Le
réveillon de cette année avait une couleur toute
particulière pour mon Maître et moi. Après
une année consacrée essentiellement au travail,
de nouveaux projets allaient naître, de profonds changements
se faire jour. Bref, ce réveillon constituait un moment
de détente bienvenu, une trêve avant de partir vers
de nouveaux horizons.
Nous
avions gardé un excellent souvenir du dernier jour de l'an
chez H. et R. Des gens très charmants, un accueil vraiment
sympathique, et c'est avec plaisir que nous avions accueilli leur
nouvelle invitation. H. et R. venaient d'acheter un immense mas
près de Montpellier et nous avions hâte de découvrir
leur nouvelle demeure, qui, nous en étions persuadés,
recelaient des possibilités énormes pour nos jeux
préférés.
La
demeure de nos hôte se tenait au bout d'un long chemin en
terre de près d'un kilomètre. Il faisait déjà
nuit lorsque nous sommes arrivés et je dois avouer que
je n'aurais pas pris ce chemin seule...
Le
grand salon dans lequel nous venions de pénétrer
était magnifique : tout en pierre avec une immense cheminée,
l'endroit était très chaleureux. La pièce
était aménagée pour les jeux SM : un grand
palan avec un treuil électrique, des crochets qui ornaient
les murs un peu partout, de grand fauteuils confortables, une
lumière douce...
La
cuisine bouillait d'activité, l'heure était venue
des derniers préparatifs. Après avoir salué
tous les convives, nous sommes allés nous changer.
J'étais
vêtue de la longue robe rouge en latex que mon Maître
m'avait offert pour mon contrat d'esclavage (je pense que ce n'était
pas pour rien qu'il m'a ordonné de la remettre ce soir-là)
ainsi que d'une belle perruque blonde de marquise. Mon Maître
avait choisi que cette soirée serait celle de Sakura :
perruque blonde platine, mini-kilt et hauts talons, je l'aime
autant en homme qu'en femme (jusqu'à une certaine heure
s'entend, faut pas abuser quand même !).
De
retour parmi les invités, l'heure était venue de
prendre l'apéritif. Comme d'habitude, chacun avait soigné
sa tenue. C'est une des choses appréciables dans nos soirées
: tout le monde fait l'effort de se présenter au mieux
par respect pour les autres mais aussi et surtout par goût
du beau. Chacune des soumises (et des soumis) eu droit à
son petit tour de service : à quatre pattes pour certaines,
en laisse, bondagée... Les maîtres(ses) apprécient
toujours ces petites attentions. Ce moment de retrouvailles fut
l'occasion de prendre des nouvelles de tout le monde y compris
de ceux de nos amis qui n'étaient pas présents.
Les pinces commencaient à circuler, les fouets à
claquer, les fesses à rougir.
Le
buffet était superbe. J'allais servir mon maître
accompagnée d'une autre soumise. On nous autorisa à
nous restaurer à genoux, à leurs pieds. Sakura tenait
son rôle de maîtresse à merveille, c'était
la plus belle des maîtresses de la soirée.
Après
le repas, les fauteuils et tables basses se collèrent au
mur et l'espace fut vite occupé. Mon maître entreprit
de me faire vivre une expérience "amusante".
Il me fit d'abord un très beau bondage puis je le vis partir
en direction du treuil. Il me fit signe d'approcher et m'attacha
de solides sangles aux chevilles. J'avais déjà été
suspendue mais toujours "à l'endroit", la tête
en haut. Cette nouvelle expérience me tétanisait.
Je m'allongeait sur le sol et mon maître m'attacha les chevilles
au palan. Puis, très lentement, il fit touner la manivelle
du treuil. Mon bassin quitta le sol et je me retrouvais dans la
position du poirier. Mes mains quittaient le sol. Le sang descendait
dans mon visage. Tandis que je continuais à m'élever,
j'eus soudain l'horrible sensation que mes pieds glissaient dans
la sangle. Apeurée, j'appelais mon maître pour l'informer.
Selon lui, il n'y avait aucun risque, tout tenait très
bien. Après quelques minutes, de solides coups de fouets
dans mon entrejambe et quelques gouttes de cires, je redescendais
enfin sur la terre ferme.
Les
maîtres s'étaient beaucoup amusés de mes peurs
et moi, l'expérience passée, je me dis que finalement
ce n'étais pas si terrible. J'eus le malheur de faire part
de cette réflexion à mon maître !
Un quart d'heure plus tard, j'étais de nouveau suspendue
mais cette fois, la bougie et le fouet me tenaient compagnie pour
une durée bien plus longue.
Je
profitais d'une petite pause pour observer une très belle
scène. Une jolie soumise avait été attachée
sur le cheval d'arçon tout en cuir vieilli. Elle était
plaquée sur le cheval, solidement attachée. Son
maître avait commencé à la fesser doucement
puis plus rapidement. Ses fesses roses rougissaient à vue
d'oeil et l'on pouvait voir ses mains, d'abord détendues,
se crisper sur les bords du cheval. Soudain, elle lâcha
un cri de plaisir comme les femmes en ont le secret. Là
où la douleur mène au plaisir, ce moment était
merveilleux...
A
l'autre extrémité de la pièce, un soumis
avait été sévèrement bondagé
avec du papier d'emballage élastique. Seul un trou avait
été percé au niveau de ses narines afin qu'il
puisse respirer. Sa maîtresse le piétinait avec ses
talons aiguilles vertigineux. En s'approchant, on pouvait entendre
le souffle du soumis, ses gémissements. Elle demanda ensuite
l'aide de toutes les femmes présentes afin de libérer
son soumis à coups d'ongles déchirant le plastique
qui le retenait prisonnier. Un immense sourire illumina le visage
du soumis, ravi de voir tant de femmes s'occuper de lui.
Minuit
!!! Chacun s'embrassa avec chaleur, souhaitant à tous le
plus grand bonheur, toujours l'émerveillement. Je sautais
dans les bras de mon maître pour lui souhaiter d'être
toujours heureux, toujours amoureux...
La soirée se poursuivit jusqu'à une heure tardive
et sur tous les visages, le sourire radieux, épanoui, fut
pour nous une immense détente...