que j’étais un être humain et non un animal lorsqu’une lumière crue me réveilla. Il était 4 heures du matin, le plafonnier était allumé et il se tenait devant moi. Le temps que j’émerge car il m’avait secouée, je mis un certain temps à comprendre ce qui n’allait pas. Dans mon sommeil je m’étais retrouvée couchée sur le dos, les bras en croix. 4ème point sur l’ardoise qu’il avait accrochée au mur. Il retourna se coucher. Je n’osais plus m’endormir de peur de me retrouver à nouveau dans cette position alors je fis défiler des tonnes d’histoires dans ma tête en attendant 8 heures du mat, heure à laquelle il allait sans doute réapparaître. Il n’y avait pas d’indication d’heure dans le salon mais je me référais à mon ouïe pour écouter les bruits extérieurs. Je savais que le boulanger ambulant passait à 7h et son carillon me réveillait habituellement dans ma vie de femme.

Samedi 8 heures
Quelques temps après le passage du boulanger, je me glissais hors de la chaleur de la couverture et m’aventurais dans la chambre à coucher, je recommençais l’opération, me hisser sur le lit et restais toutefois au pied de la couette car il semblait encore dormir.
Au bout d’un temps qui me parut interminable il ouvrit enfin les yeux, s’étira, alluma la lampe de chevet et me regarda. Aie avais-je bien fait ? Mal fait ? Je m’aventurais un peu plus vers lui et vins me blottir contre lui. J’eus de la chance ce matin-là il était bien luné, il se mit à me caresser la tête, le dos, les fesses. Là je me lançais et lui balançais un grand coup de langue dans la figure, ce qu’il apprécia modérément car il m’envoya une tape sur le nez et disant « Pouah, pas dans la figure Popcorn ». Puis il me tendit la main pour que je la lèche. Là mon moral reprit un coup dans l’aile mais je m’exécutais. Lorsque mon maître se leva, je descendais du lit et le suivais dans la cuisine, j’avais faim et soif. Lorsqu’il fit couler son café, je crus que j’allais défaillir, je doutais fort qu’il allait m’offrir un café mais j’espérais bien un bout de croissant. J’avais également envie de pisser mais fallait attendre la promenade.
Il s’installa à la table basse du salon, le café fumant devant lui accompagné d’un croissant. Il retourna dans la cuisine chercher le miel. Là je craquais et piquais le croissant en mettant les deux pattes avant sur la table et en le happant avec ma bouche. Je partais avec me réfugier sur ma couverture. Lorsqu’il revint le croissant avait disparu. Je m’étais empressée d’en engloutir une bonne moitié et je m’étouffais à moitié avec. Il s’approcha de moi et je baissais la tête, m’étais quand même difficile de faire les oreilles de cocker mais je ne savais pas du tout comment il allait réagir. Il commença par éclater de rire. Du coup j’en oubliais ma position et me retrouvais assise par terre. 5ème point.
Maintenant qu’on y vient il faut savoir que 5 points était égal à la punition et la punition c’était recevoir 20 coups de cravache.
Malgré la rapidité à laquelle je me remettais à 4 pattes, le 5ème point fut marqué sur l’ardoise. J’avais à ce moment la possibilité de tout arrêter mais je ne cédais pas. J’allais me rouler en boule sur ma couverture et le laissais ramasser le reste de croissant qu’il jeta à la poubelle. Il se rassit et but tranquillement son café. Puis il alla ranger son bol dans le lave-vaisselle.
Il partit dans la salle de bains et revint avec la cravache. J’essayais un truc de chien, je montrais les dents et grognais. Mais bon faute d’expérience probablement je ne réussis pas à l’impressionner. Je faisais tout de même face. J’étais toujours à 4 pattes. Il me montra l’ardoise du bout de la cravache où apparaissait les 5 bâtonnets et me demanda de lui lécher la main si j’étais d’accord sur ce qui était écrit. Je n’avais que 2 solutions, accepter ou balancer le mot de passe. Je déglutis pendant quelques instants et lui léchais la main. Il me fit « je suis désolé mais c’est convenu ainsi, courage… » et il frappa. Le premier coup n’était pas violent, je fermais les yeux et encaissais. Il frappa la 2ème fois au même endroit. Là je serrais les dents. Au troisième coup, un peu plus haut, une larme vint couler sur ma joue. Au quatrième coup je roulais sur le côté, position non réglementaire qui me valut un nouveau point. Puis la rage me prit, je me remis à 4 pattes et le regardais droit dans les yeux. Le cinquième coup s’abattit sur les reins. Je lançais un regard d’avertissement (limites à ne pas dépasser atteintes) et il en prit apparemment note et s’excusa. Les trois coups suivants furent plutôt une caresse, le contrat devait être respecté. Avec le 9ème coup il reprit plus d’assurance et je serrais à nouveau les dents. Au 10ème coup une nouvelle larme s’écoula d’un œil. Je fermais les yeux et pensais à autre chose. Je projetais mon esprit ailleurs de mon corps. Le 11ème coup laissa une trace rouge sur le haut de mes fesses. Le 12ème coup je me couchais sur le ventre, la tête sur le côté. Au 13ème coup des larmes coulèrent le long de mes joues mais aucun son ne sortait de ma bouche. Au 14ème coup je me redressais à 4 pattes et fonçais dans ses jambes. Puis je lui fis face en me mettant en position assise une patte levée. Le 15ème coup partit sur la patte levée. Le 16ème coup partit sur mon épaule. Plus que 3 et après il me restait 4 points de rab. Je l’implorais du regard pour qu’il me fasse un cadeau. Il s’arrêta au 19ème, les larmes coulaient le long de mes joues, il attendait le mot de passe. Je n’ai pas craqué. Il me fit cadeau du 20ème où il effleura simplement ma joue sans frapper. Il me laissa tranquille.
Au bout d’une heure ou deux, j’avais une telle envie de pisser que je filais dans la cuisine et lui tournais autour. Aurait-il oublié la promenade ? J’insistais en me glissant entre ses jambes. Il finit par comprendre et alla chercher le collier et la laisse. On refit pendant peut-être 10 minutes le tour des pièces puis il m’emmena dans la salle de bains et là comme la veille, je faillis crier le mot de passe. Après ce que je venais de subir, il détacha la laisse et me laissa seule 5 minutes dans la salle de bain. Je fis de mon mieux pour ne pas déborder du journal. Je finis par y vider tout ce que je pus. J’ai pleuré un peu et j’ai profité de son absence pour m’essuyer les yeux. Il revint me chercher et on refit un tour dans l’appartement. Soit il avait oublié la pâtée du matin, soit il pensait qu’avec mon demi croissant j’avais suffisamment mangé. En tout cas il ne fut pas question de repas. Je repartis m’allonger sur ma couverture.
Il passa 2 heures à lire quelques revues puis il bricola encore 1 heure sur son ordinateur. Au moins j’avais quelque chose à regarder. Puis il se leva et alla chercher une balle de tennis. Ah non il n’allait tout de même pas me faire jouer à la balle. Il lança la balle dans la chambre à coucher à côté et me lança un « va chercher ». Je levais la tête et le regardais stupidement. Non mais ça va pas non pensais-je. Il relança un « va chercher » plus insistant. Je me déplaçais vers la balle, la pris entre les dents et la lui ramenait. Il la relança dans le couloir. Il s’amusa ainsi au moins pendant une demi-heure. Mais quand allait-il cesser ? J’en avais marre et j’étais à nouveau prête à craquer. J’avais faim, soif et j’avais envie de me laver. Je finis par ramasser une dernière fois la balle et la laissais glisser sous le lit. Je crois qu’il avait compris qu’il fallait pas pousser le bouchon trop loin.
Il se leva et alla chercher une brosse à chien. Ah non, il est fou j’ai pas un poil sur le caillou, il veut faire quoi avec cette brosse ? Il me fit coucher sur le dos, les mains sur la poitrine et se mit à brosser ma chatte et mes cheveux, seul endroit où il y avait quelques poils. Il me caressait le ventre, les cuisses, le visage. Je fermais les yeux et imaginais que cela pouvait être les prémices d’une relation sexuelle. Mais ses gestes restaient ceux qu’il aurait fait avec une vraie chienne. Je balbutiais un timide « Popcorn » mais il secoua la tête en me rappelant le contrat « 3 fois et à haute et intelligible voix ». Je cédais encore une fois en secouant la tête d’un non énergique. 2ème nouveau point.

Samedi 13 heures
Puis il se rendit compte qu’il était l’heure de déjeuner. Il alla se préparer un bol de riz et une fricassée de dinde au curry. Mes narines humèrent l’odeur de la bouffe et mon ventre se mit à grogner. Il se retourna et me regarda assise dans la cuisine. Ah non pas un 3ème point, je n’y peux rien si mon ventre grogne. Il me jeta un morceau de dinde pas encore cuit. Je boudais le morceau par terre, il y avait quand même de la poussière. Il me dit « ben c’est que tu n’as pas faim alors ». Je ne voulais surtout pas qu’il oublie mon repas tout à l’heure alors je ramassais et avalais le morceau de dinde cru. Il se pencha pour me caresser la tête.
Lorsque son repas fut prêt il alla le porter sur la table du salon mais il avait emmené tout le plateau d’un coup. Pas question de piocher quelque chose dans l’assiette. Je tentais un assis, donne la patte. Il me regarda et me fit non de la tête. Je filais me réfugier dans la chambre à coucher, dans un recoin à côté du lit. Même les chiennes savent bouder. J’entendais le bruit des couverts dans la pièce à côté mais pouvais difficilement me boucher les oreilles, il pouvait me surprendre à tout moment. Jamais vu un chien se boucher les oreilles. Le temps ne passait pas vite.
Au bout d’environ 10 minutes il vint m’appela. « Popcorn viens ici ! ». Il dut appeler au moins 4 fois avant que je ne daigne rappliquer dans le salon. Il posa l’assiette vide par terre en me disant « tiens tu peux lécher l’assiette ». Je vins jeter un coup d’œil dans l’assiette, j’avais plus soif que faim en fait. Il me dit encore « si tu ne lèches pas l’assiette, pas de biscuit et pas d’eau ». Pas d’eau ? Mais il est fou ? Il appelle cela l’éducation d’une chienne ? Cela se voyait tant que ça que j’avais soif ? Il laissa l’assiette posée par terre et s’en alla chercher une écuelle d’eau qu’il posa inaccessible sur son bureau. Il se rassit et attendit. J’avais trop soif, je léchais consciencieusement l’assiette pendant qu’il me caressait la tête. Là encore j’ai failli craquer et je reportais pourtant à plus tard le mot de passe magique qui pouvait arrêter ce délire. J’ai oublié de préciser qu’à chaque fois que je me soumettais à ses désirs et qu’il me caressait, il bandait comme un cochon. Je le voyais bien à travers l’étoffe de son short. Il est évident qu’avec 27° dans l’appartement, il ne portait qu’un tee-shirt et un short. Je lui en voulais à mort de pouvoir avoir une telle réaction. Et je fis une erreur, je lui tendais l’assiette terminée, avec la main au lieu de la bouche. 3ème point. Il alla chercher l’écuelle d’eau et la posa par terre. Je mis un temps fou à boire en lapant, j’essayais de faire un creux avec ma langue pour y déposer le maximum d’eau. Elle était fraîche et délicieuse.
En début d’après-midi il alla s’installer pour programmer un peu sur son ordinateur. Il m’ordonna de me coucher à ses pieds sous le bureau. Je m’etais mise en boule sous le bureau et il jouait avec moi avec le bout de ses orteils. Il me vint à l’esprit de mordre un bon coup, je n’ai peut-être pas de crocs mais ça peut faire mal quand même. Je ne l’ai pas fait. Il a programmé pendant environ 3 heures.
La nuit était tombée lorsqu’il éteignit l’ordinateur et alla s’installer dans le fauteuil. J’en profitais pour quitter également ma position et vins me coucher sur ma couverture. En trichant un peu je pouvais lorgner sur son journal et cela me permit de lire les articles avec lui. Mais au bout d’un moment je ne fis pas attention et lorsqu’il se retourna, il vit que je lisais le journal. 4ème point. Je protestais en gémissant légèrement, comment pouvait-il prouver que je lisais le journal ? Mais il secoua la tête et inscrit le 4ème point sur l’ardoise. Je ne me sentais pas du tout capable de supporter un 5ème point et surtout ses conséquences dans cette même journée, je devrais donc faire terriblement attention à chacune de mes réactions. Je me tournais côté mur pour être sûre qu’il ne puisse pas douter. Il continua de lire pendant au moins 2 heures.

Samedi 19h20
A 19h20 il alluma la télé pour voir les informations régionales, cela signifiait pour moi plus que 40 minutes avant le repas, enfin j’espérais. Juste avant les infos de 20h il alla dans la cuisine, je le suivis. Il sortit l’écuelle de la veille qu’il rinça. Il sortit du frigo un reste du fricassé de midi, rajouta quelques flocons d’avoine, un peu d’eau et me posa la gamelle. Tu parles d’un repas et froid de surcroît. Je n’osais quand même pas rater l’aubaine et engloutissais ce modeste repas. Lui sortit une pizza du congélateur et la mit au four, elle serait prête dans 20 minutes. J’avais envie de pisser mais quand allait-il faire la séance promenade ? Lorsque l’écuelle fut vide, il me flatta en me caressant la tête et mit l’écuelle dans le lave-vaisselle. J’essayais un truc, j’allais dans le couloir et essayais d’attraper la laisse et le collier sur le petit meuble. Je suis certaine qu’il avait la tête hors de la cuisine et qu’il m’observait. Je ne devais pas risquer un mauvais geste. Je posais les deux pattes avant sur le meuble et tirais avec la bouche sur la laisse qui tomba par terre. Je la ramassais et la lui rapportais. Il me prit la laisse en souriant et la remit à sa place en disant « Après la promenade Popcorn, je veux d’abord voir les infos, tu peux attendre un peu non ? ». Non évidemment que je ne pouvais pas attendre mais que pouvais-je faire. Je prenais un risque énorme, je m’aventurais dans la salle de bain, je poussais la porte qui heureusement n’était pas fermée et j’allais me soulager sur le journal. J’avais à peine fini que mon maître surgit dans la salle de bains et se mit à gueuler : « Non, non, non, tu n’as pas attendu la promenade, donc pour moi c’est comme si tu avais pissé dans l’appartement et tu sais ce qu’on fait avec les petites chiennes qui ne sont pas propres ? ». Oui je le savais en tant qu’humain mais il n’allait tout de même pas. Eh bien si, il me prit par les cheveux et me colla le nez sur le journal en me secouant comme un prunier. J’en eu un haut le cœur et je remontais mon repas dans la foulée. Je me retrouvais le ventre vide et lui tout de même obligé de nettoyer tout cela (c’est probablement pour cela qu’il a remplacé la même erreur par la suite par un point). Je filais dans le salon et me cachais derrière un fauteuil. J’ai pleuré un peu mais bon il ne pouvait tout de même pas m’empêcher de pleurer. Il revint et dit simplement « Mot de passe ? ». Je détournais la tête et fermais les yeux. Mon maître alla chercher sa pizza et s’installa devant les infos. Il eut pitié car il découpa une part et me la lança. Evidemment je ne réussis pas à la rattraper et elle atterrit sur mes mains. Je mangeais ma part de pizza et j’en eus plein les moustaches (façon de parler).
Il me regarda et dit « tu es sale, je vais te faire prendre un bain tout à l’heure ». L’idée de bain ne me déplaisait pas tant que ça mais je me demandais si j’allais en profiter pour éclabousser mon maître aussi ou si j’allais juste me laisser faire. J’attendais donc patiemment qu’il termine la pizza et les infos. Il alla dans la salle de bains et fit couler un bain. Je le suivis. Il mis dans le bain une bonne giclée de mousse, tâta l’eau et me pria d’entrer dans l’eau. Je dus réfléchir quelques instants à la manière dont je pouvais entrer dans l’eau en imitant le chien. Cela me parut impossible à moins de sauter dedans et là je risquais de m’étaler et de me faire mal. Je m’approchais du bord, mis deux pattes sur le bord et regardais l’eau. Heureusement il réalisa assez vite le problème et me souleva par les fesses pour m’aider à me glisser dans l’eau à 4 pattes évidemment. Je m’étouffais à moitié avec la mousse qui arrivait au-dessus de mon nez. Il dégagea la mousse en s’excusant. Lorsqu’il se pencha sur moi je lui balançais un coup de langue sur les mains. J’ai pas osé le visage. Il me lava tout le corps, ce fut probablement le meilleur moment de la journée. Puis il fit partir l’eau et me rinça à l’eau tiède. Il m’aida à sortir de la baignoire et j’en profitais pour me secouer. Il se prit une bonne giclée de flotte dans la figure et sur son tee-shirt déjà bien mouillé. Et j’éclatais de rire. 5ème point. Lorsque je réalisais qu’un chien n’éclatait pas de rire, j’arrêtais de suite mais c’était évidemment trop tard. Il me regarda d’un air navré et me dit « mot de passe ? ». Je mis bien 5 minutes à prendre ma décision et il eut la patience d’attendre puis je lui léchais la main. Il était 21 heures passées.

Samedi 21 heures
Il sortit une serviette éponge et m’essuya gentiment puis il termina au séchoir à cheveux. La chaleur me réconforta provisoirement. Je ne savais pas encore comment j’allais me tirer de la séance suivante mais j’essayais de ne pas y penser. Je le suivis hors de la salle de bains et allais me coucher sur ma couverture. Peut-être qu’il reporterait la séance. Mais un contrat est un contrat et il revint avec la cravache. Je poussais un hurlement digne d’une louve à qui on vient de voler ses petits pour essayer de l’amadouer. Il me fit non de la tête. La seule concession qu’il m’accorda c’est qu’il ne frapperait pas deux fois au même endroit et sans donner toute la force de son bras. Piètre consolation.
Le 1er coup partit sur mon épaule droite et le 2ème suivit sur l’épaule gauche. Il prévenait et décomptait 3,2,1 avant chaque coup. Le 3ème passa entre mes omoplates. Ne pas crier, cela m’aurait valu un nouveau point. Je serrais les dents et je me mordais les lèvres. Au 15ème coup je saignais des lèvres mais je n’avais pas sorti un son. Il s’arrêta quelques instants et me dit « mot de passe ? ». Je profitais de ce répit pour reprendre mon souffle et me concentrais sur un bateau navigant sur les eaux calmes d’un lac. Il répéta « mot de passe ? Je continue ? ». Je lui devais une réponse. Comment gagner du temps ? Je finis par lui lécher la main qui tenait la cravache et qu’il me tendait. Le 16ème coup me fit rouler par terre sur moi-même comme quelqu’un qui veut éteindre un feu qui vient de prendre sur ses vêtements mais j’étais nue. Il ne releva pas l’erreur et attendit que je reprenne ma position à 4 pattes. Je me dis le plus dur est passé, plus que trois. Les 3 derniers coups je les ai vécus comme un cauchemar et j’attendais le réveil qui m’en sortirait. Au 20ème coup je fondais en larmes et me recroquevillais derrière le fauteuil.
Il alla ranger la cravache et revint me voir, il avait les larmes aux yeux et me dit « désolé c’est le contrat, toi seule peut l’arrêter, ce n’est pas ma faute, fais attention la prochaine fois ». Il s’installa sur le canapé et je vins me blottir près de lui. Il m’accorda une autre concession, je pouvais m’allonger un quart d’heure dans la position que je voulais pour reprendre des forces. La douleur s’estompa lentement. Je transpirais et je grelottais en même temps. Il alla chercher une couverture et me recouvrit puis il me caressa pendant tout ce quart d’heure. Au bout d’un moment je lui léchais à nouveau la main pour lui dire OK c’est bon on continue le contrat. J’étais fatiguée, je voulais dormir maintenant, je fermais les yeux en le regardant. J’avais soif aussi, comment lui faire comprendre ? J’eus une idée, je me dirigeais vers le ficus qui ornait le salon et essayais de lapper l’eau du réservoir à eau. Ce qui est naturellement impossible mais j’espérais qu’il comprendrait. Il comprit et chercha une écuelle d’eau. Il avait encore fait une entorse, il avait fait fondre un sucre dans l’eau. Cette eau sucrée me fit du bien. Je retournais me coucher sur ma couverture dans le coin de la pièce. il me recouvrit de la couverture, me caressa le visage et retourna dans son fauteuil pour lire un peu.
Je m’étais résolue à dormir malgré le risque de changer de position, tant pis il valait mieux dormir même si cela devait coûter un point. Je m’assoupissais déjà lorsque je l’entendais se lever, passer dans la salle de bain, les W-C puis il revint, me regarda, me dit bonne nuit et éteignit la lumière. Il alla se coucher. Devais-je tenter de retourner le voir et grimper sur le lit ? J’en avais envie mais j’ avais aussi très sommeil. Je finis par m’endormir. Je me réveillais une fois au milieu de la nuit, je m’étais découverte et me retrouvais naturellement couchée sur le dos. Heureusement il dormait. Je craquais et changeais de pièce pour aller le rejoindre sur le lit. La couverture entre les dents, je grimpais par le bas du lit et vint me glisser du mieux que je pouvais sous la couette. Il dormait toujours. Tant pis on verrait bien. J’eus de la chance, lorsqu’il se réveilla, le jour pointait, on devait approcher des 8 heures du matin.

Dimanche 8 heures
Je prenais une position sur le ventre assez difficile à tenir mais cela changeait un peu et laissait mon dos endolori respirer un peu. Il me caressa longuement le corps et je sentis une douce torpeur m’envahir puis il se leva. Je le suivis. A nouveau cette odeur de café et j’espérais que cette fois il penserait à mon petit déjeuner.
Envie de pisser. Il sortit une nouvelle écuelle du placard et la remplit avec des flocons d’avoine et du lait. J’engloutis ce petit déjeuner avec beaucoup de reconnaissance. Lui prit son temps, croissant, café et miel. J’avais envie de pisser, devais-je risquer un nouveau point et aller me soulager discrètement sur le journal de la salle de bain ? C’est ce que je fis. Il me dit juste « si tu n’attends pas cela vaudra 1 point ! ». Ben tant pis c’était trop urgent et au moins il ne regardait pas. Heureusement la veille il avait mis du journal tout neuf et en grosse quantité, probablement que l’idée de devoir nettoyer la salle de bains ne le ravissait pas, ce que je comprends. Lorsque je revins après avoir attendu que toutes les gouttes que je ne pouvais pas essuyer soient tombées, je vins m’asseoir auprès du canapé à la recherche d’un petit câlin. Mais il me dit « non désolé, tu n’as pas attendu, pas de câlin, je ne te punis pas mais je te mets 1 point». Je retournais me réfugier dans la chambre à coucher quand il me rappela « Ici au pied, tu ne vas dans cette pièce ». Je revenais me coucher sur ma couverture dans le salon. Il m’envoya la balle pour que je joue avec mais je n’en avais pas envie. Il me balança un « Tant pis » et s’installa derrière son ordinateur où il programma jusque vers 13 heures de l’après-midi. Je m’ennuyais mortellement. Pour passer le temps, je comptais les clous au mur, les couleurs sur les tableaux, le nombre de lignes qu’il écrivait. Ma position devenait désagréable, je commençais à avoir des courbatures partout, j’avais envie de m’habiller, bref j’avais le blues. Il a du ressentir mon désarroi car il se retourna et me dit « Mot de passe ? ». Je le regardais longuement et je vins lui lécher la main. Il me répondit « Ok alors laisse-moi travailler s’il te plaît, nous irons faire une longue promenade après le déjeuner ».

Dimanche 13 heures
Son déjeuner bien sûr. Aujourd’hui, c’est-à-dire dimanche, il avait fait des pâtes et du steak haché. Mon estomac se remit à grogner. J’aurais peut-être droit à quelques pâtes. Je le suivais donc dans la cuisine et passais entre ses jambes pour lui faire signe que j’avais faim. Il avait laissé l’écuelle d’eau pleine dans la cuisine mais je m’efforçais de ne pas trop boire car cela donne envie de pisser. Je le suivis lui et son assiette pleine dans le salon et me couchais à côté de lui. J’espérais un bout de steak ou quelques pâtes. Mais il vida son assiette tout seul. Puis il prit un dessert et un café. Je vins vers lui et lui posais une patte sur un genou. Il finit par me donner un biscuit qu’il lança au loin. Je me précipitais et mangeais goulûment ce biscuit. Puis il alla chercher la laisse et le collier et me dit « je vais t’apprendre à marcher au pas, puis assis, couché et on recommence ». Oh non pas ça pensais-je. Il déplaça quelques meubles dans le salon pour créer une piste au milieu et nous fîmes le tour de cette pièce pendant une éternité (en fait cela a duré presque 2 heures). « Assis, debout, au pied, couché, assis debout, au pied, couché, pas bouger ». Une larme coula sur ma joue, il la vit et dit « Mot de passe ? ». Je dis un timide « Popcorn ». Il me répondit « Non tu connais la règle, 3 fois et bien distinctement ». Je lui léchais la main. Il détacha la laisse et le collier et je retournais me coucher sur la couverture épuisée moralement surtout. Je m’assoupissais pendant qu’il retourna à ses lignes informatiques. Le cliquetis sur le clavier me permit de m’évader quelques temps. Je n’avais encore fait qu’un point d’erreur, cela présageait une soirée calme. Hélas il m’avait réservé une surprise.

Dimanche 20 heures
Vers 20 heures, il me prépara un repas un peu plus copieux, un reste de pâtes, un peu de viande hachée crue, le tout arrosé de lait. Je mangeais tout jusqu’à la dernière miette. Je dois préciser que depuis la veille je n’avais que fait pipi et une autre envie se faisait cruellement sentir mais là j’avais si honte que je bloquais tout. J’avais donc mal au ventre mais c’était encore supportable. La promenade du soir fut écourtée, probablement la balade de l’après-midi l’avait-elle également épuisé. Je ne me servais pas du journal, je préférais attendre pour avoir plus d’intimité et tant pis pour les conséquences. Puis il se déshabilla et me fit signe de le suivre dans la chambre à coucher. Non il n’allait quand même pas faire l’amour à une chienne quoique. Il bandait encore ce cochon. Avait-il d’ailleurs débandé depuis le début de cette journée ? Je ne sais plus. Je me disais que tout compte fait faire l’amour avec lui n’avait rien que de très normal. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me prenne comme une chienne et pourtant c’est ce qu’il fit. Il grimpa sur le lit et me fit signe de grimper aussi. Puis il me dit « debout «  ce qui veut bien sûr dire à 4 pattes. Il se plaça derrière et me viola, brutalement, sans caresses, sans préparation. Je ne mouillais pas spécialement juste à ce moment et je poussais un cri de douleur. Il murmura dans un souffle 2ème point. Il continua sans tenir compte de mon état et finit par se vider en moi, puis il se retourna en nage sur le dos et me caressa la tête. Je n’avais pas eu le temps d’avoir le moindre plaisir, il ne m’avait quasiment pas touchée et je me sentais terriblement frustrée.
Il me dit « va te coucher maintenant, j’aimerais lire un peu en paix ». Je descendais du lit et allais me rouler en boule sur ma couverture. Au bout d’un temps interminable pendant lequel je commençais à avoir froid, il vint me couvrir pour la nuit en me souhaitant « t’es une bonne chienne, fais un gros dodo ». C’est vrai qu’il bossait le lendemain de 6h à 14h, (il n’avait pu avoir que le mardi de congé) je me demandais avec un soupçon d’angoisse comment il allait pouvoir me surveiller pendant qu’il serait absent.

Lundi 5 heures
Ce qu’il fit fut pire que tout ce que j’avais pu imaginer. Il se leva vers 5h, passa devant moi sans m’adresser la parole, alla dans la salle de bains prendre une douche rapide, se fit couler le traditionnel café mais cette fois sans le croissant. Enfin il se souvint de moi, je ne l’avais même pas suivi dans la salle de bains, ni même dans la cuisine, je lui en voulais pour la veille au soir. Il m’appela en me disant « écoute j’ai peu de temps, je te conseille de manger les flocons d’avoine que je t’ai préparé, d’aller pisser un coup pendant que je termine de me préparer parce qu’après tu ne pourras plus rien faire avant mon retour ». Comment voulait-il m’en empêcher ? Par prudence je fis ce qu’il me demandait. Il rajouta encore « je dois partir à 5h30, dépêches-toi ». A 5h20 il m’ordonna d’entrer dans les toilettes, je précise que les toilettes font environ 1m50 de large sur 1m20 de long ou quelque chose d’approchant. Il ferma le couvercle des toilettes et me fit me mettre à 4 pattes devant, la tête sur le couvercle des toilettes. Il chercha un bout de chaîne qu’il ajusta à mon cou et qu’il ferma avec un cadenas et il fit tourner le reste de la chaîne autour de la cuvette et rattacha le tout avec un autre cadenas. Je pouvais ni me lever, tout juste m’asseoir mais en tirant sur la chaîne. Il me dit « mot de passe ? ». Je ne lui léchais pas la main mais comme je n’avais pas réagi, j’étais trop étonnée en fait, il me dit « OK, tu vois ton contrat tu vas le respecter au moins jusqu’à 14h30, à mon retour ». Il me dit encore “je laisse la porte entrouverte” et me glissa le téléphone à côté. « Si il se passe quelque chose de grave tu appelles les secours ». Il me restait à peine 2 minutes pour tout arrêter avant son départ mais je n’ai rien dit et il est parti travailler.
A son départ nous étions à la 60ème heure du contrat. Il en restait 36. Je ne tiendrais jamais 36 heures. J’essayais de me détendre et de laisser partir mon imagination vers des choses plus agréables. Au bout de quelques temps j’essayais de faire passer la chaîne par dessus le tout mais cela s’est vite avéré impossible. La chaîne passait sous le réservoir donc impossible de la passer par-dessus. J’essayais de grimper sur le couvercle mais là, la chaîne était trop courte. Je me mis à genoux, mais même à genoux pendant 8 heures je peux vous dire que ce n’est pas une mince affaire. Alors je jouais avec mes doigts, je me tournais les pouces, je comptais les lignes de ma main, bref j’essayais de passer le temps. Puis je craquais et je me mis à pleurer. Les larmes coulaient entre mes seins et allaient se perdre plus bas sur ma nudité. Le temps finit par passer et je m’étais jurée que dès son retour j’allais lui dire « popcorn popcorn popcorn ». Je me mis à chanter tous les refrains que je connaissais. Occuper l’esprit devenait ma seule activité.

Lundi environ 15 heures
Enfin j’entendais la clef dans la porte. D’après les bruits que j’avais entendus dans le couloir, je savais qu’il était tard, les gens qui rentrent à midi du travail et qui repartent. Le bruit de l’ascenseur notamment donnait de bonnes indications. Il entra. Je l’entendais ranger sa veste, les clefs, enlever ses chaussures et mettre ses pantoufles. Mon cœur battait la chamade. Enfin il vint me voir. Il me dit « tiens Popcorn t’es toujours là ? Ca va ? Mot de passe ? ». Aie il n’allait quand même pas me laisser là. Il entra du mieux qu’il pouvait et je me poussais du mieux que je pouvais, j’avais des fourmis partout, j’avais faim, soif et je voulais dormir. Il détacha la chaîne de la cuvette, puis le collier de mon cou et me dit « va te coucher un peu ». Je voulus repartir à 4 pattes et je sortis en marche arrière des toilettes mais j’étais toute engourdie et je me cassais la gueule et roulais dans le couloir en poussant un cri. 3ème et 4ème points. Merde c’était mal barré pour la suite de la journée. De plus j’avais envie de pisser mais si j’y allais seule cela me vaudrait le 5ème point et ça je n’y étais absolument pas prête.
Il vint dans le salon et alluma la radio. C’était la première fois qu’il allumait la radio depuis vendredi soir. Ecouter la musique me fit du bien. Il fallait absolument que j’aille pisser, comment lui faire comprendre ? Ah oui la laisse, j’allais la chercher avec ma bouche et la lui tendais. Il me regarda et me dit « Tiens tu n’y vas pas toute seule cette fois-ci ? Ah les points, ben alors tu attends un peu on ira vers 17h, j’ai des trucs à faire, enfin de toute façon tu comprends pas, t’es une chienne, allez va te coucher, après la promenade ». Je lâchais la laisse et partis me réfugier derrière un fauteuil, j’entendais l’heure à la radio 15h30. Oh non encore une heure et demie, je ne tiendrais pas, une douleur me prenait due à la pression sur la vessie. Je serrais les dents, je ne pouvais pas me permettre un 5ème point.
Aux infos de 17h il pianotait toujours sur son clavier. C’est pas vrai il m’a oubliée, je pensais si la SPA savait comment il me traite, on lui prendrait sûrement la garde. Je repartais à l’attaque, allais ramasser la laisse et lui reglissais sur les genoux. Il me regarda « C’est bon, j’arrive ». Je dus le couper dans son inspiration vu le ton sur lequel il me parla. Il finit par céder, mis le collier et la laisse et me fit faire au moins 3 fois le tour de l’appartement avant de m’amener dans la salle de bains. De nouveau la même gêne et je m’étais tant retenue que je n’y arrivais plus surtout avec lui à l’autre bout de la laisse. « Bon alors j’ai pas que ça à faire moi ! » me dit-il. Toujours rien, à part une immense brûlure à l’intérieur de mon corps, pas une goutte ne sortait. Il tira sur la laisse pour me faire sortir de la salle de bains, puis détacha la laisse et le collier et retourna derrière son clavier. A peine étais-je revenue dans le salon que l’envie revenait, j’allais devoir grignoter mon 5ème point. Tant pis je n’en pouvais plus, je filais à la salle de bain, je repoussais la porte avec ma tête et je pissais pendant une éternité. Un soulagement incroyable s’en suivit.
Je revins dans le salon pour entendre le verdict. 5ème point. Et en plus il était de mauvaise humeur, cela allait être dur de négocier. Il poussa un soupir, il se faisait encore une fois interrompre dans son programme et ça ce n’était pas le truc à faire. Je restais en boule sur ma couverture.
Il alla chercher la cravache. Il m’appela « Viens ici et assis ». Je vins m’exécuter puisque je n’avais pas le choix et m’accroupis. L’équilibre allait être dur à tenir. Pour l’amadouer je lui tendais une patte. Il fit non de la tête. Je penchais la tête à gauche puis à droite et il fit encore non de la tête. Il compta 3, 2, 1, le 1er coup partir sur le dos. Je ne dis rien. Le 2ème coup partit sur mes jambes, je serrais les dents. Les 3ème et 4ème coups partirent sur mes fesses. Il se plaça devant moi et le 5ème coup partit sur mes bras. Comme je ne réagissais pas il recommença avec le 6ème coup au même endroit. Je retirais instinctivement mes bras qui brûlaient. Il secoua la tête d’un non-non énergique. Il attendit quelques instants, le temps que je remette mes mains par terre. Il tourna autour de moi, il se demandait où il pourrait placer le 7ème coup, les zones interdites étant les reins, et toutes parties sexuelles, seins y compris. Il l’envoya sur les flancs, ce sont les côtes qui prirent. Les 8ème, 9ème et 10ème coups vinrent se placer au même endroit. Un voile noir passa devant mes yeux, je vacillais, j’allais tomber sur le côté, encore 10, non impossible. Il me dit « mot de passe ? ». Je ne répondais pas. Il me dit « je suis désolé » et frappa à nouveau entre les épaules. Le 11ème coup frôla une oreille. Je le regardais méchamment. Il me dit « pardon c’est une erreur, je viserai mieux au prochain ». Trop aimable pensais-je. Jusqu’au 15ème coup, c’est le bas du dos qui prit. Les larmes que j’avais essayé de retenir finirent par couler sur mes joues. « Désolé, mot de passe ? ». Je ne répondais pas, je l’ignorais et je le haïssais. Les 5 derniers coups se répartirent entre mes fesses, mon dos, mes jambes et le dernier sur mes bras. A peine terminé je filais me réfugier dans la chambre à coucher. Il alla ranger la cravache en soupirant et retourna pianoter un peu.
A la radio passèrent les infos de 19 heures. 73 heures étaient passées. Plus que 23 heures. C’est long 23 heures. Seule consolation, mon compteur de points était retombé à zéro. « Popcorn viens ici ! ». Qu’est-ce qu’il y avait encore ? Je me déplaçais péniblement, j’avais mal partout et je grimaçais suivant les mouvements que je faisais et venais voir ce qu’il voulait. « Je ne veux pas que tu ailles dans la chambre à coucher quand je n’y suis pas, tu restes ici ». J’allais me réfugier sur ma couverture. « Non ici sous le bureau ». Je me coinçais du mieux que je pus entre l’unité centrale et la partie tiroirs. Il se remit à jouer avec moi avec ses pieds. D’habitude les chiens aiment bien ça mais moi je n’aimais pas du tout, je craquais. Je murmurais un vague « Popcorn » et il me répondit « Tu peux répéter s’il te plaît ? ». Je n’ai pas répété, tout compte fait il restait moins de 23 heures. Enfin il se leva, éteignit l’ordinateur et se dirigea vers la cuisine. J’allais boire un peu d’eau. Je n’ai pas mangé et bu beaucoup pendant ces 4 jours et j’ai effectivement perdu presque 2 kilos. Il me prépara un steak cru avec quelques pâtes (toujours le reste de la dernière fois) auquel il rajouta un œuf cru. J’avalais le tout même si j’avais plus mal que faim. Il se refit une pizza. Après le repas je retournais m’allonger sur ma couverture et essayais de dormir un peu. Cela fait toujours passer le temps.
Il mangea tranquillement, bu 2 verres de vin et après avoir débarrassé la table, revint s’installer dans un fauteuil pour lire un peu. J’avais froid et attirais son attention en poussant un gémissement. Il me regarda « Qu’y a t-il Popcorn ? ». Je regardais la couverture posée à côté et le regardais lui, bon sang il réagit ou quoi. « Ah tu as froid ? ». Il me recouvrit avec la couverture.

23 heures
Il posa sa lecture de côté, s’étira et me dit « je vais me coucher et tu vas venir avec moi ». Mince, c’est pas vrai il va me refaire le coup du viol et moi je voulais juste dormir. Il alla prendre une douche et revint à poil, il bandait encore, il éteignit la radio. Je n’ai jamais compris ce qui dans toute cette histoire le faisait tout le temps bander, lui non plus d’ailleurs. L’homme enfin l’être humain est vraiment un animal. Il alla grimper sur le lit et m’appela « Viens ici tout de suite Oasis, faut que je vide mes couilles ! ». Sur le coup je pensais que s’il me parlait comme ça tous les jours, je ne trouverais pas cela très sexuel, mais il s’adressait à une chienne qui théoriquement ne pouvait comprendre que le viens ici. Je grimpais sur le lit en grimaçant, j’avais mal partout. Mais j’avais été plus prudente que la première fois, j’avais profité du temps de sa douche pour me stimuler sexuellement parlant, mentalement uniquement, car depuis la douche il voyait exactement ce que je faisais. Pas question de tenter une masturbation ou alors il aurait fallu que je le fasse avec ma bouche et ça évidemment c’était impossible. Je n’étais donc pas complètement sèche. Il me prit exactement de la même manière que la première fois mais plus longtemps. Puis il s’essuya, j’espérais qu’il essuie aussi un peu ce qui dégoulinait le long de mes jambes mais il n’en fit rien, il me dit « merci sale chienne, va te coucher maintenant ». Mon moral en prit un coup mais je filais en vitesse. Allait-il se lever pour me couvrir ? En fait il s’endormit presque toute de suite, la lumière de chevet allumée. Et moi j’avais froid alors je trichais et me couvrais moi-même. Je dormais mal, courbatures, douleurs, honte mais une certaine fierté tout de même et l’idée qu’il ne restait plus que quelques heures avant la fin du contrat.

Mardi environ 8 heures
Il se leva vers 8h et se prépara le petit déjeuner. Il oublia encore que j’avais faim aussi et de nouveau envie de pisser. Encore 10 heures et je recouvrirais ma parole, mes vêtements, ma vie quoi, ma vie de femme. Le téléphone sonna, il décrocha. Je l’entendais dire « Merde, et personne d’autre peut se déplacer ? Je ne suis pas d’astreinte moi ! » ou quelque chose comme ça. Puis il dit encore « OK c’est bon je passe voir ce qui se passe, je serais là dans une heure environ ». En fait il avait pris une journée de congé mais son collègue direct n’était pas venu travailler (malade) et les techniciens sur place n’arrivaient pas à trouver la panne. Une partie du personnel ne pouvait pas travailler (pour la petite histoire, la personne avait utilisé la veille un mauvais disque de sauvegarde, les sauvegardes tournaient la nuit et le système n’avait pas redémarré correctement dans tous les services à cause de cette erreur). Je me dis qu’il n’allait tout de même pas aller travailler maintenant. Il me regarda et me dit « désolé il faut que je parte, je pense être de retour en début d’après-midi, peut-être avant si on trouve rapidement ». Il prit son petit déjeuner, oublia le mien, s’habilla et revint me voir avec les chaînes et m’indiqua les toilettes. Il était environ 9 heures. Je soupirais et entrais dans les toilettes et là je craquais. Et si la panne durait plus longtemps ? Je sentis les murs des toilettes se refermer sur moi, je paniquais et commençais à transpirer. Il avait commencé à poser les cadenas et me dit « ça n’a pas l’air d’aller, mot de passe ? ». Je ne répondais pas tout de suite. Je l’entendais mettre ses chaussures, enfiler sa veste et prendre les clefs.
Un vent de panique me parcouru et je hurlais « Popcorn ! popcorn ! popcorn ! ». Je ne l’entendais pas tout de suite revenir mais je ne l’avais pas entendu sortir non plus. Il était là, dites-moi qu’il était là et qu’il avait entendu. Enfin il entrouvrit la porte et me dit « tu me le répètes encore une fois car j’étais dans la chambre à coucher et je ne suis pas sûr d’avoir bien entendu et je te libères, dépêches-toi ». La mort dans l’âme je répétais « Popcorn ! Popcorn ! Popcorn ». Il s’exécuta tout de suite. Il me libéra, m’aida à me relever et me reteins car je tombais à la renverse, m’amena dans le salon, m’embrassa et alla me chercher un peignoir. « Je te laisse, on se voit tout à l’heure, j’espère que ce n’est pas grave la panne, va te reposer un peu ». Je lui répondais « Vas-y ça va aller, désolée pour les 9 heures manquantes ». Parler, parler enfin comme cela faisait du bien. Il partit. j’allais aux toilettes pour pisser, je me fis un bon café bien chaud avec un croissant trouvé dans le congélateur, je m’installais sur le canapé et m’endormais. Lorsqu’il est revenu vers 13 heures, nous avons fait comme si de rien était, nous n’en avons pas parlé tout de suite mais bien une semaine après. Je n’ai pas de conclusion à cette expérience mais je ne sais pas si je serais capable de la refaire. J’ai mis quelques heures à pouvoir regarder mon ami dans les yeux, mais pourquoi devrais-je avoir honte ? Je pense que dans ce cas lui aussi a pendant longtemps du se poser des questions.

oasis_charente@hotmail.com

 
   
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