Nouvelle

La punition ultime

(17 Octobre 2001)

Maîtresse Sylvie se dirigea néanmoins vers esclave 12, se déshabilla entièrement par un geste magique et unique qui démonta en une seconde le magnifique assemblage de voiles transparents qui la recouvraient sans rien cacher.

Elle prit sa position favorite, debout avec esclave 12 entre ses jambes, qui démarra immédiatement la caresse de sa bouche. La vulve de Maîtresse Sylvie devait être en extrême tension car malgré le savoir faire de esclave 12, elle explosa presque instantanément en un long cri, en une série de longs cris, qui ne pouvaient plus s'arrêter enchaînant orgasme sur orgasme ou bien n'était-ce qu'un seul orgasme monstrueux, interminable, gigantesque. Lorsqu'enfin elle s'épuisa, essoufflée, trempée de transpiration, haletante, les yeux hagards, les cinq femmes se levèrent toutes ensembles, d'un seul geste, se dirigèrent vers elle, et se mirent à la caresser, à lui lécher tout son corps de haut en bas, léchant sa peau luisante, ses jambes trempées de sa liqueur, caressant sa peau qui vibrait encore, électrique, et elles la portèrent jusqu'à la table où elles l'allongèrent en son centre. Les mains des convives hommes et femmes mélangés se mêlèrent sur son corps pour la recouvrir de douceur après cette fureur, ce feu, cette violence. Je n'avais à aucun moment interrompu mon geste et je sentis qu'il me serait extrêmement difficile de résister cette fois-ci, car je sentais le sperme monter en moi, poussé par l'énormité du plot qui oppressait mes entrailles. Esclave 12 se rendit compte de mon état car ma respiration avait changé, le rythme de ma main s'était accéléré et je ne pouvais plus le retenir, je me sentais comme ne plus maîtriser ma main, je savais pourtant que la punition serait terrible, mais mon esprit était en feu, comme possédé par un démon, je croisais le regard désespéré de esclave 12 et je sentais sa supplique pour tenir le coup, ma terreur était à son comble mais la faute fut commise, mon corps se cabra, me plantant encore plus profondément sur le plot, mélangeant la gifle de douleur avec l'énormité de la jouissance que je n'avais plus connu depuis sans doute plusieurs mois. Mon sperme fut éjecté à une hauteur incroyable, et atteint esclave 12 qui pleurait, sachant les souffrances qui nous attendaient probablement tous les deux. Lorsque ma verge fut vidée de toute substance, je fus tenté d'arrêter mon geste mais je savais qu'il ne le fallait sous aucun prétexte, et je continuais, malgré que mon corps était quasiment incapable d'obéir de bouger tant il tremblait de plaisir, mais de frayeur aussi. Je repris malgré tout mon geste, pleurant sur la faute que je venais de commettre et que je n'allais pas tarder à payer. Je pensais qu'après cette désobéissance maximale, Maîtresse Sylvie me punirait immédiatement, mais elle ne s'occupa pas de moi, elle savourait la dizaine de mains qui la couvrait de caresses ininterrompues sur tout son corps. Ceci se prolongea encore une ou deux heures, au point qu'une deuxième érection naquit mais j'en étais moins effrayé car je savais que le risque d'une deuxième jouissance était beaucoup plus faible désormais.
Plus tard, Maîtresse Sylvie, se leva, et déclara : " L'un de mes esclaves vient de commettre une faute terrible, il va mériter la plus terrible punition. En fait, j'ai décidé que ceci méritait d'accélérer la fin de sa formation et que j'allais éliminer les derniers éléments de sa sexualité organique. Mais auparavant, il va devoir passer le reste des heures avant l'opération finale qui aura lieu demain matin, en état de douleur permanente. Je vais vous distribuer des accessoires à tous et vous pourrez les utiliser comme bon vous semblera pour obtenir l'effet désiré. Auparavant, esclave 12 va le préparer à cette épreuve ultime, mais je dois d'abord arrêter sa position actuelle." Et après s'être tournée vers moi, elle dit : " Fin de position ! ".
Esclave 12 sanglotait silencieusement en attendant que je me libère de ma position. Sortir du plot allait être d'une violence terrible mais après le coup de massue que représentait l'annonce que Maîtresse Sylvie venait de faire, plus rien ne pouvait m'atteindre, et d'un geste quasiment automatique après avoir libéré ma nuque et la tige de blocage, je me levais d'un coup sur mes jambes. Peut-être mon anus, mon sphincter, tout mon intérieur allaient être arrachés, mais plus rien n'avait d'importance et je sentis à peine l'arrachement qui aurait dû me terrasser. En me retournant pour terminer malgré tout ma position A et nettoyer le plot je constatais sans surprise qu'il était couvert de sang et de matières aspirées lors de la sortie. Je bus tout, insensible aux saveurs, acceptant tout. Je sentais le sang couler le long de mes jambes, mes blessures devaient être très graves.
On descendit un filin du plafond et esclave 12 m'entraîna vers lui. Lorsque je fus à sa hauteur, elle fit passer le filin d'acier successivement par tous les anneaux qui m'étaient incorporés, mon nez, mes seins, mon pubis, mes testicules, mes fesses, ma nuque. Elle ferma la boucle par un crochet fermé sur le filin au dessus de ma tête. Deux bracelets pendaient du crochet que esclave 12 venait d'installer au dessus de ma tête. Elle les mit sur mes poignets et je dus donc tendre mes bras au-dessus de ma tête. Maîtresse Sylvie avait aussi donné à esclave 12 une boule gonflable qui était garnie d'une multitude de pointes métalliques sur toute sa surface, qu'elle m'enfonça dans la bouche, puis la gonfla jusqu'à ce qu'elle distende ma bouche et que les pointes s'incrustent dans ma langue, mon palais, mes gencives. Je hurlais de douleur mais mon hurlement ne réussit qu'à sortir sous la forme d'un gémissement déchirant. Puis le filin fut remonté jusqu'à être tendu, tirant sur tous le points d'ancrage de mon corps,. Je touchais à peine le sol, ne pouvant me reposer de la douleur qui me tirailla immédiatement qu’en me tenant sur la pointe des pieds. Les convives s'approchèrent alors de moi et commencèrent l'opération diabolique. Ils possédaient tous un objet pesant, installé au bout soit d'une pince, soit d'un crochet ouvert et pointu. Cela représentait une vingtaine de poids terribles que l'on allait m'accrocher dans la chair. Le filin me coupait les testicules qui de toutes façons disparaîtraient demain matin, et le pubis qui lui aussi serait complètement transformé. Je fus tenté de fermer les yeux, mais puisqu'on ne me les avait pas bandés, cela signifiait que mon regard sur ce qui allait se passer, et l'horreur que cela allait m'inspirer faisait partie de la punition. Je souffrais déjà infiniment de la bouche, du filin qui me déchirait mais, même si je pensais que c'était le maximum que je puisse subir et accepter, je vis le premier convive - un homme - s'approcher avec un crochet acéré auquel était accroché une grosse boule métallique couverte elle aussi de pointes longues d'au moins trois centimètres. Il se dirigea droit vers ma verge qu'il souleva très haut, la tirant très brutalement, et d'un geste direct ficha le crochet dans un de mes testicules. Je pensais mourir instantanément tant cela me brûlait, mais non, je vivais et souffrais comme aucun être humain ne peut rêver. Les pointes de la boule étaient vraiment très acérées et elles s'incrustèrent immédiatement dans ma cuisse, mais lorsqu'il relâcha ma pauvre verge, elle retomba lourdement sur les pointes qui la percèrent en plusieurs endroits.
Le convive suivant, une femme, avait une longue barre munie de pinces à chacune de ses extrémités. Elle en accrocha une à mon gland et l'autre à l'anneau de mon nez. Je ne pouvais pas retenir cette barre, car elle était trop lourde pour mon pauvre nez et le fait de la laisser tomber fit que ma verge fut encore plus profondément épinglée sur la boule. La sensation vraiment très étrange de percement me faisait penser qu'elle était traversée de part en part de nombreuses fois. On me mit une pince d'une force terrible sur le testicule non encore utilisé et il s'écrasa sous la pression gigantesque, je sentis très nettement la glande s'écraser.
Puis deux personnes (je n'étais plus en état de savoir si c'était des hommes ou des femmes) plantèrent une pique dans chacune de mes cuisses, et les relièrent par un lien qui tendit les points d'ancrage au point que je pensais que le muscle serait rapidement déchiré. J'eus des pinces aussi fortes que celle de mon testicule sur chacun des mes seins, et là aussi je sentis les chairs s'écraser, je pus même entendre le bruit lorsque mes tétons furent réellement écrasés. Je sentais le sang couler sur ma poitrine. Le défilé continua, et je fus couvert, percé, écrasé, déchiré en de nombreux autres endroits.
Enfin cette procession prit fin, mais Maîtresse Sylvie s'approcha de moi et de esclave 12, dont elle attrapa un poignet, le bloqua avec une menotte dont j’entendais le cliquetis, puis elle prit son autre poignet, le fit passer derrière mon dos, et attacha les deux menottes. Esclave 12 était désormais collée à moi, et cela aurait pu être un délice et un bonheur, si elle n'était pas en fait plaquée au point d'enfoncer encore plus tout ce qui me perçait, mais je me rendais compte que plusieurs des objets garnis de longues pointes s'étaient aussi enfoncés dans on corps à elle aussi, et lors de la pression que Maîtresse Sylvie exerça sur elle pour nous relier, je sentis le geste délibéré de faire pénétrer toutes les pointes. D'ailleurs, nous fûmes sanglés l'un à l'autre à plusieurs niveaux., Nous nous retrouvâmes seuls avec nos corps meurtris. Néanmoins une de mes plus fortes douleurs était clairement de savoir que esclave 12 percevait toute ma souffrance définitive, percevait mon désespoir de savoir que j'allais perdre mon sexe dans quelques heures, percevait mon corps qui tremblait de partout, prêt à s'effondrer, prêt à abandonner. Malgré cette douleur permanente qui ne se calmerait pas de la nuit, je la sentis qui me serrait fort au risque d'accroître encore la douleur, mais cela n'avait plus aucune importance puisque nous avions déjà atteint le maximum.
Tous les convives retournèrent vers le centre de la pièce, d'où la table avait été retirée, et remplacée par des grands tapis profonds. Maîtresse Sylvie avait donc organisé une grande séance multi-sexuelle, que j'allais pouvoir suivre intégralement. Elle organisa les personnes, en accouplant les hommes d'abord : tous les hommes furent assemblés en cercle, tous reliés entre eux par la verge que le suivant tenait en sa bouche, et la caresse commença et très rapidement, les gémissements commencèrent. Mais dès que Maîtresse Sylvie perçut les premiers signes annonçant les premiers orgasmes, elle les remit tous debout côte à côte, la verge tendue, et les femmes furent chargées de leur caresser juste le gland afin qu'ils ne puissent jouir rapidement. Je suivais ce spectacle magnifique entre deux hoquets, deux hurlements rentrés, deux déchirements, deux flammes, à chaque infime mouvement de nos corps, chaque respiration qui tirait, labourait, enfonçait en permanence tous ces poignards. Les hommes criaient de frustration de ne pouvoir jouir, mais les femmes continuaient leur masturbation incomplète, qui ne pouvait aboutir sauf volontairement.
Ce jeu dura une heure peut-être deux, sans doute n'avais-je plus aucun sens du temps d'ailleurs. Et puis les hommes furent attachés à un filin commun, dos vers l'extérieur. Les femmes se munirent de longs et gros phallus qu'elles firent pénétrer dans leurs anus. Elles les pompèrent pendant encore une bonne heure, jusqu'à ce qu'ils éjaculent sans jouissance, simplement par frottement sur la prostate. Leur sperme fut recueilli, jusqu'à ce qu'ils aient tous éjaculé, et ils durent se lécher mutuellement afin de se nettoyer la verge, puis ils durent à tour de rôle boire le sperme rassemblé dans une seule jatte. Puis les femmes firent l'amour toutes ensembles, se mélangeant, réutilisant les phallus artificiels, manipulés par les hommes. Lorsque tous les orgasmes, toutes les jouissances semblèrent épuisées, longtemps plus tard, les convives sortirent, nus et se dirent au revoir.

Maîtresse Sylvie revint vers nous et nous parla : " Voilà c'en est fait de toi esclave, tu vas devenir quelque chose proche de esclave 12, car c'est sous cette forme que j'ai décidé de te transformer définitivement. Je t'explique : on va éliminer de ton corps toute trace des organes qui ont pu te fournir du plaisir : le seins, le pubis, la verge, les testicules. Tout ceci va être remplacé par du métal profondément greffé en toi, ancré, vissé sur tes os. Tu auras une dérivation urinaire afin d'uriner par l'anus. Enfin ton anus lui-même sera obstrué par une plaque mobile que tu ne pourras pas ouvrir toi-même, ce qui garantira que tes besoins ne pourront se faire exclusivement que sous contrôle. Quant à toi, esclave 12, tu vas recevoir une nouvelle jonction avec lui, totalement permanente, et l'appellation esclave 12 est votre nouvelle définition. L'opération aura lieu dans quelques heures. Et comme prévu, vous allez continuer d'être sous douleur permanente d'ici-là. " Et elle quitta la pièce, nous laissant abasourdis tous les deux. Je me sentais fier de ce que je considérais comme un privilège, de bientôt pouvoir entièrement partager les sensations que vivaient esclave 12 et que nous ne ferions désormais plus qu'un. Ceci était vraiment l'aboutissement ultime de la soumission que j'avais acceptée autrefois. Enfin je pourrai savourer la punition ultime, la soumission absolue, la dénégation totale de mon corps sexué. Ma siamoise me parla doucement sachant probablement que c'était interdit, et qu'elle serait sans doute punie de cela, mais elle sentit que c'était indispensable, d'autant plus que ma bouche était toujours torturée, et que chaque infime mouvement de mes lèvres et de mes mâchoires me causait une douleur fulgurante, à cause des multiples pointes qui s'enfonçaient à chaque instant de plus en plus profondément .
" Mon amour, tu vas me rejoindre dans notre paradis final, tu vas vivre tout ce que j'ai déjà vécu, nous allons réellement devenir un seul organisme, je suis heureuse, je veux souffrir avec toi toute cette dernière nuit de notre vie séparée, et je veux te donner le maximum de douleur afin que nous soyons unis pour toujours ainsi, alors je vais maintenir et augmenter ta torture. Aime moi de ça comme je t'aime de la douleur que je reçois de toi " et elle se serra fort contre moi en se tordant, appuyant sa jambe entre les miennes. Elle me dit que la boule avait pénétré sa cuisse profondément, et qu'elle allait faire pareil avec l'autre, ce qu'elle fit mais plus violemment que la première. Elle donna un grand coup de cuisse dans mes testicules déjà écrasés et percés, et je la sentis défaillir lorsque les pointes déchirèrent sa chair.
" Je voudrais arracher ma coque et que nous n'ayons qu'une seule coque pour nous deux, que nos chairs vides soient soudées l'une à l'autre."

Les heures passaient, longues ou courtes selon les moments, la douleur était absolument constante et ne diminuait jamais, et esclave 12 veillait à toujours la régénérer.
Lorsque l'on vint - était-ce le matin ? - les opérateurs esclaves que j'avais déjà connu lors de mon arrivée chez Maîtresse Sylvie, arrivèrent avec leurs mallettes d'instruments de chirurgie, un brancard double, et nous fûmes séparés, esclave 12 et moi, attachés sur les brancards et transportés jusqu'à la salle des opérations.
Là je fus nettoyé de toutes les blessures qui m'avaient été commises par les objets de la punition, on me retira tous les anneaux incorporés à ma chair, et pour la première fois depuis des mois (mais aussi la toute dernière fois), je me retrouvais entièrement nu sans aucune addition sur mon corps.
Esclave 12 fut aussi soignée, et on m'endormit, me plongeant dans la nuit qui serait ma dernière nuit d'homme intègre et libre. Lorsque je me réveillerais, je serais une autre entité un autre type d'organisme, totalement contrôlé et sous dépendance, exempt de toute capacité sexuelle (mais conservant toute ma sensualité, ma sensibilité et mes souvenirs, en particulier celui de ma dernière jouissance hier juste avant la punition définitive). Je me dis que mon premier geste serait d'aller baiser les pieds de Maîtresse Sylvie qui avait permit ce miracle.

Fin

 
   
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