Laïka raconte
Fantasme au féminin
(24.9.2004)

'AVAIS CONFIE il y a quelques mois à Monseigneur, alors qu'il m'interrogeait sur mes désirs, les contours d'un fantasme qui me trotte dans la tête depuis plusieurs années. Un fantasme très différent de mes désirs d'esclave habituels.
Quand je dis "qui me trotte dans la tête", ne vous y trompez pas, c'est loin d'être un leitmotiv pour moi, car comme beaucoup de femmes, ce type d'idées ne me viennent que rarement et, en général de façon bien diffuse. J'avais donc raconté à mon Maître qu'il m'arrivait de rêver d'être une call-girl de luxe, habillée avec une tenue de vamp dans un palace, en compagnie d'hommes habillés en smoking dans un grand restaurant puis baisée dans les toilettes par Monseigneur, avant d'être payée pour mes services. Un fantasme où je serais mi-bourgeoise hautaine, mi-pute de luxe. J'avais eu du mal à lui raconter cette envie, car je la trouvais un peu trop "sexuelle" et plutôt éloignée de ce que je veux être pour Monseigneur. Nous n'en n'avons pas reparlé depuis.

Pourtant, il y a quelques jours, j'ai pu voir qu'il n'avait rien oublié et qu'il avait, au contraire, réfléchi pendant longtemps à la meilleure façon de le concrétiser.

Lundi de la semaine dernière, alors que je rentrais à la maison en milieu d'après-midi d'un reportage qui m'avait entraîné bien loin de la maison, je trouvais sur mon bureau un petit bristol dans une jolie enveloppe. A l'intérieur, ces quelques mots "Sois à 20h30 sur la place de la vieille fontaine. Un paquet t'attend dans le placard de la chambre avec une tenue pour ce soir. Je te veux divine, ne me déçois pas. N.". J'avoue qu'en lisant ces mots, dont je savais qu'ils préludaient sans doute à un scénario dont je serais la victime, je n'ai pas sauté de joie. Je rentrais d'une journée harassante, avec une interview dont je savais qu'elle donnerait un papier bidon, et je ne rêvais que d'une soirée de cocooning avec un bon bain moussant et un bouquin. Mais il y a dans la vie des obligations impérieuses, et les ordres de mon Maître en constituent la trame. Je me suis donc accordé une pause-cigarette en m'installant dans l'un des fauteuils du bureau pour retarder le moment où j'irais chercher le paquet laissé par Monseigneur. Un paquet qui me donnerait immédiatement des indices sur la sauce à laquelle j'allais être mangée pendant la soirée.

J'en étais à la troisième cigarette quand, un coup de téléphone aidant, je me suis décidé à me lever. Le correspondant n'était qu'un contact professionnel pour des informations sans importance. Mais le mal était fait, j'étais debout, à deux pas du placard de la chambre, et je n'avais pas beaucoup d'alternatives. J'eûs tôt fait, alors, d'ouvrir le placard et le paquet qu'il contenait. Un contenu qui me laissa dubitative. Je m'attendais à un corset avec des chaînes ou un truc dans ce genre. J'étais loin du compte.

Magnifiquement enveloppée dans du papier, je trouvais une robe couleur crème en soie, sublime. Une robe de soirée qui laissait le dos complètement nu, jusqu'à la naissance des fesses. A la Mireille Darc. Des chaussures de la même couleur, avec un talon d'au moins 17 cm et une petite plateforme, très années 50, étaient sagement rangée dans un coin. Un petit boléro en fourrure grise, infiniment douce dont j'appris plus tard qu'il s'agissait de renard argenté, avait aussi été prévu. Un joli serre-cou à quatre rangs de perles avec des boucles d'oreilles assorties et un petit sac à main en cuir rouge, signé Hermès, complétaient la panoplie. A l'intérieur du sac je ne trouvais qu'un petit bristol sur lequel était inscrit "rien de plus que ce que tu as trouvé dans ce paquet", du fil, une aiguille et un bâton de rouge à lèvres.

J'avais encore beaucoup de temps jusqu'au soir et j'avais décidé de m'accorder une bonne séance de bain moussant, d'algues et de massage. Avec du recul, je pense que Monseigneur savait que les cinq heures qui me séparait du moment fatidique rajouteraient à mon angoisse et à l'excitation que celle-ci ferait monter en moi. Et à dire vrai, ces cinq heures me semblèrent une éternité, tant je regardais souvent l'heure et tant mon énervement alla croissant. Pendant que je retouchais mon épilation, que je massais mes jambes et mes épaules avec une crème hydratante, que je travaillais un beau maquillage qui soit en harmonie avec le luxe dont mon Maître me gratifiait à cette occasion, je ne pensais qu'au fil et à l'aiguille. Oscillant sans cesse entre l'idée qu'il avait décidé de me coudre le sexe et l'idée qu'il les avait placé là seulement pour me faire peur. Il est vrai que cette dernière idée lui ressemblait beaucoup, tellement il est raffiné dans son sadisme et tortueux dans les scénari qu'il me fait vivre. Plus tard, alors que je lisais la fin d'un journal acheté le matin, c'est le prix considérable qu'avait dû payer mon Maître pour ce que j'avais trouvé dans le paquet qui me fit sursauter et relever la tête. Une idée vite disparue lorsque le mystère des instruments de couture vint à nouveau recouvrir mon esprit et nouer mon estomac.

Le temps s'accéléra soudain. La lumière du soleil avait commencé à baisser et je pris soudain conscience qu'il ne me restait plus que quelques minutes avant l'heure du rendez-vous. Je commençais fiévreusement à chercher un soutien-gorge lorsque je me suis rappelé que je n'avais pas le droit de mettre autre chose que ce que Monseigneur avait prévu pour moi. J'enfilais donc la robe à la hâte avec un frisson de délice lorsque la soie m'enveloppa. Elle était légèrement trop serrée sur les hanches, mais pour le reste elle m'allait à la perfection. Les escarpins étaient superbes et, malgré la hauteur des talons, s'avérèrent plus tard dans la soirée aussi confortables que des pantoufles. Le collier était divin et le petit boléro, par-dessus, était à la fois ultra-coquin et infiniment classe. Je finissais ma préparation avec les boucles d'oreilles devant le grand miroir de l'armoire à glace de la grand-mère de Monseigneur. J'étais magnifique. On aurait dit une femme du monde allant rejoindre son amant dans un palace dans un film hollywoodien des années 50. Je ne croyais pas si bien dire.

Je commençais à partir quand je me rappelais du sac à main. Acte manqué sans doute. Cela me fit perdre encore quelques précieux instants. De la même façon que, sitôt la serrure de la porte de la maison fermée je me rappelais que mon maître n'avait pas mentionné le trousseau de clef dans ce qui m'était permis d'emporter. Il était par ailleurs trop encombrant pour rentrer dans mon petit sac où j'avais — malgré tout — placé un paquet de cigarettes et un briquet. Je rouvrais donc la porte pour laisser le trousseau et ne conserver que la clef de la serrure. Bref, j'arrivais au lieu du rendez-vous avec près d'un quart d'heure de retard. Un retard dont je savais qu'il me serait reproché.

Je courrais donc, tant bien que mal sur mes hauts talons vers le lieu du rendez-vous. La place de la vieille fontaine c'est la petite place qui est au bas de la rue où nous avons acheté notre nouvelle maison avec Monseigneur. C'est tout mignon et, heureusement, bien protégé du vent. Lorsque j'arrivais, je ne voyais rien, sauf les voitures rangées sagement le long des trottoirs. Je croisais juste ma voisine qui me regarda avec un drôle d'air. Il faut dire que, depuis que nous avons emménagé, ils en ont vu des vertes et des pas mûres avec nous. Entre mon Maître qui revient de soirée habillée en Sakura, et moi qui porte toujours des tenues très sexy, on bouleverse souvent la tranquillité du petit village. Je m'installais donc près de la vieille fontaine, qui ne fonctionne plus depuis belle lurette et j'attendais. Anxieuse et énervée que, malgré mon retard, il n'y ait personne pour moi. Je me sentais un peu gênée dans ma magnifique tenue et j'avais envie de me cacher sous terre. Evidemment, je fouillais dans mon sac pour y trouver une cigarette, que j'allumais fiévreusement. Je regardais dans toutes les directions pour voir, si, par hasard, il n'y avait personne dans une des voitures garées.

Soudain, je vis s'avancer une belle décapotable noire, dont j'appris plus tard qu'il l'avait louée pour l'occasion. Mon Maître était au volant et me fit signe de monter. Il portait un magnifique smoking noir, extrêmement bien coupé. Je vis un large sourire éclairer son visage lorsque, tendant la jambe pour pénétrer dans la voiture, la longue robe en soie s'ouvrit pour laisser apparaître le haut de mes bas. Cette tenue était vraiment très sexy ! Nous nous embrassâmes longuement et je sentis naître en moi cette douleur caractéristique qui m'envahi lorsque le désir monte.
Mon Maître démarra en trombe comme à son habitude.
Au bout d'une vingtaine de minutes, nous arrivâmes devant une belle demeure portant un nom magique.. Un homme en costume attendait devant la porte en chêne. Mon Maître descendit de voiture et laissa les clefs à l'homme avant de venir ouvrir ma portière. Son regard m'observait et pétillait.
Nous entrâmes dans une avant-salle toute en pierre où une femme d'un certan âge nous accueillit. Elle portait un beau tailleur en cuir, très sexy. Mon Maître échangea quelques mots à voix basse avec elle dont je ne pu saisir que la fin :
- .... ils sont arrivés.
Puis, la femme nous précéda dans la salle de restaurant. La beauté du lieu me coupa le souffle. La salle était disposée en petis espaces très intimes laissant cependant à chacun le loisir d'observer les autres tables. De magnifiques lustres diffusaient une lumière douce sur les murs en pierre de taille. Le reste du décor était très baroque avec de larges tentures de velour rouge et un splendide parquet acajou.
La femme nous désigna une table au centre de la salle et nous laissa consulter la carte.

J'observais mon Maître, il était vraiment beau. Souvent, je me faisais cette remarque, souvent aussi je ne pensais pas à lui en faire part.
- Je vous aime... lui dis-je doucement.
- Moi aussi je t'aime ma petite chienne; me répondit-il en me regardant droit dans les yeux.

Cette soirée était un peu particulière pour nous. Nous avions passé tout l'été à travailler comme des fous et c'était notre première vraie soirée en tête à tête. Nous avions aussi décidé de faire un enfant ensemble et cette perspective m'envahissait d'un immense bonheur. Oui, après une difficile période, nous nous retrouvions tous les deux, plus amoureux que jamais et avec une folle envie de laisser parler nos fantasmes. Et je crois bien que ce soir, il m'avait préparé quelque chose d'extraordinaire.

La serveuse revint vers nous avec une bouteille de vin rouge. Elle fit gouter mon Maître. Le vin (un magnifique Fitou) était excellent. Nous passions notre commande quand un homme de la table voisine m'interpella :
- Excusez-moi Madame, je crois que vous avez laissé tomber quelque chose...
Je me penchais et regardais le papier qui se trouvait à mes pieds.
- Tiens, me dis-je, bizarre, mon sac est de l'autre côté....
Je ramassais le papier et l'ouvris. Mon Maître me demanda de lui lire ce qui était inscrit.

"Madame,
Les trois hommes que nous sommes avons été conviés par votre Maître pour votre plaisir. Nous nous tenons à votre disposition au moment et dans le lieu que vous choisirez pour vous combler selon vos désirs et ceux de votre Maître. Nous sommes particulièrement frappés de votre grande beauté et sachez que ce sera pour nous un immense honneur que de répondre à vos demandes, quelles qu'elles soient.
"

Je regardais mon Maître, effarée et ravie. C'était donc celà ! Mon Maître m'avait prise au mot lorsque je lui avait parlé de ce fantasme ! Je me tournais alors vers la table toute proche. Trois hommes bruns, grands, très bien faits, étaient attablés. Ils discutaient gaiement. Je les écoutais quelques minutes et me retournais vers mon Maître...
- OK, dis-je, on va jouer ce soir !
Je me levais de table et demandais la direction des toilettes. Une porte attira mon attention. Waou... ils n'avaient pas lésiné. Un couloir menait à de petits salons privés. Dans chacun, un beau divan en cuir et tout le matériel nécessaire à la luxure ! Je rêvais ! Je profitais du fait qu'il n'y avait personne pour faire le tour des salons. Tous disposaient d'une cheminée, d'un divan et d'une belle moquette épaisse. Un petit cabinet abritait une douche et les toilettes proprement dites. Une douce lumière baignait l'ensemble. Le Paradis !

Je retournais à table émerveillée. Mon Maître me regardait avec ses beaux yeux brillants.
- Alors ? me demanda-t-il
- C'est magique ! Je suis dans un conte de fée !

Le repas se poursuivit, tous les plats étaient délicieux et le vin qui les accompagnait excellent.
Vers le milieu du repas, je regardais mon Maître et lui dis soudain :
- Maintenant !
Il leva la tête interloqué.
- Quoi ? Là, tout de suite ?
Je me levais et lui fit signe de me suivre. Ce soir, j'avais décidé de prendre les choses en main.
En passant devant la table des trois messieurs, je leur sussurais :
- Messieurs, nous vous attendons !

J'entrais dans un des salons-toilettes suivie de mon Maître. Quelques secondes plus tard, les trois hommes nous rejoignirent.
Je m'allongeais langoureusement sur le divan de cuir, collée à mon Maître.
- Messieurs, je suis ravie de votre présence. Vos costumes sont magnifiques et vous ne l'êtes pas moins. Je vais cependant vous demander de commencer à ôter vos vestes. Dégrafez vos cravates, et entrouvrez le haut de vos chemises.
Mon Maître était époustouflé. Cela ne se passait pas du tout comme il l'avait prévu...
Je profitais d'un très beau spectacle. Les trois hommes étaient vraiment très mâles, félins.
Je me levais lentement et m'approchais du premier. Je posais ma main sur son torse et respirais son odeur. Je posais une de mes jambe entre les siennes et jouais à frotter la soie de ma robe sur son sexe. J'entendais son souffle dans mes cheveux, il s'accélérait. Je le regardais dans les yeux avec un petit sourire ironique.
- Mmmm, pas mal...
J'ordonnais au second de s'approcher de mon Maître. J'avais compris qu'il n'était pas insensible au charme masculin.
- Tu as face à toi une femme et je veux que tu la séduises. Tu as très envie d'elle.
Je me dirigeais ensuite vers le troisième homme.
- Je te veux à mes pieds, entre mes jambes. Caresse-moi.
Pendant qu'il me caressait, j'observais la scène entre mon Maître et le second homme. C'était très beau, il le draguait et commençait à le caresser... J'adore voir deux hommes ensemble, cela me procure une grande excitation ! Le dernier homme vint se placer derrière moi et se frottait langoureusement, caressant mes fesses et mes hanches.

L'ambiance était très très chaude... Les vapeurs d'encens nous ennivraient et une odeur de sexe commençait à se dégager...
Mon Maître était maintenant nu et se faisait prendre par le beau mec.
Je tenais fermement la tête de celui qui était à mes pieds, la dirigeant vers mon sexe et lui intimant l'ordre de me lécher. Quant au dernier, il était maintenant nu lui aussi, et frottait son sexe entre mes fesses en me caressant les seins.
Je voulais que nous jouissions tous ensemble. Celui qui me léchait s'y prenait très bien. Il avait sorti sa queue et se masturbait avec force. Je sentais le sexe du second entre mes fesses et me cambrais pour bien le caresser avec mon cul.
Enfin j'entendis mon Maître crier en même temps que son compagnon. Je me laissais aller quelques secondes plus tard accompagnée de mes deux mâles.
Lentement, nous reprîmes nos esprits, tous affublés d'un sourire ravi.
- Messieurs, la soirée ne fait que commencer... et c'est un excellent prélude. Que diriez-vous de poursuivre notre repas ?

Nous repartîmes à nos tables respectives au moment où le plat suivant arrivait.
- Tu es complètement folle mais je t'adore, me sussura mon Maître.
- A vous de règler la suite des évenements, lui répondis-je d'un air malicieux.
Le repas se poursuivit dans la bonne humeur. Le café venait d'arriver accompagné de délicieuses pâtisseries au chocolat. Sans que je m'en rendes compte, les trois hommes s'étaient éclipsés. Le café terminé, mon Maître m'ordonna de le suivre. De nouveau, nous nous dirigions vers les salons.

Mon Maître me poussa dans l'un d'entre eux. Les trois hommes nous attendaient.
- Elle est à vous, leur dit mon Maître. Attention, le premier qui ne respecte pas les règles, je le démonte.
Le premier se dirigea vers moi et m'arracha littéralement ma robe.
- Alors, belle putain, on aime se faire prendre par des inconnus ?
Le second renchérit :
- On va te défoncer ma belle. Tu a l'air bonne !
Le dernier se planta devant moi :
- A quatre pattes, salope ! Je veux voir ton cul bien en l'air.

Je m'exécutai avec bonheur jetant un oeil vers mon Maître. Il observait la scène, ravi !
Une fois à quatre pattes, les trois hommes commencèrent à me caresser : le dos, les reins, les fesses, les seins, la chatte, mon corps était brûlant.
- Regardez-moi cette catin, une vraie chienne en chaleur !
Je reconnus la voix de mon Maître.
- Elle vous fait bander, hein les mecs ? Je vous comprends, c'est une vraie putain de luxe.
Les mains des trois hommes continuaient à me caresser et à s'insinuer dans mon intimité.
Soudain, je sentis une énorme claque s'abattre sur mes fesses.
- Ca t'apprendras à te conduire en salope ! hurla mon Maître

Puis le feu de la cravache s'étendit sur mes reins. Un, deux, dix, vingt, je ne comptais plus les coups. Les caresses des trois hommes atténuaient la douleur et je me sentais excitée comme jamais.
Les trois hommes s'étaient déshabillés et se frottaient à moi. Je sentais leur queue durcir peu à peu. Ils se caressaient en même temps qu'ils me caressaient. La scène était très sensuelle.
Soudain je sentis les mains de mon Maître se poser sur moi :
- C'est à moi que tu appartiens. Tu es ma salope, et je vais te baiser comme une vraie putain !
Les trois étaient au dessus de moi et se caressaient mutuellement le sexe. Mon Maître vit à quatre pattes derrière moi et me prit violemment.
- Ca te plait, catin, tu aimes ça te faire prendre comme une chienne hein ?
- Oh oui, Maitre, baisez-moi, je suis à vous !
Il me prit avec force et hurla en même temps que je jouissais. Les trois hommes éclatèrent l'un après l'autre, déversant leur semence sur mon dos.

Quelques instant plus tard, nous étions tous réunis dans le salon du restaurant, devant un bon Armagnac. Les hommes fumaient le cigare et moi je savourais une blonde. Nous échangeâmes nos émotions, puis chacun se quitta.

Je rentrais avec mon Maître, nous étions enchantés de cette soirée extraordinaire. Nous savions tous deux que là n'était pas notre chemin mais cette soirée avait le goût de l'interdit et nous l'avions appréciée en tant que telle. Une dérogation, une exception savoureuse justement parce qu'elle était exceptionnelle !
- Mais alors, pourquoi le fil et l'aiguille ? lui demandais-je.
- Simplement pour que tu recouses maintenant la belle robe que je t'ai offerte, mon coeur !
Nous éclatâmes de rire et je lui fis partager mon angoisse de le voir coudre mon sexe.
- Ca, tu ne risques rien ! C'est moi qui serais le plus embêté !
Nous dormirent comme deux anges, enroulés l'un autour de l'autre et laissant notre esprit divaguer vers de nouveaux fantasmes...

 
   
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