Nous
venions de finir de déjeuner quand mon maître me
soumit l'idée de profiter de cet après-midi sans
travail.
"Laïka, nous allons aller en ville. Tu vas t'habiller
avec ton petit short et tes bottes. "
Au ton qu'il avait employé, je savais qu'il s'agissait
d'un ordre. Je fis la grimace : je n'aimais pas trop m'habiller
de façon très sexy en ville car je craignais toujours
de rencontrer quelqu'un de notre connaissance, de devoir répondre
à ces regards malveillants ou dédaigneux.
Mais bon, j'étais avec mon maître et je me sentais
rassurée.
Je filais donc revêtir ma tenue : les collants, un mini-short
en cuir, de grandes bottes à talons hauts et un petit pull
noir. Pendant ce temps, mon maître, lui aussi, s'était
changé. Il avait troqué son jean contre un pantalon
de cuir, un pull et un blouson de cuir. Je me lovais contre lui
pour respirer l'odeur de son blouson. J'adore l'odeur du cuir
mélangée à celle de mon maître. C'est
un peu comme un bon vin : fort, ennivrant et très très
agréable.
Avant de partir, il m'attacha un collier de chien autour du cou
:
"Pour ne pas te perdre..." me souffla-t-il.
Nous
nous acheminâmes vers un petit café où nous
avions l'habitude d'aller boire un merveilleux thé à
la menthe. La patronne que nous connaissions bien, nous regarda
nous installer en souriant :
"Vous êtes superbes tous les deux !! C'est tellement
rare de voir des gens si bien ensemble... Un p'tit thé
?"
"Oui, merci" répondit mon maître, ravi
du compliment.
Il adorait que les gens nous regardent et nous trouvent beaux.
Moi, cela me gênait toujours un peu mais j'appréciais
les compliments quand ils étaient sincères et sympathiques.
Nous nous étions installés dans des transats, sur
la terrasse. Tout en discutant, nous observions les réactions
des gens qui passaient. Les hommes souriaient en me voyant et
détournaient rapidement leur regard lorsque leur femme
s'adressait à eux. Les femmes quant à elles, me
jetaient, pour la plupart, des regards mauvais, outrés,
violents...
Je fis part de cette remarque à mon maître :
"Je n'aime pas leur regard de chien méchant. J'ai
l'impression qu'elles vont me mordre..."
"Elles sont jalouses et elles ont peur que tu leur piques
leur mari. Il ne faut pas t'en préoccuper."
"Vous voyez, ça va parce que je suis avec vous. Mais
vous comprenez que lorsque je suis seule, je m'habille... de façon
moins sexy ? "
"Oui, je comprends... Les gens sont bêtes..."
Nous bûmes tranquillement notre thé tout en pensant
que nous avions beaucoup de chance de nous être rencontrés.
Nous décidâmes ensuite d'aller faire quelques boutiques.
Mon maître souhaitait s'acheter un pull chaud pour affronter
l'automne qui pointait.
Nous
empruntâmes une ruelle pavée et toute étroite.
Mon maître me regarda, soudain, et me dit :
"Tu ne bouges pas..."
Il s'éloigna et sortit l'appareil photo de son sac.
"Tu me fais un sourire ? "
"Clac !", la photo était dans la boîte.
Pendant, que mon maître me photographiait, duex jeunes hommes
se tenaient au bout de la ruelle et plaisantaient : "Regarde,
il l'a prend en photo ! Y'en a qu'ont de la chance !"
Nous poursuivîmes notre promenade, nous arrêtant de
temps à autre pour une photo.
Nous arrivâmes à la boutique où mon maître
avait l'habitude de s'habiller.
"Bonjour, tous les deux ! Ca faisait un moment qu'on ne vous
avait pas vu ! Tout va bien ?"
"Ca va, et vous ? Tu sais avec le boulot, on n'a plus le
temps de rien faire !"
"Je comprends, nous c'est pareil. Tenez, venez voir on a
reçu les nouvelles collections..."
Nous fîmes le tour de la boutique avec le patron puis je
laissais mon maître avec lui pour me diriger vers le rayon
femmes. Je dénichais un petit pull superbe en laine chinée.
Mon maître me rejoignit à ce moment-là.
"Regardez, lui dis-je, il est beau, non ?"
"Ah, oui, c'est exactement ce que je cherchais !"
Je lui proposais un deal :
"On l'achète à deux et on se le prêtera,
d'accord ?"
"Oui, oui, on se le prêtera..." me lança-t-il
avec un regard coquin.
Nous prîmes congé du patron et nous continuâmes
notre promenade. Il commençait à pleuvoir, aussi
nous décidâmes de rentrer.
Arrivés
à la maison, mon maître me demanda de faire un café.
"On va faire quelques photos de plus", me dit-il.
C'était les premières photos que nous faisions dans
notre nouvel appartement. Nous avions déménagé
en août, et depuis, nous n'avions pas trouvé le temps
d'en profiter.
"Tu vas t'installer sur le" framboisier""
m'ordonna-t-il.
Le" framboisier" était le nom que j'avais donné
à notre canapé couleur framboise.
Je m'installais puis mon maître me demanda de me dévêtir.
Il prit des photos dans différentes poses qu'il me commandait
ou bien que je prenais naturellement sans m'en rendre compte.
On s'amusa aussi avec les tableaux que nous avions peints. Il
me demanda de e mettre devant un des tableau ou à côté
d'un autre afin de jouer sur les contrastes.
"Une petite dernière... ?"
Je commençais à en avoir marre, alors je pris une
position totalement coquine...
Cet
après-midi se terminait dans la bonne humeur, nous étions
tous les deux très coquins : nous délogeâmes
le chat de la couette sur laquelle il était confortablement
installé...
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