Il
m'avait prévenue de sa commande. J'étais impatiente
de découvrir le collier mais je craignais vraiment le bâillon-boule.
Les quelques expériences que j'avais eues avec cet instrument
ne m'avaient pas vraiment plu. Je me sentais vraiment mal avec
cet énorme "truc" dans la bouche qui m'empêchait
d'avaler et m'obligeait à baver.
Lorsque
j'ai ouvert le colis, je découvrais une très jolie
chaîne en acier, assez épaisse, accompagnée
d'un cadenas. J'essayais ce nouveau collier immédiatement
et demandais à mon Maître de le fermer. "Comme
ça, vous ne pouvez pas me perdre" lui dis-je en souriant.
Il était vraiment superbe et j'étais ravie de ce
cadeau-surprise.
En
continuant à chercher dans la boîte, perdu au milieu
des morceaux de polystyrène, je découvrais le fameux
bâillon-boule. Je l'observais un temps puis tentais de le
porter à ma bouche. Je dus ouvrir la mâchoire très
grande pour pouvoir le mordre. "Mais c'est énorme
!" dis-je à mon Maître. "C'est terrible,
ça me donne des crampes de mâchoire". Il souriait.
"Comme ça, tu ne pourras ni parler ni crier quand
je te punis !" dit-il.
Le
soir même, nous expérimentions ce nouveau bâillon.
Mon Maître me fit un bondage très serré et,
alors que je ne pouvais plus bouger ni les bras, ni les jambes,
il alla chercher le bâillon. "Oh, non..." murmurais-je.
Il me paraissait encore plus énorme que le matin.
Tout
doucement mon Maître attacha les deux lanières de
cuir qui permettaient de maintenir le bâillon en place.
Le cuir était neuf et dur et il me sciait le bord des lèvres.
Je ne pouvais malheureusement plus rien dire et tout geste m'était
impossible. Les deux lanières de cuir étaient un
peu larges pour ma tête et je réussis finalement
à extraire la boule de ma bouche. "Je m'en fiche,
je peux quand même parler" dis-je soudain en lui souriant.
Mon
maître prit alors son air sérieux et mécontent.
Il défit les liens de cuir et affirma : "Ne t'inquiète
pas, je vais le resserer". Il saisit une paire de ciseaux
et entreprit de percer le cuir d'un nouveau trou. Je ne souriais
plus : j'avais oublié que mon maître était
plein de ressources et qu'il ne s'avouait jamais vaincu.
Cette
fois, j'étais bel et bien coincée. Le bâillon
ne pouvait plus bouger et moi, je commençais à baver.
Au
bout d'une bonne 1/2 heure, mon Maître m'ôta le bâillon.
"Alors, c'est pas si dur, tu vois" me dit-il en me regardant.
Pour ne pas lui laisser le dernier mot, je l'ai assailli de paroles
pendant un bon moment !