J'avais
demandé à un couple d'amis marseillais de nous accompagner
pour cette fête.
Vendredi soir, F. et I. sont arrivés à Montpellier.
Nous sommes allés dîner au restaurant, dans un superbe
cadre. J'étais habillée de façon très
sexy avec un petit short en vinyle et un long manteau. I. avait
un beau pantalon de cuir, un petit haut très sexy et une
chaîne ornée d'un cadenas autour du cou. Nos maîtres
avaient revêtu également des pantalons de cuir qui
moulaient parfaitement leur beau derrière. Durant le dîner,
nous conversions avec gaieté de nos dernières aventures
et un couple près de nous semblait attentif à notre
conversation. D'autres personnes observaient nos tenues, certains
avec admiration, d'autres avec réprobation...
Pour
être en forme le lendemain, nous ne nous sommes pas couchés
trop tard. Nous avons raccompagné I. et F. dans mon appartement
où ils logeaient et sommes rentrés nous coucher
avec mon maître.
Le
samedi, nous nous étions donnés rendez-vous vers
12h. Nous partîmes avec une seule voiture. Vers 17h, nous
nous sommes arrêtés à Toulouse visiter un
magasin de confection de cuir dont F. avait l'adresse. C'était
un jeune créateur. Il n'avait que quelques modèles
en magasin : I. essaya une petite jupe en cuir et moi un serre-taille
en cuir verni. Mon maître, subjugué, décida
de me l'offrir. Ensuite, nous nous rendîmes aux Galeries
Lafayette afin d'acheter des bas résille. Ce fut une longue
aventure car une seule caisse était ouverte et la pauvre
caissière ne savait plus où donner de la tête.
Elle se trompa sur le prix et nous dûmes refaire la queue
pour corriger cette erreur. Enfin, nous étions enfin habillées
pour ce soir.
Nous nous rendîmes ensuite à L. Le donjon se trouve
juste à côté d'un hôtel-restaurant où
nous avions réservé nos chambres. Après avoir
dîné, nous avons rejoint nos chambres pour faire
une petite pause et nous habiller. Mon maître et moi avions
grande envie d’un bain chaud. Je commençais à faire
couler le bain mais malheureusement, l'eau était à
peine tiède. Tant pis, nous plongeâmes rapidement
dans le bain pour nous détendre un peu puis nous avons
sauté dans le lit pour nous réchauffer. Après
un petit câlin tout doux (j'aime bien faire un câlin
avant une longue nuit de soumission), nous nous sommes habillés.
I. m'a aidée à revêtir mon serre-taille et
j'ai lacé son corset. Mon maître avait un pantalon
de cuir et un très joli haut transparent d'un beau gris
brillant. Il était vraiment très beau et j'étais
très émue.
Vers
23h, nous descendîmes au donjon. C'était un lieux
magnifique. A., une belle travestie, nous ouvrit la porte avec
grands éclats de joie. Cela faisait bien longtemps que
nous lui avions promis de venir et elle était ravie de
nous accueillir. Elle nous offrit une coupe de champagne et nous
fit découvrir les lieux. La salle du bar était grande
et très bien agencée avec une longue table en bois
sur laquelle étaient déposés des verres et
des plats d'amuse-gueule, des canapés et des fauteuils.
Puis, nous entrâmes dans une petite pièce assez sombre
dans laquelle trônait une cage métallique. Sur le
mur, des chaînes entrelacées. Enfin, la salle du
fond était disposée comme une salle de spectacle
: un treuil électrique surplombait la scène avec
sur un des murs, une croix de Saint - André et sur l'autre une
foule de fouets, menottes, cravaches et autres instruments de
torture. C'était un très bel équipement.
En face de cette scène, un espace aménagé
avec des canapés et une immense roue accueillait déjà
un public attentif... Je sentis immédiatement qu'ici je
n'aurais pas de problème de gêneurs. La sélection
qui était effectuée par les propriétaires
du lieu donnait à chacun l'assurance d'être parmi
des gens respectueux des règles du SM. Pas de voyeurs,
pas d'échangisme, nous étions en lieu sûr.
J'étais ravie... et mon maître le semblait aussi.
J'étais vraiment heureuse de pouvoir lui offrir cette soirée
où j'avais décidé de me surpasser pour lui
montrer mon amour.
Après
le champagne, mon maître m'enferma dans la cage pendant
un bon moment. Je me sentais en sécurité et j'étais
bien. On me regardait, une maîtresse m'apporta même
un cendrier pour que je puisse fumer ma cigarette. C'était
vraiment agréable car le sol de la cage était couvert
d'une douce moquette rouge et, si elle n'était pas grande,
la cage me permettait quand même une position relativement
détendue. Alors que j'étais en cage, mon maître
observait ce qui se passait dans la grande salle du fond. Puis
il vint me libérer et entreprit un bondage. Je m'assis
sur un grand tabouret et mon maître me bondagea très
joliment. Puis il me prêta à une maîtresse
qui me bondagea les seins. C'était la première fois
et j'avais peur d'avoir mal car j'avais les seins un peu gonflés.
Finalement ce ne fut pas aussi terrible que ce que j'imaginais.
Cependant, je ne trouvais pas cela très esthétique,
surtout après avoir vu les photos...
Il était l'heure de ma punition. Mon maître m'emmena
dans la grande salle et m'attacha les poignets et les chevilles
à la croix. Il commença à me punir avec notre
martinet habituel puis un plus dur. Ce dernier me faisait l'effet
de milliers de petites aiguilles me rentrant dans la peau. C'était
à la fois excitant et douloureux surtout lorsque mon maître
frappait plusieurs fois au même endroit. Ma punition dura
longtemps et le public était très attentif à
mes mouvements de reins qui cherchaient à éviter
le martinet (sans succès, bien sûr).
Puis
mon maître me libéra et m'offrit une petite pause
champagne. Cette pause me permit d'observer un peu ce qui se passait
autour de moi. De superbes scènes de domination se déroulaient
devant mes yeux. C'était magnifique et je sentais dans
ce lieu ce que j'attendais d'un donjon : le respect, la beauté,
le SM dans ce qu'il a de plus émouvant. Mon maître
semblait aussi très heureux.
Il
eut envie de me punir dans la petite salle qui était plus
intime. Il m'attacha aux chaînes le long du mur, face à
lui. Il me fouetta les seins et pendant qu'il me fouettait j'entendais
des cris dans la salle d'à côté. Je fis part
de mes craintes à mon maître. Il alla voir ce qui
se passait et me dit qu'un maître était en train
de tirer la langue de sa soumise. J'imaginais la scène
et cela m'angoissait beaucoup. Notre séance terminée
j'allais voir ce qui se passait. La jeune soumise était
à quatre pattes. D'un côté son maître
lui tirait la langue et de l'autre un soumis lui faisait un fist-fucking.
Cela m'impressionna mais je sentais que l'acte était maîtrisé.
Rien de dangereux ne se faisait ici.
Il
était très tard et F. et I. vinrent nous souhaiter
une bonne nuit. Ils semblaient eux aussi, ravis de leur soirée.
Les gens commençaient à partir. Avant d'aller nous
coucher mon maître tenait à m'attacher sur la roue.
Au centre de la roue il y avait une sorte d'essieu très
haut auquel il m'attacha les jambes. J'étais couchée
sur la roue les jambes en l'air à 90° sur l'essieu,
mon corps reposant sur une des branches de la roue. Il m'attacha
également les poignets sur la roue. C'était vraiment
très inconfortable et je commençais à être
vraiment fatiguée. Je pleurais, j'en avais marre. A. commença
alors à me fouetter. Je tentais d'avaler mes pleurs et
alors qu'ils redoublaient, je sentais en moi une drôle d'impression,
une sorte de soulagement de détente. C'était la
première fois que je ressentais cela, je pense que la fatigue
aidant, je n'avais plus la force de résister et toute la
tension se relâchait. J'entendais autour de moi : "elle
est courageuse", "elle pleure", "c'est bien"...
Ma punition s'arrêta enfin... Je me recroquevillais sur
moi même tentant de cacher mes dernières larmes...
Je rejetais mon maître, je lui en voulais de me faire souffrir.
A. s'assied à côté de moi, quelqu'un me donne
une veste, peu à peu, je me calme... Mon maître m'aime,
je le regarde tendrement, mon bel amour, pour toi, je veux être
la plus soumise, la plus forte la plus belle.
Je
crois que cette soirée est une des plus belle que j'ai
passé, celle où j'ai sentis que je me dépassais...
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