Le
temps était superbe malgré les 2°C affichés
sur l'ordinateur de bord de la voiture. Ue
journée parfaite pour aller faire des photos à la
campagne. Cependant, quelques surprises m'étaient réservées...
Il
était près de 15h quand nous nous décidâmes
à sortir. Mon Maître avait tenu à ce que je
porte mon mini-kilt et mes grandes bottes.
Après
être parti de Montpellier et avoir roulé une dizaine
de minutes, il stoppa la voiture. "C'est l'heure de te
cacher les yeux" affirma-t-il avec un sourire. Nous étions
en pleine garrigue, face au superbe Pic Saint-Loup. Dès
que j'eus les yeux bandés, j'entendis le clic-clac de l'appareil
photo de Jenkins, notre valet : la séance avait démarré.
Après
quelques photos habillées, mon Maître me demanda
d'ôter mon pull et mes collants. Je commençais à
grommeler, j'avais froid. Et ce n'était pas très
facile avec les yeux bandés. J'entendis alors mon Maître
parler avec notre valet : "Je crois que nous allons
devoir la faire taire, sinon, elle va nous déconcentrer".
Mon Maître s'approcha alors de moi et entreprit de faire
pénétrer dans ma bouche le bâillon boule tout
neuf qu'il m'avait offert quelques jours auparavant. Je râlais...
Mon Maître et Jenkins étaient ravis : le cadre était
superbe, les photos seraient magnifiques. Je me disais alors en
moi-même qu'il fallait que je l'aime, mon Maître,
pour me promener à moitié nue par un tel froid !
Je pensais aussi au résultat et me disais que cela en vaudrait
la peine.
Non
loin de moi, j'entendais les voitures passer et je me disais que
peut-être pouvait-on me voir. Mais non, les voitures passaient
bien trop vite, pensais-je pour me rassurer. Mon Maître
m'indiqua plus tard que plusieurs promeneurs s'étaient
arrêtés pour me regarder. Si je l'avais su, j'aurais
été morte de honte !
Mais
la séance n'en finissait pas et je ne pouvais même
pas grelotter avec le bâillon boule !
Soudain, mon Mâitre s'approcha de moi et me lia les mains.
Je sentais la corde se tendre et j'entendis la portière
de la voiture s'ouvrir et se refermer. Je compris très
vite que j'étais attachée à la voiture et
celle-ci commença à avancer doucement. Je n'avais
d'autre solution que de suivre à petits pas le mouvement.
Quand
la voiture s'arrêta, mon Maître vint vers moi et me
demanda : " Alors, réchauffée par cette
petite promenade... ! " Je ne pouvais lui répondre
mais je bouillais de colère ! J'attendais avec impatience
qu'il m'ôte le bâillon-boule pour pouvoir lui dire
le fond de ma pensée !
La séance allait se terminer. "Plus que quelques
photos, sinon, elle va attraper une pneumonie, il ne faut pas
la casser" murmura mon Maître à notre valet.
Il m'ôta alors le bâillon et libéra mes yeux.
J'étais toute bouleversée et je mis un certain temps
à me rhabituer à la lumière du jour. J'acceptais
les dernières photos non sans les avoir prévenus
: dès mon retour, je me plongerai dans un bon bain chaud
et inutile de me demander quoi que ce soit. Je crois que ma mauvaise
humeur les amusa beaucoup !
Lors du trajet retour, je les traitait de fous furieux ! Je me
pressais de rentrer et, alors que j'étais dans mon bain,
mon Maître m'apporta un bon thé chaud pour me réchauffer.
Une
journée bien difficile mais elle en valait la peine, non
?!