Laïka raconte
Au pied du Pic Saint Loup
(12.12.2002)

e week-end, nous sommes allés nous promener dans la garrigue avec notre valet et photographe. Une promenade un peu dénudée...

Le temps était superbe malgré les 2°C affichés sur l'ordinateur de bord de la voiture. Ue journée parfaite pour aller faire des photos à la campagne. Cependant, quelques surprises m'étaient réservées...

Il était près de 15h quand nous nous décidâmes à sortir. Mon Maître avait tenu à ce que je porte mon mini-kilt et mes grandes bottes.

Après être parti de Montpellier et avoir roulé une dizaine de minutes, il stoppa la voiture. "C'est l'heure de te cacher les yeux" affirma-t-il avec un sourire. Nous étions en pleine garrigue, face au superbe Pic Saint-Loup. Dès que j'eus les yeux bandés, j'entendis le clic-clac de l'appareil photo de Jenkins, notre valet : la séance avait démarré.

Après quelques photos habillées, mon Maître me demanda d'ôter mon pull et mes collants. Je commençais à grommeler, j'avais froid. Et ce n'était pas très facile avec les yeux bandés. J'entendis alors mon Maître parler avec notre valet : "Je crois que nous allons devoir la faire taire, sinon, elle va nous déconcentrer". Mon Maître s'approcha alors de moi et entreprit de faire pénétrer dans ma bouche le bâillon boule tout neuf qu'il m'avait offert quelques jours auparavant. Je râlais...
Mon Maître et Jenkins étaient ravis : le cadre était superbe, les photos seraient magnifiques. Je me disais alors en moi-même qu'il fallait que je l'aime, mon Maître, pour me promener à moitié nue par un tel froid ! Je pensais aussi au résultat et me disais que cela en vaudrait la peine.

Non loin de moi, j'entendais les voitures passer et je me disais que peut-être pouvait-on me voir. Mais non, les voitures passaient bien trop vite, pensais-je pour me rassurer. Mon Maître m'indiqua plus tard que plusieurs promeneurs s'étaient arrêtés pour me regarder. Si je l'avais su, j'aurais été morte de honte !

Mais la séance n'en finissait pas et je ne pouvais même pas grelotter avec le bâillon boule !
Soudain, mon Mâitre s'approcha de moi et me lia les mains. Je sentais la corde se tendre et j'entendis la portière de la voiture s'ouvrir et se refermer. Je compris très vite que j'étais attachée à la voiture et celle-ci commença à avancer doucement. Je n'avais d'autre solution que de suivre à petits pas le mouvement.

Quand la voiture s'arrêta, mon Maître vint vers moi et me demanda : " Alors, réchauffée par cette petite promenade... ! " Je ne pouvais lui répondre mais je bouillais de colère ! J'attendais avec impatience qu'il m'ôte le bâillon-boule pour pouvoir lui dire le fond de ma pensée !
La séance allait se terminer. "Plus que quelques photos, sinon, elle va attraper une pneumonie, il ne faut pas la casser" murmura mon Maître à notre valet. Il m'ôta alors le bâillon et libéra mes yeux. J'étais toute bouleversée et je mis un certain temps à me rhabituer à la lumière du jour. J'acceptais les dernières photos non sans les avoir prévenus : dès mon retour, je me plongerai dans un bon bain chaud et inutile de me demander quoi que ce soit. Je crois que ma mauvaise humeur les amusa beaucoup !
Lors du trajet retour, je les traitait de fous furieux ! Je me pressais de rentrer et, alors que j'étais dans mon bain, mon Maître m'apporta un bon thé chaud pour me réchauffer.

Une journée bien difficile mais elle en valait la peine, non ?!

 
   
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