Il
y a tellement de dominateurs qui considèrent que s'agenouiller
n'est pas convenable "pour leur standing", que ça
mettrait en cause leur orgueil de "mâle dominant",
qu'il est temps de mettre les choses au point et de parler un
peu de l'essentiel.
Il
n'y a pas d'idée de primauté individuelle entre
Laïka et moi. Nous jouons dans le cadre de règles
définies au préalable (un maître, une soumise),
mais qui ne sont ni immuables, ni basées sur des "valeurs
morales". Pas de machisme, ni de définition de nous-mêmes
que l'on ne puisse remettre en cause. Aussi, il m'arrive de poser
ma cravache, de m'agenouiller devant Laïka et de lui demander
sinon pardon du moins, de me montrer ce qu'elle
a compris du plaisir lorsqu'elle était soumise. L'échange
se passe aussi dans l'autre sens, Laïka expérimente
la difficulté de l'imagination et de la conduite des évènements.
Et
puis, il faut l'avouer, c'est très agréable quelquefois
de s'oublier soi-même et de n'avoir d'autres objectifs que
la servitude. Ca m'évite aussi d'oublier que ma petite
putain est un être humain et qu'avant tout, je l'aime.
C'est
la raison pour laquelle j'ai cédé ma cravache à
Laïka au cours de nos vacances au Cap d'Agde pour deux jours
en lui expliquant que "j'obéirais aveuglément,
sans poser de questions". Ainsi fut fait et Laïka fut
obligée de prendre les rennes, de tout contrôler
et de tout prévoir.
Bien évidemment elle y a pris du plaisir. Et moi aussi.
Le premier jour elle m'ordonna donc de m'habiller "en salope
soumise" avec un petit corselet de dentelle, des porte-jaretelles,
des bas, des bottes à talons hauts, mon perfecto et un
collier de chien. Comme vous pourrez le voir sur les photos, je
ne passais pas inaperçu dans les rues du cap, tenue en
laisse par la belle Laïka qui s'état fait, pour l'occasion,
un beau maquillage strict.
Pendant
ces deux jours, il faut dire qu'elle ne m'a pas épargné.
D'abord puni sévèrement en public par la patronne
du café où nous avons nos habitudes à l'aide
d'un paddle très dur en forme de main, puis traîné
dans le bar homo d'à côté par une amie dominatrice
travestie pour m'y exhiber et y recevoir des coups de paddle clouté
très durs, je fus contraint de manger aux pieds de ma Maîtresse
dans un restaurant très fréquenté. Le lendemain,
on m'offrait l'apéritif (du vin de Bandol) dans une écuelle,
avant de me traîner en laisse dans les rues du Cap et d'être
offert à une dominatrice de passage pour une exhibition
publique très agréable mais... très douloureuse
pour mes seins. La soirée se terminant dans une boite de
nuit où je fus très sévèrement puni
par l'ensemble des dominateurs et dominatrices présents,
dont certains ne rigolaient vraiment pas.
Mais
jamais je ne me suis rebellé ni n'ai esquivé un
coup. Je suis sorti de cette expérience lessivé,
mais fier d'être allé jusqu'au bout des trips de
Laïka. Deux semaines après le "switch" j'ai
encore les traces de pinces à poids aux seins. Pendant
ces deux jours on nous a fait, à Laïka et à
moi-même beaucoup de compliments. On nous trouvait beaux,
on "allait laisser un vide" lorsque nous serions partis.
Laïka
a compris beaucoup de choses pendant ces deux jours. Ca m'a rendu
moins arrogant mais plus sûr de moi. Ca m'a donné
du plaisir et ça m'a appris pas mal de choses sur ma belle
esclave. Elle aime ça et elle finira par devenir pleinement
dominatrice... un jour. Mais d'ici là, il lui reste beaucoup
de choses à apprendre et beaucoup de pas à franchir.
Et
aujourd'hui, elle aura du mal à rechigner devant un ordre.
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