|
La
Maîtresse est l'incarnation de la supériorité d'essence divine.
L'esclave le sait, l'admet et en tire toutes les conclusions inhérentes.
Il reconnaît notamment qu'à partir du moment où il accepte la domination
de la Maîtresse , Elle seule devient titulaire de droits , lui n'étant
plus soumis qu'à tous les devoirs que la Maîtresse estimera bon
de lui imposer.
Conscient de ces conditions et des risques que cela inclut, l'esclave,
après réflexion, choisit néanmoins la servitude et supplie la Maîtresse
de bien vouloir l'admettre au rang de Ses esclaves les plus soumis
.
L'esclave
reconnaît que le corps de la Maîtresse est sacré, qu'il ne peut
le toucher ni même l'effleurer sans son autorisation expresse. Toute
infraction à cette règle fondamentale permettrait à la Maîtresse
d'infliger à l'esclave , toute punition qu'elle estimerait opportune,
sans égard à une quelconque règle de modération , qui aurait pu
être conclue entre Eux. De plus la Maîtresse peut aussitôt congédier
l'esclave en lui interdisant de se représenter à jamais devant Elle.
L'esclave
doit à la Maîtresse un respect permanent et sans limites. Il doit
manifester ce respect dans tous les actes de sa vie, dans tous les
propos qu'il adresse à la Maîtresse ou qu'il tient sur Elle . Notamment,
il ne peut s'adresser à Elle qu'à la troisième personne ou , le
cas échéant , en la vouvoyant. En présence de tiers ou en public,
même si la Maîtresse n'exerce pas , pour des raisons de convenance
sociale, de domination perceptible sur l'esclave, celui-ci doit
toujours manifester la plus parfaite déférence à l'égard de la Maîtresse,
multiplier les signes de politesse envers Elle, rester attentif
à toujours la mettre en valeur, veiller à Sa réputation, Sa fierté,
Sa gloire et Son honneur. Si le contexte le permet, il doit illustrer
l'excellence du dressage que sa Maîtresse lui impose. De même, il
doit respecter une discrétion absolue sur la Maîtresse , sauf si
Celle-ci l'autorise à faire état de leur relation de Maîtresse à
esclave.
L'esclave
reconnaît que dans la relation S/M qui le livre à la Maîtresse,
Elle seule a droit au plaisir, au confort, au bien-être, au repos,
à l'amusement et à la distraction, au luxe, aux vacances, à la paresse,
à la fierté et à l'orgueil, à la gourmandise, à l'égoïsme . . .
. et plus généralement à tous les plaisirs de la vie. L'esclave
a pour fonction de se mettre à la disposition de la Maîtresse pour
l'aider à profiter de tous ces avantages qui résultent de sa qualité
de Femme Supérieure.
L'esclave
admet dés l'origine que son service répondra non pas à ses éventuels
fantasmes d'esclave ou à ses attentes fétichistes mais à ce que
la Maîtresse appréciera et exigera, indépendamment de ses préférences,
de ses goûts ou de ses réticences.
L'esclave s'engage à se présenter devant la Maîtresse toujours impeccablement
propre, douché, rasé, cheveux lavés, ongles nets, dans un état d'hygiène
irréprochable. Tout manquement à cet article entraînerait l'éviction
de l'esclave pur une durée fixée par la Maîtresse.
Dés
qu'il se présente devant Elle et se trouve seul devant la Maîtresse,
l'esclave doit se prosterner devant Elle, à genoux, front contre
terre, à ses pieds.
Le corps de l'esclave est à l'entière disposition de la Maîtresse
qui peut en user et en abuser à son gré. L'esclave n'a plus droit
à aucune pudeur ni aucune intimité en présence de la Maîtresse.
Celle-ci peut notamment utiliser sa bouche, son sexe, son anus pour
tel usage qu'il Lui plaira dans les conditions qu'Elle fixera.
L'esclave
s'engage à apprendre, à se perfectionner , à se discipliner pour
répondre aux attentes de la Maîtresse, quelles que celles-ci puissent
être. Il apprend à vivre a genoux, à ne pas offenser la Maîtresse
par des regards déplacés, à disparaître de Sa vue dés que cela se
révèle souhaitable. Il assume notamment toutes les corvées que la
Maîtresse lui assigne et qu'il exécute à la perfection sous peine
de sanction.
En
présence de la Maîtresse, l'esclave doit solliciter Son autorisation
pour tous les actes de la vie courante, notamment l'alimentation,
le sommeil, la toilette, la sortie du lieu où se trouve la Maîtresse
. Toute autorisation octroyée par la Maîtresse est ponctuelle :
elle n'ouvre aucun droit à l'esclave, qui doit la ressolliciter
chaque fois qu'il est nécessaire. Toute autorisation renouvelée
ou tacitement accordée habituellement reste révocable, à tout moment
, par la Maîtresse sans qu'Elle n'ait à fournir la moindre justification.
Toute autorisation de ce type reste une faveur de la Maîtresse,
que l'esclave se doit de remercier comme il est normal. L'esclave
ne peut en aucun cas se prévaloir d'un droit acquis par l'habitude.
La
Maîtresse peut exercer toutes les contraintes physiques qu'Elle
juge nécessaire sur l'esclave . Cela inclut notamment les liens,
les colliers ou les menottes, le bâillon, les gifles, la cravache,
le martinet ou le fouet. Il n'est pas nécessaire que la Maîtresse
invoque une faute quelconque de l'esclave pour y avoir recours.
Elle peut notamment les utiliser pour Son Seul plaisir ou pour tester
la résistance et la soumission de l'esclave.
L'esclave
doit toujours rester à sa place. Il n'a droit à aucun sentiment
de jalousie à l'égard de la Maîtresse, il sait qu'Elle dispose du
droit élémentaire de rencontrer qui Elle veut , quand Elle le désire,
l'esclave est informé dés le départ de leur relation, qu'il ne sera
jamais que l énième esclave dont la Maîtresse peut user à sa guise
. Elle peut exiger qu'il La serve en même temps et concurremment
avec d'autres esclaves. De même, La Maîtresse peut exiger que l'esclave
La serve en présence de tiers, notamment de tiers initiés aux relations
S/M. Toutefois, et par libéralité gracieusement octroyée, la Maîtresse
accepte d éviter cette hypothèse dans le département où l'esclave
exerce habituellement ses fonctions professionnelles, pour lui éviter
tout désagrément dans le cadre de son emploi.
Les
termes du présent contrat s'appliquent dés qu'il aura été signé
par les Deux parties, à chaque fois que l'esclave se retrouve en
présence de la Maîtresse.
La Maîtresse est informé par l'esclave des obstacles familiaux et
professionnels qui l'empêchent de vivre cette relation de façon
continue et définitive. La Maîtresse s'engage à éviter de le mettre
dans une situation périlleuse à cet égard. Il ne s'agit que d'une
précaution de moyens et en aucune façon d'une obligation de résultat.
Si la situation de l'esclave se modifiait entre-temps, il devrait
en informer la Maîtresse et le présent contrat pourrait être modifié
en conséquence.
L'esclave
dégage expressément et totalement la Maîtresse de toute responsabilité
dans les conséquences de sa soumission qu'il assume pleinement.
Notamment il sait que toute trace physique durable ou définitive,
toute affection contractée pendant ses fonctions d'esclave de la
Maîtresse, toute conséquence sociale ou professionnelle résulterait
non pas d'une maladresse, d'un défaut de précaution, d'un excès
de celle-ci mais de la conséquence inéluctable de sa soumission
extrême, de sa propre perversité, de son, attirance pour tout ce
qui est moralement interdit, douloureux, sale, humiliant et qu'il
pouvait l'éviter en résistant à ses pulsions d'esclavage comme il
est dit à l'article 2.
La
Maîtresse peut mettre fin au présent contrat de soumission quand
Elle le désire, sans avoir à s'expliquer. L'esclave peut également
y mettre fin aux conditions suivantes : * il doit honorer tous les
engagements pris précédemment et pour lesquels la Maîtresse a pu
élaborer des projets précis. * il doit accepter de rencontrer une
dernière fois la Maîtresse, si elle le désire , en tête-à-tête,
pour avoir avec Elle une explication franche et pouvoir dissiper
un éventuel malentendu.
Dans
tous les cas , la Maîtresse et l'esclave s'engagent sur l'honneur
à une discrétion absolue sur leur relation S/M et à ne jamais tenir
devant quiconque de propos blessants à l'égard de l'Autre.
Fait à . . . . . . . . . . . . le . . . . . . . . . . . . . . .
. . . .
|