Laïka raconte
Un réveillon féérique
(15.01.2004)

ette année, mon Maître et moi avons réveillonné dans un immense mas, chez des amis très chers. Une superbe soirée dans un cadre idyllique. Et de nouvelles expériences pour moi...

Le réveillon de cette année avait une couleur toute particulière pour mon Maître et moi. Après une année consacrée essentiellement au travail, de nouveaux projets allaient naître, de profonds changements se faire jour. Bref, ce réveillon constituait un moment de détente bienvenu, une trêve avant de partir vers de nouveaux horizons.

Nous avions gardé un excellent souvenir du dernier jour de l'an chez H. et R. Des gens très charmants, un accueil vraiment sympathique, et c'est avec plaisir que nous avions accueilli leur nouvelle invitation. H. et R. venaient d'acheter un immense mas près de Montpellier et nous avions hâte de découvrir leur nouvelle demeure, qui, nous en étions persuadés, recelaient des possibilités énormes pour nos jeux préférés.

La demeure de nos hôte se tenait au bout d'un long chemin en terre de près d'un kilomètre. Il faisait déjà nuit lorsque nous sommes arrivés et je dois avouer que je n'aurais pas pris ce chemin seule...

Le grand salon dans lequel nous venions de pénétrer était magnifique : tout en pierre avec une immense cheminée, l'endroit était très chaleureux. La pièce était aménagée pour les jeux SM : un grand palan avec un treuil électrique, des crochets qui ornaient les murs un peu partout, de grand fauteuils confortables, une lumière douce...

La cuisine bouillait d'activité, l'heure était venue des derniers préparatifs. Après avoir salué tous les convives, nous sommes allés nous changer.

J'étais vêtue de la longue robe rouge en latex que mon Maître m'avait offert pour mon contrat d'esclavage (je pense que ce n'était pas pour rien qu'il m'a ordonné de la remettre ce soir-là) ainsi que d'une belle perruque blonde de marquise. Mon Maître avait choisi que cette soirée serait celle de Sakura : perruque blonde platine, mini-kilt et hauts talons, je l'aime autant en homme qu'en femme (jusqu'à une certaine heure s'entend, faut pas abuser quand même !).

De retour parmi les invités, l'heure était venue de prendre l'apéritif. Comme d'habitude, chacun avait soigné sa tenue. C'est une des choses appréciables dans nos soirées : tout le monde fait l'effort de se présenter au mieux par respect pour les autres mais aussi et surtout par goût du beau. Chacune des soumises (et des soumis) eu droit à son petit tour de service : à quatre pattes pour certaines, en laisse, bondagée... Les maîtres(ses) apprécient toujours ces petites attentions. Ce moment de retrouvailles fut l'occasion de prendre des nouvelles de tout le monde y compris de ceux de nos amis qui n'étaient pas présents. Les pinces commencaient à circuler, les fouets à claquer, les fesses à rougir.

Le buffet était superbe. J'allais servir mon maître accompagnée d'une autre soumise. On nous autorisa à nous restaurer à genoux, à leurs pieds. Sakura tenait son rôle de maîtresse à merveille, c'était la plus belle des maîtresses de la soirée.

Après le repas, les fauteuils et tables basses se collèrent au mur et l'espace fut vite occupé. Mon maître entreprit de me faire vivre une expérience "amusante". Il me fit d'abord un très beau bondage puis je le vis partir en direction du treuil. Il me fit signe d'approcher et m'attacha de solides sangles aux chevilles. J'avais déjà été suspendue mais toujours "à l'endroit", la tête en haut. Cette nouvelle expérience me tétanisait. Je m'allongeait sur le sol et mon maître m'attacha les chevilles au palan. Puis, très lentement, il fit touner la manivelle du treuil. Mon bassin quitta le sol et je me retrouvais dans la position du poirier. Mes mains quittaient le sol. Le sang descendait dans mon visage. Tandis que je continuais à m'élever, j'eus soudain l'horrible sensation que mes pieds glissaient dans la sangle. Apeurée, j'appelais mon maître pour l'informer. Selon lui, il n'y avait aucun risque, tout tenait très bien. Après quelques minutes, de solides coups de fouets dans mon entrejambe et quelques gouttes de cires, je redescendais enfin sur la terre ferme.

Les maîtres s'étaient beaucoup amusés de mes peurs et moi, l'expérience passée, je me dis que finalement ce n'étais pas si terrible. J'eus le malheur de faire part de cette réflexion à mon maître !
Un quart d'heure plus tard, j'étais de nouveau suspendue mais cette fois, la bougie et le fouet me tenaient compagnie pour une durée bien plus longue.

Je profitais d'une petite pause pour observer une très belle scène. Une jolie soumise avait été attachée sur le cheval d'arçon tout en cuir vieilli. Elle était plaquée sur le cheval, solidement attachée. Son maître avait commencé à la fesser doucement puis plus rapidement. Ses fesses roses rougissaient à vue d'oeil et l'on pouvait voir ses mains, d'abord détendues, se crisper sur les bords du cheval. Soudain, elle lâcha un cri de plaisir comme les femmes en ont le secret. Là où la douleur mène au plaisir, ce moment était merveilleux...

A l'autre extrémité de la pièce, un soumis avait été sévèrement bondagé avec du papier d'emballage élastique. Seul un trou avait été percé au niveau de ses narines afin qu'il puisse respirer. Sa maîtresse le piétinait avec ses talons aiguilles vertigineux. En s'approchant, on pouvait entendre le souffle du soumis, ses gémissements. Elle demanda ensuite l'aide de toutes les femmes présentes afin de libérer son soumis à coups d'ongles déchirant le plastique qui le retenait prisonnier. Un immense sourire illumina le visage du soumis, ravi de voir tant de femmes s'occuper de lui.

Minuit !!! Chacun s'embrassa avec chaleur, souhaitant à tous le plus grand bonheur, toujours l'émerveillement. Je sautais dans les bras de mon maître pour lui souhaiter d'être toujours heureux, toujours amoureux...
La soirée se poursuivit jusqu'à une heure tardive et sur tous les visages, le sourire radieux, épanoui, fut pour nous une immense détente...

 
   
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