Je
repensais à mon rêve récurrent, depuis l'age de 13 ans, d'abord héros
solitaire, affrontant la terre entière et ses fascismes, ses intolérances,
ses peurs, en anarchiste, en rebelle en résistant, et puis serré de
trop près par une mafia, la soldatesque, les services secrets, une
femme me sauvait ainsi comme la mère d'Achille, avant de me rendre
esclave comme Omphale s'empara d'Hercule (le mythe d'Achille travesti
par sa mère car elle savait qu'il mourrait à la guerre de Troie, Ulysse
arrive, mandaté par les rois grecs pour obliger Achille à se battre,
et il amène des bijoux au gynécée, et les femmes se jettent sur les
bijoux, mais Achille choisit ceux représentant des armes et est reconnu).
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La
meilleure version de ma mythologie fantasmatique personnelle est
celle se déroulant dans les Galeries Lafayette, pourchassé, je me
réfugie dans les rayons féminins, et une vendeuse me fait passer
dans les réserves, je lui explique ma situation, elle décide de
me travestir pour me faire échapper aux sbires.
Ses collègues se chargent de m'enfiler des collants, de m'épiler,
de me faire essayer des chaussures taille 43 à hauts talons, de
trouver une robe pour ma grande taille de 190 cm, de me maquiller,
de me couvrir d'une perruque, de me faire de longs cils, de grands
ongles rouge sang. Sorti de cette tornade féminine , je découvre
dans le miroir une femme grande et dont les formes masculines ont
disparu sous les rembourres de soie pour arrondir la silhouette.
Et quand je vais pour sortir ainsi revêtu des fiers autours féminins,
je m'aperçois que le magasin est cerné par mes ennemis, voyant mon
hésitation et constatant que la soldatesque contrôle les issues
et interroge les femmes comme les hommes, vérifiant si les barbes
sont vraies, si le timbre de voix est féminin, la vendeuse, chef
des rayons, me propose de m'aider encore. Je ne peux que la suivre
jusqu'au parking.
Là , tandis que la voiture s'arrête au contrôle, je lève mes longues
jambes, et le gardien manque de s'étrangler en voyant les longs
fourreaux de soie sous son nez, sous lesquels saillent mes muscles
fins, quand je fais glisser la soie de la robe sur le voile du collant.
Il ne prend pas garde, à ma taille, ni aux traits plus masculins
de mon visage, et ne prend pas la peine de me faire parler.
Et la voiture de ma sauveuse peut disparaître au coin de la rue
, laissant derrière elle danger, mission accomplie et aussi tous
les attributs masculins de ma tenue de combat.
Comme je n'ai plus de refuge où aller et que la fatigue commence
à me prendre, elle propose de m'emmener chez elle, mais de manière
hésitante, et comme je lui pose la question de sa confiance démesurée
envers un inconnu, nous tombons d'accord sur le fait de m'attacher
pour sa sécurité. Elle ajoute à cette précaution un bandeau sur
mes yeux , au cas où je me ferais prendre plus tard pour que l'on
ne retrouve pas son domicile.
Elle s'arrête donc à un magasin d'où elle revient chargé de paquets
dont elle extrait une corde pour m'attacher les mains, et me bander
les yeux.
La voiture s'arrête ensuite et je suis extrait du coffre pour rejoindre
un escalier que nous montons pendant qu'elle me guide sur un ton
comique goguenard. J'obéis, plusieurs fois , alors que j'essaie
de conserver un peu de dignité dans cette situation , elle doit
me retenir pour que je ne tombe pas, et je sens ses mains de plus
en plus souvent sur mes hanches.
Arrivé dans une pièce, (je me repère au bruit), je sens son regard
m'examiner dans mon accoutrement, les mains attachées, et aveugle,
je ressens un peu une gêne de la situation provoquée par ces enchaînements
si peu communs ; elle me lâche pour aller chercher quelque chose
dans une armoire : couverture ? Draps ? Autres vêtements ?
Elle m'attache les bras en l'air et entreprend alors de me déshabiller.
Gêné, je laisse faire et la détente après tous ces dangers courus
me fait un effet si apaisant que mon corps semble se relâcher à
tel point qu'un sentiment de sensualité m'envahit qui me fait onduler
sous ces mains. Si alangui, j'accentue la rondeur féminine, tandis
qu'elle m'enfile d'autres vêtements, je lui demande si elle ne va
pas enlever les bas, et elle répond : cela va avec la nouvelle tenue.
Je m'excuse de la déranger autant et lui demande si je pourrais
me rendre utile avant de partir.
Elle me rassure en me disant qu'elle a déjà prévu une tâche pour
moi en riant.
A force de proximité, et de frôlements répétés, mon sexe se dresse,
incontrôlable et déchire le collant, elle lui donne une tape en
le réprimandant, puis m'embrasse brusquement, toutes mes résistances
fondent et je lui déclare être son serviteur, son chevalier servant,
et qu'elle m'a sauvé la vie, au risque de la sienne et que je lui
dois tant, elle ironise qu'elle l'entend bien ainsi et que je peux
voir par moi-même.
Elle m'enlève alors le bandeau et dans la glace du lavabo de la
chambre de bonne où je suis attaché au plafond, je peux voir une
grande soubrette, avec un tablier blanc, auquelle elle entreprend
d'enfiler un corset, tandis que j'aperçois au sol, un sac de cordes,
des chaussures à talons à cadenas, et des menottes qui me permettront
d'accomplir ce service que je lui ai proposé. J'étais devenu bonne
amoureuse, redevable pour une vie de ma belle maîtresse.
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