|
Au
début du vingt-et-unième siècle, l'île tropicale avait été achetée
par une multinationale du tourisme, qui y avait construits hôtels
et villages de vacances. Puis le Temps des Troubles vint, avec les
guerres, les touristes se firent rares, l'île changea de main et
de nom encore une fois. .
Les
nouveaux propriétaires eurent maille à partir avec des pirates et
la mafia locale et pendant quelques années, l'île fut laissée à
l'abandon. Puis, dans le dernier tiers du siècle, l'île fut achetée
par une jeune corporation, encore quasi-inconnue. Des travaux titanesques
furent rapidement entrepris pour construire une véritable petite
cité, avec son port, son aéroport, ainsi qu'un complexe situé au
milieu de l'île.
Ces travaux attirèrent inévitablement la convoitise des pirates
et autres malfrats de la région, éblouis par les moyens déployés,
lesquels signifiaient à l'évidence que les nouveaux propriétaires
avaient beaucoup d'argent. Quand les pirates s'approchèrent de l'île
sur leurs bateaux rapides, ils reçurent un message radio leur sommant
de faire demi-tour sous peine de sanctions létales. Ce qui fit beaucoup
rire les pirates. Exactement soixante secondes plus tard, les deux
drones d'attaque qui avaient été envoyés au devant firent feu de
leur canon à accélération magnétique et une pluie de projectiles
à haute vélocité s'abattit sur les embarcations pirates.
Il
n'y eu pas de survivants. Les prochains prirent le soin d'embarquer
tout l'arsenal en leur possession : mitrailleuses lourdes, canons
sans recul et quelques missiles anti-aérien. Mais cela s'avéra nettement
insuffisant face à des drones d'attaque furtifs, de conception militaire,
lesquels étaient avertis de tout engin en approche, en surface ou
dans les airs, par des drones de surveillance en très haute altitude.
Donc, il fut rapidement de notoriété publique dans la région que
approcher de l'île d'Hédiona sans autorisation signifiait la mort.
Quelques temps après, la cité d'Extasia fut achevée, ainsi que le
premier complexe, nommé le Palais des Tourments. La Slaving Corporation
commença ses activités à grande échelle, faisant venir esclaves
et clients du monde entier sur l'île d'Hédonia. Et rapidement les
activités de la Slaving Corporation furent plus que florissantes.
L'avion
en provenant de New York fut identifié par le contrôle aérien de
la Slaving et autorisé à se poser sur l'aéroport d'Extasia. L'appareil
roula sur la piste jusqu'à son aire de parking où l'attendaient
deux aérodynes. On ouvrit les portes et on fit sortir les esclaves.
Lisa veillant à ce que ses assistantes firent sortir les esclaves
sans désordre, les alignant nues dans la nuit tropicale. Avec le
décalage horaire, il était près de deux heures du matin aux Philippines,
la plupart des filles étaient gênées de devoir sortir ainsi, nues
dans la nuit, certaines étaient plutôt excitées, et il s'avéra nécessaire
de les menacer de la cravache pour qu'elles se tiennent tranquilles
et s'abstiennent de parler entre elles. Mais vite, elles furent
embarquées dans les deux aérodynes. L'île ne faisait qu'une trentaine
de kilomètres de long, aussi il ne fallut qu'une dizaine de minutes
aux aérodynes pour se rendre à l'autre extrémité de l'île, au Palais
des Tourments.
On
s'était inspiré des palais des contes de fées, précisément du château
de Louis II de Bavière, pour construire le complexe qui ressemblait
à un gigantesque château médiéval, en imitation de marbre blanc,
d'où s'élevaient plusieurs hautes tours. Les engins se posèrent
dans l'une des nombreuses cours intérieures du palais. La cour était
illuminée par des torches et des braseros, ce qui contrastait de
façon voulue avec le modernisme des deux appareils aériens qui venaient
de se poser.
Encore
une fois, on fit sortir les filles, pour les conduire rapidement
à travers un long couloir jusqu'à un grand dortoir. Lisa et les
deux assistantes qui l'accompagnaient détachèrent les filles, qui
avaient toujours les mains attachées dans le dos depuis leur départ
de New York. Elle prit alors la parole, leur demanda de se coucher
et de boire le verre d'eau qui se trouvait sur la tablette à coté
de chaque lit. Elle précisa aussi que le verre contenait un puissant
somnifère, ce qui les ferait se caler sur le rythme diurne local.
Enfin, elle ajouta que au matin, leur dressage commencera. Lisa
et les deux assistantes veillèrent à ce que chaque fille se couche
après avoir bu le verre, lequel contenait en effet un narcotique,
puisque rapidement, malgré leur excitation, les filles s'endormirent.
Lisa
pu alors sortir de la pièce, contente que tout ce soit très bien
passé jusque là. Car il arrivait parfois qu'une fille tente de se
rebeller dès le début, soit parce qu'elle était effrayée, soit parce
qu'elle ne supportait pas d'être attachée et conduite comme un animal
; toujours est il que cela entraînait une punition avant l'heure,
et Lisa avait horreur de ce genre d'imprévus. Mais cette fois, tout
s'était déroulé selon le programme, et Lisa sourit avec une réelle
satisfaction aux deux esclaves qui l'attendaient dans le couloir
en portant ses bagages. Elle leur fit signe de la suivre, ce qu'elles
firent, nues, perchées sur des talons de dix centimètres, portant
les lourds effets de Mademoiselle Ritter-Jones.
Elle
se rendit dans la partie du château réservée aux appartements des
cadres de la corporation, en l'occurrence une tour située pratiquement
au bord de la mer. Les appartements étaient vastes, dotés de tout
ce que la technologie pouvait apporter en matière de confort et
un soin particulier avait été pris pour donner un style médiéval
au mobilier et à la décoration. Lisa fit rapidement le tour des
lieux, laissant les esclaves porter ses affaires dans la chambre.
La salle de bains était de bonne taille, avec une baignoire prévue
pour au moins trois personnes, le living vaste, permettant de recevoir
une petite dizaine de convives, la large terrasse qui donnait sur
la mer, d'où on avait une vue sans pareil sur le château en contrebas,
l'île et l'océan. Pour travailler, il y avait une salle de supplices
tout équipée avec table de torture, chevalet et tous les instruments
nécessaires et une petite pièce avec quatre lits superposés pour
que ses esclaves puissent dormir, se reposer, se préparer. Elle
jeta aussi un rapide coup d'oeil dans la petite cuisine, la chambre
d'amis et les divers espaces de rangement. Pour finir elle se laisser
tomber sur le large lit à baldaquin, les bras écartés en croix.
Il
devait être trois heures du matin localement, mais seulement treize
heures à New York. Lisa savait qu'elle devrait dormir un peu, que
des somnifères l'aideraient car elle devait se réveiller à six heures
et la journée serait longue. Mais elle n'avait pas sommeil, évidemment,
et voir les deux esclaves qui attendaient ses ordres au pied du
lit n'était pas pour l'inciter à se coucher. Elle se redressa sur
un coude et regarda attentivement les deux esclaves : l'une était
une asiatique, les cheveux coiffés sans fantaisie en une longue
natte, l'autre une fille d'origine méditerranéenne probablement,
ses cheveux bouclés suggérant plus de fantaisie.
- Avec laquelle de vous deux je vais m'amuser, dit Lisa, réfléchissant
à haute voix.
- Comme vous le désirerez, Maîtresse, répondit l'asiatique humblement,
la tête baissée, sans oser lever le regard.
- Hummm, difficile de choisir entre ces deux chiennes, vous êtes
toutes les deux superbes et visiblement bien dressées... Laquelle
va me servir comme jouet... Laquelle va souffrir pour mon plaisir...
disait Lisa en désignant une fille puis l'autre de son index.
- Toi ? Ou toi ?
Elle posa le doigt sur ses lèvres, regarda encore les deux filles
qui n'avaient pas osé faire le moindre mouvement. Puis elle leva
le doigt et subitement le tendit vers l'asiatique.
- Toi !
L'esclave
s'avança d'un pas, leva les yeux sur la Maîtresse.
- A votre service, Maîtresse.
Lisa congédia alors l'autre de la main et l'esclave sortit sans
un mot. Lisa se laissa aller en arrière et leva un pied vers l'esclave
restante, qui comprit ce que sa Maîtresse voulait. Elle saisit son
pied et doucement lui retira sa chaussure et fit de même avec l'autre
pied. Pendant ce temps, Lisa déboutonna son chemisier.
- Ouvre cette valise, il y a à l'intérieur un écrin avec mes instruments,
sors le et présente le moi.
L'esclave sortit de la valise en question une boite longue de quelques
soixante-dix centimètres, large de trente, épaisse de sept-huit,
en cuir noir. Elle ouvrit la boite et la présenta à Lisa. L'esclave
n'eut pas besoin de regarder ce qu'elle contenait, elle le savait
: elle présentait à sa Maîtresse les cravaches, martinet, badines,
pinces avec lesquels elle allait être suppliciée.
- Enlève tes chaussures et approche toi, dit Lisa en tapotant sur
le lit à coté d'elle.
L'esclave
monta sur le lit après avoir retiré ses escarpins et se mit à genoux
devant Lisa, lui présentant toujours l'écrin. Lisa se pencha sur
le coté et fit mine de jeter un coup d'oeil à l'intérieur de la
boite.
- Voyons, voyons, ma petite, avec quoi je vais bien pouvoir te torturer,
ma petite ? La cravache ? Cette badine en rotin ? Pourquoi pas ?
Ce serait agréable de cingler tes petits seins avec... J'aime bien
aussi ce martinet aux lanières de latex... Je suis sûre que tu hurleras
si je te fouette le minou avec... Qu'en penses tu, ma chère ?
- Comme Maîtresse le voudra. J'endurerai tous les supplices que
vous m'infligerez, pour votre seul plaisir.
- Bien sûr, bien sûr, vous dites toutes cela, chiennes... dit Lisa,
d'une voix lasse. Mais après, dès qu'on commence à vous travailler
un peu au corps, vous implorez pitié comme des petites pisseuses...
Finalement je vais prendre ça, dit Lisa en désignant sans équivoque
un des ustensiles. Donne le moi !
L'esclave se mordit la lèvre : la Maîtresse avait choisit une des
choses que les esclaves craignait le plus.
- Voilà l'aiguillon électrique, Maîtresse, dit l'esclave avec respect
en sortant l'instrument de son écrin, le tenant par les extrémités,
l'offrant ainsi à Lisa.
L'aiguillon électrique ressemblait à une courte badine rigide, longue
de quelques trente centimètres, en latex noir, dont le manche était
orné d'un petit sélecteur destiné à graduer l'intensité de la décharge
et d'un interrupteur miniature. A l'extrémité se trouvait deux petits
ergots métalliques, arrondis et espacés d'à peine un demi centimètre.
C'est de là que sortaient les douloureuses décharges, mais la Slaving
avait conçu l'objet tel que intensité et tension électrique ne présentaient
aucune risque de brûlures ou d'électrocution, mais infligeaient
uniquement une douleur qui pouvait aller d'un simple picotement
au summum de la souffrance.
Lisa pris l'aiguillon des mains de l'esclave et lui sourit.
- Tu sais ce qui est bien avec l'aiguillon ? C'est qu'on peut torturer
une esclave sans le moindre effort, pas besoin de lever le bras,
on appuie juste sur ce petit bouton et tu subis de délicieuses souffrances...
Bon, range l'écrin et va me chercher un verre d'eau.
Pendant que l'esclave posait l'écrin sur une commode et allait à
la cuisine, Lisa ouvrit le tiroir de la table de chevet et y trouva
ce qu'elle cherchait : un flacon de somnifères légers. Quand l'esclave
lui apporta son verre d'eau, elle prit deux comprimés : dans une
heure, quand elle se sera bien amusée, elle aura l'assurance de
dormir d'un sommeil profond et réparateur et donc d'être en pleine
forme pour demain !
- Bien ! A nous deux, ma petite... Tu vas faire des étincelles pendant
une petite heure !!! Viens là, près de moi...
Lisa
fit coucher l'esclave à coté d'elle, sur le dos, lui fit passer
les bras sous le corps et avec les mousquetons de ses bracelets,
lia poignets et chevilles ensemble. Ainsi l'esclave est offerte,
cuisses bien écartées, ne pouvant pas trop se débattre. Lisa se
leva, déboutonna lentement son chemisier, et fit glisser sa jupe
et ôta ses bas. Puis, juste en petite culotte et soutien-gorge,
elle se coucha à la droite de sa victime, telle un prédateur qui
s'apprête à jouer avec sa proie avant de la dévorer.
A
suivre...<–><Ø>
|