Laïka raconte
Un bâillon-boule
et un nouveau collier
(04.12.2002)

écemment, mon Maître a commandé un bâillon-boule et un très beau collier qu'il m'a offert. Le collier est vraiment magnifique. Quant au bâillon,..

Il m'avait prévenue de sa commande. J'étais impatiente de découvrir le collier mais je craignais vraiment le bâillon-boule. Les quelques expériences que j'avais eues avec cet instrument ne m'avaient pas vraiment plu. Je me sentais vraiment mal avec cet énorme "truc" dans la bouche qui m'empêchait d'avaler et m'obligeait à baver.

Lorsque j'ai ouvert le colis, je découvrais une très jolie chaîne en acier, assez épaisse, accompagnée d'un cadenas. J'essayais ce nouveau collier immédiatement et demandais à mon Maître de le fermer. "Comme ça, vous ne pouvez pas me perdre" lui dis-je en souriant. Il était vraiment superbe et j'étais ravie de ce cadeau-surprise.

En continuant à chercher dans la boîte, perdu au milieu des morceaux de polystyrène, je découvrais le fameux bâillon-boule. Je l'observais un temps puis tentais de le porter à ma bouche. Je dus ouvrir la mâchoire très grande pour pouvoir le mordre. "Mais c'est énorme !" dis-je à mon Maître. "C'est terrible, ça me donne des crampes de mâchoire". Il souriait. "Comme ça, tu ne pourras ni parler ni crier quand je te punis !" dit-il.

Le soir même, nous expérimentions ce nouveau bâillon. Mon Maître me fit un bondage très serré et, alors que je ne pouvais plus bouger ni les bras, ni les jambes, il alla chercher le bâillon. "Oh, non..." murmurais-je. Il me paraissait encore plus énorme que le matin.

Tout doucement mon Maître attacha les deux lanières de cuir qui permettaient de maintenir le bâillon en place. Le cuir était neuf et dur et il me sciait le bord des lèvres. Je ne pouvais malheureusement plus rien dire et tout geste m'était impossible. Les deux lanières de cuir étaient un peu larges pour ma tête et je réussis finalement à extraire la boule de ma bouche. "Je m'en fiche, je peux quand même parler" dis-je soudain en lui souriant.

Mon maître prit alors son air sérieux et mécontent. Il défit les liens de cuir et affirma : "Ne t'inquiète pas, je vais le resserer". Il saisit une paire de ciseaux et entreprit de percer le cuir d'un nouveau trou. Je ne souriais plus : j'avais oublié que mon maître était plein de ressources et qu'il ne s'avouait jamais vaincu.

Cette fois, j'étais bel et bien coincée. Le bâillon ne pouvait plus bouger et moi, je commençais à baver.

Au bout d'une bonne 1/2 heure, mon Maître m'ôta le bâillon. "Alors, c'est pas si dur, tu vois" me dit-il en me regardant. Pour ne pas lui laisser le dernier mot, je l'ai assailli de paroles pendant un bon moment !

 
   
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