Pour
ma part, j’étais vêtue d’un serre taille en cuir verni, d’une
brassière de cuir, de bas résille et de hauts talons. Nous nous
sommes maquillées l'une et l'autre en échangeant nos rouges à
lèvres. Nos maîtres portaient des pantalons de cuir et pendant
que nous nous changions, ils commentaient nos tenues et notre
maquillage : "pas assez de rouge" me dit mon maître.
Vers 20h, nous avons pris la route pour B. où nous étions
attendus pour le dîner vers 21h. Pendant le trajet, nous avons
discuté longuement de ce que nous avions fait depuis notre dernière
rencontre. F. et I. avaient passé le réveillon à Paris et en avaient
profité pour faire quelques boutiques intéressantes.
Arrivés
à B., nous avons salué tous les convives. Maîtresse C. et son
ami J., les “patrons”, S. une jeune soumise qui commence à s’initier
à la domination, et deux couples que nous avions déjà rencontrés
lors de soirées. Nous dinâmes dans une grande pièce, un peu froide,
que réchauffait un poêle à gaz et de jolies bougies. Le buffet
était délicieux et nous en profitâmes pour prendre des nouvelles
de tout le monde, savoir s’ils avaient visité de nouveaux lieux...
J’ai servi mon maître avec attention, prenant garde à ce qu’il
ne manque de rien.
Le repas terminé nous nous sommes dirigés vers le donjon, juste
à côté. Il faisait très froid et avant de nous dévêtir nous avons
tous réclamé avec enthousiasme un café chaud. Nous avons allumé
les poêles, bu un café, et avons enfin ôté nos chauds manteaux.
C’est toujours un moment agréable que de découvrir les tenues
des soumis(es) et des maîtres(ses) qui (parfois) font l’effort
de se vêtir avec élégance et de façon sexy.
Une
des soumises fut immédiatement attachée sur la croix de Saint-André.
Son maître la fouetta durement puis commença à lui attacher des
pinces aux seins et sur les lèvres. Les yeux fermés et la tête
rejetée en arrière, elle semblait prendre beaucoup de plaisir...
Après ce spectacle qui nous avait tous mis en appétit, mon maître
m’attacha sur une autre croix. Il commença à me fouetter avec
un fouet tout doux puis, peu à peu avec des fouets plus durs puis
avec la cravache et la badine. J’avais les fesses très chaudes
et la cravache me brûlait. je sentais à la force de ses coups,
que le public nous regardait. Mon maître souhaitait être fier
de moi et je ne pouvais le décevoir... Je ressentais à la fois
beaucoup de plaisir à l’idée que l’on nous admirait et une grande
douleur.
Cette
séance terminée, nous fimes une petite pause au bar avec F. et
I. F. en profitait pour discuter tout bas avec mon maître : ils
préparaient quelque chose...
Mon maître me demanda d'ôter ma brassière pour faire un bondage.
Nous avions acheté une nouvelle corde, l’après-midi même. Elle
était à la fois très souple et brillante, du plus bel effet sur
la peau qu’elle mettait en valeur. Le bondage dura un bon moment,
tant et si bien que je commençais à avoir des crampes... J'étais
attachée les bras derrière le dos et la corde me maintenait le
haut des cuisses. Mon maître m’enfila ensuite une cagoule prêtée
par F. C’était la première fois que j’en portais une et l’effet
était très étrange. Je ne voyais rien et je sentais de drôles
de sensations. La cagoule était en cuir noir avec un bandeau amovible
au niveau des yeux. On pouvait l'agrémenter d'un bâillon de latex
mais mon maître me laissa la bouche libre car cela pressait mon
piercing et c'était douloureux. Ensuite mon maître me fouetta.
Je ressentis beaucoup plus la douleur qu'habituellement : en fait,
la cagoule m’obligeait à me concentrer sur les coups de fouets,
je ne pouvais m’évader. Mon esprit était entièrement occupé à
attendre le prochain coup... Je sentis alors que l’on m'attachait
à une autre soumise (I.). Je fus fouettée par F. et mon maître
s’occupa d’I. Nous étions face à face, chacune avec une cagoule
et j’entendais son souffle et ses gémissements sous le fouet.
Cela me rassurait, nous étions très proches et solidaires dans
cette punition.
Nos
maîtres nous détachèrent et nous ordonnèrent de nous asseoir en
face l’une de l’autre sur un bac, à califourchon. Ils nous apportèrent
deux coupes de champagne. I. me fit boire sa coupe et moi la mienne.
Ce n’était pas facile et du coup, nous buvions de larges gorgées.
Nous commencions à avoir la tête qui tournait...
J’aperçus alors des personnes qui avaient dû arriver au
cours de la soirée. Certains étaient vêtus de simples jeans et
je demandais à mon maître ce que ces gens étaient venus faire
ici. Sans doute, s’étaient-ils égarés... !
Un soumis entra alors dans la salle. Apparemment, il venait de
vivre une mauvaise expérience avec une maîtresse un peu brutale.
Cela arrivait parfois, d’où l’importance de la complicité entre
les deux partenaires... Une autre maîtresse, que nous connaissions
depuis notre passage dans le Gers et que nous aimons bien, le
prit en main, et il y trouva, selon toutes apparences, un grand
plaisir...
Il
était près de cinq heures lorsque nous reprîmes la route. Nous
souhaitâmes une bonne nuit à F. et I. que nous devions retrouver
à midi pour le déjeuner. La nuit fut courte mais nous étions heureux
d’avoir profité de cette soirée avec nos amis...
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