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Insensiblement,
ils s'étaient éloignés de ces pratiques SM qui leur avaient pourtant
procuré tant de plaisir et pour lesquelles ils s'étaient, jusqu'il
y a peu, voués corps et âme en dépit de toute moralité. Moralité
à laquelle, d'ailleurs, ils n'attachaient aucune importance, bien
au contraire, ils la considéraient comme une entrave aux plaisirs
sexuels. Donner la raison de cet éloignement imprévu serait pour
le moins fastidieux et inutile, mais, une chose était certaine dans
la tête du Maître, il n'en pouvait plus de contenir ainsi ses fantasmes
les plus lubriques et il était bien décidé à renouer avec ces usages
totalement hors normes. Il voulait pour cela mettre tout en oeuvre
pour réussir coûte que coûte. Le dessein de revenir à une sexualité
conventionnelle était pour lui la plus terrible des épreuves et
il savait qu'elle touchait ce soir à sa fin. Il ne pouvait que s'en
réjouir.
Ce
soir-là donc, il décida de quitter son ordinateur beaucoup plus
tôt que d'habitude et il n'était pas encore vingt trois heures quand
il vint s'installer dans le divan du salon. Les fesses en équilibres
sur la tranche, les genoux bien écartés, il tenait ses mains croisées
entre les jambes. Il attendait sagement que sa compagne, pour qui
il avait réservé un traitement spécial, sorte de sa douche. Dès
son lever et jusqu'à cet instant, il avait élaboré dans son esprit
lubrique, la séance qui les réconcilierait l'un et l'autre avec
le SM. Le ruissellement de l'eau résonnait dans sa tête comme le
tic-tac assourdissant d'une vieille horloge à balancier et rendait
son attente plus pénible encore. Au propre, comme au figuré, il
se tournait les pouces, signe incontestable de son impatience, tout
en peaufinant avec soin les derniers détails d'un scénario élaboré
avec tant de précision.
Finalement, encore humide, elle sortit de la salle de bain. Elle
n'avait pas lésiné sur le parfum qui embaumait la pièce d'une suave
odeur de vanille et avait prit le temps de lisser parfaitement sa
longue chevelure rousse. Mais déjà, les mèches de ses cheveux remontaient
doucement, formant des boucles régulières et séduisantes. Elle avait
laissé, sur ses épaules, l'essuie de bain qui terminait ainsi son
séchage.
Etonnée, elle regarda son mari. Comment se faisait-il qu'il ait
déjà quitté son "engin de malheur" ? Ainsi nommait-elle,
non sans un certain humour, cet ordinateur, qui souvent prenait
bien trop de place dans leur vie. Etait-ce lui le responsable de
leur abstinence du moment pensait-elle. Mais, pour ne pas l'émoustiller,
elle avait l'habitude de se montrer très réservée même pendant ces
périodes creuses dépourvues de domination; elle ne fit aucun commentaire.
Il la dévisagea fixement, faisant passer toutes ses envies libertines
dans son ardent regard.
- Approche, lui dit-il sans tergiverser.
Elle obtempéra promptement et sans répliquer.
-
Tu savais que tu avais un corps divin, un corps de salope avec ces
petits bourrelets qui me font tourner la tête.
- Je pense que je le savais oui, répondit-elle simplement.
Il fronça les sourcils, il attendait d'elle une réponse plus respectueuse
et plus déférente. Mais il comprenait qu'elle ne vivait pas dans
son esprit et qu'elle ne pouvait pas deviner ses intentions, même
si quelques soupçons commençaient d'ores et déjà à l'effleurer.
- Approche plus près encore, poursuivit-il et dis-moi, belle enfant,
qui suis-je pour toi ? .
- Tu es l'homme que j'aime, tiens, cette question, dit-elle sur
un ton laconique tant il lui semblait que l'interrogation était
superflue. .
Il grimaça, visiblement contrarié. Mais il ne voulait pas la brusquer,
du moins pas tout de suite. Il voulait faire monter en elle une
excitation si forte qu'elle pourrait alors résister à tous les tourments
qu'il avait l'intention de lui administrer.
- Mets-toi à genoux, comme par le passé, petite chienne..
Il
avait dans sa voix une intonation si sévère que déjà le liquide
sirupeux suintait doucement entre ses lèvres vaginales fraîchement
lavées. Jamais elle n'avait pu résister à un ordre donné avec tant
d'assurance et ce n'était pourtant pas faute de s'en défendre. Elle
savait maintenant que son Maître refaisait surface et qu'elle ne
pouvait rien faire pour l'éviter. Elle ne l'aurait d'ailleurs pas
voulu. Elle s'approcha donc encore de deux pas et se plia à la demande
de son Maître. Le vide sexuel qui les avait envahis peu avant Noèl
les avait fait souffrir l'un et l'autre bien plus qu'ils ne pouvaient
l'imaginer.. Instinctivement, elle baissa la tête. Il lui caressa
les seins tout en douceur mais non sans une certaine insistance,
tout en gardant, pour l'instant une certaine retenue pour ces tétons
qu'il devinait fragiles. Pourtant, dans le passé, ils ne l'étaient
pas. Ils étaient capables de subir les tortures les plus affligeantes,
les tourments les plus douloureux. Ils lui étaient soumis comme
l'âme même de la soumise l'était à son Maître. Lui savait mieux
que n'importe qui d'autre que l'abstinence de relations SM diminuait
sa résistance à la douleur surtout si l'excitation préalable n'était
pas à la mesure de ses projets pervers. Il savait que pour l'amener
à la servilité totale il devait d'abord et avant tout faire monter
en elle un désir incontrôlable de ressentir ce supplice qui finalement
la rendait heureuse comme personne.
Elle
avait les yeux orientés sur le sexe déjà bandant de son partenaire.
Elle frissonna et, bien que rien encore ne se soit passé, elle se
sentait de plus en plus humide. Déjà elle savait qu'il allait redevenir
son Maître, celui qui non seulement dirige tout mais aussi celui
qui savait faire d'elle une femme épanouie et comblée par toutes
les jouissances que peut procurer une vie.
Il continuait de lui masser les seins avec force et, en Maître averti,
il commença à lui susurrer des choses de plus en plus obscènes.
Il savait combien la parole était salutaire pour une soumise, et
qu'à elle seule, elle était la base d'une abnégation complète.
- Tu sais qu'il y a trop longtemps que je n'ai pas profité pleinement
de ton corps de putain. Tu le sais cela, n'est-ce pas ? Cela me
rend malade d'avoir en face de moi une femme qui ne se donne pas
complètement à moi alors que dans son cerveau malade elle n'attend
que ça. Regarde-toi, les yeux baissés, les bras le long du corps,
à genoux devant moi, tu es la plus salope que je connaisse et aujourd'hui,
je suis bien déterminé à te traiter comme tu le mérites. Tu vas
déguster à souhait, tu peux me croire. Je vais te faire subir bien
plus que tu n'es capable d'encaisser. Je sais qu'une poufiasse n'attend
que d'être traitée comme une putain de chienne.
Les
mots qu'il employait la choquaient, mais en même temps, elle ressentait
des contractions ventrales qu'il lui était impossible de contrôler.
Elle aurait voulu se relever, s'enfuir en courant, elle savait de
quoi son Maître pouvait être capable. Mais une force incontrôlable
la plaquait au sol. Elle se contenta de fermer les yeux et omit
de lui répondre.
- Réponds ! Quand ton Maître te pose une question, tu réponds !
Tu ne sais pas encore cela depuis le temps ?
- Si, si je le sais, mais...
- Mais ?
- Mais je ne comprends pas ou du moins je n'ose comprendre, nous
avions dit que le SM, nous laissions tomber.
Il
éclata de rire. Un rire puissant et démoniaque. Il saisit sa soumise
par le menton et lui releva la tête, fixant son regard au fond de
ses yeux. Elle s'empressa de détourner la tête. Le regarder droit
dans les iris était pour elle une épreuve irréalisable. Avec force,
il remit son visage dans l'axe qui lui plaisait et la transperça
d'un regard si fort qu'elle frissonna.
- Tu voudrais me faire croire que la soumission ne t'excite plus
? Que tu n'es plus la putain du passé ?
Elle ne répondit pas, glacée d'effroi et pétrifiée sur place, elle
n'osait plus faire un geste, dire un mot.
- Je t'ai demandé de me répondre, tu cherches les coups ma parole
!
- Je ne sais que répondre en fait...
- Petite idiote, lève-toi !
Elle obéit. Le Maître passa son index dans sa chatte et ricana en
sentant la moiteur de celle-ci. Il retira son doigt et le fit glisser
doucement le long du nez de son esclave. Elle tressauta, honteuse
de se voir ainsi excitée devant une telle humiliation.
Alors ? Chienne ? Tu vois ce que cela te fait d'être servilement
traitée ? Oserais-tu encore me dire après cela que tu n'es pas la
soumise que j'ai toujours connu ? Que tu as changé ?
- Non, je n'oserai plus, tu as raison.
Sans lui laisser le temps de respirer, il la gifla avec force.
- Est-ce comme cela que tu t'adresses à ton Maître maintenant ?
- Normalement non, mais j'avoue que j'en ai perdu l'habitude.
- Eh bien reformule correctement si tu ne veux pas devoir faire
face à ma colère.
- Non, je n'oserai plus Maître, vous avez raison
- Eh bien voilà. A genoux !
- Oui Maître.
- C'est mieux, nettement.
Il la regardait avec violence, à la fois empressé et heureux de
la reconquérir aussi facilement. Il se promettait de ne plus la
laisser s'échapper désormais, pour un avenir où ils monteraient
ensemble dans une relation de plus en plus hard jusqu'à en atteindre
la folie pour leur plaisir à tous les deux.
- Bon, poursuivit-il serein, que vais-je te faire pour que tu n'oublies
jamais plus que le Maître des lieux, c'est moi !
- Je n'en sais rien Maître, je suis à vos ordres.
- C'est le moins que tu puisses faire, traînée.
Il fit mine de réfléchir encore un peu, juste pour la forme, car
tout était en
ordre dans sa tête depuis plusieurs heures.
- Je sais, fit-il triomphant, je vais t'emmener un peu dans la cave
ou tu vas déguster comme jamais.
Elle palpita et sentit une nouvelle contraction vaginale lui serrer
les tripes. Il n'y avait pas de doute à ses yeux, cet homme-là savait
comment la prendre et comment l'amener au bout de ses fantasmes.
Il se leva d'un bond et la prit par la main, l'invitant de la sorte
à en faire autant. Elle obtempéra sans broncher et laissa tomber
sur le sol l'essuie, qu'elle avait toujours sur ses épaules. Il
avançait d'un pas décidé vers la cave dont il ouvrit la porte doucement
et l'entraîna dans les escaliers. Est-il besoin de préciser que
son coeur battait très fort et qu'elle n'avait aucunement l'envie
de lui résister. Cette cave avait quelque chose de sordide. Quelque
chose d'angoissant qui plaisait à cette prisonnière. Humide et sombre,
il y régnait une odeur de moisi, comme dans une culture de champignons.
Elle était divisée en deux pièces bien distinctes, la première donnait
sur la rue, la seconde ne donnait nulle part. C'est dans cette seconde
partie, dont la porte était toujours fermée à clef, que le Maître
avait installé leur antre. Aménagé comme un donjon moyenâgeux, l'atmosphère
y était lugubre à souhait. Au centre de la pièce, un banc muni de
menottes et de chaînes, contre le mur du fond, pendait tout l'attirail
du parfait bourreau : fouets, lanières, cravaches, martinets, pinces
diverses, matériel pour lavement, godes en tout genre... Contre
le mur de gauche, une croix de saint André munie de lanières de
cuir attendait patiemment d'accueillir une conquête prête à tout
subir pour l'agrément de son seigneur. Cela faisait tellement longtemps
qu'ils n'avaient pas mis les pieds dans cette pièce, trop longtemps.
Elle fut prise d'un vertige et un frisson lui parcourut le corps
entier en une fraction de seconde. Elle vacilla quelque peu sur
ses jambes. Il se tourna vers elle et lui sourit. Il avait un regard
beaucoup plus conciliant, rassurant même, il voulait mettre sa soumise
en confiance avant de la faire monter au sommet du plaisir. La peur
faisait aussi partie du jeu SM, ne pas savoir ce qu'il allait arriver,
de quelle manière elle allait souffrir avait quelque chose d'envoûtant,
presque orgasmique.
Il
la plaça dos contre le mur de droite, là où il y avait deux lourds
anneaux destinés à recevoir des chaînes. Elle le regardait faire
et serrait ardemment ses fesses comme pour en barrer l'entrée. Il
prit dans le petit meuble blanc les deux longues chaînes aux maillons
épais terminés par deux bracelets de cuir noir et il s'en retourna
vers elle. Il lui ordonna de se tourner face au mur et il lui attacha
les poignets en étirant sur ses bras plus qu'il n'était raisonnable
de le faire. Elle avait l'habitude de ne jamais se plaindre, sauf
quand elle était au bout de ses ressources. C'était d'ailleurs un
ordre de son Maître, il ne supportait de l'entendre hurler comme
un veau. Il lui caressa les fesses longuement avant de faire claquer
sa main sur sa peau tendue. Elle tressaillit mais ne dit mot. Il
se dirigea vers le mur du fond et décrocha une cravache, un martinet
et un fouet à longue queue. Elle ne le voyait plus, mais elle devinait,
aux bruits, ce qu'il était en train de faire. Son vagin se crispait
chaque seconde d'avantage et elle tremblait en percevant ses pas
se rapprocher d'elle. Il se plaça légèrement sur le côté, quelque
peu de travers et posa sur le sol l'outillage qu'il n'emploierait
que plus tard, ne gardant dans sa main que le martinet. Il ricana.
- Tu sais que je vais te faire regretter toutes ces longues semaines
d'abstinence ! Petite traînée cruelle !
- Ce n'était pas vraiment de l'abstinence Maître, nous faisons régulièrement
l'amour vous et moi.
- En plus, tu te permets de me narguer et de te moquer de moi !
Tu ne recules vraiment devant aucune audace, mais je vais t'apprendre
l'humilité moi !
- Oui Maître.
Il recula de deux pas pour bien ajuster son tir et leva son bras
bien haut, il laissa retomber les lanières du martinet avec force
contre son dos. Elle sursauta mais ne cria pas.
- Compte putain, j'adore quand tu comptes les coups que je t'inflige.
- Oui Maître.
Il
recommença son geste, elle compta. Elle compta chaque coup, luttant
pour ne pas crier afin de ne pas le mécontenter. Plus fort, toujours
plus fort, il châtiait cette vaincue qui avait osé lui tenir tête
ces temps derniers. Elle sentait couler la ciprine le long de ses
cuisses, ce liquide sirupeux qui collait contre sa peau était pour
tous la meilleur preuve de son plaisir démesuré. Cinquante. Elle
reçu les cinquante premiers coups sans broncher, elle les aimait
tant que pour elle, ce n'était finalement qu'une partie d'allégresse.
Le Maître posa le martinet par terre, comme il lui avait appris
à leur début, elle ne manqua pas de le remercier, il se montra satisfait
de sa docilité qui avait refait surface avec autant de simplicité.
Il ne trouva pas le moment opportun pour l'en féliciter et il se
contenta de prendre en main la cravache. La douleur qu'elle procurait
était bien plus intense que celle du martinet, il n'y avait pas
là lieu de faire la moindre comparaison. Il leva le bras et frappa
ses fesses sans prévenir. Prise au dépourvu sous l'intensité si
forte du coup et de la douleur qui en résulta, elle laissa échapper
un cri aigu. La marque rouge de la cravache était imprimée sur le
bas de ses reins.
- Ta gueule et comptes ! Ordonna-t-il sans pitié.
- Oui, Maître, dit-elle haletante.
- Tu n'as, de toute façon, pas fini d'en voir, tu vas déguster ce
soir, tu peux me croire, alors tu as intérêt à t'accrocher. De toute
manière, je sais que tu adores cela, esclave !
- C'est vrai Maître.
- Alors compte, tu sais combien cela me plaît. Si tu faillis encore,
nous recommencerons l'énumération à zéro.
- Comme vous l'entendez, Maître.
- Bien.
Il se remit en position et recommença sa punition, punition à laquelle
l'un et l'autre trouvaient un bonheur incommensurable comme seule
une séance SM pouvait leur en apporter. Prête à les recevoir, elle
chiffrait les coups meurtriers avec courage. De plus en plus, la
jouissance la pénétrait, et insensiblement elle entrait en transe.
Des gouttes de sueurs perlaient sur son front et lui chatouillaient
les sourcils. Elle tentait désespérément de s'essuyer contre son
avant bras largement étiré. Son manège semblait laisser son Maître
dans une indifférence totale. Il continuait à frapper inlassablement
et ce sentiment de domination le rendait aguerri et sûr de lui.
Dans son jeans noir, son sexe bandant manquait de la place nécessaire
pour respirer en toute liberté et son esprit s'évadait dans les
méandres de la vie du divin marquis. Il aimait s'imaginer qu'il
était lui, dans ses partouzes insensées de la belle époque. Dans
ses rêves les plus fous, il y était et y tenait toujours le premier
rôle dans lequel il excellait avec plaisir.
Au cinquante et unième coup, il frappa plus fort encore. La soumise
se cambra intensément et virevolta sur le côté.
- Cinquante ! Dit-elle dans un sanglot.
- Bien, répondit-il d'un ton satisfait.
Il admirait son esclave, il se gardait bien de le lui dire, mais
il avait pour elle un engouement sans limite. Il s'approcha d'elle
et il lui caressa son dos et ses fesses rougies et meurtries par
les coups. Elle gémit de plaisir. Elle était heureuse et cela se
voyait si bien qu'il s'en trouva pleinement satisfait.
Il recommença le même scénario muni cette fois du fouet à longue
queue. Il prit soin de reculer afin d'atteindre sa captive du bout
de la lanière. Toujours avec le même courage et plaisir, elle comptait
et endurait les coups sans broncher, ou si peu qu'il ne le remarqua
pas. Une fois les tourments du fouet terminés, il la libéra de ses
liens et elle s'écroula dans ses bras, heureuse comme jamais. Une
longue étreinte les unit, leur coeur battait à l'unisson; dès ce
moment, comme par le passé, ils ne faisaient plus qu'un.
Il s'écarta d'elle et lui imposa la position à genoux, il ouvrit
la fermeture de son jeans et en sortit son sexe toujours bandant,
elle avait compris sans qu'il ne dise mot, elle l'enveloppa de ses
lèvres douces. Elle l'enduit copieusement de salive et fit des mouvements
de va et vient en prenant soin d'entraîner sa peau lors de chaque
descente. Elle enfonçait cette verge au plus profond dans sa gorge,
il aimait sentir les amygdales de la belle. C'était alors le seul
moment où il était à sa merci. Elle aurait pu enfoncer ses dents
profondément dans son gland, et il aimait, dans ces moments-là,
se sentir vulnérable. Mais elle, pourtant, jamais n'aurait osé le
martyriser de quelque manière que ce soit. Cette idée de morsure
ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Elle mettait du coeur à
le sucer avec soin, provoquant en lui des spasmes et des mouvements
involontaires de son sexe qui lui remuaient les tripes. Il gémissait
doucement, d'une voix rauque, comme un animal, il en perdait sa
dignité. Mais quelle importance ? Il se faisait aller dans sa bouche
chaude, les yeux clos, il s'envolait tel un oiseau, vers le paradis
promis. Elle tentait de ne pas penser à ses genoux meurtris par
les aspérités du sol inégal et non bétonné. Il prit la tête de sa
captive entre ses mains et il tira légèrement sur ses cheveux bouclés.
Puis, il l'invita à se relever et après l'avoir longuement embrassée,
il la coucha sur le banc qui trônait au centre de la pièce. Le bois
humide refroidissait son dos, encore un léger détail qu'elle n'oublierait
jamais. Il fixa ses mains derrière sa tête et attacha ses cheville
contre les pieds de la banquette en serrant les sangles de cuir
plus que de raison, entravant ainsi sa circulation. Après avoir
meurtri le dos de son corps, il allait maintenant s'attaquer à son
devant, ciblant principalement le ventre, le sexe et la poitrine.
Elle, soumise, savourait son plaisir en silence, juste quelques
respirations profondes pouvaient la trahir. Il la toisa avec froideur.
Froideur du regard qu'elle avait oublié ces derniers mois, et qui
pourtant la faisait vibrer plus que n'importe quoi d'autre. Ce soir,
elle le retrouvait avec un plaisir démesuré. Elle ferma les yeux
afin de ne pas en perdre le souvenir et elle écouta son Maître se
déplacer dans leur antre. Il ouvrit le petit meuble et en retira
une bougie épaisse de forme ronde. Elle le comprit quand elle l'entendit
en allumer la mèche. Elle savait que la cire ne coulerait pas immédiatement
sur ses chairs, le Maître, sadique à souhait, laisserait à la cire
le temps nécessaire pour se réchauffer le plus possible. La cire
liquide s'accumulerait doucement autour de la mèche et la température
du liquide s'élèverait graduellement jusqu'à atteindre l'insoutenable
qu'elle devrait pourtant supporter avec courage. Elle reconnut ensuite
sans mal le bruits des pinces métalliques qui cognaient contre le
bocal de verre brun. Elle frémit. Elle savait combien elles lui
infligeraient de cruelles douleurs. Très petites et munies de dents
tranchantes et pointues, elles s'enfonçaient fortement dans les
chairs, les faisant régulièrement saigner. Elle respira profondément
pour se donner de la vaillance et serra ses poings. Le Maître sourit,
il savait qu'elle savait et cela le rendit heureux. Il prit d'abord
une paire de pinces reliées entre elles par un élastique et les
plaça sur ses tétons. Elle haletait pour ne pas crier, tentant de
contrôler sa souffrance, puis, petit à petit, sa respiration reprit
un court normal et l'esclave s'apaisa. La traction entre les pincettes
était puissante, les tétons rentraient vers l'intérieur, pointus
à souhait, ils se rejoignaient presque. Ensuite, le Maître disposa
tout autour de ses aréoles plusieurs de ces petites dents, la sueur
perlait de nouveau sur le front de sa soumise. Il passa ensuite
son index entre ses cuisses et ramassa un maximum de son jus vaginal,
suave et visqueux pour le porter à la bouche de sa prisonnière.
- Tiens, goûte, traînée, vois comme tu es excitée, franchement,
tu ne mérites pas mieux que ça ! Sans doute mérites-tu pire encore
!
Afin
de ne pas se contredire il prit une autre paire de pince et les
agrippa avec délicatesse sur les grosses lèvres vaginales de sa
femme. Elle laissa échapper un léger cri, et il prit le soin de
lui laisser accepter ce nouveau supplice avant d'accrocher les suivante.
Comme pour les tétons, les élastiques tractaient sur les chairs
avec vigueur. Leur pincement était violent. Sans tarder plus longtemps,
il poursuivit ses sévices, supplice qui nourrissait sa libido et
portait l'émulation à son comble. Une à une, les pinces métalliques
prirent place sur les lèvres externes de la fille. Elle frissonnait
de plaisir se demandant jusqu'où elle pourrait endurer cette séance.
Le manque d'entraînement se faisait sentir malgré tous les efforts
qu'elle pouvait fournir pour ne pas faiblir. Le Maître, habitué
à l'extrême résistance de sa soumise ne se doutait pas à quel point
elle éprouvait des difficultés à résister ce soir. C'est pourquoi
il n'hésita pas à prendre une pince à linge afin d'assembler entre
eux les deux élastiques. Il tira fermement sur chacun d'eux afin
de les ramener au niveau de son nombril, puis, d'un geste sûr, il
les fixa l'un à l'autre. La douleur fut subite et cuisante, insupportable
pour elle., sans retenue, elle hurla. D'abord surpris, le Maître
recula de deux pas et la regarda se tortiller comme un vers malgré
les liens qui entravaient ses mouvements. Puis, se ravisant rapidement,
il s'approcha d'elle et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur.
Il lui caressa la tête et l'embrassa, elle trouva en ce baiser divin
la force exacte qui lui manquait pour endurer.
- Allons petite soumise, dit-il d'un ton rassurant mais ferme, montre-moi
que tu es forte et prête à supporter tout ce que je veux t'imposer.
Fais plaisir à ton Maître en faisant monter en lui l'excitation
du don de ta souffrance.
- Oui Maître, je vais essayer, dit-elle dans un soupir, je vous
aime tant et vous êtes si bon avec moi, comment pourrais-je vous
déplaire ?
Il
ne répondit rien et se contenta de sourire pleinement satisfait
de la réponse qu'elle lui avait offerte tel un présent. C'est bien
comme cela qu'il la considérait au plus profond de son être, comme
un cadeau. Il aurait voulu enlever ces pinces qu'elle avait tant
de mal à supporter, mais il savait que sa pitié sera mal perçue,
telle une faiblesse à laquelle il ne pouvait s'abaisser. Il savait
aussi que la séance ne pourrait plus s'éterniser trop longtemps
sous peine de transformer le plaisir en cauchemar, cela aurait été
faire preuve d'une terrible maladresse et serait indigne d'un Maître
de sa catégorie. Il se le serait d'ailleurs reproché éternellement.
Il se dirigea vers la bougie qui avait eu le temps de chauffer sa
cire dans l'alvéole de sa mèche. Il revint près de sa soumise et
leva le bras bien haut, afin que les premières coulées ne soient
pas trop chaudes. Elle ne broncha pas. Sans doute devait-elle sentir
la chaleur, la brûlure peut-être même, mais elle ne voulait rien
laisser paraître afin que son possesseur puisse se montrer fier
de sa soumission. Ensuite, doucement, le Maître abaissa son bras,
laissant tomber sur la peau de sa belle du liquide de plus en plus
brûlant, il voulait la pousser encore une fois jusqu'au bout de
ses propres limites. Elle commença à se tortiller de nouveau, entravée
à la fois par ses liens et la douleur toujours présente des pincettes
et de leur traction. Son ventre était maculé de bougie blanche,
chacune de ces taches symbolisait un don, la pénitence qu'elle lui
présentait avec tant d'humilité et de grâce. Il redressa sa main,
décidant de mettre, momentanément, un terme aux tourments de son
esclave reconquise avec tant de facilités. Il se pencha vers elle
et l'embrassa sensuellement tout en lui caressant les cheveux. Alors
que des larmes perlaient au coins de ses yeux, il défit une à une,
en y mettant une infinie douceur, les pinces qui meurtrissaient
ses chairs depuis plus d'une demi-heure. Elle laissait échapper
un cri étouffé à chaque fois que les pinces libéraient de leur entrave
ses chairs méchamment blessées. Il se releva alors et reprit en
main la diabolique bougie; il regarda sa soumise avec insistance.
- Tu sais ce que je vais faire ce soir pour ma petite collection
personnelle ?
- Non Maître, comment le saurais-je ?
- L'empreinte de tes tétons avec la cire de la bougie, ils sont
si magnifiques que ce serait leur faire offense que de ne pas les
immortaliser.
Elle sursauta, l'angoisse la gagna rapidement.
- Tu trembles chienne ? C'est bien, j'aime que tu trembles devant
ton Seigneur.
Elle s'abstint de toute réponse. Il perpétra à son intention un
sourire sadique et reprit en main la bougie. Une cire toute fraîche
avait eu le temps de se reformer et déjà elle avait atteint une
température honorable. Il saisit le premier sein à pleine main et
le caressa avec vigueur à l'image du boulanger qui pétrit sa pâte
tôt le matin. Puis, il le serra fortement entre ses doigts de manière
à faire ressortir cette petite bosse qui lui offrait si souvent
un terrain de manoeuvre démoniaque si bien approprié. Il amena la
bougie au-dessus de sa victime et l'inclina doucement, la cire coulait
goutte à goutte sur la chair sensible. Elle se tortillait doucement
en gémissant mollement. Chaque gouttelette semblait plus chaude
que la précédente et il lui semblait impossible de résister plus
longtemps. Les lamentations se faisaient plus franches et les tortillements
plus vigoureux. Le Maître commençait à éprouver de la difficulté
à faire tomber le liquide brûlant à l'endroit approprié et devait
développer une certaine ingéniosité pour atteindre correctement
sa cible.
- Arrêtes de gesticuler ainsi, chienne, si tu ne veux pas que je
prenne l'empreinte de ton clitoris !
Horrifiée par cette perspective, la soumise obtempéra sans broncher
et concentra son esprit uniquement sur le plaisir sexuel qui l'envahissait
depuis le début de la séance. Elle diminua également l'ampleur de
ses jérémiades afin de trouver grâce aux yeux de son bourreau. La
brûlure de son sein droit était de plus en plus cuisante et elle
serrait les poings afin de trouver en elle toute la force nécessaire
pour l'endurer. Lorsque la cire eut garni le pourtour de son auréole
et même au-delà, le Maître redressa la bougie qui avait creusé un
fin sillon tel l'érosion de l'eau sur la roche. Il admira son oeuvre
et s'en montra fort satisfait. Puis, il passa de l'autre côté et
fit subir au sein gauche le même supplice. Elle montra autant de
témérité que pour le précédent. Il lui en était reconnaissant. Mais
il se garda bien de lui dire l'admiration qu'il avait pour elle
et pour son endurance. Une fois la seconde opération terminée, il
retira avec soin les moules de cire blanche et les déposa sur le
petit meuble. Ensuite, il retourna auprès de son esclave et l'embrassa
une nouvelle fois avec beaucoup de sensibilité. Elle lova son visage
contre le sien, en étirant son cou le plus possible afin de se rapprocher
de lui au maximum. Il reprit alors la bougie en main et s'assit
à côté de son bassin. Elle lui offrait là un sexe bien ouvert, son
clitoris bourgeonnant n'attendait qu'à recevoir l'estampille que
son exécuteur était bien décidé à lui allouer. Une nouvelle fois,
avec courage, elle se laissa faire sans broncher, où si peu. Une
par une, les gouttelettes venaient s'écraser sur cette butte de
chairs rosées, qui prenaient ainsi un aspect gaufré.
Il
admirait son flegme et avait du mal à supporter son sexe si à l'étroit
dans son jeans serré. Il se releva finalement, après avoir ôté l'empreinte
du clitoris de la belle, et la délivra de ses liens. Il l'invita
à se relever et il la prit dans ses bras. Elle se serra contre lui,
profitant de sa chaleur, et avec audace, posa sa main sur son sexe
et fut heureuse d'en constater la proéminence. Comblé, lui aussi,
il dégrafa un à un les boutons de son pantalon et elle le fit glisser
lentement le long de ses longues jambes. Sans même en avoir reçu
l'ordre, elle s'agenouilla à ses pieds et prit dans son abîme buccal
ce phallus qui n'en pouvait plus d'attendre. Comment comprendre
que dans une relation SM, si tous les deux y prennent un plaisir
immense, le Maître est en fait totalement dépendant du plaisir de
sa captive et est souvent le dernier à qui elle prête attention
? Elle suçait avec ardeur, ne ménageant pas ses efforts pour combler
celui qui savait si bien l'aimer. D'avant en arrière et d'arrière
en avant, en emportant dans ce mouvement délicat le prépuce qui
s'en trouvait enchanté. Il sentait ses lèvres et le fond de sa gorge
chaudes et humides qui étaient pour lui tout aussi accueillante
que le fond de son vagin. Dans le même temps, elle prenait soin
de lui caresser les fesses auxquelles elle portait une admiration
démesurée. Invariablement, elle ne pouvait s'empêcher de passer
son index entre les deux lunes, titillant avec douceur l'entrée
de son anus. Elle resta à genoux à ses pieds, à lui donner le plus
grand des plaisirs pendant plus d'un quart d'heure. Au bout de ces
minutes d'intense sensualité, il renversa la belle sur le banc et
s'allongea sur elle. Sa verge la pénétra sans mal, tant la cyprine
coulait en abondance et c'est avec aisance qu'il atteignit le fond
de son gouffre d'amour. Il donnait des coups de butoir profonds
et violents et elle se laissa aller à un orgasme exalté. Hurlant
de bonheur, elle savourait la conclusion grandiose de cette séance
avec enthousiasme, ne ménageant pas son dynamisme pour cambrer son
dos du mieux que son anatomie le lui permettait. Les contractions
vaginales qu'il ressentait contre son gland le comblaient lui aussi.
Ensuite, pour conclure, il la retourna sur le ventre et s'agenouilla
face à sa croupe. Il enfonça une nouvelle fois son engin dans son
ventre et puissamment, sans ménager ses forces, il chatouilla l'antre
de sa femelle.
En
cet instant féerique, il n'existait plus ni soumise ni Maître, égaux
devant le sexe, ils conclurent leur soirée dans un orgasme dont
la violence dépassa l'entendement et la logique.
Francoise
(Ge's)
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